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  • Europe : ERTMS sur les grands axes d’ici 2020

    Une semaine avant le congrès UIC sur ERTMS, qui se tiendra à Stockholm du 24 au 26 avril, des signes encourageants pour le système de sécurité européen de sécurité et de signalisation ferroviaire sont venus de Copenhague, où la Commission européenne, l’ensemble des gestionnaires d’infrastructure européens, les opérateurs ferroviaires et les fournisseurs ont signé une déclaration d’intention à ce sujet. Les parties impliquées se sont en effet engagées (une nouvelle fois) à déployer ERTMS sur tous les corridors européens d’ici 2020. Tout en exprimant sa satisfaction, le gestionnaire d’infrastructure belge Infrabel faisait sans doute allusion à l’Allemagne en commentant que « ces derniers mois, certains pays semblant remettre en question des engagements antérieurs, des doutes s’étaient fait jour quant à la concrétisation de ce projet ». Avant de conclure que « la déclaration d’intention signée [le 17 avril] confirme qu’il n’en sera rien ».
     

  • S-Bahn berlinois : après les rames, les déboires de la signalisation

    A Berlin, les mois passent mais les problèmes demeurent sur le réseau de S-Bahn. Alors que la DB peine toujours à assurer un service régulier, faute d’avoir remis en état l’ensemble de sa flotte, de nouveaux nuages apparaissent à l’horizon : la signalisation serait à bout de souffle et responsable de nombreuses perturbations du trafic, selon un document interne de la compagnie, cité par la presse allemande.
    Face à l’ampleur du problème, l’opérateur va devoir injecter 1,5 milliard d’euros dans un plan d’urgence : de quoi alourdir encore un peu plus la facture, après les dizaines de millions d’euros d’amende infligés par le Sénat, sous forme de retenue sur les subventions. Une nouvelle fois, c’est la négligence de la compagnie qui est pointée du doigt : faute d’investissements suffisants, les trois quarts des postes d’aiguillage n’ont pas été modernisés depuis leur mise en service, il y a plus de vingt ans.

     

  • Allemagne : DB Energie baisse les prix de l’électricité

    Sous la pression de l’agence fédérale des réseaux, DB Energie, filiale du groupe Deutsche Bahn, vient d’annoncer une baisse de 4 % des prix de l’électricité fournie aux compagnies ferroviaires circulant en Allemagne. La mesure intervient même avec un effet rétroactif au 1er janvier 2012. Mieux : dès le 1er janvier 2013, la Bahn va remettre à plat sa grille tarifaire. Tous les opérateurs seront logés à la même enseigne. Jusqu’ici, les gros consommateurs bénéficiaient d’un important rabais. Un dispositif hautement contesté, car dans les faits, seule la DB était en mesure de remplir les critères. L’administration chargée de réguler les voies ferrées allemandes a par ailleurs imposé à la DB de plafonner les frais d’acheminement de l’électricité qui représentent jusqu’à 30 % de la facture et sont considérés comme une entrave importante à la concurrence.

     

  • Espagne : la jonction des deux tramways de Barcelone décidée l’été prochain

    Entre Trambesos au nord-est et Trambaix au sud-ouest, l’agglomération de Barcelone dispose de deux réseaux de tramways séparés par la plus grande partie de l’avenue Diagonal. Pour réunir les deux ensembles (24 millions de voyageurs en 2011), l’autorité unique (ATM), la Generalitat et la mairie ont écarté un tracé sur Diagonal car trop cher. Ils étudient une jonction via la rue Provença ou la Gran Via. Cette dernière solution (un marché de 200 millions d’euros pour 5 km) tient la corde, car il y a de l’espace, les coûts sont raisonnables et la demande plus forte. En vue d’une mise en service à l’horizon 2015, la décision doit être prise en juillet pour des tramways où Veolia, la BNP ainsi qu’Alstom sont associés aux opérateurs locaux.

  • Vélo : Blanquefort au top, Dieppe à l’index

    Vélo : Blanquefort au top, Dieppe à l’index

    La FUB a décerné comme chaque année son Guidon d’or et son Clou rouillé, récompensant les meilleures initiatives en matière de politique cyclable pour l’un et pointant du doigt les collectivités les moins vertueuses pour l’autre. La FUB a décerné comme chaque année son Guidon d’or et son Clou rouillé, récompensant les meilleures initiatives en matière de politique cyclable pour l’un et pointant du doigt les collectivités les moins vertueuses pour l’autre. C’est Blanquefort (Gironde) qui est récompensée cette année pour son Atelier des mobilités modernes créé par la ville sous statut de régie municipale. Il s’agit d’une structure participative d’aide à la réparation associée à un recyclage de vieux vélos. Elle fonctionne par adhésion avec un prix variant suivant le niveau d’implication de l’adhérent. Etait également en lice la ville d’Asnières-sur-Seine pour la généralisation des zones 30 et l’instauration de doubles-sens cyclables sur l’ensemble de sa voirie après des années sans prendre en compte le vélo.
    A l’inverse, le Clou rouillé a été attribué à la communauté d’agglomération de Dieppe (Seine-Maritime) qui pour la FUB à fait « machine arrière » en matière d’aménagements cyclables. « Retrait de financement à un loueur de vélos associatif, construction d’un couloir de bus trop étroit pour accueillir les vélos, rénovations de rues sans y intégrer d’aménagements cyclables (non-respect de la loi Laure) », la FUB ajoutant par ailleurs que « rien n’est fait pour aménager l’avenue de Dieppe censée s’intégrer dans l’avenue verte Londres-Paris ». L’ont échappé belle, Nîmes (Gard) et Lunel (Hérault) également nominées pour ce prix.
     

  • Ile-de-france : alerte au signal d’alarme

    Ile-de-france : alerte au signal d’alarme

    Les « bons » chiffres relevés en 2011 par la SNCF ne doivent pas faire oublier qu’en Ile-de-France les recours au signal d’alarme sont dans 95 % des cas abusifs et, sur certaines lignes, responsables de 10 % des retards annuels. Le dispositif de 2009 réprimant l’entrave à la circulation des trains va être assorti d’une nouvelle campagne de sensibilisation du public et de contrôles renforcés. En février 2011, déjà, la SNCF en Ile-de-France avait tenu à mettre en garde : l’abus du signal d’alarme nuit gravement à la régularité des trains. Sur le réseau Transilien, le nombre de signaux tirés avait augmenté de 7 % de 2009 à 2010 et de 25 % en quatre ans. Depuis, une mobilisation générale et la création d’un nouveau délit d’entrave à la circulation ferroviaire ont montré qu’on pouvait faire quelque chose : en effet, en 2011, la tendance régulière à la hausse s’est inversée. On a constaté une baisse de 21,5 % du nombre de signaux d’alarme tirés abusivement et donc du nombre de trains touchés (9 187 contre 12 219 en 2010). Et du coup, bien sûr, une baisse du nombre de minutes de retard cumulé (106 897 mn soit 74 jours, contre 99 jours en 2010).
    Mais l’impact du phénomène reste considérable, comme en témoignent quelques autres chiffres. Un signal d’alarme, c’est en moyenne 10 mn de retard pour le train concerné. Et par effet boule-de-neige, en pointe, cela peut provoquer le retard de plusieurs dizaines de trains transportant plusieurs dizaines de milliers de voyageurs… Il faut donc relativiser les « bons » chiffres 2011 car ce sont tout de même 6 729 signaux tirés abusivement en Ile-de-France. Soit 18 par jour en moyenne. Et un total de 12 828 trains retardés de plus de cinq minutes ou supprimés. Rageant lorsque l’on sait que le signal d’alarme est tiré, dans 95 % des cas, de façon abusive, c’est-à-dire sans situation de danger.
    Transilien remonte aujourd’hui au créneau, parce que l’Ile-de-France est la région la plus touchée par ce phénomène : les tirages abusifs y ont représenté, en 2011, 84 % des incidents de ce type recensés sur l’ensemble du réseau. Et si ses responsables décident de taper à nouveau du poing sur la table, c’est parce qu’on constate que le nombre d’incidents de ce type repart à la hausse depuis décembre 2011. La situation est particulièrement préoccupante sur certaines lignes comme la J, qui relie Paris-Saint-Lazare à Mantes-la-Jolie. Déjà en 2010, c’était la plus touchée par ce phénomène qui avait entraîné 10 % des retards annuels.
    Après une amélioration en 2011, avec une baisse du nombre de signaux tirés de 17 %, il y a une nouvelle dégradation. On enregistre sur cette ligne une moyenne de neuf alarmes abusives au quotidien, ce qui en fait la ligne la plus touchée devant les RER B et D. Conséquence directe : plus d’une heure de retard cumulé chaque jour et 11 trains retardés ou supprimés sur cette seule ligne J. Depuis novembre, on constate aussi une légère remontée du nombre de signaux tirés sur la région Paris-Rive gauche.
    La SNCF lance donc une nouvelle campagne pour sensibiliser le public aux conséquences de ces actes, en particulier dans les écoles et les collèges. Elle annonce aussi que les contrôles vont être renforcés. Et puis, ligne par ligne, de nouvelles initiatives sont expérimentées. Cela va de la formation d’agents SNCF habilités à réarmer les signaux d’alarme en gare, à la mise en place de dispositifs adaptés sur les trains. Dans ce combat au quotidien, alors que la moindre baisse de vigilance peut avoir des conséquences directes sur des milliers de voyageurs, toutes les innovations sont bonnes à prendre.
        

    Pascal Grassart

     Des lignes plus touchées
    Les lignes SNCF Transilien du réseau de Paris-Saint-Lazare – soit la partie SNCF du RER A, les lignes J et L, vers Cergy-le-Haut, Saint-Nom-la-Bretèche et Versailles-Rive-Droite – représentent à elles seules un tiers des signaux d’alarme tirés sans raison valable en Ile-de-France et un quart de ceux tirés en France.

    Quand les scolaires abusent
    Sur l’ensemble des lignes Transilien, la majorité des signaux d’alarme abusifs sont tirés par des jeunes d’âge scolaire. Un tiers sont tirés entre 16 h et 20 h, dont une forte proportion par des jeunes pendant leurs déplacements domicile – collège ou domicile – lycée. Et un quart le sont le samedi, notamment dans les trains permettant d’accéder à Paris et d’en revenir. Principaux motifs de ces actes malveillants : le jeu, la provocation, le désir de maîtriser le territoire, des représailles après une verbalisation pour traversée des voies par exemple ou pour non-respect de l’interdiction de fumer en gare…

    Un nouveau délit
    La SNCF a fortement communiqué sur la création par le législateur, en décembre 2009, d’un nouveau délit de « trouble ou d’entrave à la mise en marche ou à la circulation des trains ». En cas d’usage sans justification réelle du signal d’alarme « dans l’intention clairement établie de troubler ou entraver la marche des trains », il prévoit que l’auteur peut être sévèrement puni, jusqu’à six mois de prison et 3 750 euros d’amende. Depuis, une dizaine d’interpellations suivies de dépôts de plaintes ont été enregistrées en Ile-de-France. Toutefois, selon la SNCF, « aucune peine dissuasive ne semble avoir été prononcée à ce jour ».

     

    Pour faire réfléchir avant d’agir

    Sur la ligne D, des rames ont été équipées de « buzzers ». Ce signal sonore de forte intensité vise à attirer l’attention des passagers et à dissuader ceux qui tirent le signal sans raison. Le Francilien est conçu pour permettre de réarmer le signal d’alarme depuis la cabine de conduite. Intérêt essentiel : le conducteur n’a plus à sortir de sa cabine d’où il constate, par interphonie et à l’aide de caméras embarquées, la cause de l’alerte. Il peut l’annuler sans se déplacer. D’où le gain de précieuses minutes. La SNCF étudie la mise au point d’un boîtier transparent protégeant le signal d’alarme des trains du RER D. Objectif : mieux matérialiser le caractère exceptionnel de l’usage du dispositif et donner un temps « moral » de réflexion à la personne qui s’apprête à tirer le signal.
    Depuis 2008, des agents SNCF présents dans les gares ont été formés au réarmement des signaux d’alarme, après autorisation du conducteur qui peut rester dans sa cabine et donc gagner du temps. C’est notamment le cas des agents de la Suge ainsi que, sur la ligne J, des agents de plusieurs gares. Résultat : le temps de réarmement d’un signal est passé de 13 mn en moyenne en 2009 à 8 mn en 2011 sur les lignes du réseau Paris-Saint-Lazare.

  • L’achèvement de la grande vitesse Barcelone – Figueres phasé pour décembre 2013

    La jonction Barcelone – France à grande vitesse, d’abord annoncée pour fin 2009, puis fin 2012, a été reportée à 2013, et très probablement plutôt à décembre 2013 : la commission de suivi de l’AVE en Catalogne réunie le 11 avril a mis en évidence que, si Adif est en retard pour deux marchés de 33 millions d’euros (la voie entre Sagrera et Mollet, les quais à Gérone), d’autres sections sont à la traîne, dont les raccordements de Montmelo (un tunnel de 1 340 m) ou la traversée de Gérone et de sa province, pour laquelle l’exécutif de Madrid a prévu 194 millions d’euros en 2012 contre 268 millions l’an passé.    
     

  • Alstom et quatre entreprises nordistes se regroupent pour la déconstruction du matériel roulant

    Alstom Transport, Hiolle Industries, LME Trith, Ramery Environnement et le groupe Vitamine T ont signé un accord de groupement industriel portant sur la déconstruction de matériel roulant ferroviaire réformé. Présents dans le Nord-Pas-de-Calais, les cinq membres du groupement couvrent l’intégralité des compétences requises par la déconstruction du matériel roulant, y compris le désamiantage et la valorisation des aciers, les questions de recrutement et de formation ou l’environnement. Le site retenu est une plateforme multimodale issue d’une friche industrielle réhabilitée à Trith-Saint-Léger (Nord), à proximité immédiate de Valenciennes et au sein de la communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut. Les premières voitures que le groupement aura à déconstruire devraient provenir de la RATP.
     

  • Avec l’acquisition de MF Cargo, Geodis se renforce en Europe centrale

    Le prestataire de services logistiques Geodis vient de faire l’acquisition de MF Cargo, spécialiste du transport en parc propre pour la grande distribution, comme l’annonce la filiale de la SNCF ce jeudi 19 avril. L’arrivé de ce groupe basé en Hongrie permet à Geodis d’intégrer « le top 3 des prestataires logistiques » dans ce pays et de conforter sa place de 4e principal prestataire de services en Europe. Cela va également permettre à l’entreprise de développer ses activités en desservant les pays limitrophes de l’Union européenne. Jean-Louis Demeulenaere, directeur général délégué de Geodis, estime que cette acquisition va permettre de « séduire [des] clients internationaux en Hongrie et, plus largement, en Europe centrale et orientale ».
     

  • Industrie : lancement du fonds de modernisation des entreprises ferroviaires

    Alstom, Bombardier, la SNCF et la RATP, ainsi que le Fonds stratégique d’investissement (FSI), ont signé le 18 avril un protocole d’accord permettant la prochaine mise en place du Fonds de modernisation des entreprises ferroviaires (FMEF). Doté d’un montant de 40 millions d’euros, le FMEF a pour mission d’investir dans des entreprises performantes du secteur ferroviaire français. Le FMEF contribuera à la consolidation du secteur et au renforcement de la compétitivité de ces entreprises, notamment afin de favoriser l’émergence d’acteurs de taille significative (ETI). Au gouvernement, François Baroin, Eric Besson et Thierry Mariani se félicitent de la création de ce fonds, qui avait été annoncé par le président de la République le 8 septembre 2011 à Belfort. Louis Nègre, président de la Fédération des industries ferroviaires (FIF) s’est aussi félicité de la mise en en place du FMEF.