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Les stations marseillaises sont-elles polluées ?
Selon les chiffres partiels révélés par le quotidien La Provence, une étude dans le métro de Marseille effectuée par Atmo Paca, organisme de surveillance de la qualité de l’air, a mis en évidence jusqu’à 285 microgrammes par m³ d’air (285 μg/m³) de particules en suspension inférieures à 10 ou 2,5 microns. Selon les chiffres partiels révélés par le quotidien La Provence, une étude dans le métro de Marseille effectuée par Atmo Paca, organisme de surveillance de la qualité de l’air, a mis en évidence jusqu’à 285 microgrammes par m³ d’air (285 μg/m³) de particules en suspension inférieures à 10 ou 2,5 microns. Selon le décret du ministère de l’Ecologie du 21 octobre 2010, la valeur limite pour ces particules est de 50 μg/m³ « en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ». Ce qui fait dire à Dominique Robin, directeur d’Atmo Paca, qu’il n’y aurait pas de concentration alarmante de ces particules et qu’elle serait, sur une année civile, inférieure aux normes.
Des études similaires ont été menées dans les métros de Rennes, Lille, Toulouse, Lyon et Paris, où des « pointes » de pollution auraient été relevées. Le moins pollué serait celui de Rennes, Marseille étant deuxième. A Marseille, l’étude, qui sera prochainement publiée, a été réalisée dans les deux stations les plus fréquentées du métro, Castellane (sur les quais des lignes 1 et 2) et Saint-Charles, en deux phases, entre le 18 janvier et le 15 février 2010 et entre le 27 mai et le 7 juillet 2010. Elle a porté sur les particules dans l’air et sur les émissions de gaz.
José SOTO

En Asie, Thales joue la proximité du client
Corée, Chine, Asie du Sud-Est Thales tisse un réseau asiatique qui lui permet d’être proche de ses clients, de comprendre leurs besoins et d’engranger les contrats. Corée du Sud.?La signalisation de la ligne ferroviaire de Gyeongchun (un tronçon de 80 km entre Mangwoo et Chucheon) est tombée dans l’escarcelle de Thales au pays du Matin calme. Les équipements ETCS permettront d’augmenter la vitesse de circulation des trains jusqu’à 200 km/h contre 80 km/h actuellement, ainsi que d’accroître leur fréquence jusqu’à un train toutes les quatre minutes. Côté métro, la signalisation de la ligne 2 d’Incheon est en cours de réalisation. Un contrat de 40 millions d’euros, aux termes duquel le groupe équipera cette ligne entièrement automatique de 30,2 km avec son système de signalisation SelTrac CBTC, déjà en usage sur les lignes de métro de Bundang et Sin Bundang à Séoul et du LRT entre Busan et Gimhae.
Chine. La moisson chinoise de Thales se révèle tout aussi bonne. « Nous avons, à ce jour, effectué la signalisation de neuf lignes de métro, à Pékin, Shanghaï, Canton et Wuhan, sans compter leurs nombreuses extensions», annonce Olivier Guibert, directeur de Thales en Chine. L’entreprise assure aussi la supervision de nombreuses lignes – la ligne 1 du métro de Chongqing remporté en 2010 et la plupart des lignes du métro de Hongkong –, sans oublier les contrats de ticketing dans les grandes villes du pays. « Nous avons livré la signalisation de l’extension de la ligne 3 à Canton avec 14 mois d’avance, et notre projet a reçu récemment trois awards de la part des autorités lors d’une compétition sur l’ensemble des lignes de transport urbain de la province de Guangdong », s’enorgueillit Olivier Guibert. C’est aussi le fruit d’une stratégie de long terme, Thales étant présent en Asie depuis des décennies. En Chine, l’entreprise se consacre essentiellement aux transports urbains, pour lesquels elle développe des pôles d’excellence : la signalisation à Shanghaï, avec un centre d’intégration et une joint-venture en cours de création avec Shanghai Electric Corporation (SEC) et sa filiale spécialisée dans la signalisation, Shanghai Automation Instrumentation Corporation (Saic), le ticketing et la supervision à Hongkong. « Shanghaï cible surtout le marché chinois, notre joint-venture visant à ce que nous devenions un acteur domestique de ce marché, tandis que Hongkong a une vocation régionale plus large », précise en outre Olivier Guibert, évoquant « une stratégie d’optimisation et de cohérence entre nos différents pôles, et une indispensable proximité avec nos clients. »
Asie du Sud-Est. L’Asie du Sud-Est n’est pas en reste : « La signalisation de la ligne Kelana Jaya à Kuala Lumpur, le centre de contrôle de la North East Line du métro de Singapour, la fourniture – avec d’autres – des portillons de la même ligne, ainsi que ceux des Circle et Downtown Lines, ou encore le ticketing de la Blue Line et de la ligne express de l’aéroport à Bangkok sont à inscrire à notre actif », annonce Ian Woodroofe, directeur du centre d’intégration Thales, ouvert l’an passé à Singapour. Ce centre héberge la reproduction d’un centre de commande centralisée de métro et y présente la dernière innovation de Thales dans ce domaine, l’Hypervisor : « Nos clients régionaux peuvent ainsi s’initier en grandeur nature à cette solution de supervision de nouvelle génération en matière de gestion du trafic, d’alimentation énergétique, d’accès aux stations ou d’information des passagers. » Répondant à une demande variée sur des marchés qui le sont tout autant – « Singapour, Malaisie, Thaïlande constituent nos cibles prioritaires, mais le Vietnam suit de près », précise Ian Woodroofe –, Thales entend déployer en Asie du Sud-Est toute la palette de son offre transport, « pour proposer des solutions globales dans le cadre de la réalisation de projets complexes, et ce tant en matière de transports urbains que de lignes conventionnelles, voire de grande vitesse ».
Le potentiel de développement reste élevé dans toute la zone : « En Chine, plus de trente villes ont des projets de construction de métro ; en deux mots, nous allons entrer dans l’ère des supercentres de contrôle, capables de piloter l’exploitation de plusieurs lignes de métro à la fois et/ou de gérer des flux multimodaux de transports », explique Olivier Guibert. Ian Woodroofe pointe de nouveaux marchés : « Singapour voudrait s’équiper d’un système de péage urbain par satellite (GPS). » A ces nouvelles demandes, Thales répond présent.
François BOUCHER

Enquête publique en 2012 pour la ligne B du métro à Rennes
L’installation le 6 juin du groupement de maîtrise d’œuvre pour la ligne B du métro dans ces nouveaux locaux à Rennes a été qualifiée de « moment fort » par Daniel Delaveau, président de Rennes métropole « car la ligne B est attendue avec impatience ». L’installation le 6 juin du groupement de maîtrise d’œuvre pour la ligne B du métro dans ces nouveaux locaux à Rennes a été qualifiée de « moment fort » par Daniel Delaveau, président de Rennes métropole « car la ligne B est attendue avec impatience ». En effet, « Rennes a le taux de croissance le plus fort des aires urbaines françaises, après Toulouse, et prévoit d’accueillir 200 000 habitants de plus dans les trente ans à venir ; c’est un véritable défi à relever tant pour le logement que pour les transports ».
Le groupement constitué d’Egis Rail, d’Arcadis ESG, d’Iosis Centre-Ouest et du cabinet L’Heudé et L’Heudé a été choisi par les élus fin 2010. Il est chargé de la maîtrise d’œuvre déléguée pour le génie civil et l’équipement du métro pour le compte de la société d’économie mixte Semtcar. Il va piloter le chantier, dont les premières études ont démarré il y a déjà dix ans. « L’effectif sur ce projet est de quarante personnes, dont douze basées à Rennes », précise Jean-Marc Dufer, chef de projet d’Egis. La phase d’avant-projet a débuté en janvier dernier et s’achèvera en mars 2012. Le premier avant-projet concernant le tracé exact de la ligne a été présenté le 5 mai au maître d’ouvrage. « L’implantation des stations ne change pas, mais le tracé prend en compte les contraintes de réseaux et de sols. Le plan fonctionnel des stations (circulation des piétons, etc.) a également été communiqué. » Suite au concours lancé pour répondre à l’appel d’offres, sept équipes d’architectes travaillent sur les stations depuis début 2011 en interface avec le groupement. Une première version de l’avant-projet partiel sera livrée début septembre. L’enquête publique est prévue pour 2012.
Pour mémoire, le matériel roulant (Cityval de Siemens) a été choisi fin 2010 et côté financement, l’Etat prévoit d’attribuer une subvention de 90,6 millions d’euros sur un coût global d’un peu plus d’un milliard. D’une longueur de 14 km, la ligne B doit être mise en service vers 2018.
TER : le 700e et dernier AGC est livré
Lors de la signature du contrat, fin 2001, 500 AGC étaient prévus. Mais ce sont finalement 700 de ces rames électriques, diesel ou bimodes qui auront été livrées dix ans plus tard à toutes les régions TER, plus l’Ile-de-France. Pour célébrer la sortie d’usine du 700e et dernier AGC, Bombardier a organisé pour son personnel et ses invités un repas de fête sur son site de Crespin (Nord), avec la SNCF et la région Nord-Pas-de-Calais, à qui la rame en question est destinée. Le 15 juin, les trois dernières rames quitteront le site, en unités multiples. Mission accomplie ? Seule ombre au tableau pour la plus grande série livrée ces dernières décennies à la SNCF : « L’AGC n’a pas été vendu hors de France », a rappelé Jean Bergé, directeur de Bombardier Transport France, ne manquant pas de souligner un certain manque de soutien sur certains marchés à l’exportation. Petite consolation : la 700e rame est équipée pour rouler en Belgique.
Florence : abonnement spécial pour les travailleurs précaires
A Florence, la société de gestion des transports Ataf vient de lancer un abonnement spécial pour les travailleurs précaires. Baptisé « working pass », il permet à des travailleurs en CDD de payer 70 euros pour se déplacer en bus pendant un trimestre, contre 35 euros par mois pour les autres usagers. « Aujourd’hui, en Italie, seul un contrat sur 270 000 est un CDI, note Filippo Bonaccorsi, président de l’Ataf. Le marché du travail a muté et nous ne pouvions pas ne pas en tenir compte. » L’Ataf, qui a signé un contrat avec différents syndicats afin de proposer cet abonnement trimestriel pour précaires, proposait déjà des pass annuels pour certains travailleurs avec des réductions de 8 à 10 %.
Saipem construira la LGV Treviglio – Brescia
L’ingénieriste italien Saipem (filiale du géant pétrolier ENI) va construire une ligne ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité entre Treviglio et Brescia, en Lombardie. Ce marché de plus de 700 millions d’euros a été attribué par le gestionnaire du réseau Rete Ferroviaria Italiana (groupe FS) au consortium Cepav Due, détenu par Saipem à 52 % et qui rassemble également les constructeurs italiens Pizzarotti, Condotte et Maltauro. Il prévoit la réalisation de 39 km de LGV et de 12 km d’interconnexion avec la ligne existante. Saipem, dont l’activité principale est l’exploration et l’ingénierie pétrolière, a déjà réalisé, à travers le consortium Cepav Uno, la LGV Milan – Bologne, en service depuis décembre 2008.
Prendre Thalys, simple comme un écran de portable
C’est une innovation majeure : en septembre prochain, tous les voyages des trains Thalys seront accessibles par le Mobile Ticketing. Cette technique, qui permet de prendre le train muni de son seul portable sur lequel figure un code-barres lisible par le « train manager », suffit comme titre de voyage et sert de preuve d’achat. Dans le SMS adressé au client, une fois son billet acheté par le biais d’Internet, figurent également son nom et le dossier relatif au voyage. Si le Mobile Ticketing est en plein développement, c’est la généralisation de son offre à l’ensemble de ses voyageurs qui rend l’initiative de Thalys particulièrement innovante. Elle est d’ailleurs le résultat d’une longue démarche amorcée avec le Ticketless, c’est-à-dire l’accès sans billet papier, progressivement depuis 2004. Généralisé en 2008, ce Ticketless accessible par le biais d’une carte de fidélité ou en imprimant un mail représente déjà plus de 20 % des ventes.
Compin réalisera les sièges des Eurostar
Dans le cadre du programme de rénovation de ses rames et suite à l’appel d’offres de février 2010, Eurostar International a annoncé le 10 juin avoir sélectionné Compin Group pour la conception et la réalisation de ses nouveaux sièges. Un contrat de plus de 10 millions d’euros pour l’entreprise française, qui a déjà effectué de nombreuses réalisations dans l’industrie ferroviaire, dont les sièges TGV Lacroix. Travaillant en étroite collaboration avec Pininfarina, le cabinet de design italien chargé de la rénovation intérieure des rames Eurostar, Compin Group sera soumis à certaines obligations, et notamment le respect des normes de sécurité spécifiques liées à la traversée du tunnel sous la Manche. Le cahier des charges prévoit en outre la maîtrise des coûts complets et l’optimisation des caractéristiques de maintenance. Plus de 150 personnes interviendront sur ce projet, et les premières livraisons devront avoir lieu à la mi-2012.
La réouverture de la ligne Belfort – Delle prévue pour l’automne 2015
Ce sera finalement quatre ans après l’arrivée du TGV Rhin-Rhône, mais la réouverture au trafic voyageurs d’un tronçon de 20 km entre Belfort et Delle de la ligne internationale Belfort – Delémont – Bienne (100 km) est cette fois bien engagée. Ce projet qui vise à la diffusion des effets du TGV Rhin-Rhône dans le Nord-Franche-Comté, et notamment à permettre aux Belfortains de rejoindre en train la gare TGV de Belfort-Montbéliard, est désormais programmé pour l’automne 2015. Lors du dernier comité de pilotage (copil), le 10 juin, les opérations de sécurisation des 20 passages à niveau ont été arrêtées, et le budget de 113 millions d’euros validé. « Dès à présent, l’accent sera mis sur le bouclage du plan de financement et la définition précise des horaires, a annoncé le copil. Il sera également recherché une manière innovante d’exploiter la ligne, en tenant compte de son caractère transfrontalier. » Dessertes prévues : un aller-retour par heure entre Belfort et Bienne, en Suisse, desservant sur le territoire français les haltes de Belfort, Danjoutin, Belfort-Montbéliard TGV, Morvillars, Grandvillars, Joncherey et Delle. Aux heures de pointe, un AR supplémentaire par heure entre Belfort et Delle desservant 5 gares.
Un incendie endommage le tunnel du Simplon
L’incendie qui s’est produit dans la matinée du 9 juin dans le tunnel du Simplon a causé des dégâts matériels considérables mais n’a heureusement pas fait de victimes. L’incendie qui s’est déclaré sur un train de marchandises de BLS Cargo n’a touché que l’une des deux galeries, à 3 km de la sortie sud du tunnel, côté italien. Le 11 juin, la circulation a repris partiellement. La?15 juin, on comptait 7 trains par heure passant dans les deux sens. Il faudra du temps pour remettre en état l’infrastructure, et décider si le chantier initialement prévu cet automne pour renforcer et assainir l’ouvrage, plus que centenaire, pourra être combiné avec ces travaux. Une enquête est également menée pour déterminer les causes de l’accident. Une hypothèse, citée par les autorités italiennes, évoquait une bâche mal fixée sur un wagon qui se serait enflammée au contact d’une ligne à haute tension.