Votre panier est actuellement vide !
Blog
Toulouse : bus contre tram, le chauffeur du bus responsable
Plusieurs accidents ont eu lieu à Toulouse entre des automobilistes et le tramway mis en service en décembre dernier, notamment à cause du non-respect des feux rouges clignotants impliquant un arrêt absolu. L’accident du 5 août dernier est plus étonnant car c’est un bus de Tisséo qui a percuté un tram au niveau de la station d’Ancely, jusqu’à le faire dérailler. Le chauffeur du bus a affirmé que ses freins avaient lâché. Le wattman a été suspendu pour deux jours pour raisons administratives, puis réintégré. L’enquête de Tisséo rendue publique le 31 août a conclu à la responsabilité du chauffeur de bus, qui a grillé le feu rouge clignotant. Le contrat de cet employé, en CDD depuis quelques mois à Tisséo, n’a pas été renouvelé. Reconnaissant « l’erreur professionnelle », le représentant de SUD Transports Frank Delpérier a réitéré dans La Dépêche du midi la demande de son syndicat de « remplacer les feux rouges clignotants R24, auxquels les gens ne sont pas habitués, par des feux tricolores habituels ». En janvier 2011, un automobiliste avait été blessé près de la station d’Ancely après avoir grillé un de ces mêmes feux.
Catherine Sanson-Stern
Péages : la facture est lourde pour les TGV
Les hausses de tarifs des péages proposées le 31 août par RFF pour l’année 2013 doivent paraître salées à la SNCF : RFF veut augmenter de 7,4 % les péages versés par les TGV et de 4,3 % ceux des autres trains, sauf les TER cadencés. Pour ceux-ci, la redevance recule de 5 %, « afin de favoriser la mise en place de la nouvelle circulation ferroviaire ». Le barème de RFF n’est pas encore définitif. Les tarifs doivent encore fait l’objet de consultations pendant deux mois, avant d’être soumis à l’Araf. La question des péages est une source de discorde entre RFF et la SNCF, cette dernière estimant que ces hausses annuelles de péages sont en train de remettre en cause son modèle économique. Mais elle ne veut cette fois-ci ni s’exprimer ni polémiquer. Elle sait que cette question sera au cœur des assises du rail qui s’ouvriront mi-septembre.
Véhicules électriques : gouvernement et industriels signent une charte de dix engagements
Le ministre de l’Industrie Eric Besson, ainsi que les patrons de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, de Renault, Carlos Ghosn, et Vincent Bolloré, PDG du groupe du même nom, ont signé le 6 septembre une charte de 10 engagements en faveur du développement de la filière des véhicules électriques et hybrides. Cette charte « montre une volonté unanime de favoriser une large diffusion de ces véhicules », a déclaré M. Besson. Elle « décline dix engagements pour une offre de véhicules simples, accessibles et offrant les meilleures garanties de sécurité », afin d'« adresser aux futurs utilisateurs un message de confiance », a ajouté le ministre, qui s’est par ailleurs déclaré « optimiste » sur la possibilité de maintenir le système de bonus écologique en faveur des véhicules électriques et hybrides. « Le Premier ministre a été extrêmement clair, il a dit que le principe était préservé, qu’il y aurait un certain nombre d’ajustements », a-t-il déclaré.
Eurostar et le LOSC : ça s’en va et ça revient…
Entre le Lille Olympique Sporting Club (LOSC) et Eurostar, la délicate période des transferts s’est jouée sur l’air de je t’aime, moi non plus. Car c’est Eurostar qui a emporté l’attaquant monégasque Chu-Young Park. Lorsque les dirigeants du club sont venus le chercher à sa chambre d’hôtel pour achever sa visite médicale et signer le contrat, il était déjà en gare de Lille, parti comme un voleur, répondant à l’appel des sirènes d’Arsenal et de ses espèces sonnantes et trébuchantes. Toutefois Eurostar, après avoir enlevé Park, a ramené, quelques jours plus tard, le prestigieux joueur britannique Joe Cole. Outre le challenge offert par Lille, qui joue la prochaine ligue des Champions, il a reconnu volontiers avoir été séduit par la situation géographique de Lille, à 1h30 de Londres par Eurostar. Sa venue aurait d’ailleurs été conditionnée par l’autorisation accordée de demeurer et de vivre à Londres. Ce qui en ferait donc, pour suivre les entraînements et les matchs, un navetteur quotidien entre Lille et la capitale de l’Angleterre.
La traversée souterraine à grande vitesse de Barcelone en cours d’aménagement
Après la jonction des équipes le 26 juillet dernier, le tunnel de 5,8 km permettant à la grande vitesse de passer sous Barcelone va être peu à peu doté de ballast, rails et caténaires. Reliant La Sagrera au nord-est à la station de Sants, il nécessite un réaménagement des quais est de cette gare centrale. 179 millions d’euros ont été consacrés au forage du tunnel, et Adif (le RFF espagnol) compte toujours clore Barcelone – Figuerès pour fin 2012.
La liaison vers l’aéroport de Madrid-Barajas inclura la voie UIC
Afin de permettre l’arrivée des trains à grande vitesse directement sous le terminal 4 de l’aéroport de Madrid-Barajas, la ligne quasi achevée depuis la gare de Chamartin sera dotée d’une voie UIC puis, dans l’enceinte de l’aéroport, d’un troisième rail. Une rallonge de 26 millions d’euros pour une facture totale de 216 millions d’euros.
Premier tronçon à grande vitesse en Galice
Le 10 décembre prochain, sera mise en service la section à grande vitesse entre Ourense-Santiago et Coruña (La Corogne), avec une année d’avance et après un investissement de 3,3 milliards d’euros. Situé à l’extrême nord-ouest de la péninsule, ce sera le premier tronçon de la grande vitesse entre Madrid et la Galice, prévue pour 2015. Longue de 150 km avec 59 % de son parcours en tunnel ou en viaduc, cette section emprunte une partie de « l’axe atlantique » en (re)construction de La Corogne à la frontière portugaise. Pour cette raison, la partie inaugurée en décembre prochain sera à écartement large, mais électrifiée en courant alternatif. Depuis août, des essais sont en cours entre Ourense et Santiago avec des rames S120 (à écartement variable et bicourant).
Veolia-Transdev remporte le marché d’Amboise
La ville d’Amboise (Indre-et-Loire) vient d’attribuer à Veolia-Transdev le petit marché (118 700 €) du transport urbain. La ville avait créé une première ligne l’an passé afin de relier du lundi au samedi les zones industrielles et la gare SNCF. Le réseau vient de s’étoffer avec la création d’une deuxième ligne pour desservir du lundi au dimanche différents équipements du centre-ville. Enfin, une ligne 3 parcourra les mercredis et vendredis après-midi la ville d’est en ouest et du nord au sud, en passant par tous les quartiers. Ce transport urbain est assuré par un nouveau véhicule d’une capacité de 21 places avec des tarifs qui restent attractifs : 0,50 € le ticket plein tarif, 0,25 € le ticket en tarif réduit.
J-J T.
La LGV Bayonne – frontière renvoyée aux calendes basques
«La construction de la ligne nouvelle sera subordonnée au constat que la ligne actuelle est proche de la saturation. » Cette déclaration, le 2 septembre, du préfet de la région Aquitaine décale d’au moins quinze ans la réalisation d’une LGV qui, depuis Bayonne, ferait la jonction avec l’Espagne. La saturation était évoquée pour 2020, elle l’est aujourd’hui pour 2035, selon le volume de fret échangé avec l’Espagne. Un « observatoire du trafic » (élus, Etat, RFF) est mis en place, et les sondages amorcés sont différés. Pour autant, le tracé va se préciser sur les 35,6 km prévus dont 8,3 en viaducs et 13,5 en souterrain. Chaque kilomètre en Pays basque revient à 55 millions d’euros, contre 12 dans les plates Landes. La ligne serait mixte (fret/voyageurs), parcourable à 220 km/h avec une seule gare à Bayonne, moyennant deux raccordements.
La région Ile-de-France rappelle qu’elle investit dans la sécurité
Suite à l’inauguration des nouveaux locaux du Service régional de la police des transports (SRPT), Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, et Abdelhak Kachouri, son vice-président chargé de la sécurité, ont rappelé que « plus de 500 millions d’euros ont été investis depuis 1998 pour sécuriser les transports franciliens, et 26,6 millions d’euros pour le seul premier semestre 2011 ». A la fin de l’année, 242 gares devraient être équipées de la vidéosurveillance, et l’ensemble du réseau le sera d’ici à 2013. Les élus régionaux ont aussi souligné que « l’Ile-de-France est la seule région de France à financer la vidéosécurité. Mais il ne faut pas oublier que l’humain est toujours mieux à même de prévenir ou de régler les conflits, les caméras ne sont que des outils qui les accompagnent. Aujourd’hui, plus de 3 000 agents sont présents sur le réseau francilien ». La région cofinance en effet avec le Stif les 1 209 agents de sécurité RATP du GPSR, les 1 200 agents franciliens de la police ferroviaire (Suge), ainsi que 115 médiateurs dans les bus du réseau Optile.