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Avec Kicéo, Vannes change de braquet
Nouveau nom, nouveaux bus, nouveaux services A Vannes, le big bang des transports publics urbains s’est produit le 3 septembre, le jour de la rentrée. Nouveau nom, nouveaux bus, nouveaux services… A Vannes, le big bang des transports publics urbains s’est produit le 3 septembre, le jour de la rentrée. Sous le nom de Kicéo, c’est un service de 33 % de kilomètres supplémentaires qui est proposé. C’est la seconde fois en quatre ans que Vannes fait évoluer son réseau, puisqu’en 2008, déjà, une refonte importante a permis « un gain de fréquentation de 10 % par an », a calculé Denis Bertholom, vice-président transports à Vannes Agglo. Avec le PDU adopté en février 2011, il s’agit de « faire reculer la voiture et capter 15 000 voyageurs de plus chaque jour dans les bus », décrit l’élu. Partant d’une fréquentation quotidienne de 20 000 personnes en 2008, l’objectif est d’atteindre 30 000 voyages en 2015, puis 38 000 en 2020.
Mesure phare du nouveau réseau : la création d’une ligne de BHNS. La ligne majeure de l’agglomération (la 1), qui concentre le tiers du trafic, sera dotée de cinq Crealis Néo d’Iveco, puis de cinq autres en 2013. Des améliorations de voirie pour un montant de 1,4 million d’euros ont été apportées, et la ligne est cadencée aux 10 mn. Le reste de l’offre est parfaitement hiérarchisé : deux lignes essentielles avec une fréquence de 10 mn (la 1 et la 2), complétées de 5 lignes principales desservant les pôles d’attraction, avec des intervalles de 20 mn en semaine et de 30 mn le samedi et l’été. Au troisième niveau, on trouve 4 lignes complémentaires (un bus toutes les 30 mn en pointe, toutes les heures en périodes creuses). Le maillage est complété de 8 lignes périurbaines et de lignes spécifiques (périphérique, scolaire, dimanches et jours fériés, soirée).
De manière générale, il n’y a plus de service à deux vitesses (périodes scolaires / vacances). « Le réseau est vraiment orienté tout public », insiste Denis Bertholom. Enfin, le TAD est densifié avec deux fois plus de points d’arrêt (109) sur 21 communes de l’agglo. 43 arrêts supplémentaires sont prévus à la rentrée 2013, portant à 70 % le pourcentage de population « captable ». Le PDU prévoit également un BHNS sur la ligne 2 et, au global, une augmentation de l’offre kilométrique de 60 % en 2020. Afin de gagner en efficacité et lisibilité du service, la gamme tarifaire a été simplifiée, avec 3 titres selon les âges. Cette année, la collectivité locale a investi 5,5 millions d’euros en matériel neuf, mise en couleurs du parc et travaux divers. Et sa contribution forfaitaire passera de 8,7 millions d’euros à 12,2 millions d’euros en 2012. Un avenant a donc bien sûr été signé avec Veolia Transdev, dont le contrat de DSP signé en 2005 court jusqu’en 2015. Car même si Kicéo sonne comme Keolis, c’est bien VTD le délégataire !Cécile NANGERONI
L’Autorité de la concurrence avalise la prise de contrôle de Keolis par la SNCF
Sans grosse surprise, l’Autorité de la concurrence, qui avait été saisie fin juillet par la Commission européenne, a autorisé le 11 septembre la prise de contrôle exclusif du groupe Keolis par la SNCF. Estimant que les risques d’atteinte à la concurrence identifiés en 2010 – au moment de la prise de contrôle de Keolis et d’Effia par la SNCF et la Caisse de dépôt et placement du Québec – étaient « toujours d’actualité », elle a demandé à la SNCF de réitérer ses cinq engagements. Entre autres : la promesse de répondre de manière transparente et non discriminatoire à toute demande visant à conclure une convention de correspondances garanties (entre train et bus), ou encore de mettre à disposition de tout transporteur les informations relatives aux horaires.
Autorité de la concurrence : Fret SNCF en mauvaise posture face à ECR
Satisfaction pour la société Euro Cargo Rail (ECR) qui se plaignait de longue date des pratiques anticoncurrentielles de Fret SNCF. Saisie en octobre 2009 par l’opérateur ferroviaire privé, filiale fret de la DB, l’Autorité de la concurrence a clôturé le 7 septembre son instruction qui semble lui donner raison sur de nombreux points.
Dans son rapport que nous nous sommes procurés (voir ci-dessous), l’Autorité de la concurrence retient notamment les prix anormalement bas mis en œuvre par Fret SNCF sur le marché des trains massifs « ayant pour effet de fausser le jeu de la concurrence ». Cette politique a débuté le 31 mars 2006 et est toujours en cours, écrit la Cour des comptes dans son rapport daté du 26 mars 2012. Face aux représentants de Fret SNCF expliquant que ces pratiques isolées ne relevaient pas d’une stratégie délibérée, l’Autorité de la concurrence a créé la surprise en présentant des tests prouvant la mise en œuvre de ces « prix prédateurs », raconte un participant à l’audience. Les rapporteurs de l’Autorité de la concurrence ont estimé que ces faits sont « d’une extrême gravité ». Ils pourraient donner lieu à une amende, affirment Les Échos du 11 septembre. La décision devrait être prise avant la fin de l’année. D’ores et déjà, les opérateurs privés pourraient se prévaloir d’une des conclusions des rapporteurs, selon laquelle les pratiques de la SNCF ont surenchéri « les coûts d’entrée des concurrents et, en n’apportant pas les avantages qualitatifs et quantitatifs pouvant être escomptés par les chargeurs, causé un dommage certain à l’économie du secteur ».M.-H. P.
Conclusion du rapport :
" En conclusion, les rapporteurs considèrent que les arguments avancés par la SNCF et France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire) ne permettent de remettre en cause les griefs notifiés que de façon marginale (durée et qualification de certaines infractions relatives à l’accès aux cours de marchandises). Ainsi, ils sont d’avis que doivent être retenus les griefs suivants :
A l’encontre de l’Epic SNCF :
1. Une pratique d’abus de position dominante de la SNCF sur le marché de la délivrance de formation diplômante de conducteur de train constituée par la transmission par l’encadrement de son unité de formation des candidatures et l’initiation d’un recrutement parallèle à cette formation en mai 2006 ayant entraîné la désorganisation de son concurrent et retardé son expansion sur le marché des services ferroviaires offerts aux chargeurs.
2. Une pratique d’abus de position dominante de la SNCF en tant que GID sur le marché de la gestion déléguée de l’accès à l’infrastructure consistant en la transmission d’informations confidentielles à sa branche Fret entre avril 2006 et septembre 2008.
A l’encontre de Fret SNCF, imputés à l’Epic SNCF :
3. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché de l’accès à l’infrastructure consistant en une sur-réservation de capacités et une non-restitution des sillons qu’elle n’utilise pas aux fins de limiter l’accès de ses concurrents à cette ressource essentielle à l’offre de services ferroviaires aux chargeurs pendant la période allant de janvier 2006 à février 2009.
4. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF, débutant en novembre 2006 et toujours en cours, sur le marché des cours de marchandises dites CM4 consistant en une publication tardive et incomplète des cours de marchandises dans le DRR.
5. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des cours de marchandises dites CM4, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours, consistant en une pratique tarifaire dissuasive, non transparente et contraire à la Directive 2001/14/CE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2001 concernant la répartition des capacités d’infrastructure ferroviaire, la tarification de l’infrastructure ferroviaire et la certification en matière de sécurité et le décret en Conseil d’Etat n° 2003-194 du 7 mars 2003 relatif à l’utilisation du réseau ferré national.
6. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des cours de marchandises CM4 de Poix-de-Picardie et Saint-Louis-les-Aygalades, pendant la période allant de mai 2009 à octobre 2011, consistant en une discrimination tarifaire ayant pour objet et pour effet de favoriser sa filiale VFLI face aux nouveaux entrants.
7. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur la cour de Mitry-Mory, pendant la période allant d’avril 2009 à août 2010, consistant en un accès gratuit pour VFLI à la cour de Mitry-Mory.
8. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF consistant à sur-réserver des wagons de type EX spécialisés dans le transport de granulat pendant une période allant de mai 2006 à février 2008, afin de limiter l’accès de ses concurrents à cette ressource et de retarder ainsi leur entrée sur le marché des services ferroviaires offerts aux chargeurs.
9. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF, consistant en la location de locomotives à sa filiale Naviland Cargo à des prix en dessous des prix de marché, débutant en octobre 2007 et toujours en cours, ayant pour effet de favoriser cette dernière face aux autres entreprises ferroviaires et opérateurs de transport combiné de marchandises.
10. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des services ferroviaires de train massif consistant en la mise en œuvre des prix d’éviction ne couvrant pas ses coûts totaux et ayant pour effet de fausser le jeu de la concurrence par d’autres moyens que la concurrence par les mérites, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours.
11. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché du wagon isolé consistant en la signature d’accords-cadre liant la vente des services de wagon isolé à ceux de train massif pendant la période allant de 2007 à décembre 2010, ayant pour effet de verrouiller une partie du marché du train massif ouvert aux nouvelles entreprises ferroviaires.
12. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des terrains embranchés consistant en le maintien des contrats liant les conventions d’occupation aux services ferroviaires, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours, et ayant pour effet de dissuader les chargeurs de changer de prestataire ferroviaire.
A l’encontre de France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire), imputé à France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire) et à l’Epic SNCF :
13. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF au travers de la filiale de la SNCF France Wagons active sur le marché de la location de wagons, consistant en l’application des prix discriminatoires pendant la période allant du 31 mars 2006 au 31 décembre 2010, ayant pour effet de favoriser Fret SNCF par rapport aux autres entreprises ferroviaires.
Les pratiques mises en œuvre par la SNCF ont principalement eu pour objectif d’empêcher ou de ralentir l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché du train massif, récemment ouvert à la concurrence. Ainsi, le cumul de ces pratiques anticoncurrentielles mises en œuvre sur un marché naissant revêt une extrême gravité en raison du caractère potentiellement structurant qu’elles peuvent avoir. Elles ont par ailleurs, en surenchérissant les coûts d’entrée de ses concurrents et en n’apportant pas les avantages qualitatifs et quantitatifs pouvant être escomptés par les chargeurs, causé un dommage certain à l’économie du secteur."
Les jeunes, « addict » au métro ?
Partant du principe que les bonnes habitudes se prennent tôt et que la plupart des comportements se figent entre 18 et 25 ans, le GIE Objectif transports publics a cette année ciblé sa « Journée » du 19 septembre sur les jeunes. Un sondage réalisé par Ipsos montre que seuls 35 % des utilisateurs des transports collectifs de plus de 18 ans estiment qu’il est primordial de disposer d’une voiture, et 83 % à juger que les bus, métro et tram sont le mode de transport qui répond le mieux à leurs attentes. « Les jeunes ont des addictions, résume le président du GIE, Bernard Soulage. On préfère qu’ils soient addict au transport public plutôt qu’à la voiture ! »
La fréquentation des transports publics en hausse de 5 % en 2011
Le rebond de fréquentation de 2010 – +3 à +3,5 % – dans les transports urbains se confirme et s’amplifie. D’après les statistiques de l’UTP, en cours d’analyse, la hausse de 2011 est flagrante : +5 % en moyenne. « Une très bonne année, a commenté son délégué général, Bruno Gazeau. C’est vrai pour les grandes villes comme pour les villes moyennes, mais un peu moins en Ile-de-France où le trafic est déjà très élevé. » Quant aux premiers mois de 2012, ils suivent le même trend à +3,5 % de fréquentation.
Allemagne : premier équipement ETCS niveau 2 sur une ligne nouvelle allemande
C’est une première sur une ligne nouvelle allemande : le futur itinéraire en fourche entre Ebensfeld, Erfurt, Halle ou Leipzig sera doté du niveau 2 du système européen de contrôle-commande ETCS. Soit 230 km à équiper par le consortium regroupant Siemens et Kapsch CarrierCom sur l’itinéraire du projet dit d’« unité allemande » n° 8, qui totalise quelque 500 km de lignes « haute performance » entre Nuremberg et Berlin. La mise en service de cet équipement ETCS chiffré à 93 millions d’euros est prévue en deux étapes, en 2015 puis en 2017.
Grand Paris : concertation publique sur Pont-de-Sèvres – Noisy-Champs
La SGP vient de lancer la concertation publique concernant le sud du projet de ligne rouge du Grand Paris Express. Un tronçon long de 33 km, concernant 22 communes et un million d’habitants et comportant 16 gares, de Pont-de-Sèvres, à l’ouest, à Noisy-Champs, à l’est. La concertation sera conduite par un garant, Henri Watissée, désigné par la Commission nationale du débat public. Moins lourde que la procédure de débat public, la concertation va néanmoins nécessiter la tenue de 21 réunions, du jeudi 13 septembre au jeudi 15 novembre. L’enquête publique aura lieu ensuite. La déclaration d’utilité publique est attendue en 2013 pour un début des travaux fin 2013 et une mise en service progressive en 2018. Le métro de la ligne sud devrait coûter 5 milliards d’euros, hors matériel roulant (275 millions) et acquisitions (270 millions).
Tous les détails sur www.lignerougesud.fr
Chine : feu vert pour 25 projets ferroviaires urbains
La Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR), une agence du gouvernement central chinois, a donné le 5 septembre son feu vert pour le financement de 25 projets de transport ferroviaire urbain pour un montant de 800 milliards de yuans (98,7 milliards d’euros). Cinq d’entre eux concernent Shanghaï, notamment avec l’extension programmée du réseau de métro de la ville vers le parc d’attraction Disneyland et vers le China Expo Exhibition Complex d’ici 2015. Des villes comme Xiamen ou Taiyuan verront la naissance de leur réseau. Autre exemple, Canton ajoutera une septième ligne de 18,6 km à son réseau. Selon une association chinoise d’industriels du secteur, le pays comptera 40 villes équipées d’un métro d’ici à 2020, et son réseau ferroviaire urbain devrait quadrupler.
Ces investissements font partie d’un plan plus vaste de modernisation des infrastructures, comprenant la construction de routes, d’usines de traitement de déchets ou encore de rénovation de ports. La facture totale s’élevant à 127 milliards d’euros, soit près de 2 % du PIB.
Chine : commande de 15 trains pour le métro de Nankin
Nanjing Metro, la compagnie qui gère le métro de la ville de Nankin, a annoncé le 3 septembre avoir passé commande de 15 trains (90 voitures) pour sa liaison rapide vers Lukou, l’aéroport international de la ville, à Nanjing SR Puzhen Rail Transport (NPRT), un consortium formé de Midas, une compagnie singapourienne, de Shanghai Alstom Transport Electrical Equipment et d’Alstom Transport. La ligne de 35,6 km reliera la gare du Sud, à Nankin, à l’aéroport et comptera 8 stations. Le contrat est estimé à 72,5 millions d’euros et le calendrier des livraisons est prévu en 2013 et 2014. A noter que la coentreprise Thales Saic Transport, formée du français Thales et du chinois Shanghai Automation Instrumentation Co (Saic, une filiale de Shanghaï Electric Corporation), a signé le 30 août un contrat de signalisation et équipera donc la ligne de son système SelTrac CBTC.
RTE-T : près de 17 millions de l’UE pour le rail français
La Commission européenne vient de débloquer 200 millions d’euros sur son budget 2011 pour les réseaux transeuropéens. En France, une quinzaine de projets ont été sélectionnés, dont plusieurs concernent le transport ferroviaire ou multimodal : 5 millions sont destinés à des études et des fouilles archéologiques sur la branche est de la LGV Rhin – Rhône ; près de 4 millions d’euros vont aux trois corridors de fret traversant la France ; 2,8 millions iront à une étude préliminaire sur le contournement de Lyon ; 2,2 millions pour la plateforme multimodale du canal Seine – Europe du Nord ; 2,15 millions pour la construction des gares de Nîmes et Montpellier sur le contournement de la LGV Nîmes – Montpellier.