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2,75 milliards à la clé pour les transports franciliens
Ils étaient tous là, dans les sous-sols de la gare RER C d’Invalides, ministre des Transports et de la Ville, patrons de la SNCF et de la RATP, venus assister à la signature, ce 26 septembre, de la « convention particulière relative à la mise en œuvre du plan de mobilisation pour les transports collectifs » par le préfet et le président de la région Ile-de-France. Jean-Paul Huchon, patron de l’Ile-de-France, le dit tout net : « Après trois ans de discussions, cette signature marque le premier acte de ce plan. » Prolongement du protocole conclu le 26 janvier, elle concrétise « la volonté partagée de l’Etat et de la région d’améliorer les transports collectifs ». Désormais, on fait cause commune et cela a sa traduction financière : 2,745 millions investis, 1,084 par l’Etat et 1,661 par la région. Cela va servir notamment à améliorer les RER C et D, à prolonger Eole à l’Ouest, à la Tangentielle Nord, à réaménager le pôle de Juvisy, à poursuivre des projets de métros, de tramways…
Siemens crée « Infrastructure & Cities »
L’ensemble du marché né de l’urbanisation de la planète est évalué par Siemens à 300 milliards d’euros par an. Pour répondre à ce marché, Siemens crée un secteur « Infrastructure & Cities », opérationnel dès le 1er octobre, début de l’exercice fiscal 2012 du groupe. Infrastructure & Cities aura son siège à Munich et sera dirigé par Roland Busch. Le secteur comptera un effectif mondial de près de 87 000 salariés et intégrera les actuelles divisions Mobility et Building Technology du secteur Industry, ainsi que la division Power Distribution et l’activité Smart Grid du secteur Energy. Infrastructure & Cities comprendra cinq divisions : Rail Systems (matériel roulant ferroviaire et urbain), Mobility and Logistics (solutions de mobilité, de transport et de gestion de la logistique), Low and Medium Voltage (appareillages basse et moyenne tension), Smart Grid (réseaux électriques intelligents) et Building Technologies (gestion technique des bâtiments).
La carte SNCF 12-25 devient la carte 12-30 jusqu’à la fin de l’année
L’aspect exclusif et limité de l’opération l’apparente à un cadeau d’anniversaire particulier pour célébrer les trente ans du TGV : jusqu’à la fin de l’année, la carte 12-25 de la SNCF, avec l’ensemble de ses avantages, devient une carte 12-30 ans. Cette offre de supplément de jeunesse, alors que l’on vit plus vieux, pourrait permettre à la SNCF de réaliser un test « grandeur nature » avec 400 000 cartes proposées, afin de « voir l’appétit des clients », comme le note Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages. Et éventuellement, ensuite, de généraliser cette offre susceptible de répondre à l’évolution de la société. Pas négligeable lorsque l’on sait que « les cartes sont plébiscitées par trois millions de clients ». Déjà, un voyage sur quatre se fait avec une carte de réduction, Enfant+, 12-25, Escapades, Senior.
La SNCF sélectionne quatre groupes pour les nouvelles boutiques en gare
A l’issue d’un appel d’offres lancé en décembre 2010, la SNCF, qui souhaite faire des gares « des lieux de vie dans la ville », a sélectionné quatre concepts pour ses futures boutiques. Chacun des quatre associe dans un même espace restauration rapide, supérette et vente de journaux et de tabac. Plus de 50 opérateurs avaient marqué leur intérêt, mais ce sont finalement Relay France avec Casino, le groupe Servex France avec Monoprix, SSP France avec WH, et Smith Eliance avec des produits des marques du groupe Carrefour qui ont été retenus. La SNCF a identifié près d’une trentaine de gares pour accueillir ce type de boutique d’ici deux ans, avec un objectif de 80 sites à terme. Les premières ouvertures sont prévues en 2012 après un test dans huit sites pilotes (Epinay-Villetaneuse, Saint-Quentin-en-Yvelines, Charleville-Mézières, Saint-Quentin, Châtellerault, Aix Ville, Annecy, Dreux).
Etats généraux du transport ferroviaire : les régions remontées contre la SNCF
Alors que les Assises du rail ont été lancées mi-septembre, les régions sont bien décidées à faire entendre leurs voix. Lors des Etats généraux du transport ferroviaire régional organisés le 28 septembre à Nantes par l’Association des régions de France, elles ont présenté leur « manifeste » qui présente six grands axes pour l’avenir. Les autorités organisatrices des transports plaident notamment par une régionalisation accrue, pour l’assainissement financier du système et pour un réengagement de l’Etat en faveur du ferroviaire. Très remontées contre la SNCF, elles réclament plus de transparence à la société nationale pour mettre fin à « l’opacité » de ses comptes. Faute de quoi, elles affirment qu’elles pourraient saisir la Cour des comptes pour l’y obliger. Le président de l’ARF, également président de la région Aquitaine, va plus loin et demande une réorganisation « en profondeur de la SNCF ». Sinon, estime Alain Rousset, « on va dans le mur ».

Beaune remplace deux lignes régulières par un TAD
La communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud (52 000 habitants, 54 communes) a lancé un deuxième service de transport à la demande. La communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud (52 000 habitants, 54 communes) a lancé un deuxième service de transport à la demande. Le 7 septembre, Côte à Côte 2 a remplacé le service des anciennes lignes régulières 20.1, desservant Beaune et Savigny-lès-Beaune, et 20.2, desservant Meloisey, Nantoux et Mavilly. C’est la très faible fréquentation, inférieure à 10 usagers sur l’année 2009-2010, qui a conduit à la création de ce nouveau service de TAD. Le transport à la demande Côte à Côte 2 sera assuré par Keolis avec un minibus de 9 places de type Renault Master, et sur demande par un véhicule accessible aux PMR. Il circulera tous les mercredis de l’année, sauf ceux d’août, de 13 à 19h, sur réservation effectuée la veille du trajet avant 17h. « Il sera possible de faire des trajets entre les communes concernées sans passer par Beaune et également dans les hameaux eux-mêmes », explique Alain Suguenot, président de la communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud. En mars 2010, Beaune Côte & Sud avait créé Côte à Côte pour desservir les communes en TAD de Beaune et Nolay, au sud-est de la ville. Exploité par Transdev, il transporte 200 personnes par mois. Côte à Côte 2, s’il n’a pas d’objectif précis, devrait rencontrer plus de public que les lignes régulières grâce à une plus grande amplitude et une desserte zonale, de commune à commune, sans forcément passer par Beaune.
Y. G.
CAF livrera 16 rames au métro de Bucarest
Metrorex, l’exploitant du métro de Bucarest, a choisi le constructeur espagnol CAF pour la livraison de 16 rames de métro de 6 caisses à partir de 2012, dans le cadre du renouvellement du parc de la ligne 3. Bombardier, qui avait précédemment fourni des rames Movia à Bucarest, était également sur les rangs. Outre la tranche ferme, chiffrée à 97 millions d’euros hors taxes et financée par la BEI, le marché comprend 8 rames en option et un transfert de technologies (le matériel sera assemblé sur place). Metrorex a annoncé que les nouvelles rames seraient équipées pour la conduite automatique et disposeraient de systèmes d’information-voyageurs (audio et vidéo), ainsi que d’espaces pour les vélos. L’exploitant du métro de Bucarest compte également commander 21 rames pour la future ligne 5, dont Systra assure l’assistance à maîtrise d’ouvrage.
Alstom passe trois commandes à Freinrail
Freinrail, filiale française de la branche « rail » de Knorr-Bremse (freinage, portes et climatisation), annonce trois commandes passées par Alstom et chiffrées à environ 3 millions d’euros. D’une part, le constructeur de matériel roulant a choisi Knorr-Bremse pour la fourniture de valves Sifa pour le freinage des locomotives autrichiennes équipées ERTMS/ETCS. D’autre part, Freinrail « accompagne Alstom » pour la fourniture de la troisième tranche de rames X’Trapolis pour la desserte de Hillside, dans la banlieue de Melbourne (Australie), soit 14 éléments tricaisses s’ajoutant aux 36 qui circulent déjà et aux 40 en cours de livraison. Enfin, Freinrail « poursuit sa collaboration avec Alstom dans le domaine de la grande vitesse », en fournissant le système de production d’air principal pour la construction de 25 nouvelles rames TGV Euro Duplex.
Lyon – Turin : la France et l’Italie rebattent les cartes du financement
C’est une étape décisive pour sortir de l’impasse financière le projet de tunnel ferroviaire transfrontalier. La rencontre à Paris, le 27 septembre, du ministre des Transports, Thierry Mariani, avec son homologue italien, Altero Matteoli, a permis d’aboutir à un accord sur un phasage de l’opération et surtout « sur le partage des coûts de la première phase du projet », annonce le ministère français dans un communiqué. L’Italie paiera 57,9 % du tunnel de base au lieu de 63 %, et la France 42,1 %, si bien que sur l’ensemble du projet les deux contributions seront à parité, à hauteur de 35 % chacune, les 30 % restants étant financés par l’Union européenne. L’accord devait être transmis d’urgence à Siim Kallas, vice-président chargé des Transports à la Commission européenne, puisque la signature de cet engagement international était la condition posée par l’UE pour poursuivre son implication financière dans ce dossier.
Reprise des travaux du pont Hong Kong – Zhuhai – Macao
Arrêtés pendant un an suite à une procédure judiciaire pour infraction supposée à la législation hongkongaise sur l’environnement, les travaux de construction du pont routier Hong Kong – Zhuhai – Macao, long de 50 km, devraient reprendre d’ici la fin de l’année, la justice ayant débouté les plaignants. Le gel des travaux n’est cependant pas sans conséquence : Eva Cheng, la secrétaire aux Transports de l’ex-colonie britannique évalue son impact à 6,5 mds HKD de surcoûts (616 ME au cours actuel), ce qui porterait le chiffrage final du projet à 89,5 mds HKD (8,48 mds E). L’ouvrage pourrait être achevé en 2016 si son chantier ne rencontre pas d’autres aléas.