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  • Trains d’équilibre du territoire : le gouvernement a lancé un appel d’offres sur le matériel

    Le gouvernement a lancé début juin un appel d’offres sur la question du renouvellement, à partir de 2014, du matériel roulant pour les trains d’équilibre du territoire (TET). Ce qui correspond au moment où le contrat sur les TET passé entre l’Etat, autorité organisatrice de ces transports, et la SNCF arrivera à échéance. L’Etat souhaite une expertise sur l’évolution à venir de l’activité des TET sur la période 2014-2035. Il s’agit aussi de déterminer quel type de matériel et combien de rames seront nécessaires pour y faire face. Les pouvoirs publics demandent enfin une expertise sur une éventuelle création d’une rosco chargée d’acheter du matériel pour l’activité TET. Cette société pourrait financer le renouvellement du matériel roulant qui arrive en fin de vie, pour un montant qui était jusqu’alors estimé par la SNCF entre 1,5 et 2 milliards d’euros. Elle pourrait ensuite louer les trains. Autre intérêt de cette rosco : elle pourrait être utilisée pour la location de TER le jour où la concurrencera arrivera.
     

  • Nouvelle-Zélande : le projet de métro d’Auckland compromis par un mythe

    Le projet de métro de la ville d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, est fortement compromis par un monstre maori : le Taniwha. Cette créature mythique vivrait sous la ville, et revêt une importance particulière pour ceux qui y croient ; ces derniers affirment ne pas avoir été consultés par la ville, lors de la conception du projet. Suite aux protestations des associations de défense culturelle de ce peuple, la mairie a arrêté les travaux. Et ce, malgré le milliard de dollars néo-zélandais (plus de 550 millions d’euros) déjà investis. Les Maoris ont bien prévenu : « Le monstre est là pour protéger la ville, mais si on le dérange, il peut mordre. »

  • Première soudure pour la ligne de tramway Villejuif – Athis-Mons

    Fin juin doit avoir lieu la première soudure symbolique sur la ligne T7 du tramway francilien. Les travaux préliminaires de cet équipement, qui reliera en 2013 Villejuif à Athis-Mons, ont commencé voilà deux ans déjà. Avec un budget de 361,3 millions d’euros, ce tramway est censé transporter 9,7 millions de voyageurs par an, sur un parcours de 11,2 km, jalonné de 18 stations. Cette fréquentation importante s’explique par la densité de population dans le bassin sud-parisien et la proximité d’Orly et de Rungis. La RATP et le Stif mettent en avant le fait qu’il s’agit d’un tramway à roulement sur fer, à l’instar du T3 dans le nord de Paris. Censées être relativement silencieuses, les 19 rames du T7 ont également vocation à faire de cette région un « espace plus vert, et agrémenté de plus de repères visuels ».

  • Bâle-Mulhouse : l’Euroairport réfléchit à son avenir ferroviaire

    Le statut fiscal des entreprises et le droit social appliqué sur l’aéroport de Bâle-Mulhouse (Euroairport) conditionneront l’aménagement d’une desserte ferroviaire de cette plate-forme franco-suisse. « Un gros investissement dans l’infrastructure ne ferait pas grand sens si ces questions n’étaient pas réglées entre tous les partenaires de l’Euroairpoirt », a déclaré Guy Morin, président du parlement du canton de Bâle Ville. En cause, un arrêt rendu en 2009 par la Cour de cassation : l’application du droit suisse sur ce site, en territoire français, ne reposerait sur aucun fondement juridique, et serait de ce fait menacée. Des sociétés présentes ont déjà menacé de réduire leurs activités ou de les délocaliser si les règles venaient à changer. RFF, maître d’ouvrage d’une série d’études préliminaires, a mandaté six cabinets d’études qui définiront d’ici fin 2011 le coût du projet, ses capacités et son insertion dans le site de l’aéroport. En 2009, une première étude avait estimé l’investissement à 171 millions d’euros.
     

  • Patrick Devedjian, content pour les Hauts-de-Seine

    Patrick Devedjian, content pour les Hauts-de-Seine

    Pour le président du conseil général des Hauts-de-Seine, « il y a tout lieu de se féliciter, pour les Hauts-de-Seine, de l’ambition de ce programme et il convient de s’atteler dès à présent à sa mise en œuvre ». Le conseil général se félicite que la liaison du réseau de transport du Grand Paris soit continue du nord au sud du département et ne comporte pas la rupture de charge à La Défense initialement prévue. Il se réjouit aussi de l’implantation d’une gare, sur la ligne Orly – Versailles, à Antony-Pôle, « secteur à fort potentiel de développement », et de voir que les options de tracé et les gares retenues soient celles proposées par le département dans sa délibération du 17 décembre 2010. Le département rappelle cependant l’urgence du prolongement du T1 des Courtilles à Rueil ou de la création d’un tramway entre Croix-de-Berny et Clamart.

  • Jérôme Guedj satisfait du métro léger Orly – Versailles

    Jérôme Guedj satisfait du métro léger Orly – Versailles

    Le tracé, les gares et le mode d’exploitation sur la partie essonnienne du projet répondent en grande partie aux revendications du département, affirme un communiqué de l’Essonne, « qu’il s’agisse du projet de liaison Olympiades – Orly (prolongement de la ligne 14 du métro au sud) ou de la liaison Orly – Versailles : un métro léger aérien et 11 gares, dont 7 en Essonne (Orly, Antony-Pôle, Massy-Opéra, Massy-Palaiseau, Palaiseau, Orsay-Gif, CEA Saint-Aubin) ». Pour Jérôme Guedj, président du conseil général de l’Essonne, les avancées obtenues constituent une réelle victoire. Mais elle ne doit pas faire oublier l’amélioration des réseaux existants, et plus particulièrement des lignes B, C et D du RER, « trop souvent synonymes de galère pour les usagers », rappelle Jérôme Guedj.

  • Claire Monod craint les lendemains qui déchantent

    Claire Monod craint les lendemains qui déchantent

    Claire Monod, conseillère régionale IDF (Europe Ecologie-les Verts), veut se garder de l’emballement médiatique ou de l’euphorie partagée sur le Grand Paris. Au risque d’apparaître comme les « ronchons de service », EELV veut tenir un « discours de vérité ».  Et la vérité d’EELV, c’est que, même si Maurice Leroy n’est pas Christian Blanc, on n’a pas changé de méthode. Alors que la concertation avait marqué l’élaboration d’Arc Express et du plan de mobilisation, le Grand Paris a été négocié « sous la contrainte ». Or Jean-Paul Huchon a « lâché sur tout un tas de principes, quand il fallait aller plus loin dans le bras de fer ». Certes, reconnaît l’élue EELV, le projet de Grand Paris a été modifié, mais on a encore, sur certains tronçons, des interstations de 4 km qui n’ont rien d’une desserte fine. Et le mécanisme de financement, qui confie les nouvelles recettes à la SGP, porte atteinte aux capacités du Stif de mise en œuvre rapide de l’amélioration de l’existant. Car la priorité, ce n’est pas Saclay, ce n’est pas La Défense – Roissy. D’autant qu’il faut privilégier « la densification de la zone déjà urbanisée et non l’étalement urbain ». Nous sommes extrêmement inquiets, poursuit Claire Monod, qui, avec Cécile Duflot, annonçait des « lendemains qui déchantent » dans une tribune publiée par Rue 89 à la veille du vote par la SGP de l’acte motivé.    

     

    F.?D.

  • Saclay : François Lamy salue la première convention d’AOP en Ile-de-France

    Saclay : François Lamy salue la première convention d’AOP en Ile-de-France

    François Lamy, président de la Caps (communauté d’agglomération du plateau de Saclay), a salué le 1er juin la première convention d’AOP en Ile-de-France. Les signataires de cette délégation conclue le jour même avec le Stif sont, outre la Caps, la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc, la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et la commune des Ulis. Mais pas Europ’Essonne, regrette David Bodet, vice-président de la Caps, en charge des déplacements, qui précise : « La porte reste grande ouverte car les usagers ont tout à gagner de cette gestion de proximité. Hicham Affane, conseiller régional et administrateur du Stif se félicite de cette décision, qui « permettra d’inclure les 17 lignes de bus actuellement gérées par la Caps dans la délégation de compétence ».

  • Pour les militants Verts franciliens, le passe unique est une impasse

    Pour les militants Verts franciliens, le passe unique est une impasse

    C’est un comble, ils en étaient les initiateurs, ils veulent maintenant l’abandonner… Réalisme économique oblige, les écologistes ne sont plus unanimement favorables au passe Navigo à prix unique. « Le passe unique est une impasse. Contrairement à nos promesses, il coûtera plutôt 80 euros que 65 euros. Il ne rajoute rien en termes de solidarité, favorise les cadres et les grands banlieusards aisés au détriment des ménages défavorisés de l’agglomération dense. » Cette motion en faveur de l’arrêt du développement du Navigo à tarif unique en Ile-de-France a été adoptée par 70 % des militants Europe Ecologie-les Verts lors de leur congrès régional du 29 mai. Et ce malgré l’indéfectible soutien d’Yves Contassot, de Jean-Vincent Placé ou de Cécile Duflot, qui continuent de croire à cette promesse de campagne. Mais d’après les premières études, un passe unique pénaliserait plus de monde qu’il n’en avantagerait car pour maintenir l’équilibre budgétaire il faudrait le mettre à 79 ou 89 euros…
    C’est l’ancien président de la commission transport au conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Pierre Girault, qui a été l’instigateur de la motion. « Avec les 20 millions d’euros nécessaires pour supprimer la zone 6, on peut créer 20 lignes de bus pour 100 000 Franciliens du 77, 78, 91, 95, qui manquent de bus pour un Grand Paris de la proximité », a-t-il notamment déclaré.
    Celui qui a longtemps été élu Verts à Boissy-Saint-Léger a rappelé que les habitants de la zone 4 « vont voir le prix de leur carte Navigo augmenter de 7 % en deux ans pour atteindre 98 euros ». La motion propose enfin de « sortir de cette impasse par le haut », et mandate un groupe de travail qui élaborera une alternative. Sa mission : « imaginer de nouveaux titres et parvenir à une modulation juste et efficace, de la consommation effective d’unités de transport à la prise en compte du niveau de revenu ».    

     

    C. N.
     

  • Joël Giraud dénonce un sabotage organisé par la SNCF

    Joël Giraud dénonce un sabotage organisé par la SNCF

    Manifestant le 31 mai sur le quai de la gare de Briançon, le vice-président de Paca, délégué à l’action régionale pour le massif alpin et député (PRG) des Hautes-Alpes, Joël Giraud, demandait à la SNCF qu’elle rétablisse la possibilité de réserver dans les trains de nuit Paris – Briançon de cet été. Car la désorganisation du système de la SNCF, qui s’était déjà produite en 2010, nuit, selon lui, à l’attractivité touristique. Cette fois le bug a bien vite été réparé. « Cette réaction ultrarapide montre qu’ils étaient prêts à donner satisfaction aux usagers. Tout le monde pense qu’en perdant des voyageurs la SNCF justifiera la suppression de ce train. C’est un sabotage organisé », explique-t-il dans La Provence.