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Campagne présidentielle : Hollande promet un 3e appel à projet TCSP
Sur son site de campagne, qui dévoile les contours de sa visite thématique transports programmée ce mardi 14 février à Saint-Etienne, François Hollande promet un nouvel appel à projets pour le financement des transports en commun en site propre de province. « Les collectivités locales ont appelé au lancement d’un 3e appel à projets dès 2011, afin de ne pas freiner leurs projets d’investissements. C’est une politique vertueuse en matière d’investissement public, les emplois créés étant souvent non délocalisables (y compris le matériel roulant, le plus souvent fabriqué en France) », est-il indiqué sur le site. François Hollande indique par ailleurs vouloir engager une nouvelle étape de la décentralisation dans le domaine des transports : vœux cher à Roland Ries, les autorités responsables de transport deviendraient des Autorités organisatrices de mobilité durable (AOMD) et « disposer[aient] de nouveaux outils pour organiser l’intégralité de la mobilité, dont le droit à l’expérimentation ». Hollande promet également sur son site de renforcer le rôle des régions et de les doter d’une « ressource fiscale dédiée » et de moderniser la gouvernance des transports en Ile-de-France.
Le programme complet du déplacement transports de François Hollande ici.
La SNCF met ses archives numérisées à disposition
La SNCF a annoncé le 3 février qu’elle avait déposé une copie de la totalité de ses archives numérisées de la période 1939-1945 au mémorial de la Shoah à Paris, au centre Yad Vashem à Jérusalem et à l’Holocaust Museum à Washington. L’année dernière, la SNCF a numérisé ses documents relatifs à cette période. « Aucun tri n’a été effectué, précise la Société nationale dans un communiqué. L’entreprise s’est engagée depuis plus d’une vingtaine d’années dans une série d’actions associant histoire, transparence, mémoire et pédagogie ». Il y a un an, Guillaume Pepy a reconnu les responsabilités de l’entreprise qui fut « un rouage de la machine nazie d’extermination », en cédant à la ville de Bobigny (Seine-Saint-Denis) un terrain de la gare d’où sont partis plus de 20 000 juifs vers les camps de la mort en 1943 et 1944. Interrogé par l’AFP, l’historien André Kaspi, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, a salué cette démarche « importante ».

Roland Ries renvoit la Commission européenne dans ses 22
Il est d’accord avec elle sur le fond, mais estime qu’elle s’occupe de ce qui ne la regarde pas. Voilà comment on peut résumer la position de Roland Ries, sénateur du Bas-Rhin et maire de Strasbourg, à propos de la proposition de règlement européen rédigée par la Commission européenne sur le réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Il détaille ses arguments. « dans l’article 51, d’une part, les pouvoirs confiés au “ coordonnateur européen ” empiètent sur la programmation des infrastructures de transport, qui doit continuer d’être entre les mains des Etats nationaux. Dans l’article 53, d’autre part, le champ des décisions d’exécution ouvert est si vaste qu’il risque de conduire en pratique à ce que la Commission européenne interfère sur l’exercice des Etats membres ».
Roland Ries estime également que « le Bundesrat allemand a lui aussi considéré qu’il y avait sur ce sujet une méconnaissance du principe de subsidiarité de la part de la Commission européenne ». Il souligne ainsi que « la commission des Affaires économiques a donc adopté à l’unanimité la proposition de résolution qui, dans un délai de trois jours, deviendra résolution du Sénat et sera transmise à la Commission européenne. »
Martine Aubry ne lâche rien sur le transport des lycéens
Malgré la mobilisation des lycéens et des syndicats, rien n’y fait. Martine Aubry, maire de Lille, a récemment réaffirmé sa position dans la polémique qui entoure le transport scolaire. Il s’agit de la fin de la gratuité pour certains scolaires, au profit d’un tarif social qui se veut plus ciblé. « Ce tarif qui fonctionne selon les revenus de la famille est plus social, plus juste et plus intelligent », a ainsi déclaré la première magistrate de la ville, selon nos confrères de La Voix du Nord. Les associations de parents d’élèves attendent pour leur part des clarifications avant d’appeler à manifester, ou pas.

Jean-Luc Mélenchon prend position pour le ferroutage
Le candidat à la présidentielle du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a pris position la semaine dernière sur son site de campagne, sur le thème des transports. Plus précisément, dans un long développement, il affirme être foncièrement contre les mises en concession des autoroutes et pour le ferroutage. « Par ailleurs, le Front de gauche mettra en œuvre une vaste politique de développement des transports alternatifs au tout routier. Nous favoriserons le développement des transports publics de proximité et leur gratuité. Nous développerons le transport ferroviaire et fluvial et le transport maritime côtier. Nous favoriserons le ferroutage en régénérant, modernisant et adaptant les réseaux existants, en baissant les tarifs ferroviaires voyageurs et en fixant un prix unique au kilomètre. Nous inscrirons dans la loi le wagon isolé (messagerie ferroviaire) comme un service d’intérêt général, éligible pour des subventions publiques. Nous lancerons un grand plan ferroutage avec comme objectif que tous les camions traversant notre pays entre la frontière belge et la frontière espagnole passent sur des trains. » Par ailleurs, et la formule est assez violente pour être soulignée, le Front de gauche du 95 a dénoncé dans un communiqué les conditions de transport sur le RER A. Suite à un incident qui a immobilisé les voyageurs vers La Défense pendant plusieurs heures, le parti de Jean-Luc Mélenchon a décrit « des conditions de transport moins bonnes que celles très réglementées des animaux d’abattage. »

Annick Lepetit tacle les Rencontres nationales du vélo
La députée (PS) et adjointe au maire de Paris Annick Lepetit n’est pas tendre avec le gouvernement en matière de mise en avant des « transports doux » notamment. « Le gouvernement vient de se rappeler subitement à quelques mois des élections que le vélo était un mode de transport à part entière et d’avenir. Il a donc décidé d’organiser tout seul des Rencontres nationales du vélo », a-t-elle asséné dans un communiqué la semaine dernière. Dans la suite de son intervention, Annick Lepetit est un peu plus mesurée mais pas moins critique. « Paris et beaucoup d’autres collectivités travaillent et s’investissent depuis longtemps pour aménager leurs espaces publics en faveur d’une meilleure pratique du vélo, et mettre en place des systèmes de vélos en libre service. Ces politiques volontaristes se sont faites jusqu’à maintenant sans l’aide de l’Etat. Pourtant, nos demandes sont nombreuses. » La députée a conclu en formulant quelques demandes au gouvernement. « Paris va expérimenter la possibilité pour les cyclistes de tourner à droite au feu et nous attendons toujours la publication des panneaux accompagnant ce nouveau dispositif. J’ai également sollicité le gouvernement pour que soit lancée une campagne de communication grand public expliquant les nouvelles règles du code de la route concernant la circulation en ville. »

Les Rencontres nationales du vélo célébrées par Fabienne Keller
« L’enjeu est clairement d’inciter davantage d’usagers de la ville à adopter le vélo comme mode de déplacements principal ou complémentaire, et ce autant dans le cadre privé que professionnel. » Voilà comment Fabienne Keller, sénatrice (UMP) du Bas-Rhin et conseillère municipale de Strasbourg envisage les Rencontres nationales du vélo, organisées la semaine dernière à l’Assemblée nationale. Elle y voit aussi l’occasion de présenter son bilan en matière de politique des transports à Strasbourg : « La place du vélo dans Strasbourg a été confortée par la promotion de l’intermodalité au travers de la réalisation de plusieurs chaînes de transport, notamment lors de la rénovation de la gare en 2006. En effet, le nouveau parking dédié (850 places), les rez-de-chaussée des parkings Sainte-Aurélie (433 places) et Wodli offrent un stationnement abrité et sécurisé pour les usagers train/vélo », argumente-t-elle dans un communiqué. Et de conclure : « La combinaison voiture/vélo a été rendue possible par l’ouverture au sein des parkings Broglie et Austerlitz d’un parc à vélos sécurisé. Les 30 véloparcs poursuivent l’objectif d’une intermodalité structurée aux grandes stations de tram et de bus. Par un stationnement sécurisé et abrité du vandalisme urbain et des précipitations métrologiques, la collectivité permet aux usagers d’opter pour le vélo. »
Toulouse généralise l’audiodescription de ses stations de métro pour les malvoyants
Pas facile pour un déficient visuel de se repérer dans le métro. Pour eux, la régie des transports en commun toulousains Tisséo a eu l’idée de faire la description sonore de ses stations, disponibles sur son site internet et sur CD. 20 stations ont déjà été décrites et 16 le seront prochainement. Cette initiative a reçu une mention spéciale du prix Agir en octobre 2011 et vient d’être retenue par le ministère du Développement durable et des Transports pour son « recueil des belles pratiques et de bons usages en matière d’accessibilité de la cité ».
Autoroutes ferroviaires : la Cour des comptes très critique
Les autoroutes ferroviaires, censées contribuer au report modal en transportant les semi-remorques sur rail, peinent à faire leurs preuves en France, tant sur le plan économique que financier. C’est l’une des conclusions de la Cour des comptes dans un rapport thématique très critique sur les autoroutes ferroviaires, présenté le 8 février. L’autoroute ferroviaire Aiton – Orbassano et celle entre Perpignan et Bettembourg manquent de rentabilité, rappelle le gendarme des finances publiques, qui estime que toutes deux ont été lancées sans études suffisantes. Alors que la loi de programmation relative au Grenelle de l’environnement prévoit la mise en place de trois autoroutes ferroviaires (outre les deux déjà existantes, l’ouverture d’un troisième axe atlantique entre le Pays basque, la région parisienne et le nord de la France), la Cour des comptes liste des conditions « exigeantes » pour que le modèle soit viable. Elle recommande, entre autres mesures, et en ce qui concerne l’Etat, « de rééquilibrer la compétitivité entre la route et le rail, (…) et à tout le moins ne pas la dégrader par des mesures complémentaires ». La Cour fait notamment référence « au récent rehaussement du poids total autorisé en charge pour le transport routier de marchandises », passé de 40 à 44 t.

Jean-Yves Petit s’insurge contre la hausse de la TVA dans les transports
Le vice-président (EELV) du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur Jean-Yves Petit a la dent dure contre le gouvernement. Il a exprimé la semaine dernière son vif désaccord avec la hausse de la TVA dans les transports. « Au prétexte de lutter contre les déficits publics, le gouvernement a fait voter le 28 décembre la hausse du taux réduit de TVA de 5,5 à 7 %, notamment sur les transports. Sur d’autres produits de base, par exemple des produits alimentaires, le gouvernement a accepté de laisser le taux réduit de 5,5 % ».?
Selon lui, le secteur des transports n’a pas vocation à être concerné par cette hausse : « La hausse sur les transports est scandaleusement injuste sur le plan social et aberrant sur le plan environnemental. Si les collectivités répercutent mécaniquement cette hausse sur le prix des titres de transport, les usagers perdront encore du pouvoir d’achat ; si elles choisissent de payer cette hausse de TVA sur leurs recettes, c’est autant de moyens en moins pour développer les réseaux », a-t-il affirmé dans un communiqué. Avant de poursuivre et de développer ses arguments : « Dans tous les cas, à l’heure où il faut réduire la pollution dans nos villes et baisser nos émissions de gaz à effet de serre, comment inciter nos concitoyens à laisser leur voiture au profit des modes moins polluants, en augmentant le coût des transports urbains et ferroviaires ? Cette hausse de TVA rapportera au plan national 83 millions d’euros. Rappelons que, dans le même temps, l’évasion fiscale coûte chaque année 30 milliards d’euros de manque à gagner sur les recettes de l’Etat ! Face aux crises financière, environnementale et sociale, le gouvernement en place se trompe de réponse. La hausse de la TVA devrait coûter 1 million d’euros à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour ce qui concerne les TER et les LER. »