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  • RATP : un appel d’offres pour le réseau 3G du métro

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    La RATP aurait demandé aux opérateurs Orange, SFR, Bouygues et Free de faire acte de candidature pour « construire un réseau 3G dans les entreprises souterraines de la RATP », selon les termes d’un courrier cité par Libération, le 26 novembre. Il serait question de créer une société commune avec l’opérateur choisi, « à charge pour lui de poser ses équipements radio, indique le quotidien. Le réseau construit serait loué, sur le principe de l’itinérance. Et au passage la RATP prélèverait sa dîme. Une sorte d’intéressement au chiffre d’affaires. » Ce qui semble être une bonne nouvelle pour les 5 millions d’utilisateurs quotidiens du métro poserait néanmoins problème. Certains opérateurs doutent de la capacité de la Régie à fournir un service de qualité pour écouler le trafic Internet de millions de voyageurs sur les fréquences radio d’un opérateur exclusif.
     

  • Grand Paris Express : la SGP va étudier un PPP Orly-Versailles-Nanterre

    La Société du Grand Paris a publié le 25 novembre au JO de l’Union Européenne un avis d’appel à la concurrence pour recruter des services de conseils techniques, financiers et juridiques, afin de l’assister dans l’évaluation préalable à la mise en œuvre d’un éventuel contrat de partenariat pour la réalisation de la liaison Orly – Versailles – Nanterre. Le titulaire de ce marché de conseil sera choisi début février, au terme de la procédure d’appel d’offres. La proposition sera ensuite présentée à la MAP (Mission d’appui aux partenariats publics-privés). Le lancement de cette procédure fait suite à la proposition de la RATP, alliée à Bouygues et Siemens, de réaliser cette ligne en PPP.

  • Le TGV californien vers les 100 milliards de dollars

    Le TGV californien vers les 100 milliards de dollars

    Plus de trois fois le coût annoncé au départ, l’inauguration initialement prévue en 2020 repoussée de treize ans, les Républicains contre les 840 km de la LGV californienne peinent à avancer. Un premier chantier de 210 km est néanmoins programmé. class= »rtejustify »>
    Réalisme ou téméraire fuite en avant ? Alors que les Républicains font tout pour faire capoter le programme de renaissance ferroviaire du président Obama, l’agence chargée du futur TGV californien a jeté un joli pavé dans la mare, le 1er novembre, en publiant une nouvelle feuille de route avec un phasage des travaux. Elle n’envisage désormais plus l’achèvement des 840 km de ligne à grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco avant 2033, tandis que la facture a grimpé à 98 milliards de dollars. Et peut-être 19 milliards de plus si les variantes les plus chères sont retenues. Cette annonce a de quoi déconcerter les électeurs de l’Etat qui ont donné leur feu vert au projet lors d’un référendum, il y a trois ans. On leur promettait alors une inauguration vers 2020, pour une trentaine de milliards…
    La California High-Speed Rail Authority (autorité californienne de la grande vitesse) entend néanmoins entamer les travaux dès l’an prochain. Pour 6 milliards de dollars, il s’agit de construire, d’ici 2017, 210 km de ligne nouvelle dans la campagne de la vallée centrale, du nord de Bakersfield au nord de Fresno. Pourquoi commencer par la partie la moins dense du corridor ? Parce que c’est justement là que le chantier posera le moins de problème. Or, il faut aller vite si l’on ne veut pas perdre les quelque 3,5 milliards donnés par Washington dans le cadre du plan de relance ! Le premier tronçon de la LGV californienne devrait donc surtout servir de base d’essai. Il ne sera a priori parcouru à son ouverture que par quelques trains – diesel – de la ligne San Joaquin d’Amtrak (qui va de Bakersfield à Oakland et à Sacramento), et leur permettra de gagner trois quarts d’heure.
    Les TGV ne devraient entrer en lice que dans une deuxième phase qui verrait en 2021 l’électrification du tronçon initial et son prolongement soit au nord jusqu’à Merced et San José (dans la Silicon Valley, au sud de la zone urbaine de San Francisco), soit au sud jusqu’à San Fernando (à l’entrée de l’agglomération de Los Angeles). Dans le premier cas, on aurait une LGV de 475 km avec des trains directs de San Francisco à Bakersfield qui emprunteraient la ligne du Caltrain (San Francisco – San José, 75 km), en passe d’être électrifiée. Dans le second cas – un scénario plus rentable que le précédent, selon les études, d’autant qu’il n’y a actuellement aucun service de passagers dans le coin –, la longueur de la LGV atteindrait 485 km entre Merced et San Fernando, où il faudrait changer pour rejoindre Los Angeles en train de banlieue (diesel). La troisième phase prévoit la construction d’ici 2026 de la partie nord ou sud qui n’aura pas été retenue précédemment, la LGV atteignant alors les 660 km entre Merced ou San José et San Fernando. Ce n’est enfin qu’au terme d’une quatrième phase, envisagée entre 2030 et 2033, que les TGV entreraient dans Los Angeles – dont la gare centrale serait atteinte en 2 heures 40 depuis San Francisco, grâce aussi à une reconstruction du couloir du Caltrain –, avant de poursuivre un peu plus loin à Anaheim, chez Disney, dans l’Orange County. Soit 840 km en tout.
    Le nouveau programme doit passer devant le parlement local début 2012. L’agence chargée du TGV estime que cette montée en puissance progressive de la grande vitesse devrait rassurer les investisseurs privés, appelés à jouer un grand rôle dans le financement à partir de la deuxième phase. Rappelant que construire la LGV coûtera moins cher aux Californiens que les élargissements d’autoroutes ou les agrandissements d’aéroports dont elle les dispensera, elle assure toujours que l’exploitation sera rentable. Les concepteurs du projet ne disent en revanche plus un mot sur le coût de la cinquième phase, qui doit encore ajouter au nord un prolongement de Merced à Sacramento et au sud une branche de Los Angeles à San Diego. Le système, achevé, ferait alors 1 300 km de long. Vers 2050 ?

    François Enver

  • Roland Ries chargé des transports dans la campagne PS

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    Le sénateur, maire de Strasbourg et président du Gart Roland Ries a finalement été désigné comme responsable sectoriel du transport et de la mobilité urbaine de la campagne socialiste. « Le transport n’était pas dans la première mouture de l’organigramme, l’idée était au départ de le mettre dans “développement durable”, j’ai insisté pour qu’on en fasse une thématique spécifique. Car le sujet concerne plus globalement le modèle de développement urbain », a indiqué Roland Ries. Un groupe de travail est à pied d’œuvre depuis juin sur le sujet transports, qui a déjà fourni un certain nombre de notes à François Hollande dans le cadre des primaires. Ce groupe, composé d’une vingtaine de politiques et de techniciens des transports est en train d’être élargi pour devenir le groupe du candidat François Hollande. On y trouve maintenant Bernard Soulage, Jacques Auxiette, Philippe Duron, Vincent Eblé, Christine Revault d’Allonnes et Pascal Auzanet. En déplacement à Strasbourg à l’occasion du congrès des jeunes socialistes, le samedi 19 novembre, François Hollande a précisé à Roland Ries ce qu’il attend de ses experts transports. « Il veut que nous l’aidions à établir avant la fin de l’année son programme personnel à partir du programme socialiste. Il souhaite des propositions précises sur la mobilité, le ferroviaire, l’aérien ou le fluvial », indique Roland Ries.

     

  • Infrastructures : le Snit en marche arrière

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    Le projet de Snit présenté le 17 novembre par le gouvernement est en retrait par rapport aux précédentes versions du texte. Qui plus est, cette version doit-elle être corrigée du fait de « la récente aggravation de la dette publique ». Les projets sont bien là, mais leur réalisation est de moins en moins contraignante. On est passé du « souhaitable » au « champ du possible ». De plus, « l’effort de maintenance sera prioritaire sur le développement des infrastructures ». Sur un effort total annoncé de 245 milliards d’euros en 25 ans, 105 milliards doivent être consacrés à l’optimisation des réseaux et 140 milliards au développement. Or un engagement de 60 % des dépenses de développement semble raisonnable, alors qu’une « très grande partie des dépenses nécessaires d’optimisation des réseaux devrait pouvoir être engagée ».  Le Conseil économique, social et environnemental doit émettre un avis en février sur le Snit.
     

  • Angers : Bernadette Caillard-Humeau débarquée

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    Les déplacements changent de titulaire à Angers. Jean-Claude Antonini, le maire (PS) d’Angers vient de débarquer Bernadette Caillard-Humeau, sa 1re adjointe, centriste (parti CAP 21), sur fond de divergences dans le rythme de la politique municipale. Le désaccord a éclaté à l’annonce par Bernadette Caillard-Humeau du passage en stationnement payant sur une place de 900 emplacements automobiles. « Elle restera gratuite jusqu’à la fin de mon mandat », a sèchement rectifié le maire, retirant ses délégations à son adjointe en lui reprochant plus généralement son « incapacité à travailler de manière collective ». Un changement de pied qui apparaît également politique avec le remplacement de Bernadette Caillard-Humeau par l’écologiste Vincent Dulong (Europe Ecologie-Les Verts). A la ville pour le moment. En attendant la désignation du nouveau responsable des transports publics à l’agglomération.     

    H. H.
     

  • TDIE dénonce la ponction de 53 millions sur le budget de l’Afitf

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    Le think tank TDIE dénonce la ponction de 53 millions d’euros que l’Etat entend faire dans le budget de l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (Afitf). Ponction qui a été adoptée par l’Assemblée nationale. D’un côté, remarque TDIE, « l’Etat va abonder le budget de l’Agence de 170 millions d’euros grâce à l’augmentation des recettes issues des contrôles radar (120 radars aux feux rouges fin 2009, désormais 680, et 720 fin 2012). De l’autre, il prélèverait 53 millions d’euros ». Mauvais coup, pour TDIE, car « l’Agence ayant des dépenses de fonctionnement extrêmement resserrées, c’est directement l’investissement dans les infrastructures qui sera pénalisé ».
     

  • La Haye commande les premiers trams Avenio de Siemens

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    C’est la compagnie des transports de La Haye (HTM) qui a passé la première commande de tramways Avenio, la nouvelle gamme de Siemens. Chiffrée à « plus de 100 millions d’euros », cette commande porte sur 40 trams à plancher bas intégral, la formation des conducteurs, la documentation et les pièces de rechange. Une option porte sur 40 véhicules supplémentaires. Comprenant quatre modules pour une longueur de 35 m, le matériel commandé par HTM sera produit par l’usine viennoise de Siemens et livré sur un an à compter de février 2014. Large de 2,55 m, ce tram offrira 70 places assises et pourra prendre 168 voyageurs debout.
     

  • Wuppertal commande à Vossloh Kiepe sa prochaine génération de métro suspendu

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    Mondialement connue pour son métro monorail suspendu, qui compte depuis 1901 une seule ligne de 13 km, la ville allemande de Wuppertal a commandé à Vossloh Kiepe 31 nouvelles rames articulées pour un total de 122 millions d’euros. Destinées à remplacer le matériel actuel, des années 1970, et à améliorer les performances de la ligne (vitesse, capacité…), les nouvelles rames seront assemblées à Valence (Espagne) par Vossloh Rail Vehicles, et leur équipement de traction sera fourni par Vossloh Kiepe. Les deux premières rames sont attendues à la mi-2014 pour essais, suivies des autres entre fin 2014 et fin 2015.
     

  • Le tribunal de commerce de Marseille condamne la RATP

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    Le 28 octobre, le tribunal de commerce de Marseille a condamné la RATP à poursuivre le contrat qui la lie à AnsaldoBreda. Il concerne la rénovation des trains des lignes 7, 8 et 13. Après avoir annoncé sa volonté de faire appel, la RATP met en demeure AnsaldoBreda et lui réclame 19 millions d’euros de pénalités de retard au titre des travaux de rénovation des 66 trains de la ligne 13 qui devaient être achevés en mai 2006. Il en reste encore quatre à livrer rénovés. Parallèlement, elle refuse de lui confier la rénovation des trains des lignes 7 et 8 qui « ne faisaient l’objet que d’une simple option dans le cadre du marché initial ».