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  • Industrie ferroviaire : Philippe Citroën directeur général de l’Unife

    Philippe Citroën devient directeur général de l’Unife. L’Union européenne de l’industrie ferroviaire l’a annoncé le 16 juin à Rome lors de son assemblée générale. Philippe Citroën entrera en fonction le 1er juillet. Ancien directeur de cabinet du président de la RATP (1993-1999), ancien directeur de la stratégie de la SNCF (1999-2002), il a été de 2002 à 2011 directeur général de Systra. Philippe Citroën succède à Michael Clausecker. Michael Clausecker était à la tête de l’Unife depuis 2007, après avoir de 2001 à 2006 dirigé la fédération allemande de l’industrie ferroviaire (VDB). Fin 2010, il avait fait part à la présidence de l’Unife de son désir de quitter ses fonctions. Il assurera la transition auprès de son successeur pendant le mois de juillet.
     

  • NKM lance un débat de société sur l’avenir du ferroviaire

    Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Ecologie, a annoncé le 16 juin, lors d’un colloque sur l’ouverture à la concurrence dans les TER, un grand débat national baptisé les Assises du Ferroviaire. Il sera lancé en septembre et durera plusieurs mois. Ce débat, qui sera consacré à l’avenir du transport ferroviaire en France, permet de répondre aux cheminots, qui manifestaient ce jour-là pour réclamer un débat public sur la « pertinence » de la concurrence dans les TER.
    Il permet aussi de repousser à plus tard, après l’élection présidentielle, toute décision sur l’ouverture à la concurrence. « Le débat doit se poursuivre pour dessiner ensemble l’avenir du système ferroviaire français », a expliqué la ministre de l’Ecologie qui a également indiqué avoir demandé au Premier ministre la saisine du Conseil économique, social et environnemental sur ce sujet.
     

  • Le marché du métro 4 de Milan attribué

    Un consortium italien emmené par les constructeurs Impregilo et Astaldi a remporté un marché estimé à 1,7 milliard d’euros pour construire puis gérer la ligne 4 du métro de Milan. Cette nouvelle ligne, qui sera entièrement automatique et sans conducteur, s’étendra sur 15,2 km entre Linate (un des aéroports milanais) et Lorenteggio. Le projet prévoit la construction de deux galeries, une par sens de marche, ainsi que de 21 stations et d’un dépôt. Outre Impregilo et Astaldi, le consortium vainqueur comprend le gestionnaire du réseau de transports milanais ATM, le spécialiste des systèmes de signalisation ferroviaire Ansaldo STS et le constructeur AnsaldoBreda (deux filiales du groupe Finmeccanica) ainsi que le spécialiste des câbles Sirti.

  • Industrie ferroviaire : la FIF satisfaite du rapport Bocquet

    La FIF (Fédération des industries ferroviaires) a pris connaissance « avec beaucoup d’intérêt et de satisfaction » du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’industrie ferroviaire présidée par Alain Bocquet. Son communiqué du 17 juin appuie notamment la demande « d’une perspective claire des investissements à moyen terme des grands donneurs d’ordres, au premier rang desquels la SNCF (proposition 1) » et approuve l’organisation d’un « forum annuel sur les perspectives des marchés ferroviaires (proposition 17). » Elle soutient la création d’un fonds de modernisation des équipementiers ferroviaires (proposition 12) et la mise en place de clusters (proposition 10). Enfin, la FIF approuve l’exigence d’un cadre réglementaire favorisant, d’une part, la construction d’une Europe ferroviaire harmonisée, d’autre part, la mise en œuvre de modes de financement au service de l’innovation.
     

  • Pour les militants Verts franciliens, le passe unique est une impasse

    Pour les militants Verts franciliens, le passe unique est une impasse

    C’est un comble, ils en étaient les initiateurs, ils veulent maintenant l’abandonner… Réalisme économique oblige, les écologistes ne sont plus unanimement favorables au passe Navigo à prix unique. « Le passe unique est une impasse. Contrairement à nos promesses, il coûtera plutôt 80 euros que 65 euros. Il ne rajoute rien en termes de solidarité, favorise les cadres et les grands banlieusards aisés au détriment des ménages défavorisés de l’agglomération dense. » Cette motion en faveur de l’arrêt du développement du Navigo à tarif unique en Ile-de-France a été adoptée par 70 % des militants Europe Ecologie-les Verts lors de leur congrès régional du 29 mai. Et ce malgré l’indéfectible soutien d’Yves Contassot, de Jean-Vincent Placé ou de Cécile Duflot, qui continuent de croire à cette promesse de campagne. Mais d’après les premières études, un passe unique pénaliserait plus de monde qu’il n’en avantagerait car pour maintenir l’équilibre budgétaire il faudrait le mettre à 79 ou 89 euros…
    C’est l’ancien président de la commission transport au conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Pierre Girault, qui a été l’instigateur de la motion. « Avec les 20 millions d’euros nécessaires pour supprimer la zone 6, on peut créer 20 lignes de bus pour 100 000 Franciliens du 77, 78, 91, 95, qui manquent de bus pour un Grand Paris de la proximité », a-t-il notamment déclaré.
    Celui qui a longtemps été élu Verts à Boissy-Saint-Léger a rappelé que les habitants de la zone 4 « vont voir le prix de leur carte Navigo augmenter de 7 % en deux ans pour atteindre 98 euros ». La motion propose enfin de « sortir de cette impasse par le haut », et mandate un groupe de travail qui élaborera une alternative. Sa mission : « imaginer de nouveaux titres et parvenir à une modulation juste et efficace, de la consommation effective d’unités de transport à la prise en compte du niveau de revenu ».    

     

    C. N.
     

  • Joël Giraud dénonce un sabotage organisé par la SNCF

    Joël Giraud dénonce un sabotage organisé par la SNCF

    Manifestant le 31 mai sur le quai de la gare de Briançon, le vice-président de Paca, délégué à l’action régionale pour le massif alpin et député (PRG) des Hautes-Alpes, Joël Giraud, demandait à la SNCF qu’elle rétablisse la possibilité de réserver dans les trains de nuit Paris – Briançon de cet été. Car la désorganisation du système de la SNCF, qui s’était déjà produite en 2010, nuit, selon lui, à l’attractivité touristique. Cette fois le bug a bien vite été réparé. « Cette réaction ultrarapide montre qu’ils étaient prêts à donner satisfaction aux usagers. Tout le monde pense qu’en perdant des voyageurs la SNCF justifiera la suppression de ce train. C’est un sabotage organisé », explique-t-il dans La Provence.

  • Jacques Auxiette boycotte localement RFF

    Jacques Auxiette boycotte localement RFF

    Une ligne TER rénovée mais fêtée sans élus régionaux. C’était à Nantes, le 31 mai dernier. Le président de la région Pays de la Loire a boycotté la circulation inaugurale de la ligne Nantes – Pornic – Saint-Gilles-Croix-de-Vie. « Après deux ans de travaux, les trains sont modernes et confortables, la desserte renforcée et l’on constate une vraie dégradation du service : circulations au ralenti, signalisation neuve mais défaillante. 19 retards d’une demi-heure à deux heures depuis la mise en service ! C’est complètement inacceptable ! », a asséné Jacques Auxiette. RFF est dans le collimateur. Après six mois de « courants vagabonds » bloquant tout sur cette ligne à voie unique, Xavier Rhoné, le directeur régional, a décidé de remplacer dans les trois mois, les compteurs d’essieux fraîchement installés. « Vu le niveau de l’engagement des Pays de la Loire dans le ferroviaire, 490 millions d’euros dans le matériel roulant depuis 2004, 33 millions d’euros sur 51 pour améliorer cette ligne, nous demandons à RFF des priorités dans l’entretien de son réseau », ajoute le président de la région. RFF a annoncé 1 million d’euros pour renforcer le ballast sur la ligne et éviter des ralentissements. Suffisant ? Pas sûr : il faudra tenir jusqu’en 2014, date du renouvellement de la ligne.    

     

    H. H.

  • André Arribes regrette que Pau ait signé un chèque sans contrepartie

    André Arribes regrette que Pau ait signé un chèque sans contrepartie

    Dans une interview au quotidien régional Sud-Ouest, le 28 mai, le maire de Bizanos et conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, proche du Modem, relève la décision de l’Etat de payer à la place de Poitou-Charentes pour le tronçon Tours – Bordeaux de la LGV SEA. « Bien sûr que je veux voir arriver la LGV en Béarn. Mais l’agglo de Pau, par exemple, a signé un chèque de 21 millions sans la moindre contrepartie. Quand, demain, il faudra financer les tronçons suivants, qu’est-ce qui nous garantit que les collectivités de la Tours – Bordeaux mettront la main à la poche pour nous ? s’interroge André Arribes. J’aurais préféré, ici et en Aquitaine, une attitude comme celle de Martin Malvy, président socialiste de Midi-Pyrénées, qui a dit qu’il paierait la moitié de sa contribution maintenant, et l’autre quand il s’agira de négocier la LGV vers Toulouse. Ça, c’est intelligent. Car qu’est-ce qui nous restera à négocier de notre côté ? Rien… »

  • Bertrand Delanoë se réjouit du vote du 26 mai

    Bertrand Delanoë se réjouit du vote du 26 mai

    « Comme tous les élus franciliens, écrit Bertrand Delanoë dans un communiqué du 27 mai, je me réjouis de ce vote à l’unanimité, rendu possible grâce au travail entamé depuis 2006 par les collectivités locales. (…) C’est un réel espoir pour des millions de voyageurs franciliens qui attendent de voir leurs conditions de transport s’améliorer au quotidien. » Le lancement des travaux du prolongement au nord de la ligne 14 dès 2013 pour une mise en service en 2017 demeure notre priorité, réaffirme le maire de Paris, qui « remercie Annick Lepetit, qui a bataillé avec constance pour obtenir ce prolongement qui permettra de désaturer la ligne 13 et d’irriguer le nouveau quartier de Clichy-Batignolles ».

  • PPP SEA : le contrat avec Vinci est signé

    C’est un moment historique pour RFF et son concessionnaire Lisea : six mois plus tard que prévu, le contrat de PPP sur cinquante ans pour la LGV Tours – Bordeaux, première étape de Sud-Europe Atlantique, a enfin pu être signé le 16 juin. « C’est le plus important partenariat public-privé jamais conclu dans le ferroviaire européen, a souligné Hubert du Mesnil, Pdg de RFF. On construit l’Europe en réalisant ce projet. »
    Courant 2007, Bordeaux sera donc à 2 heures 05 minutes de Paris, au lieu de 3, le train captant ainsi 4 millions de voyageurs et renforçant sa part de marché par rapport à l’avion, qui passerait de 60 à 90 %. La société concessionnaire Lisea, pilotée par Vinci (33,4 %) aux côtés de la Caisse des dépôts (25,4 %), de Sojas (22 %) et d’Axa Private Equity (19,2 %), contribue au projet à hauteur de 3,8 milliards d’euros sur un coût total estimé à 7,8 milliards, dont 6,2 de travaux, le reste couvrant les frais financiers intercalaires. L’Etat, les collectivités locales et européennes apportent 3 milliards, RFF 1 milliard pour la construction 302 km de LGV. S’ajoute un milliard sur fonds RFF pour les 38 km de raccordement au réseau. Premiers coups de pioche attendus au premier trimestre 2012, puis 73 mois de chantier.