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  • Sondage : les Français se trompent sur le coût de leurs déplacements urbains

    Même si la voiture leur coûte cher et s’ils en sont conscients, les Français répugnent encore à prendre les transports publics. C’est ce qui ressort du sondage réalisé pour la 5e Journée du transport public du 21 septembre. En effet, 41 % avouent ne jamais prendre les transports en commun, même s’ils sont 72 % à estimer que le trajet en voiture est plus coûteux et 77 % que les transports publics offrent un meilleur rapport qualité-prix en ville. Et seuls 12 % les utilisent 5 jours par semaine… « Cela montre qu’il y a encore du chemin à faire en pédagogie pour faire prendre les bonnes décisions », a commenté le président du Gart, Roland Ries. De son côté, le président du GIE Objectif Transports Publics, Bernard Soulage, rappelle que « le coût psychologique ou coût apparent pour l’automobiliste est nul, il considère que c’est gratuit ! » C’est pourquoi l’argument prix, supposé de choc en période de crise, est le slogan 2011 : « Alléger vos déplacements, ça vous dit ? » Avec un calcul : vu son prix au km de 0,02 euro, le bus coûte 20 fois moins cher que la voiture (0,30 à 0,40 euro du km). Et ça, seuls 14 % des Français le savent !

  • Billettique à Lille : retard à l’allumage

    La mise en place de la billettique des transports publics lillois est repoussée à la mi-2012. Prévu pour le 1er janvier 2012, le basculement du ticket de métro classique vers une carte à puce interviendrait plutôt au deuxième semestre. Responsable de la mise en place du nouveau service, la société Parkeon a pris du retard dans le développement de la technologie. La volonté de Lille Métropole reste intacte. « Il n’y a pas péril en la demeure, nous préférons être bien prêts pour lancer le service », a indiqué Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole.

  • Saint-Germain-en-Laye inaugure le plus grand parking à vélos gratuit d’Ile-de-France

    La mairie de Saint-Germain-en-Laye va inaugurer le 17 septembre le plus grand parking à vélos gratuit de la région Ile-de-France. Ouvert 7 jours/7 et placé sous vidéosurveillance, il sera même gardienné de 6h30 à 9h et de 18h à 20h. En plus des 300 places disponibles dans ce parking, les Saint-Germanois pourront profiter d’un service de dépannage et de réparation, de 30 casiers-consignes, ainsi que d’une station de gonflage. La mairie prévoit par ailleurs un service de location avec pour le moment 10 vélos à assistance électrique, 5 vélos classiques adultes et 5 pour enfants.

  • Tarif SNCF : la fin des périodes de pointe

    Tarif SNCF : la fin des périodes de pointe

    Il serait presque passé inaperçu, paru au Journal officiel du 31 juillet, le décret 2011-914 repéré par le magazine Challenges. Et pourtant, modifier le cahier des charges de la SNCF, c’est le prélude à une liberté tarifaire nettement accrue pour l’entreprise. Il serait presque passé inaperçu, paru au Journal officiel du 31 juillet, le décret 2011-914 repéré par le magazine Challenges. Et pourtant, modifier le cahier des charges de la SNCF, c’est le prélude à une liberté tarifaire nettement accrue pour l’entreprise. C’est d’ailleurs bien conforme à ce qui avait été réclamé par la direction en fin d’année dernière lors des discussions portant sur les trains d’équilibre du territoire, sujet également précisé dans ce décret. Il doit, en particulier, permettre « d’adapter l’encadrement des tarifs de la SNCF à la faveur de l’ouverture progressive à la concurrence du marché ferroviaire. » Derrière cette volonté affichée, une mesure bien concrète qui doit concerner les trains à réservation, TGV, Téoz, Lunéa : le décret annonce la fin de la distinction entre périodes de pointe et périodes dites normales, la fin de ce que furent les calendriers blancs, bleus… Pour la SNCF, cela doit avant tout permettre d’obtenir davantage de souplesse pour la fixation de ses prix, « adaptés au plus près en fonction des demandes de la clientèle », de l’offre et de la demande. Et donc de jouer avec plus de finesse les règles du yield management visant à mieux remplir les trains, avec des prix maximums lorsque la clientèle est nombreuse, minimaux les jours et heures où elle ne serait pas spontanément au rendez-vous et lorsqu’un tarif très incitatif peut la convaincre de choisir le train.

    Actuellement, la répartition entre période de pointe et période normale, qui doit concerner au moins 40 % des trains, est décidée en début d’année, un an à l’avance, sans possibilité de changement. Ce qui peut ne pas correspondre à la réalité, le jour donné. Ainsi la SNCF estime que 10 % des trains classés en période de pointe, censés être très fréquentés, sont à peine à moitié remplis. Or des tarifs revus à la baisse pourraient doper ces trafics. A l’inverse, en heures creuses, certaines rames font le plein et leurs prix pourraient être nettement revus à la hausse.
    Avec le nouveau dispositif, il restera le tarif de référence, supposé correspondre à une période « normale » en seconde classe, encadré par l’Etat, et un prix maximal sera fixé. Dans ce cadre, la SNCF s’engagerait à avoir plus de 50 % de billets à un tarif inférieur ou égal au tarif de référence, soit les actuels billets seconde classe plein tarif en période normale. Ses responsables insistent sur le fait qu’ils « ne souhaitent vraiment pas augmenter les prix. Parce que les clients ne suivraient pas et que la concurrence arrive. Il faut que le TGV reste un train populaire, avec de plus en plus de petits prix. Il y aura d’ailleurs 50 % de billets à tarif réduit contre 40 % actuellement de tarif heure creuse. » La prochaine étape va impliquer la consultation formelle, sans doute au cours de l’automne, des associations de consommateurs. C’est ensuite seulement que l’Etat prendra un arrêté. En fonction de cela, la nouvelle modulation des tarifs en seconde classe, en fonction du taux de remplissage des rames et avec la disparition des périodes pleines et creuses, devrait entrer en application en début d’année prochaine. A la Fnaut, Fédération nationale des associations d’usagers des transports, on redoute que cela ne se traduise par une information sur les tarifs encore plus opaque pour les voyageurs.     

    P.?G.

  • Renforcement des effectifs policiers dans les transports franciliens

    « En 2011, pour la sécurité des usagers des transports en Ile-de-France, il y a 500 personnes de plus », a assuré Claude Guéant, le 6 septembre, à l’occasion de l’inauguration d’une antenne judiciaire de la police des transports à Paris. 300 policiers sont déjà opérationnels, a ajouté le ministre de l’Intérieur, qui avait annoncé ce renfort début mars et invité les présidents de la SNCF et de la RATP à faire « un effort de même ampleur ». « C’est en train de se faire, puisque les 300 policiers annoncés par la police sont à l’œuvre aujourd’hui. La SNCF a entamé le recrutement de 300 personnes, 150 seront opérationnels avant la fin de l’année. La RATP a des difficultés un peu plus grandes mais alignera 50 personnes d’ici la fin de l’année », a précisé le ministre.
     

  • Le métro d’Alger roule à blanc

    Après l’achèvement des essais mécaniques et des systèmes du métro d’Alger, la marche à blanc a débuté le 8 septembre. Sa réception provisoire est prévue à compter du 31 octobre, et sa mise en service commercial dans les jours qui suivront. D’une longueur initiale de 9,5 km, ce métro, réalisé par un groupement composé de Siemens France, Vinci construction Grands Projets et CAF, desservira dix stations. Plusieurs extensions sont en projet, en vue d’atteindre un réseau de 40 km en 2020. L’exploitation sera assurée par plus de 400 agents que RATP El Djazair est en train de former. L’objectif du futur opérateur est double. « Il s’agit à la fois de tester le système dans son intégralité et de préparer les équipements à l’accueil des nouveaux voyageurs, mais également de compléter la formation du personnel d’exploitation et de maintenance en le confrontant à des situations concrètes. Au total, plus de cent exercices opérationnels seront réalisés. Il s’agit du point de départ d’une période de huit semaines déterminante », explique la RATP dans un communiqué.

  • Inde : Bombardier remporte un contrat de 84 millions d’euros

    Bombardier Transport a annoncé le 5 septembre avoir obtenu une nouvelle commande de la Delhi Metro Rail Corporation Ltd (DMRC) pour la fabrication de 76 voitures de métro supplémentaires. Le contrat s’élève à environ 84 millions d’euros et s’ajoute à la commande de 114 voitures annoncée au milieu de l’année 2010. Les livraisons doivent débuter au troisième trimestre 2012 et devraient se terminer au début de 2013. Avec cette nouvelle commande, la DMRC exploitera un parc de 614 voitures de métro Bombardier Movia, soit l’un des plus importants au monde.

  • Le Pays de Quimperlé crée son propre réseau intercommunal

    Le Pays de Quimperlé crée son propre réseau intercommunal

    La communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq) a lancé le 1er septembre son propre réseau de transport. Le TBK, pour Tro Bro Kemperlé, le tour du pays de Quimperlé en breton, est un réseau de dix lignes couvrant le territoire de la CC. La communauté de communes du Pays de Quimperlé (Cocopaq) a lancé le 1er septembre son propre réseau de transport. Le TBK, pour Tro Bro Kemperlé, le tour du pays de Quimperlé en breton, est un réseau de dix lignes couvrant le territoire de la CC. Neuf d’entre elles, numérotées de 1 à 9, sont nouvelles, et la dernière reprend le parcours d’une ligne gérée jusque-là par le réseau départemental Penn-ar-Bed. Jusqu’à l’été, en effet, la responsabilité du transport collectif sur le territoire de la Cocopaq relevait du département du Finistère. Mais la collectivité a choisi d’exercer sa compétence pleine et entière en matière de transport. Il s’agit pour elle d’améliorer les dessertes de transport scolaire pour tenter de remédier à sa désaffection constante, tout en maintenant une équité de l’offre en la matière sur l’ensemble du territoire. La Cocopaq compte aussi développer l’offre de transport auprès de tous les habitants, puisque les transports sont désormais accessibles à tous, offrant ainsi une alternative à la voiture. Le Pays de Quimperlé est caractérisé par un très fort taux d’équipement automobile, allant jusqu’à 95,9 % des foyers dans quelques-unes des communes du territoire, et au minimum 83 % dans les moins équipées, alors que la moyenne nationale est à 80 %. En créant ce réseau, la Cocopaq a aussi souhaité favoriser les échanges entre les communes et la ville-centre et développer les trajets domicile – travail en transports en commun.

    Trois niveaux de dessertes ont été créés. D’abord intercommunal, avec deux départs le matin de chacune des communes vers Quimperlé, en période scolaire, pour arriver vers 8h, puis 9h. Le soir, trois retours vers les communes sont prévus de Quimperlé vers 16h, 17h et 18h. Entre ces deux horaires, c’est le transport à la demande qui prend le relais, en ligne virtuelle de Quimperlé vers les communes en fin de matinée et en sens inverse en début d’après-midi. Les dix lignes fonctionnent sur ce principe. S’y ajoutent une desserte locale dans les communes ou entre les communes très proches. Enfin, le réseau TBK desservira Quimperlé grâce à trois lignes urbaines, avec un départ toutes les heures de 7h à 19 h et une navette de centre-ville avec un départ toutes les 30 mn de 10h à 18h. L’ensemble des lignes desservira la gare au moins toutes les demi-heures, afin d’assurer une correspondance avec les TER.     

     

    Yann Goubin
     

  • Poma signe pour le 2e « tramway » aérien de Rio

    Quelques jours après avoir inauguré son "tramway" aérien le plus long du monde (3,4 km), au nord de Rio de Janeiro, Poma, leader du transport par câble, vient de remporter un contrat de 6 millions d’euros pour la construction d’un second téléphérique à Rio. Long de 720 m avec 3 gares et 23 cabines pour un débit de 3 000 personnes/heure, ce "tramway" aérien s’appellera Morro da Providencia et reliera l’important terminus de la gare Central do Brasil à la cité de la Samba, 3e lieu touristique le plus visité de la ville. Ce site urbain très dense présente un relief accidenté pour lequel le transport par câble s’est imposé tout naturellement, estime-t-on chez Poma.

  • Alstom et Siemens se partagent le marché russe

    Les trains des constructeurs européens vont déferler sur le marché russe. Alstom présentait à l’occasion de l’exposition 1520 la locomotive EP20, commandée par les chemins de fer russes dans la perspective des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi. L’occasion de rappeler que depuis leur alliance en 2008, Alstom et Transmashholding « ont reçu au total la commande de 700 locomotives pour les chemins de fer russes (RZD) et kazakhs (KTZ), pour un montant global de 3,5 milliards d’euros », a indiqué le constructeur français. « Cette première réalisation, a par ailleurs souligné Alstom, sera suivie dans quelques mois de la locomotive 2ES5, une deuxième locomotive électrique, cette fois destinée au transport de fret. »   Le même jour, Siemens et son partenaire russe, l’équipementier ferroviaire Sinara, annonçaient une commande de RZD de 2,5 milliards d’euros, portant sur 1 200 voitures de trains régionaux Desiro RUS. Un contrat de maintenance (500 millions d’euros) d’une durée de 40 ans, effectif à partir de 2013, qui portera sur les 54 trains du même type déjà vendus en 2009 et 2010, a par ailleurs été attribué à Siemens.