Blog

  • Paris : le tram fret passe l’épreuve de la marche à blanc

    Expérimentation réussie pour le tram fret à Paris si l’on en croit ses promoteurs. Du 14 novembre au 10 décembre, un tram transportant fictivement des marchandises s’est inséré deux fois par jour dans la circulation des tramways de la ligne T3 entre Pont-du-Garigliano et Porte-d’Ivry. L’initiative revient à l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme), qui souhaite évaluer la faisabilité de ce projet pour favoriser le report modal. « Le but de l’expérimentation était de montrer qu’un tram transportant du fret peut s’intercaler, sans impact ni ressenti négatif, dans le trafic voyageurs », explique-t-on côté RATP. C’est exactement ce qui s’est passé. Selon les enquêtes réalisées, 95 % des personnes sondées affirment n’avoir pas perçu de changements. Seuls quelque 20 % des voyageurs ont remarqué ces tramways circulant à vide et dotés de panneaux recouvrant leurs surfaces vitrées. Et 84 % des interviewés estiment que c’est une bonne idée. Nouvelle étape pour aller plus loin, l’Apur va lancer en début d’année prochaine une étude auprès des chargeurs pour évaluer les flux potentiels du tram fret.
     

  • Toulouse : Alstom mettra en œuvre sa solution Appitrack pour la voie du tram Garonne

    Le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine a choisi le groupement des entreprises Alstom Transport, Egenie et Guintoli pour construire les secteurs 1-2 de la ligne Garonne du tram de Toulouse, soit 2,5 km entre les arrêts Arènes et Fer-à-Cheval à livrer fin 2013. Les deux premières seront responsables de la pose de la voie, qui débutera l’été prochain, et la troisième du génie civil, dont les travaux viennent de démarrer début décembre. Sur ce contrat de 16 millions d’euros, Alstom précise que sa part s’élève à « près de 5 millions d’euros ». Pour la pose de la voie, Alstom mettra en œuvre sa solution mécanisée Appitrack, « qui permet de poser des rails automatiquement et quatre fois plus vite que par les procédés classiques, et de gagner 6 mois sur les 12 initialement prévus ».
     

  • Premier contrat CBTC Thales au Brésil

    Le 15 décembre, Thales a annoncé avoir remporté son premier contrat de signalisation CBTC au Brésil, pour la ligne 17 du métro de São Paulo. La signalisation CBTC (Communications-Based Train Control) qui équipera cette ligne de monorail sans conducteur sera de type SelTrac. La première phase de déploiement devra être terminée avant le début de la Coupe du monde de football 2014, l’achèvement complet étant prévu en août suivant, soit une livraison en seulement 27 mois. Longue de 18 km, la nouvelle ligne aérienne sera construite par un consortium piloté par CR Almeida avec Scomi et MPE Group. Elle devrait, selon les estimations, transporter 252 000 voyageurs par jour. Rappelons que la solution SelTrac de Thales fait l’objet de 54 programmes de déploiement, dans 31 villes du monde.
     

  • Ile-de-France : le gouvernement relance CDG Express

    Comme l’avait annoncé Ville, Rail & Transports le 16 novembre, le gouvernement a décidé de relancer le projet CDG Express, liaison ferroviaire directe et dédiée entre la gare de l’Est et l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle. Le gouvernement a réuni autour d’une table ronde, le 21 décembre, la SNCF, la RATP, ADP et RFF pour qu’ils examinent ensemble « les différents schémas envisageables technique, juridique et financier ». C’est le préfet d’Ile-de-France qui sera chargé de recueillir, d’ici au 20 février, les contributions des uns et des autres. Le gouvernement se dit désormais prêt à subventionner le projet « si nécessaire ». Une option qu’il avait jusque-là écartée et qui explique en partie le retrait de Vinci. Le groupe privé n’a pas voulu prendre un risque financier lourd dans un contexte de crise en investissant près d’un milliard d’euros dans CDG Express.
     

  • Allemagne : Francfort commande 78 métros légers et 10 tramways de plus à Bombardier

    Le 15 décembre, Bombardier a annoncé avoir remporté une commande de VGF (transports de Francfort-sur-le-Main) portant sur 78 métros légers à plancher haut Flexity Swift et 10 tramways Flexity Classic. Il s’agit d’options liées à deux contrats conclus en mars 2006 (146 Flexity Swift commandés ferme) et en juin 2002 (60 Flexity Classic ferme plus 5 en option), dont les montants s’élèvent respectivement à « environ 169 millions d’euros et 23 millions d’euros ». Les métros légers sont attendus entre janvier 2014 et juin 2017, tandis que les nouveaux tramways arriveront à Francfort entre août et décembre 2012. Les métros se présentent sous forme d’éléments de 25 m de long et 2,65 m de large, conçus pour former des rames de 50 m avec intercirculation de bout en bout. Les deux premiers éléments possédant cette fonctionnalité ont déjà été livrés et sont en phase de test ; leur mise en service est prévue en février. Longs de 30 m, les trams sont quant à eux larges de 2,4 m et reposent sur des bogies à essieux classiques. Et les deux types sont assemblés à Bautzen, avec des équipements électriques de Mannheim et des bogies de Siegen, trois sites allemands de Bombardier.

     

  • Gare : Chartres veut faire comme les Suisses

    Chartres Aménagement, société qui agit pour le compte de la ville et de l’agglomération chartraine, et la SNCF ont signé le 13 décembre une promesse de vente de différents bâtiments situés à proximité de la gare. Après la signature d’un protocole général de partenariat, en juillet dernier, avec Guillaume Pepy, cette vente marque véritablement le lancement du projet gare. L’emprise achetée à la SNCF, d’une surface de 5 000 m2, va en effet permettre de créer une voie de contournement, une plate-forme multimodale et la coque d’un « mini-Zénith ». A terme, sur ce site de 32 ha, la ville veut créer un parking souterrain de 2 800 places, de 3 000 à 4 000 logements, divers équipements publics et un « complexe culturel et sportif » de 5 000 à 6 000 places. De son côté, la SNCF va restructurer le bâtiment de la gare, où sera ouvert le 20 décembre Monop’Station, nouveau concept alimentaire du groupe Monoprix destiné aux gares. Cette petite surface sera ouverte 7 jours sur 7 avec une très large amplitude horaire.

  • Espagne : le projet de métro de Saint-Sébastien remis en cause

    L’exécutif du Gipuzkoa (la province basque de Saint-Sébastien) a refusé le 20 décembre de participer à la construction du métro de Saint-Sébastien (Donostia) : ce n’est pas de notre compétence et il y a des dépenses plus urgentes, selon Larraitz Ugarte, porte-parole de la coalition indépendantiste qui gouverne ce territoire. S’étalant de Hendaye à Lasarte sur 24 km, ce projet misait sur le dédoublement de l’actuelle ligne à voie métrique d’Euskotren avec une nouvelle boucle souterraine de 4 km en centre-ville. Un investissement de 700 millions d’euros partagé entre le gouvernement basque et le Gipuzkoa.     

    M. G.
     

  • L’aéroport de Clermont-Ferrand desservi par une halte SNCF

    L’aéroport de Clermont-Ferrand desservi par une halte SNCF

    L’aéroport de Clermont-Ferrand, sur la commune d’Aulnat, à l’est de l’agglomération (22 communes et 290 000 habitants), devait être desservi par le chemin de fer à partir du 11 décembre. L’aéroport de Clermont-Ferrand, sur la commune d’Aulnat, à l’est de l’agglomération (22 communes et 290 000 habitants), devait être desservi par le chemin de fer à partir du 11 décembre. La nouvelle halte ferroviaire Aulnat-Aéroport entrera en service avec la nouvelle grille horaire. Le temps de trajet sera de 4 à 8 minutes depuis la gare de Clermont, et de 25 depuis Thiers. Au total, 35 trains par jour, à peu près la moitié dans chaque sens, s’y arrêteront, même si les horaires n’ont pas été calés sur les vols de départ et d’arrivée. La nouvelle halte est séparée de la plateforme aéroportuaire par une route départementale. Deux feux ont donc été installés pour permettre sa traversée. Jusqu’à présent, l’aéroport était desservi par les lignes de bus 10 et 20 de la T2C, mais en marge, puisque leurs arrêts en étaient assez éloignés. Toutefois, deux courses et demie de la ligne 20 sont déjà déviées, à contre-charge, pour desservir un arrêt provisoire sur le rond-point devant le parking de l’aérogare. A partir du 21 décembre, ce seront cinq courses quotidiennes qui le desserviront. En attendant les changements d’horaires, à l’été prochain, prévus par la T2C. Ainsi, à la rentrée scolaire 2012, la ligne 20 desservira l’aéroport et la gare SNCF. Ce nouvel arrêt sera utile aux quelque 2 000 employés de la zone aéroportuaire, mais aussi aux habitants d’Aulnat.     

    Y. G.
     

  • Espagne : 10 000 voyageurs par jour sur l’AVE Madrid – Valence

    Inaugurée le 19 décembre 2010, la ligne à grande vitesse entre Madrid et Valence a transporté 2,1 millions de voyageurs en un an, soit presque 10 000 par jour, avec un taux d’occupation moyen des trains de 63 %. Il y a un an, Renfe escomptait 3,6 millions de passagers, mais la crise est passée par là qui a d’ailleurs touché tous les modes de transport. Face à l’avion, Renfe a désormais 83 % de parts de marché sur ce trajet. Les nouveaux utilisateurs de l’AVE étaient auparavant pour 55 % d’entre eux des clients de l’aérien, 25 % de la voiture et 5 % de l’autocar interurbain. Effet de ce nouveau partage, la compagnie aérienne low cost Air Nostrum va quitter Valence pour installer son quartier général et son hub pour l’Espagne sur la plateforme de Bilbao-Loiu.     

    M. G.
     

  • Le Grand Narbonne prépare son PDU

    Le Grand Narbonne prépare son PDU

    La communauté d’agglomération du Grand Narbonne a donné, le 17 novembre, le coup d’envoi des premières réflexions et consultations sur le futur PDU. Jusque-là, il était limité à la ville de Narbonne et à quelques communes limitrophes. La communauté d’agglomération du Grand Narbonne a donné, le 17 novembre, le coup d’envoi des premières réflexions et consultations sur le futur PDU. Jusque-là, il était limité à la ville de Narbonne et à quelques communes limitrophes. Le prochain concernera l’ensemble du territoire de l’agglomération du Grand Narbonne, soit 29 communes et plus de 106 500 habitants dont il faut anticiper les déplacements pour une trentaine d’années à venir, tout en sachant que la population va augmenter.
    L’objectif du PDU est de déterminer les zones d’habitat et celles d’activités, afin de limiter les déplacements et les afflux vers le centre-ville. Cela se traduira par l’installation de parkings à l’entrée de la ville et l’organisation des transports de ces parkings vers le centre-ville. Le Grand Narbonne réfléchira également au développement des échanges intermodaux entre le bus et le train, à des navettes fluviales et aux déplacements doux, à vélo et même piétonniers. Le PDU tiendra compte également de la localisation de la future gare TGV. Son élaboration va s’étendre sur une période de près d’un an et demi, et dans la perspective de l’élargissement de l’agglomération à 38 communes et près de 120 000 habitants au 1er janvier 2012, et la fin de la DSP, confiée à Keolis, qui se termine fin 2015.     

    Y. G.