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Les Suisses toujours premiers utilisateurs du train au monde
Chaque Suisse a parcouru en moyenne 2 248 km en train l’année dernière, ce qui en fait les premiers utilisateurs ferroviaires au monde, loin devant les Japonais (1 910 km). Ils sont suivis par le Danemark (1 322 km), la France (1 320 km) et l’Autriche (1 227 km), selon des chiffres présentés début août par l’Union internationale des Transports Publics.
Report de l’appel d’offres pour le matériel roulant Crossrail
Le 30 août, la direction du projet Crossrail a annoncé un report de l’appel d’offres sur la fourniture des quelque 60 rames et du dépôt du futur RER est – ouest londonien. Les soumissionnaires (Alstom, Bombardier, CAF, Hitachi et Siemens) devraient recevoir le dossier en 2012 plutôt que fin 2011, la signature du contrat étant repoussée de fin 2013 à 2014, et la mise en service des rames de décembre 2016 à mai 2017. Officiellement, ce report doit permettre de « réaliser d’importantes économies, en réduisant le délai de mise en service du matériel roulant sur le réseau », tout en prenant en compte des mesures visant à « mettre l’accent sur les intérêts stratégiques du Royaume-Uni », « sur un pied d’égalité avec la concurrence ». Cette intervention en faveur de l’industrie britannique intervient deux mois et demi après la désignation de Siemens comme « preferred bidder » pour la livraison des rames Thameslink, autre grand projet londonien. Une désignation très contestée, car donnant des heures de travail en Allemagne au détriment de l’usine Bombardier de Derby, en Angleterre.

Melun Val-de-Seine repense ses lignes de bus
Le nouveau réseau de bus de la communauté de communes Melun Val-de-Seine a été lancé le 11 juillet dernier. Le nouveau réseau de bus de la communauté de communes Melun Val-de-Seine a été lancé le 11 juillet dernier. Les lignes de l’ancien Transport régional de l’agglomération Melun Val-de-Seine (Tram), jugées trop nombreuses et trop sinueuses (selon une étude réalisée en 2009), ont été totalement repensées, pour être plus lisibles, donc plus faciles à utiliser. Pour marquer ce changement, le Tram est devenu Mélibus.
Les lignes les plus importantes (A, C, E et F) ont été diamétralisées, permettant ainsi les déplacements du nord au sud de l’agglomération sans changer de bus en gare de Melun. Ce regroupement de lignes a entraîné la suppression ou la modification d’arrêts dans 8 des 14 communes que compte la communauté de communes Melun Val-de-Seine : Dammarie-lès-Lys, Le Mée-sur-Seine, Melun, La Rochette, Livry-sur-Seine, Vaux-le-Pénil, Rubelles et Voisenon.
Les tracés sont désormais identiques à l’aller et au retour, grâce à une desserte à double sens. Et les horaires sont cadencés sur la majorité des lignes, afin d’être plus lisibles. Les bus passeront donc à intervalles réguliers, tout en assurant les correspondances avec une grande partie des trains en gare de Melun. Les gares du Mée-sur-Seine et de Livry-sur-Seine sont aussi desservies même si les correspondances n’y sont pas programmées.
Le Stif qui finance 74 % du nouveau réseau de bus, apportera, jusqu’en 2016, une contribution financière annuelle oscillant entre 11,9 et 12,6 millions d’euros en fonction des années. L’engagement financier de la communauté d’agglomération s’élèvera, pour sa part, à presque 2,1 millions, chaque année. Au final, ce réseau coûtera, en budget de fonctionnement annuel, 170 000 euros à l’agglo et 350 000 euros au Stif. Pour l’année 2011, ce dernier subventionne le véhicule supplémentaire nécessaire à la restructuration à hauteur de 113 380 euros.
Y. G.
Près de 8 500 000 voyageurs par an
Le réseau Mélibus, exploité par Veolia-Transdev pour le Stif, compte 16 lignes au total (semaine, dimanche et jours fériés). Les bus circulent de 5 h à 22 h dans le périmètre de la communauté d’agglomération Melun Val-de-Seine qui réunit 106 000 habitants et 14 communes. Le réseau transporte près de 8 500 000 voyageurs par an.
Italie : la compagnie privée Arenaways en faillite
La petite compagnie privée Arenaways risque fort de boire la tasse. Cette société, qui a été la première à oser défier la compagnie publique Trenitalia (groupe Ferrovie dello Stato) en proposant depuis novembre des trajets Milan – Turin, a été placée en redressement judiciaire cet été. Le site Internet du groupe basé dans le Piémont indique que seules les liaisons de trains autos-couchettes venant des Pays-Bas et d’Allemagne sont désormais assurées, les trajets italiens étant tous suspendus. Le fondateur d’Arenaways, Giuseppe Arena – qui a accusé plusieurs fois FS de lui mettre des bâtons dans les roues – croit encore en son projet et espère racheter en octobre son entreprise grâce au soutien de nouveaux entrepreneurs locaux.
E. K.
La DB veut 25 % de femmes dans ses effectifs
Depuis le début de l’année, le débat fait rage en Allemagne : faut-il introduire des quotas pour féminiser les hautes sphères de l’économie ? Alors qu’au sein même du gouvernement tous les ministres ne parlent pas de la même voix, les grandes entreprises sont priées de prendre position. La Deutsche Bahn se déclare ainsi déterminée à féminiser ses équipes. Objectif : 25 % de collaboratrices « à tous les étages », d’ici cinq ans.
Actuellement, la proportion de femmes atteint seulement 21 %, et tout juste 16 % dans l’encadrement. Pour y parvenir, le groupe allemand va mettre en place des outils tels que le temps partiel pour les cadres dirigeants ou le travail à domicile. Pour autant, pas question d’introduire des quotas, notamment au sein du conseil d’administration : « Cela n’a aucun sens », affirme le DRH de la Bahn, Ulrich Weber.La DB promet davantage de ponctualité
Lancée dans une vaste offensive de charme destinée à redorer sa mauvaise image outre-Rhin, la Bahn s’engage désormais à mieux communiquer sur ses prestations en matière de respect des horaires. Dès septembre, la DB publiera chaque mois sur son site Internet des relevés « ouverts, sincères et transparents » sur la ponctualité de ses trains. Jusqu’ici, elle se contentait de livrer des moyennes annuelles très flatteuses, en contradiction avec l’expérience des usagers ou les études menées par l’association de consommateurs Stiftung Warentest, selon laquelle un train grandes lignes sur trois est en retard. L’opérateur avait toujours refusé de publier des relevés détaillés, affirmant que cela relevait du secret d’entreprise. En levant le voile aujourd’hui, la DB satisfait donc une vieille revendication des usagers : « Apporter une meilleure qualité de service à nos clients est notre objectif central », déclare Rüdiger Grube, qui rappelle que la Bahn va aussi consacrer 10 milliards d’euros à la modernisation de sa flotte d’ici 2015, afin d’améliorer ses performances.
70 % des cheminots de la DB se déclarent « démotivés »
A la longue liste de ses problèmes, le chef de la DB Rüdiger Grube va pouvoir en ajouter un autre : la démotivation croissante de ses troupes. Selon le Financial Times Deutschland, qui cite un sondage interne du groupe, 70 % des cheminots de la Bahn se déclarent « démotivés » et « frustrés ». Pêle-mêle, ils déplorent l’absence de liberté d’initiative, les procédures de prise de décisions trop lentes, les structures hiérarchiques opaques, ou encore les objectifs inaccessibles fixés par la direction. Selon le syndicat EVG, l’incertitude persistante quant à la privatisation de l’opérateur pèserait également sur le moral des cheminots. Dans les couloirs du groupe, le résultat de cette enquête est qualifié « d’effrayant » : personne n’avait soupçonné l’ampleur du mécontentement. Face à ce climat social dégradé, la Bahn annonce la tenue de plusieurs tables rondes afin d’écouter les doléances de ses salariés. Mais il n’y a pas qu’en interne que la DB va devoir batailler pour redorer son blason : la compagnie arrive en avant-dernière position d’une enquête d’opinion sur l’engagement écologique et social des entreprises. Seul BP, responsable de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire, fait moins bien. « Nous avons encore du pain sur la planche pour corriger l’image de la Bahn », reconnaît Rüdiger Grube.
Antoine Heulard
La DB supprime près d’un poste sur trois aux guichets
« Coupe sombre », pour les syndicats. Evolution naturelle pour la direction. La décision de supprimer 700 postes d’agents commerciaux aux guichets des gares allemandes d’ici 2016 n’en finit plus de faire des remous. Selon la compagnie allemande, qui va ainsi réduire de près d’un tiers ses effectifs aux guichets, cette décision se justifie par les nouvelles habitudes des usagers, toujours plus nombreux à réserver leurs billets sur Internet ou les bornes automatiques. Résultat : les ventes réalisées par les guichets « traditionnels » ne représentent plus que 22 % du chiffre d’affaires, contre 46 % en 2005. Une proportion qui devrait même tomber à 17 % d’ici 2016, selon les prévisions de la DB. L’opérateur affirme que l’ajustement du personnel se fera sans licenciements secs : 350 agents commerciaux seront reclassés en interne, et les « fluctuations naturelles » (départs à la retraite, etc.) permettront de supprimer les 350 autres postes. Mais cette décision fait bondir les syndicats, qui entendent faire barrage à ces plans. Les associations d’usagers sont elles aussi furieuses et dénoncent un arbitrage qui pénalise les personnes âgées.
A. H.
Les infos Transilien disponibles sur smartphones
Dernière-née dans la famille des applications SNCF, Transilien pour iPhone. Gratuite, l’appli offre aux Franciliens une foule de services utiles : horaires des prochains trains, calcul d’itinéraire, état du trafic en direct et notamment le dernier flash info de la ligne D du RER… L’utilisateur fréquent d’une ou plusieurs lignes du réseau peut demander à recevoir des notifications instantanées en cas de problème.
Europorte équipe ses locomotives de balises GPS
La filiale fret d’Eurotunnel a décidé d’équiper tout son parc de locomotives en balises GPS. A partir de septembre, près de 50 engins moteurs seront équipés d’un système conçu par la société belge Railnova pour suivre en temps réel ses circulations. « Soucieux d’accroître la qualité de service, Europorte a opté pour ce système de géolocalisation intelligente afin d’être en mesure à terme de renseigner davantage ses clients sur le suivi de leurs marchandises », souligne un communiqué d’Europorte du 23 août . « Des données sur l’état des machines telles que la maintenance, les vitesses moyennes, les kilométrages parcourus, la température seront à terme fournies de manière automatisée », précise la filiale du gestionnaire du tunnel sous la Manche.