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Plan national Vélo : une toute petite feuille de route
A l’issue des 1res Rencontres nationales du vélo, le 26 janvier, Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, a présenté le plan national Vélo, établi par le groupe de travail pour le développement de l’usage du vélo, présidé par Philippe Goujon, député de Paris. Pas de grande surprise. On peut parler d’impulsion mais pas encore de révolution. A l’issue des 1res Rencontres nationales du vélo, le 26 janvier, Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, a présenté le plan national Vélo, établi par le groupe de travail pour le développement de l’usage du vélo, présidé par Philippe Goujon, député de Paris. Pas de grande surprise. On peut parler d’impulsion mais pas encore de révolution. Côté financement, l’Etat ne devrait pas se ruiner : il passe de 450 000 à 600 000 euros le budget du coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo et il apportera 1,5 million d’euros supplémentaire pour développer les véloroutes et voies vertes. Parmi les autres mesures, on remarque toutefois l’obligation de réserver des espaces pour garer les vélos dans les logements neufs, prévus dans le cadre du Grenelle 2, dont l’arrêté devrait paraître très prochainement : les logements type T2 devront prévoir 0,75 m2 par appartement et les T3 et plus 1,5 m2 par appartement. Autre nouveauté, concernant la signalisation : la création du panneau accompagnant la mise en place du « tourne-à-droite » cyclable. L’Etat devrait par ailleurs mettre en place un partenariat avec le système de marquage Bicycode de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) pour lutter contre le vol.
Enfin, certaines mesures restent plus floues, comme celle sur l’indemnité kilométrique pour les déplacements domicile – travail, qui ne fait l’objet que d’une « évaluation ». Même zone d’ombre concernant le cumul prise en charge de l’abonnement au vélo en libre service/prise en charge de celui aux transports collectifs, pour lequel il est question d’une « clarification ». Jean-Marie Darmian, président du Club des villes et territoires cyclables (qui réunit au total 1 200 élus), rappelle à cette occasion que ce sont pour le moment « les collectivités locales qui supportent la quasi-totalité des 500 millions d’euros investis chaque année pour le vélo ». Pour lui « les mesures annoncées ce jour ne traduisent pas une véritable ambition nationale. Il faut un ensemble de mesures fortes, intégrées et programmées pour enclencher une dynamique et atteindre l’objectif de 10 % de part modale dans notre pays en 2020, fixé par le gouvernement ». Un objectif « à notre portée », selon le Thierry Mariani, qui voit dans ce plan vélo « une feuille de route pour les années à venir ».
Marion BONNET

Selon Jacques Auxiette les cheminots doivent pouvoir prendre leur avenir en main
Le président (PS) de la région Pays de la Loire, Jacques Auxiette, a publié la semaine dernière une note de blog dans laquelle il explique son soutien aux cheminots face à « la politique de gribouille du gouvernement sur les perspectives de libéralisation ». Jacques Auxiette, qui est aussi président de la commission transports de l’Association des régions de France (ARF) se dit impressionné par la soif des agents de la SNCF et de RFF d’échanges et de débats. Sur son blog, il poursuit : « Les cheminots souhaitent prendre leur avenir en main. […] Afin de peser sur le débat de la libéralisation et devant le foisonnement d’idées des cheminots, il est important que les représentants syndicaux préparent des propositions partagées par l’ensemble des différentes familles syndicales, tout comme l’ont fait les régions en septembre dernier avec le Manifeste des régions sur le transport des voyageurs. Face aux injonctions du gouvernement, il importe que toutes celles et ceux qui ne croient pas aux mirages de la libéralisation coordonnent leurs actions pour dénoncer la marche forcée de la concurrence du ferroviaire vers laquelle la droite nous conduit. »
J. Sa.

Les tracés du GPSO ont été adoptés et cela fait plaisir à Martin Malvy
Malgré les nombreux opposants, malgré la fronde des élus basques, les tracés définitifs du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) ont été adoptés. C’est le comité de pilotage qui en a décidé, avec en son sein Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées. Ce dernier s’en est largement félicité. Le journal Sud-Ouest a rapporté ses propos : « Nous sommes dans les clous de notre calendrier initial. La décision du Copil est incontestablement une étape importante. Elle était indispensable pour que le calendrier soit respecté. Les deux branches du projet que nous avons examinées aujourd’hui feront progresser de 50 % le nombre de voyageurs dès leur mise en service, soit 6 millions de voyageurs supplémentaires par an. » On se souvient que les travaux des LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Espagne doivent commencer en 2017, au plus tôt.

Martin Malvy écrit son mécontentement au préfet à propos de La Pyrénéenne
En redressement judiciaire depuis octobre, la société La Pyrénéenne est en grande difficulté. Elle réclame notamment à RFF 3 millions d’euros : le paiement de dépassement de montants de travaux conduits sur Toulouse – Saint-Sulpice. RFF ne l’a pour l’instant pas reconnu. Le président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy s’est en tout cas mobilisé pour les 200 emplois menacés. Il a écrit une lettre au préfet de région dans laquelle il explique s’être « entretenu à plusieurs reprises de la situation de cette entreprise de travaux publics, cotraitante avec Eiffage d’un marché ferroviaire de 30 millions d’euros qui a été attribué au groupement par Réseau ferré de France. (…) M. Dumesnil, président de RFF, et M. Dubost, directeur régional, nous ont confirmé la mise en paiement imminente d’un marché à hauteur de 451 000 euros. Il est à craindre que ceci ne règle que très provisoirement la situation de La Pyrénéenne qui est en procédure de redressement judiciaire ». Ce à quoi il ajoute : « La Pyrénéenne n’a pas honoré ses dettes à l’égard de ses propres fournisseurs dont j’ai reçu à plusieurs reprises les représentants. Ceux-ci sont également en très grande difficulté. Là aussi, plusieurs dizaines d’emplois sont en jeu et des petites entreprises menacées de disparition. Ce qui leur est dû par La Pyrénéenne s’élèverait à plus de 2 millions d’euros. » Une table ronde, à laquelle doit participer Martin Malvy doit avoir lieu, afin de débloquer la situation.
J. Sa.

Michel Hiriart et le Pays basque ne veulent pas aider l’Etat pour la LGV
Le tracé de la LGV Bordeaux – Espagne est acté, et il ne fait pas que des heureux. Les élus du Pays basque ont exprimé leur mécontentement la semaine dernière, s’estimant lésés par des économies. Le journal du Pays Basque a ainsi relaté dans ses colonnes que Michel Hiriart, maire de Biriatou, s’est demandé publiquement « comment l’Etat va s’en sortir », financièrement. Et l’élu de poursuivre sa vindicte : « Ce qui est sûr, c’est qu’ils vont venir aux communautés de communes demander des subventions pour financer le tracé Bordeaux – Espagne, mais nous n’avons aucune intention de leur en donner. » L’élu a par ailleurs déploré que l’altitude de la voie ait été revue de quinze mètres à la baisse. Il dénonce un climat général d’économie de bouts de chandelles et un mécontentement général des élus qui serait ignoré.
J. Sa.

Gérard Chausset veut un ticket unique pour le réseau autour de Bordeaux
Gérard Chausset, vice-président EELV de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), a pour objectif un ticket unique sur les trois réseaux de la CUB, ainsi que l’émergence d’un quatrième réseau. Ainsi que le relatent nos confrères du site internet aqui.fr, Gérard Chausset a notamment déclaré : « Les deux tiers des déplacements font moins de 5 kilomètres. » Il détournait ainsi les critiques qui sont faites à la faisabilité de ce ticket unique, sur les trois réseaux et leur compatibilité. Plus largement, il s’agit de mettre en avant les transports doux. « Un plan vélo et l’accessibilité aux gares sont un atout non négligeable dans le cadre d’une politique intermodale intégrant la dimension environnementale », a-t-il déclaré.
J. Sa.

La RDT 13 obtient le statut d’opérateur de proximité
Après la licence ferroviaire, obtenue en février 2011, la Régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT13) vient de décrocher le certificat de sécurité lui permettant de devenir Opérateur ferroviaire de proximité (OFP). Après la licence ferroviaire, obtenue en février 2011, la Régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT13) vient de décrocher le certificat de sécurité lui permettant de devenir Opérateur ferroviaire de proximité (OFP). Autrement dit, une entreprise ferroviaire habilitée à transporter du fret en wagons ou en trains complets sur le réseau ferré national (RFN) des Bouches-du-Rhône. Le principal objectif de la régie départementale est le marché des entreprises embranchées du Grand port maritime de Marseille. La RDT13 est surtout connue pour son activité des transports de voyageurs par autocar. Mais le fret ferroviaire, l’entretien de voies ferrées et de matériel roulant sont aussi des activités « historiques ». Depuis 1913, le pôle de fret ferroviaire de la RDT13 gère en effet trois lignes privées qui desservent notamment un dépôt de munitions de la Marine nationale et la raffinerie Total de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône (près de 500 000 tonnes transportées par an). Elle assure également depuis décembre 2007, les manœuvres ferroviaires sur la plateforme multimodale Clesud de Grans-Miramas (13). Avec son nouveau statut, la régie est notamment en mesure de desservir la zone de Miramas et les bassins est et ouest du port de Marseille.
La RDT13 qui estime qu’il y a un potentiel de développement des petites dessertes et du report modal de la route vers le fer a engagé il y a deux ans une démarche pour l’obtention du statut d’OPF. Car l’objectif, explique-t-on à la RDT 13, n’est pas de concurrencer la SNCF ni les grands groupes de transports ferroviaires mais de se positionner sur des « niches » délaissées par ceux-ci sur des circulations inférieures à 100 ou 200 km et devenir un acteur majeur du report modal des Bouches-du-Rhône. « Notre polyvalence, notre savoir-faire et nos coûts de revient font que nous pouvons aller sur des zones qui ne sont pas rentables pour les grands groupes », assure-t-on à la direction de la régie.
Etablissement public à caractère industriel et commercial (Epic), le pôle fret ferroviaire de la RDT13 compte 56 employés (4 embauches sont prévues en 2012) et dispose d’un parc d’une quinzaine de locomotives dont plus de la moitié est agréée pour le RFN. Il compte deux dépôts, l’un à Marignane et l’autre à Arles où se trouve la direction du pôle.
José SOTOSuisse : bientôt le Wifi sur les lignes à Bâle
A partir de fin février, les transports publics bâlois vont tester le Wifi sur leur réseau urbain. Pendant plusieurs mois, un bus Citaro et un tram Combino des BVB vont offrir un accès Wifi à leurs passagers. En se connectant au réseau de leur partenaire Swisscom, les usagers pourront surfer gratuitement sur Internet. Il leur suffira de s’enregistrer préalablement pour recevoir un code d’accès par SMS. Si l’expérience est concluante, elle sera étendue à l’ensemble de la flotte des BVB. Sur le rail, les CFF ont déjà équipé 75 voitures d’un hotspot pour permettre aux voyageurs de rester connecté pendant leur trajet. Cette offre est déjà en service sur les lignes Zurich – Berne – Thoune et Lausanne – Genève. Elle sera bientôt étendue à d’autres relations. Enfin, après une expérience réussie sur son réseau valaisan, CarPostal compte proposer ce service sur une grande partie de ses véhicules.
T.-P. G.
Ministère des Transports : Thierry Mariani change son directeur de cabinet
Trois mois avant l’élection présidentielle, c’est l’heure des chaises musicales dans les cabinets ministériels. C’est le cas de Michel Aymeric, qui quitte le cabinet de Thierry Mariani. Il a été nommé secrétaire général de la Mer, le 25 janvier, en Conseil des ministres.
Grand Paris : Etienne Guyot annonce la « phase terrain »
Etienne Guyot, président du directoire de la Société du Grand Paris, a annoncé, le 25 février, en présentant ses vœux pour 2012, le passage du projet en « phase terrain ». L’enquête publique va commencer, à partir de l’été, par le tronçon sud de la ligne Rouge, Pont-de-Sèvres – Noisy-Champs-sur-Marne (33 km, 16 gares). La procédure sera engagée entre décembre 2012 et avril 2013 pour les tronçons restants « dont le découpage pourrait être : la ligne Verte entre Orly et Versailles, la ligne Rouge entre Noisy-Champs et Le Bourget, la ligne Rouge entre les Grésillons et Le Mesnil-Amelot, la ligne Rouge entre Les Grésillons et Saint-Cloud, la ligne Bleue entre Olympiades et Orly ». Les procédures d’enquête devraient être toutes réalisées avant la fin de 2013. La SGP préparera le choix de la maîtrise d’œuvre à partir d’octobre 2012. La SGP continue à travailler « sur des scénarios utilisant simultanément entre 7 et 10 tunneliers sur différents tronçons ». En octobre-novembre 2012, elle lancera les premières consultations de maîtrise d’œuvre autour des gares, sur la ligne Rouge entre Pont-de-Sèvres et Noisy-Champs. Les acquisitions foncières doivent aussi commencer par ce tronçon.