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  • Lyon – Turin : les élus rhônalpins tentent de sauver leur projet de ligne

    Rassemblés autour de Gérard Collomb, le maire de Lyon, des grands élus, essentiellement de Rhône-Alpes, défendent le projet de ligne nouvelle Lyon – Turin, torpillé par la Cour des comptes. Ils ont demandé le 7 novembre au président de la République et au Premier ministre de « lancer concrètement les travaux définitifs du tunnel du mont Cenis, élément central de la liaison ferroviaire ». Le projet est à l’ordre du jour du sommet franco-italien prévu le 3 décembre à Lyon. La Cour a dévoilé le 5 novembre le référé adressé par son président le 1er août dernier au Premier ministre. Le coût prévisionnel du projet est passé de 12 milliards en 2002 à 26,1 milliards, relève la Cour. De plus, les prévisions de trafic ont été surévaluées. Or, « depuis 1995, les trafics de marchandises ont reculé dans les Alpes », notamment du fait du report vers des itinéraires suisses et de la crise.
     

  • Industrie : Guillaume Marbach délégué général de Fer de France

    Guillaume Marbach a été nommé délégué général de Fer de France à compter du 1er novembre 2012. Guillaume Marbach, 36 ans, X-Ponts, a débuté sa carrière en 2002 au ministère de l’Equipement et des Transports. En 2006, il rejoint RFF où il est chargé de lancer les préétudes de la ligne nouvelle Montpellier – Perpignan. Il intègre la SNCF en 2007. Il était depuis 2010 directeur de l’établissement Infrapôle rhodanien à Lyon.
    Fer de France fédère les acteurs de la filière ferroviaire française. Présidé par Patrick Kron, PDG d’Alstom, il regroupe les autorités organisatrices des transports ferroviaires et urbains, les opérateurs, les gestionnaires d’infrastructures et les industriels du secteur.

     
     

  • Ile-de-France : dépôt d’un amendement pour augmenter le VT

    Jérôme Guedj, député et président du conseil général de l’Essonne, a proposé un amendement au projet de loi de finances pour 2013, portant augmentation de 0,1 point du versement transport (VT) en Ile-de-France, qui sera débattu le 13 novembre. Arguments avancés : depuis 2000, le budget du Stif (8,4 milliards d’euros en 2012) a crû en moyenne de 3 % par an, mais la part de financement apportée par les collectivités locales (1,2 milliard) comme celle des usagers (3,4 milliards) ont augmenté, alors que celle des entreprises (3,9 milliards) a diminué. L’élu rappelle que « bénéficier de transports en commun de qualité constitue pour les entreprises un avantage compétitif », et que la mesure avait déjà été préconisée en 2009 par le rapport Carrez et souhaitée par le conseil d’administration du Stif fin 2011. La mesure rapporterait 175 millions d’euros par an, à affecter au renforcement de l’offre de transports du quotidien.
     

  • Union Européenne : la « refonte » avalisée… contre l’Allemagne

    Les ministres européens des Transports ont adopté le 29 octobre la réforme du premier paquet ferroviaire européen. Cette « refonte » porte sur le pouvoir des organismes nationaux de contrôle et l’accès de la concurrence aux services annexes. Elle avait fait l’objet d’un accord entre les ministres et les eurodéputés en juillet. La réforme a été adoptée malgré l’Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg, qui s’opposaient à certaines dispositions concernant la tarification. La France était en revanche « pour ». Le Parlement européen doit encore avaliser le texte en novembre. La « refonte » n’entrera complètement en vigueur qu’après sa transposition dans les droits nationaux. Certaines dispositions seront toutefois applicables dès le début 2013. Il s’agit notamment de la mise en place d’un réseau d’échange d’informations entre les régulateurs nationaux ou des règles permettant d’évaluer le caractère « international » d’un trajet… disposition qui aura des conséquences sur l’ouverture à la concurrence de ce trajet.    

  • Le Gart réclame un retour au taux de TVA réduit pour les transports publics

    Suite à l’annonce par Jean-Marc Ayrault d’une modification des taux de TVA pour 2014, le Gart rappelle que l’impact de la hausse, il y a un an, de la TVA de 5,5 à 7 % a été d’environ 84 millions d’euros au niveau national. « Dans les faits, cette augmentation s’est soldée par un transfert de charge du déficit de l’Etat vers les collectivités locales », souligne l’association d’élus. Dans le même temps, aucune mesure n’avait été prise concernant le prix du carburant, rappelle également le Gart, qui demande « que les transports publics puissent bénéficier du taux de TVA le plus bas », afin d’encourager l’attractivité des transports publics par rapport à la voiture individuelle, sans pénaliser les finances locales ni le pouvoir d’achat des voyageurs les plus modestes.

     

  • Information-voyageurs : la RATP ouvre des comptes Twitter pour ses tramways

    Ils sont dédiés à l’information-trafic en temps réel sur les lignes de tramway T1, T2, T3a et T3b : les comptes @T1_RATP, @T2_RATP, @T3a_RATP et @T3b_RATP ont été ouverts sur le réseau social Twitter successivement à partir du 8 novembre. C’est dans la perspective de l’ouverture imminente de prolongements de lignes de tram, et forte du succès des premiers fils ouverts à la rentrée pour 4 lignes de métro, que la RATP poursuit sa stratégie de déploiement progressif de ce nouvel outil, qu’elle prévoit de généraliser à tout le réseau ferré. Actifs tous les jours de 6h à 21h, ces comptes sont animés par des agents de la RATP qui travaillent à la permanence générale des réseaux, sorte de tour de contrôle des réseaux, et renseignent les abonnés sur l’état du trafic, les travaux en cours et tout événement impactant les déplacements, les opérations d’animation.
     

  • SNCF : iDTGV ne passe plus par Strasbourg et Lyon

    La SNCF devrait arrêter les voyages iDTGV, vendus uniquement sur Internet, sur les lignes Paris – Lyon et Paris – Strasbourg à partir du 9 décembre. Motif avancé : la volonté de se positionner sur les destinations à plus de trois heures de Paris. Le taux de fréquentation de ces deux iDTGV, qui desservaient ces villes une fois par jour, est estimé insuffisant. Cela a provoqué « l’inquiétude » de la Fnaut, redoutant que d’autres liaisons en iDTGV ne soient également supprimées dans l’avenir. Interrogé sur France Inter, le président de la SNCF a tenu à souligner qu’iDTGV offrirait en contrepartie plus de places vers d’autres destinations comme Toulouse ou Nice. Pas de quoi convaincre Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin, qui lui a adressé une lettre ouverte pour dénoncer « un désinvestissement sur cet axe, incompréhensible après le grand succès rencontré depuis sa mise en service. (…) Le TGV Est est une infrastructure financée par tous. Par vos choix, vous la réservez aux plus aisés ».

     

  • Jean-Claude Gaudin confirme le calendrier de la rocade autoroutière L2

    Jean-Claude Gaudin confirme le calendrier de la rocade autoroutière L2

    « Le chantier de la L2 suit le calendrier prévu par le gouvernement précédent », explique le sénateur-maire UMP de Marseille dans un communiqué. « Suite à mon initiative et à l’engagement du gouvernement précédent de lancer un partenariat public-privé pour faire avancer le projet de L2, je constate que le calendrier est respecté, puisque le dossier de consultation en vue de sa réalisation a été transmis aux entreprises candidates. L’échéancier que nous avions fixé et qui prévoit une livraison de la L2 Nord en 2016 suit donc son cours. Je compte désormais sur le gouvernement actuel pour poursuivre les efforts et les engagements consentis par leurs prédécesseurs et achever ce chantier dans les meilleurs délais », écrit Jean-Claude Gaudin. Ce contournement autoroutier doit relier les pénétrantes (A7 et A50) en amont du centre-ville. « La L2 est un projet prioritaire pour Marseille qui s’inscrit dans le droit-fil de la politique menée par la municipalité pour désengorger le trafic automobile de la ville », conclut-il.

  • Michel Vauzelle relance le dossier de la grande vitesse en Paca

    Michel Vauzelle relance le dossier de la grande vitesse en Paca

    « Ne l’appelez plus LGV si ça fâche ! Mais il faut une ligne qui relie Nice et Marseille. » C’est ainsi que le président (PS) de la région Paca a expliqué lors d’une conférence de presse que le projet en Paca n’était pas totalement enterré. Dans la région que l’élu juge « bloquée », « au bord de la thrombose », avec un réseau ferroviaire « qui date du XIXe siècle, nous ne pourrons bientôt plus y faire passer un TER ou un TGV de plus », Michel Vauzelle lance un SOS. Car, « sans la création d’une nouvelle voie de chemin de fer, c’est l’asphyxie assurée de notre région ! On n’est pas obligé d’y battre des records de vitesse ». Mais Nice – Marseille se ferait quand même « en une heure cinq ou dix au lieu de deux heures cinquante ». De la grande vitesse sans LGV, du grand art oratoire ! Michel Vauzelle ne veut pas voir le dossier sacrifié sur « l’autel des restrictions budgétaires, dans un silence assourdissant des élus ». Il en fait une question de survie économique et a « écrit au Premier ministre », « insisté auprès de Mme Lebranchu » et s’en est « bien sûr entretenu avec le ministre des Transports ». Frédéric Cuvillier qui, assure-t-il, « doit venir début novembre dans la région avec un message à délivrer »
     

  • Marie-Guite Dufay toujours inquiète des dessertes Lyria en Franche-Comté

    Marie-Guite Dufay toujours inquiète des dessertes Lyria en Franche-Comté

    La présidente (PS) de la région Franche-Comté devrait prochainement réunir les élus franc-comtois et suisses concernés par les dessertes de la LGV Lyria. Elle est en effet « toujours inquiète » du fait que les TGV Paris – Lausanne et Paris – Berne pourraient, dans quelque temps, ne plus passer par la Franche-Comté. Marie-Guite Dufay avait d’ailleurs écrit au président de la SNCF pour attirer son attention sur cette question. La réponse reçue est qualifiée de « guère rassurante ». « Si le président de la SNCF apporte des éléments d’assurance sur le maintien de la desserte Paris – Lausanne par Dole et Frasne en 2013 et 2014, il laisse ouverte une perspective d’évolution au-delà qui supprimerait les dessertes franc-comtoises. Il confirme en outre la mise à l’étude d’une évolution de la liaison Paris – Berne qui ne desservirait plus la gare de Pontarlier », explique-t-elle dans un communiqué. Sa démarche est soutenue par le maire de Pontarlier, Patrick Genre (DVD), qui a mis en ligne sur le site de la ville un formulaire à remplir pour une pétition sur l’avenir des dessertes Lyria dans l’arc jurassien.