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La Fgaac dénonce les conditions de travail dans le privé
La Fgaac-CFDT a décidé le 4 octobre de s’associer à la journée d’action européenne pour le transport ferroviaire lancée par le syndicat ETF et programmée le 8 novembre. L’organisation syndicale veut ainsi dénoncer les « erreurs » commises selon elle dans le transport ferroviaire de marchandises depuis l’ouverture à la concurrence en 2006 et les conditions de travail dégradées des cheminots du privé. Pour l’avenir, la Fgaac-CFDT ne veut pas voir se répéter le même scénario pour le transport de voyageurs. D’où une revendication forte : « Les négociations prochaines sur l’ouverture à la concurrence du transport voyageurs doivent bénéficier comme base de travail de la réglementation de la SNCF. » Une hypothèse qui semble déjà écartée par Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Ecologie, lors du lancement des Assises du ferroviaire, mi-septembre.
Clermont-Ferrand : RATP Dev se retire du projet
Alors que le trafic des transports clermontois a repris le 5 octobre après six jours de grève, le président de la RATP, dont la filiale RATP Dev avait été choisie pour entrer dans le capital de la T2C, l’exploitant clermontois, avant que la procédure ne soit remise en cause sous la pression des syndicats, a annoncé son retrait du dossier. « Nous constatons que nous ne sommes pas les bienvenus pour régler les problèmes. Dans ces conditions, nous nous retirons de ce dossier pour lequel nous avons perdu beaucoup de temps, a déclaré à La Montagne Pierre Mongin. Je conçois que la rigueur et le professionnalisme de notre entreprise aient fait peur à certains. Nous restons ouverts à toute nouvelle demande, avec prudence. » Parallèlement, Damien Romero, responsable CGT de la T2C, indique que la question de l’actionnariat « sera réexaminée par la suite, et nous serons associés à cette réflexion ». L’actionnariat de la T2C est actuellement local, ce qui constitue une singularité en France, les syndicats se disent favorables à sa transformation en société publique locale ou en régie.
La direction des gares pas assez indépendante de la SNCF
Deux ans après avoir critiqué le manque d’indépendance de la direction des gares vis-à-vis de la SNCF, l’Autorité de la concurrence revient sévèrement à la charge. Dans deux avis publiés le 3 octobre, l’institution estime que la direction indépendante lancée en 2009 par la SNCF et baptisée Gares & Connexions, mais qui reste sous l’autorité directe du président de la Société nationale, « n’est pas à la hauteur des enjeux de l’ouverture à la concurrence ». D’où la recommandation d’une séparation juridique des deux entités à moyen terme.
En attendant, elle réclame « une séparation fonctionnelle » qui donnerait une vraie autonomie financière à Gares & Connexions. Elle plaide aussi pour un contrôle plus fort de l’Araf, notamment dans le domaine de la tarification. Ce qui apporterait transparence et prévisibilité pour tous les opérateurs qui souhaitent venir concurrencer la SNCF. Reste maintenant à savoir ce que feront les pouvoirs publics de ces recommandations, alors qu’ils préparent un décret relatif aux gares de voyageurs.
RFF propose de récupérer 14 000 cheminots
Le patron de Réseau ferré de France est favorable à l’intégration au sein de l’établissement public chargé de gérer les infrastructures ferroviaires des 14 000 cheminots de SNCF Infra travaillant à la régulation des trains et aux aiguillages. Dans un entretien au magazine Challenges du 6 octobre, interrogé sur la vocation de RFF de reprendre ces cheminots sous sa houlette, Hubert du Mesnil répond que « les personnes qui sont en charge du réseau ont vocation à assumer ensemble leurs responsabilités de gestionnaire du réseau ». Pour Hubert du Mesnil, cette intégration pourrait se faire sans supprimer le statut de cheminot. RFF pourrait également récupérer les cheminots en charge de la maintenance, précise le magazine, soulignant que le personnel de RFF passerait ainsi de 1 400 personnes à 15 500, voire plus de 30 000 à terme.
Un consortium espagnol en charge du tramway d’Abou Dhabi
A côté d’un réseau de métro « lourd » long de 130 km, Abou Dhabi prévoit la construction de lignes de tramway sur 30 km en première étape (pour un total annoncé de 340 km). La ville des Emirats arabes unis (un million d’habitants) a confié à un consortium espagnol – les sociétés d’ingénierie Sener et Typsa, alliées aux chemins de fer valenciens (FGV) pour leur savoir-faire – la création d’un « métro léger » capable de desservir la partie nord de la cité (800 000 personnes), notamment à partir du centre, le quartier financier d’Al Sowwah ainsi que les îles Al Reem et Saadiyat. Le consortium table sur un trafic annuel de 100 millions de passagers.
Le Vélô de Toulouse entre dans la carte Pastel
Jusqu’à présent, il fallait deux cartes d’abonnement pour utiliser le réseau de transports en commun de l’agglomération toulousaine et le service de location de vélos VélôToulouse. A partir du 5 octobre, suite à la signature d’une convention de partenariat entre la ville et Tisséo-SMTC, les titulaires de la carte Pastel pourront y ajouter l’abonnement vélo, qui leur coûtera 20 € par an au lieu de 25 €.
C. S.-S.
Le Centre d’analyse stratégique veut avancer à pas comptés
Le Centre d’analyse stratégique (CAS, placé auprès du Premier ministre) a présenté le 5 octobre son rapport sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs. Le CAS distingue trois domaines : TER, trains d’équilibre du territoire (TET), trains commerciaux. Pour les TER, compte tenu du fait que les régions, officiellement, ne veulent pas ouvrir les services à la concurrence, le CAS envisage prudemment des ouvertures partielles dans certaines régions quand les contrats viennent à échéance. La tâche est un peu plus facile pour les TET, dont le contrat SNCF-Etat vient à échéance en 2014. Une dizaine de relations sur 40 pourraient alors faire l’objet d’appels d’offres. Dans ces deux domaines, le CAS souhaite l’adoption rapide d’un calendrier d’ouverture. Prudence plus grande encore pour les trains purement commerciaux, où les candidats ne se précipitent pas, et où le CAS examine les principales options (créations ou pas de Roscos, fonds de péréquation ou non), sans trancher.
Le Centre d’analyse stratégique souhaite le maintien de la filière du TGV
Sur la filière française de la grande vitesse, la surprise vient plus du constat que des recommandations du CAS présentées, comme celles sur la concurrence, le 5 octobre. Les auditions du CAS ont montré que, face à une triple remise en cause (la SNCF ne voulant plus commander de rames TGV pendant dix ans, les succès à l’exportation étant peu concluants et la Chine montant en puissance), certains acteurs étaient prêts à renoncer à un marché de niche qui ne représente que 10 % du CA du ferroviaire et ne voyaient l’avenir que dans une fusion. Le CAS, qui se veut au contraire « optimiste et audacieux », fait le pari inverse. Il souhaite que le marché intérieur soit plus soutenu, avec une commande de renouvellement par la SNCF d’une dizaine de rames par an qui, dans le respect des règles de concurrence, iraient à l’industrie française. La CAS souhaite qu’on profite des « investissements d’avenir » pour développer la rame à grande vitesse du futur, RFF de son côté faisant progresser l’infrastructure en construisant les lignes nouvelles. A l’exportation, plutôt qu’un pack français à composition unique, on évoque un Meccano plus subtil et des montages au cas par cas.

Nouveaux autocars et tarification à la baisse en Eure-et-Loir
Le conseil général d’Eure-et-Loir vient d’investir 2,8 millions d’euros dans l’achat de treize nouveaux véhicules pour son réseau Transbeauce (8 pour les lignes interurbaines et 5 pour le scolaire). Le conseil général d’Eure-et-Loir vient d’investir 2,8 millions d’euros dans l’achat de treize nouveaux véhicules pour son réseau Transbeauce (8 pour les lignes interurbaines et 5 pour le scolaire). Mais pour ce réseau (6,5 millions de kilomètres et plus de 3 millions de voyageurs) la rentrée est d’abord marquée par la généralisation d’une nouvelle politique tarifaire. L’an passé, le réseau avait expérimenté sur quelques lignes commerciales une baisse des tarifs allant de 30 à 50 % (à titre d’exemple, l’abonnement mensuel entre Janville et Chartres passe de 230 à 75 euros). Cette baisse a entraîné une hausse de la fréquentation de 26,9 %. Le conseil général a donc décidé de généraliser ces tarifs afin de « concurrencer le coût de revient d’une deuxième voiture dans les foyers ». Le réseau est aujourd’hui exploité par Veolia Transport. Une nouvelle DSP sera conclue en 2012.
Clermont-Ferrand : fin de la grève, reprise du service mercredi
Les agents de la société de transports en commun de Clermont-Ferrand ont voté mardi la fin de la grève, au 6e jour du mouvement, après avoir obtenu des garanties sur l’actionnariat de leur société, et le service doit reprendre mercredi, a appris l’AFP de source syndicale. « Au prochain comité syndical sera déclarée sans suite l’ouverture du capital de T2C (transports de Clermont) à la RATP », a déclaré Damien Romero, responsable CGT. Les syndicats ont de nouveau rencontré mardi matin le maire de Clermont, Serge Godard, également président de l’autorité organisatrice des transports (SMTC). Une longue réunion lundi avait échoué. La question de l’actionnariat « sera réexaminée par la suite et nous serons associés à cette réflexion », selon M. Romero. Les syndicats sont favorables à une transformation de la T2C en une société publique locale ou une régie. L’actionnariat est actuellement strictement local, ce qui constitue une singularité en France. En outre, d’après la CGT, les syndicats ont obtenu qu’une table ronde se tienne sur la question de la maintenance, autre point litigieux.
Source : AFP