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Gefco : le regroupement ECR-Europorte-Colas Rail se sent pousser des ailes
ECR a inauguré le 26 avril son centre de triage à Gevrey (Côte-d’Or), entièrement dédié à l’acheminement de voitures pour le compte de Gefco. Ce contrat, réalisé en partenariat avec les deux autres opérateurs privés, Europorte et Colas Rail, est une première expérience d’acheminement de wagons isolés à grande échelle, selon ECR qui souhaite se lancer sur le marché en proposant de nouvelles solutions aux industriels. Le projet a nécessité deux ans d’études avant d’être lancé. Le nombre de dessertes a été revu à la baisse (-15 % environ par rapport au périmètre précédemment assuré par Fret SNCF) et la productivité augmentée. « Nous avons fait du sur-mesure pour Gefco », assure ECR, la filiale de DB Schenker. L’accélération des temps de rotations des locomotives permet d’ores et déjà d’envisager de nouveaux clients qui pourraient à leur tour entrer dans ce dispositif. D’où une demande formulée auprès de RFF par ECR visant à obtenir davantage de voies à Gevrey.

Bus : l’usage des biocarburants butte toujours sur la réglementation
Saint-Quentin et Reims ont testé un bus roulant au bioéthanol. Les biocarburants pourraient devenir dans quelques années une alternative aux produits fossiles. Leur déploiement est malheureusement entravé par l’absence de mesures incitatives des pouvoirs publics. Les villes de Saint-Quentin (Aisne) et de Reims (Marne) ont été, il y a un an, le théâtre du lancement de la première expérimentation, en France, d’un bus fonctionnant intégralement au bioéthanol. L’un après l’autre et pendant trois mois chacun, ces réseaux opérés par Veolia Transdev ont accueilli un bus test de l’entreprise suédoise Scania. Dans les deux cas, le bioéthanol était issu d’une production locale, limitant sensiblement les émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais comme le précise Thierry Dubost, directeur de Saint-Quentin Mobilité, « à Saint-Quentin, l’éthanol était issu d’une production de première génération, à partir de la culture de la betterave, alors que sur le réseau rémois il s’agissait de la seconde génération, produite à partir des restes de marcs de raisin ». On appelle biocarburants de première génération, ce qui est issu de cultures alimentaires, contrairement à ceux de deuxième génération, en cours de développement, produits à partir de sources non alimentaires comme les déchets agricoles, le bois ou encore les algues.
Le 4 avril dernier, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié un rapport sur les biocarburants de première génération dans lequel elle rappelle ses avantages et met en garde contre d’importantes incertitudes. Elle souligne que, si on ne prend pas en compte l’impact lié au changement d’affectation des sols (CAS), les biocarburants présentent des gains nets en émission de gaz à effet de serre, allant dans le meilleur des cas jusqu’à 90 % par rapport à des carburants fossiles. A cela, s’ajoutent d’autres avantages, comme la diversification des débouchés pour le secteur agricole ou la réduction de la dépendance aux carburants fossiles. L’Ademe nuance ces bons résultats en précisant « que dans plus de deux tiers des évaluations, la prise en compte […] des émissions générées par le changement d’affectation des sols aboutit à un bilan total d’émissions de GES qui ne permet pas de respecter les valeurs de référence actuellement retenues par l’Union européenne ». Plus ou moins directs, les CAS posent le problème de la déforestation, de l’usage massif d’engrais chimiques, ou encore de la concurrence faite aux cultures vivrières et donc de l’impact sur les prix alimentaires. Il apparaît alors nécessaire de développer les biocarburants de seconde génération, qui ne posent pas ces problèmes.
Dans ce contexte, alors que les premiers bus roulant intégralement au bioéthanol n’ont été lancés en France qu’en 2011, le cas de Stockholm interpelle. L’intégralité de sa flotte de bus roule à l’éthanol depuis de nombreuses années. Si les impacts positifs sur la pollution locale sont incontestables, les conséquences sur la pollution atmosphérique sont problématiques. En effet, la grande majorité de son éthanol est importée du Brésil, pays où les CAS entraînent des désastres environnementaux et un fort déséquilibre du secteur agricole. Thierry Dubost précise que pour éviter cet écueil il faut « s’adapter aux conditions locales », comme ce qui a été fait dans sa ville et à Reims. Il ajoute néanmoins que le principal enjeu sera aussi celui de la fiscalité des biocarburants car en France, contrairement à la Suède, il n’existe pas encore de mesures incitatives. « La consommation est 50 % plus importante qu’avec un gazole classique, ce qui donne un bilan financier 25 ou 30 % supérieur à la normale, puisque nous avons fonctionné avec une fiscalité équivalente à celle des carburants fossiles. » Si les élus veulent voir se développer ce genre d’initiatives dans leurs villes, cette question devra être posée au prochain Président.
Tom DUBOIS
Des carburants déjà très présents
La directive européenne du 23 avril 2009 fixait un objectif de 10 % d’énergie renouvelable dans le secteur des transports d’ici 2020. En 2010, on atteignait déjà 6,7 % dans le secteur routier français. Et pour cause, les normes actuelles permettent l’incorporation de 30 % de biodiesel (issu de la culture de colza ou de soja) dans le carburant dédié aux flottes des collectivités ou des entreprises, et jusqu’à 7 % à la pompe. Quant à l’éthanol, issu de betteraves, cannes à sucre ou céréales, il est incorporé à l’essence à hauteur de 10 % pour le carburant banalisé et jusqu’à 85 % pour les véhicules à carburant modulable.
Bulgarie : vols de carburant au sein des chemins de fer bulgares
La compagnie des chemins de fer bulgares (BDJ) est en proie à des vols systématiques de carburant par ses propres salariés, a annoncé le 26 avril la direction. Une enquête surprise la veille a permis de découvrir 58 l de diesel à Doupnitsa (Ouest), dans la salle de repos du personnel.
Les vols d’essence, dont la valeur annuelle est estimée à 400 000 euros, se produisent surtout sur les lignes non électrifiées menant aux principaux postes frontières de la Bulgarie avec la Turquie et la Grèce.
Les chemins de fer bulgares, gravement endettés, font l’objet de pressions de la part du gouvernement, qui cherche à les réformer. Une procédure de privatisation de l’unité de transport de marchandises a été lancée en octobre.
Espagne : le Corridor Méditerranée s’amorce avec un troisième rail
Dans le budget 2012 du ministère espagnol des Transports, 1,342 milliard d’euros sont alloués au corridor Méditerranée. Cet axe de 1 300 km va de Figueras à Algésiras via Barcelone, Valence et Almería. Desservant onze ports qui seraient ainsi les « avant-ports de l’Europe », et des territoires qui assurent presque la moitié du PIB espagnol, il a été inclus fin 2011 dans le Projet 3 fret des RTT/TEN-T de l’Union européenne et est donc subventionnable. A écartement UIC et électrifié, il nécessite un investissement colossal et la ministre Anna Pastor vient de décider de prioriser pour 2012 l’équipement de la ligne existante Tarragone – Valence avec un troisième rail puisque les autres tronçons inclus dans des LGV sont ou vont être à voie européenne (Figueras – Tarragone, Valence – Alicante – Almería).
Israël : le réseau met en service 29 locomotives Vossloh
Après le marché conclu en 2011 pour 95 millions d'euros avec Vossloh, Israël State Railways équipe ses lignes de 29 locomotives diesels de ligne fabriquées par Vossloh Espagne à Albuixech (Valence). Les premières (14 Euro 4000, mixtes) sont en cours de rodage sur les lignes israéliennes tandis que les 15 Euro 3000 (voyageurs) seront livrées à partir de septembre 2012.
Industrie : la filière ferroviaire s’organise
Louis Nègre, président de la FIF et président du comité de pilotage de la filière ferroviaire, a adressé le 19 avril au ministre de l’Industrie, Eric Besson, le projet de rapport final du Comité stratégique de la filière. Le document, intitulé Ambition 2020, table sur un maintien du marché domestique et un doublement du volume à l’exportation. Il demande l’adoption de la préférence communautaire dans les marchés publics, souhaite un plan d’investissement public sur cinq ans, vise une réduction les coûts de maintenance et de rénovation du réseau, demande la création d’un centre d’essais pour tous les matériels, escompte une croissance des entreprises et veut rééquilibrer les relations au sein de la filière. Selon la FIF, les 24 propositions d’Ambition 2020 peuvent assurer l’avenir de la filière. A l’inverse, dit-on, si on ne crée pas de véritable fonctionnement de filière, comme au Japon, en Chine, en Allemagne, en Corée, voire en Espagne, « nous disparaîtrons ».
Eurotunnel : croissance de l’activité du tunnel au premier trimestre
Le chiffre d’affaires d’Eurotunnel a progressé de 21 % (222,5 millions d’euros) durant le premier trimestre comparé à la même période 2011. Plusieurs activités y ont contribué, dont le transport des camions et des véhicules de tourisme sur les navettes. Eurotunnel estime avoir récupéré une partie du trafic SeaFrance, qui a cessé son exploitation en novembre 2011. Le trafic d’Eurostar continue également de progresser avec plus de 2,2 millions de passagers (+4 %), « grâce notamment au succès des promotions lancées sur les voyages de loisirs et aux événements sportifs (tournoi des Six Nations et Coupe d’Europe de rugby) organisés en France pendant le trimestre », souligne le gestionnaire du tunnel sous la Manche. Les redevances perçues pour l’utilisation du réseau ferroviaire augmentent de 10 % à 67,5 millions d’euros. La filiale de fret ferroviaire Europorte affiche de son côté un bond de 38 % de son activité. Tous ses métiers sont en hausse, que ce soit l’exploitation ferroviaire ou la gestion d’infrastructure.
Paris : un nouveau plan du métropolitain
Le plan du métro de la RATP a quelques arrangements avec la géographie parisienne : il faut bien rendre lisibles des pôles d’échanges, les noms de stations à rallonge… Deux designers parisiens indépendants se sont lancé le défi de redessiner ce célèbre plan en le rendant plus joli, plus lisible et surtout plus réaliste en respectant davantage les distances réelles sans pour autant perdre les gens. Pari plutôt réussi pour cette version html accessible dans sa version bêta sur www.sublyn.com. C’est donc, avec celui issu du concours de CheckMyMetro fin 2011, le second plan non-officiel (dont la RATP ne détient pas la propriété intellectuelle) du métropolitain. Une application pour smartphones est en préparation. Plutôt pratique, Sublyn permet également de télécharger le plan aux formats jpg et pdf. Plus anecdotique, mais bien dans l’air du temps, une fonctionnalité du site permet de lire les messages Twitter associés à chaque ligne. Et bien sûr certains messages concernent la présence de contrôleurs…

Une ligne 24h/24 pour le marché de Rungis et Orly
Afin d’adapter au mieux la demande de transport des salariés du marché de Rungis et de l’aéroport d’Orly venant de l’est, le Stif a amélioré, le 1er avril, la desserte de la ligne express 191.100. Afin d’adapter au mieux la demande de transport des salariés du marché de Rungis et de l’aéroport d’Orly venant de l’est, le Stif a amélioré, le 1er avril, la desserte de la ligne express 191.100. Mise en service en mai 2009, cette ligne de 26 km environ, parcourue en près de 1 heure 15, traverse les départements de l’Essonne et du Val-de-Marne, passant par la gare de Juvisy-sur-Orge (RER C et D) et les pôles d’emplois de l’aéroport d’Orly, du marché de Rungis et de la zone d’activité de la Silic.
Depuis le début du mois, la ligne est prolongée à l’est jusqu’à la gare de Yerres (RER D), tous les arrêts sont désormais desservis dans les deux sens et, enfin, le service est maintenant assuré 24h/24, sept jours sur sept, grâce à l’ajout de quatre courses supplémentaires. Ces améliorations de dessertes sur cette ligne exploitée par les entreprises Garrel & Navarre, Athis Cars et Strav, ont été entièrement financées par le Stif.Le site covoiturage.fr enregistre un pic de fréquentation
Le site covoiturage.fr enregistre un pic de fréquentation avec + 23 % d’inscriptions entre mars et avril. Un succès qu’il attribue au record des prix de l’essence. « Avec plus de 80 000 nouveaux membres sur les 30 derniers jours », c’est la plus grosse vague d’inscriptions jamais connue sur le site depuis sa création, en 2004. 1,8 million de Français sont inscrits sur covoiturage.fr, le site le plus utilisé en la matière, qui rassemble plus de 90 % des annonces de covoiturage.