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  • Tramway : Brest, première, Orléans, deuxième !

    Brest Métropole va inaugurer la première ligne de son tramway ce 23 juin. Après trois ans de travaux, les 14,3 km de la ligne (28 stations, 20 rames) seront parcourus en 38 minutes, pour un trafic attendu de 50 000 passagers par jour.?Le tout pour 360 millions d’euros d’investissements. Le tramway de Brest devrait participer au mouvement de redynamisation du centre-ville. Les Brestois pourront découvrir pendant trois jours ce nouveau moyen de transport gratuitement.
    Du côté d’Orléans, c’est une seconde ligne de tramway qui sera inaugurée le 29 juin prochain. Après quatre ans de travaux, cette nouvelle liaison est – ouest va surtout profiter au centre d’Orléans. La mise en service de la ligne s’accompagne aussi du nouveau réseau tram-bus mis en œuvre par Keolis, le tout nouveau gestionnaire du réseau. Ce réseau porte sur 11,7 millions de kilomètres (soit 7 % d’offre supplémentaire) et devrait se traduire par une augmentation de 25 % de la fréquentation d’ici à 2018. Outre les 2 lignes de tram, le réseau est désormais articulé autour de 8 lignes structurantes de bus et marqué par un renforcement de l’offre en soirée et le week-end.

    (Lire les dossiers complets dans le prochain VR&T du 26 juin)
     

  • La chambre régionale des comptes épingle Tisséo

    La chambre régionale des comptes épingle Tisséo

    La gestion de Tisséo, l’opérateur des transports en commun de l’agglomération toulousaine, fait l’objet d’un rapport de la chambre régionale des comptes, rendu public le 8 juin dernier en comité syndical du SMTC. La gestion de Tisséo, l’opérateur des transports en commun de l’agglomération toulousaine, fait l’objet d’un rapport de la chambre régionale des comptes, rendu public le 8 juin dernier en comité syndical du SMTC. La Dépêche du Midi en avait déjà livré certains éléments en décembre 2011 et fin mai 2012. Le rapport concerne la période 2002-2009, c’est-à-dire essentiellement la présidence de Jean-Luc Moudenc, prédécesseur UMP de Pierre Cohen à la mairie de Toulouse, et une année de celle de Stéphane Coppey, éphémère président (Europe Ecologie-Les Verts) de l’AOT avant la reprise en mains par le PS. Cinq problèmes d’inégale importance sont épinglés par les sages : les gratuités accordées à la clientèle, le poids de la dette, la gouvernance « hésitante », mais aussi la dérive des frais de mission du cabinet (supprimé à l’arrivée de Pierre Cohen en 2010) et la disparition de onze bus qui devaient être donnés à une association humanitaire marocaine.
    La gratuité accordée aux plus de 65 ans sans conditions de revenus est dénoncée par le rapport. Mis en place en 1972, cet avantage pourrait être remis à plat par le SMTC avec l’ensemble des autres avantages qui permettent à 34 % des passagers de voyager gratuitement et à 41 % de bénéficier d’un tarif réduit. Les magistrats s’interrogent aussi sur le tarif de l’abonnement mensuel de 10 € accordé aux jeunes (auparavant à 22 €), en affirmant que la hausse de la fréquentation n’a pas encore permis de compenser la baisse des recettes.
    Soulignant que la dette de Tisséo-SMTC a atteint 1,4 milliard d’euros fin 2010, la chambre régionale des comptes indique que le 1,9 milliard d’investissements prévus dans le plan de déplacements urbains la fera encore augmenter de 30 %, ce qui impliquera obligatoirement une hausse de la participation des collectivités.
    « La chambre régionale des comptes constate que la gouvernance a été particulièrement hésitante », rapporte également le quotidien régional. L’histoire de Tisséo-SMTC a en effet été mouvementée, et le départ du conseil général de ses instances suite à l’amendement Paillé en juillet 2006 a fragilisé son financement. Les magistrats appellent d’ailleurs à la constitution d’un « nouveau pacte financier » entre les collectivités membres.
    Catherine Sanson-Stern

  • Dominique Bussereau propose du donnant-donnant à la région

    Dominique Bussereau propose du donnant-donnant à la région

    Dans La Charente Libre du 25 mai, le patron UMP de la Charente-Maritime s’exprime sur les projets de rénovation ferroviaire et ses priorités, compte tenu de la participation de RFF revue à la baisse (3,6 M€ au lieu des 9,3 prévus) pour la 2e phase de modernisation de la ligne Saintes – Angoulême par l’automatisation des aiguillages. « La ligne Cognac – Saintes n’est pas notre priorité. La plus intéressante pour nous, c’est Saintes – Niort, via Saint-Jean-d’Angély », explique Dominique Bussereau. Il contrarie en cela Jacky Emon, le vice-président (militant de gauche, sans étiquette) de la commission Transports propres et Intermodalité en région Poitou-Charentes, qui estime lui que « toutes les deux ont leur intérêt, la réalisation de l’une ne doit pas être conditionnée à celle de l’autre ». L’ancien secrétaire d’Etat aux Transports reconnaît cependant la légitimité de la ligne : « Il faut admettre que la future gare LGV d’Angoulême, qui a vocation à devenir importante, nous intéresse aussi et que cette liaison est utile. » Mais il espère que ce sera donnant-donnant : « Nous apportons notre soutien, mais attention, nous espérons bien la réciproque pour la modernisation de la ligne Saintes – Niort. Il ne faut pas qu’on nous fasse le coup de nous lâcher. »  

  • Afrique du Sud : le dernier tronçon du Gautrain ouvert en catimini

    C’est à la radio que les habitants de Johannesburg ont appris, le matin du 7 juin, que le dernier tronçon du Gautrain avait été mis en service jusqu’à leur gare centrale. Ce super-RER construit par un consortium associant Bombardier et Bouygues reliait déjà les quartiers nord de la métropole sud-africaine à l’aéroport (depuis juin 2010) et à la capitale Pretoria (depuis août 2011), mais l’ouverture du dernier bout jusqu’au centre historique, au sud, avait été retardée au dernier moment à cause d’infiltrations dans le tunnel jugées trop importantes par les autorités locales. Si bien que ces 6 km (sur les 62 km de la ligne principale de Johannesburg à Pretoria) prenaient des allures d’Arlésienne. La presse venait finalement d’annoncer la date du 16 juin quand les trains ont accueilli leurs premiers voyageurs le 7. « C’est à 17h46, la veille au soir, qu’on a eu l’instruction de démarrer le lendemain matin », témoigne Alain Estève, le directeur général de la société exploitante Bombela Operating Company, filiale de RATP Dev. Il lui reste à faire un peu de pub pour remplir son train qui, s’il est apprécié aux heures de pointe, n’accueille qu’« un peu plus de 35 000 voyageurs par jour » quand les promoteurs du projet en attendaient trois fois plus. Il est vrai que la mise à péage des autoroutes de la région a été retardée, ce qui n’incite pas trop les automobilistes à lâcher leurs voitures (d’autant que lesdites autoroutes ont été élargies). En attendant, on évoque désormais des prolongements, notamment une boucle dans Pretoria. 

  • Anne Hidalgo veut relancer les aménagements des voies sur berges

    Anne Hidalgo veut relancer les aménagements des voies sur berges

    La première adjointe de Bertrand Delanoë a assuré le 29 mai sur Radio Classique/Public Sénat que le dossier des voies sur berges à Paris allait pouvoir « être relancé », avec l’élection de François Hollande, après avoir été « bloqué complètement » par François Fillon. « Sur la question des voies sur berges, François Fillon avait d’une façon un peu abusive bloqué complètement le processus de travail entre Paris et les autorités », a souligné Anne Hidalgo (PS). Le dossier concerne la piétonisation totale des quais de la rive gauche sur 2,3 km     

  • Jean-Yves Petit réclame des choix politiques forts au gouvernement

    Jean-Yves Petit réclame des choix politiques forts au gouvernement

    En tant que vice-président, délégué aux Transports et à l’Ecomobilité d’une région – Paca – confrontée à un « fort transit routier et à une forte congestion dans ses zones urbaines », Jean-Yves Petit (EELV) a souhaité interpeller les nouveaux ministres, Nicole Bricq et Frédéric Cuvillier, dans une lettre ouverte. Cette « région ignorée pendant de très longues années et qui, donc, fait face à un retard important en matière d’évolution et de modernisation des infrastructures ferroviaires sur lesquelles circulent de plus en plus de trains », supporte un fort trafic voyageurs, rappelle-t-il. Le transport public régional y est « de plus en plus fréquenté et saturé aux heures de pointe : +12,7 % d’usagers en 2011, dont + 17 % sur la Côte d’Azur ». Raisons pour lesquelles l’élu estime avoir besoin « de choix politiques forts ».
    Ses souhaits ? La priorité au transport régional et interrégional, en vue de la mise en place d’une organisation de type RER dans les zones urbaines ; le désenclavement des territoires alpins et transfrontaliers. Il précise aussi que « le projet de LGV Paca doit être revu ». Il réclame enfin « une ressource financière dédiée au transport public régional », le renforcement du rôle des régions (un rôle de coordination, des schémas à valeur prescriptive). Et aussi une réforme du système ferroviaire : il faut « remettre en place, sur le plan national, un pilote et un fonctionnement du système ferroviaire qui est devenu illisible, compliqué, inefficace, cher et très long dans ses prises de décisions », écrit-il.    

  • Christian Proust veut faire la révolution de la mobilité à Belfort

    Christian Proust veut faire la révolution de la mobilité à Belfort

    Optymo 2, c’est une « révolution » qui fera de Belfort une « ville exemplaire en matière de transports en commun », affirme l’élu municipal MRC et président du syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de Belfort. Christian Proust déplore que ce projet ambitieux pour la ville, mais sans coûteux tramway, qui intègre BHNS, location de vélo et autopartage, devienne « un enjeu partisan ». Il affirme que « tous ceux qui ont eu à voir ce dossier de façon objective ont souligné sa qualité et l’importance de ses enjeux », souligne l’élu dans lepays.fr « Les craintes des riverains sont légitimes », précise-t-il, convaincu qu’une fois réalisé, Optymo 2 « fera taire toutes les inquiétudes ».    

  • « Refonte » du rail européen pour juillet

    Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil des ministres de l’UE sont arrivés mi-juin à un accord sur la révision des règles encadrant actuellement les chemins de fers européens. Parmi les changements attendus de cette « refonte » : une coordination systématique entre les organismes nationaux de contrôle, des contrats de financement de 5 ans entre Etats et gestionnaires de réseaux ou un meilleur accès aux services en gares par exemple. Le « deal » devrait être approuvé en juillet par le Parlement européen et par le Conseil. La question des délais de mise en œuvre doit encore être clarifiée d’ici là.
     

  • Billettique : de nouveaux composteurs à Lille en décembre

    De nouveaux composteurs sans contact sont en cours d’installation dans tous les transports publics de Lille Métropole Communauté urbaine (85 communes et 1 106 885 habitants). Ils seront opérationnels en décembre. La rénovation de l’ensemble du système billettique sur le réseau Transpole, qui s’élève à 21 millions d’euros, est prise en charge par la société française Parkeon. Un nouveau système de gestion centralisé, TransFolio, développé par Parkeon, sera institué et servira de serveur billettique central. Un pass sans contact, appelé « Pass Pass », remplacera les traditionnels tickets et abonnements et permettra de voyager sur tous les réseaux de transport du Nord-Pas de Calais. Cette carte à puce sera rechargeable à des bornes disséminées sur l’ensemble du réseau.

     

  • Roland Ries confiant sur l’application des propositions Hollande

    Roland Ries confiant sur l’application des propositions Hollande

    Le « Monsieur Transports » de campagne de François Hollande pendant la campagne présidentielle est confiant pour la mise en œuvre des propositions. « Les dix propositions constituent en quelque sorte la feuille de route », a déclaré le maire de Strasbourg et président du Gart, le 23 mai, au sortir d’une rencontre avec Frédéric Cuvillier et sa ministre de tutelle, Nicole Bricq. Et ce, même s’il y a « des sujets sur lesquels nous n’avons pas abouti à des conclusions définitives ». Roland Ries a notamment évoqué avec eux la possible ouverture à la concurrence sur les lignes ferroviaires régionales et nationales, « un sujet extrêmement sensible, notamment pour les 150 000 agents de la SNCF qui sont inquiets ». La concurrence ne peut en aucun cas être un prétexte au « dumping social, au moins-disant social », a-t-il expliqué, l’idée étant de conserver le socle du statut cheminot dans la future convention collective du transport ferroviaire de voyageurs.