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  • PPP : Mars attaque !

    PPP : Mars attaque !

    Paradoxalement, malgré un succès d’estime qualifiable de phénoménal, le partenariat public-privé (PPP) fait peu d’émules auprès des collectivités qui mènent des projets de transport. Mobilité Agglomération Rémoise (Mars), la concession qui vient de livrer le tram de Reims et dont le contrat court encore sur 30 ans espère bien faire école. Elle vient de commanditer un sondage à l’Ifop et de mettre en ligne un site collaboratif pour mettre en valeur son retour d’expérience.
      A l’heure où plus que jamais les financements publics s’amenuisent, le PPP devrait emporter l’adhésion des collectivités locales qui ont un projet de TCSP. Et pourtant, le partenariat public-privé, venu enrichir la panoplie des outils de la commande publique depuis l’ordonnance du 7 juin 2004, ne fait pas recette, malgré ses atouts. Paradoxalement, alors que 77 % des élus des collectivités territoriales ont une bonne opinion des PPP, que 76 % se disent favorables à leur développement, ils ne sont que 39 % à y avoir eu recours. C’est ce que révèle le sondage, Ifop commandité par Mobilité Agglomération rémoise (Mars) et réalisé en mars auprès de 201 élus de collectivités de plus de 10 000 habitants. Atouts cités : trouver de nouvelles ressources financières (53 %), s’enrichir du partage des cultures (29 %), et gagner du temps dans la réalisation du projet (28 %). Le plus gros avantage du PPP ne serait pourtant pas là : « par rapport au marché public classique, par exemple dans le bâtiment, l’avantage mécanique est de pouvoir s’engager sur un coût global de l’opération, c’est l’un des éléments les plus importants », préfère mettre en exergue Thierry Raynaud, directeur de projets à la Mission d’appui des PPP (MaPPP) du ministère de l’Economie.
    Parmi les inconvénients supposés du PPP, les élus citent les risques liés aux objectifs de rentabilité du concessionnaire au détriment du service public (31 %) ou encore un coût plus élevé pour la collectivité et le contribuable (24 %). Ce que réfute Christian Messelyn, le président de Mars, le consortium chargé du projet depuis sa conception jusqu’à son exploitation pendant 30 ans, qui parle d’un « investissement de bon père de famille. Avec un total, de 345 millions d’euros d’investissement pour 11,2 km de lignes, dont 2 km en APS, le matériel roulant, un dépôt pour 40 rames, le ratio prix du km est tout à fait dans la moyenne à Reims », assure-t-il. Tout en précisant de plus qu’il n’y a « pas eu de dérapage des coûts ». Mars qui est aussi chargée de l’exploitation des 168 bus, de leur entretien et de leur renouvellement, perçoit une redevance annuelle de 45 millions d’euros en sus des recettes commerciales. Il règle aussi 42 millions d’euros à Veolia-Transdev pour la maintenance du matériel (bus et tram). « Aujourd’hui, nos comptes sont équilibrés autour de 60 millions par an », ajoute Christian Messelyn.
    Au-delà des défauts perçus des PPP, le sondage a montré un déficit d’information : 71 % disent mal connaître les PPP, 54 % manquer de retours d’expériences réussies. Une critique qui étonne le directeur de projets de la MaPPP. « Il y a là une contradiction : on a créé une école des PPP, un partenariat avec Paris II et partout on offre des formations, mais peu de gens font l’effort d’y assister », explique Thierry Raynaud. Et depuis 2004, selon la liste publiée par la MaPPP des contrats de partenariats attribués par des collectivités locales, sur 70 seulement 3 touchent aux transports… dont deux routiers (un pont, une route). A noter celui signé à l’été 2010 à Dijon pour les équipements électriques et l’approvisionnement en énergie du futur tram. Toutefois, outre Reims Métropole, au moins deux autorités organisatrices françaises ont eu recours au contrat de concession pour financer un TCSP : Rouen pour son « métro » inauguré en 1994 et le Rhône pour le tram Rhônexpress inauguré en 2010 entre Lyon Part-Dieu et l’aéroport Saint-Exupéry. Qu’à cela ne tienne, Mars ambitionne de devenir « la référence européenne du PPP dans le domaine de la conception et de la réalisation d’un réseau urbain de transport moderne », assure Christian Messelyn. Le consortium qui comprend Alstom, Veolia-Transdev, Bouygues construction, le groupe Caisse d’Epargne, Colas SA, et SNC Lavallin, vient donc d’entreprendre une opération de promotion par le biais d’un site web interactif et complémentaire à celui du gouvernement. Sur partenariats-publicprive.fr, les élus trouveront 5 rubriques principales dont le témoignage complet du consortium. D’autres relèveront-ils le défi ?
        

     

    Cécile NANGERONI

     

    Définition du PPP
    « Le contrat de partenariat permet à une collectivité publique de confier à une entreprise la mission globale de financer, concevoir tout ou partie, construire, maintenir et gérer des ouvrages ou des équipements publics et services concourant aux missions de service public de l’administration, dans un cadre de longue durée et contre un paiement effectué par la personne publique et étalé dans le temps », explique le site officiel www.ppp.bercy.gouv.fr.
     

  • Australie: le Queensland choisit le consortium GoldLinQ

    Conformément à ce qu’avait annoncé l’Etat du Queensland le 6 mai dernier, le consortium GoldLinQ a décroché un contrat visant la conception, la construction, le financement, l’exploitation et la maintenance de la phase 1 du système de transport léger sur rail Gold Coast Rapid Transit, dans le cadre d’un PPP de 18 ans. La valeur du contrat s’élève à 1 milliard de dollars australiens (730 millions d’euros) et la part de Bombardier à 248 millions de dollars (181 millions d’euros). Le système doit compter 16 stations réparties sur 13 km de long et pourra transporter jusqu’à 75 000 voyageurs/jour. Le service doit commencer en 2014. GoldLinQ se compose de Bombardier Transport pour le système de transport ; McConnell Dowell pour le génie civil ; Keolis, et Downer EDI, qui ont formé KDR (Keolis Downer EDI Rail) pour l’exploitation et la maintenance ; et Plenary Group, conseillers commerciaux et financiers. Bombardier Transport doit concevoir et fournir les composants électriques et mécaniques, dont 14 véhicules Flexity 2.
     

  • Pierre Mansat président de l’Atelier international du Grand Paris

    Le nouveau conseil d’administration et la nouvelle assemblée générale du groupement d’intérêt public Atelier international du Grand Paris se sont réunis pour la première fois le mardi 7 juin dans les locaux de l’Atelier, au palais de Tokyo. La gouvernance est maintenant assurée à parité entre l’Etat et un collège de collectivités composé de Paris, la région Ile-de-France, l’Association des maires d’Ile-de-France et Paris Métropole. Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris chargé de Paris Métropole a été élu président de l’Atelier international du Grand Paris. Il succède à Emmanuel Raoul, secrétaire permanent du plan urbanisme construction et architecture (Puca) au ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.
     

  • Amiens inaugure le premier multistore dans une gare rénovée

    Aux Pays-Bas, le concept existe depuis 2006. Les NS ont décliné avec succès une centaine de Kiosk, ces petits multistores dont l’originalité, pour nous Français, est le libre-service facilitant l’achat rapide de petite restauration, viennoiseries et produits de première nécessité. Le premier de ces magasins vient d’être inauguré à Amiens, dans une gare totalement rénovée – 18 millions d’euros y ont été investis. « C’est le premier acte d’un partenariat engagé depuis un an, a expliqué Sophie Boissard, directrice générale de Gares & Connexions. Les gares hollandaises nous intéressent car elles sont proches des nôtres et ont la capacité de générer de l’animation et des services. » Autre caractéristique de l’enseigne qui, aux Pays-Bas, rend service à 55 000 voyageurs chaque jour, des prix raisonnables : un café-croissant à 1,70 euros, des confiseries de 0,95 à 1,30 €, sandwichs à 2,95 €… Ouvert de 6h à 22h, le commerce propose 200 références sur 70 m2. D’autres Kiosk suivront d’ici à la fin de l’année à Thionville, Strasbourg et Chartres. Ils préfigurent le concept de la « boutique du quotidien » que la SNCF entend installer dans 28 gares à partir de la mi-2012.
     

  • Bus : DB renonce à investir

    Deutsche Bahn a annoncé le 3 juin qu’elle renonçait à ses projets d’investissements dans des lignes de bus longue distance. En Allemagne, ces liaisons sont très encadrées et peu nombreuses : elles ne peuvent être établies que si elles présentent une réelle amélioration par rapport au train. Le gouvernement voudrait ouvrir ce marché, qui pourrait séduire les voyageurs à la recherche de petits prix.
     

  • LGV Basque : nouvelle étude

    Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Écologie, a annoncé le 6 juin un prochain rapport sur l’opportunité du projet de LGV traversant le Pays Basque. Fin avril, des élus des communes concernées par cette traversée avaient réaffirmé leur hostilité à ce projet « dévastateur ».

  • TER : l’Aquitaine se plaint de la chaîne de production

    « L’ensemble des élus régionaux aquitains, de la majorité et de l’opposition, expriment leur insatisfaction devant le manque de qualité du service rendu aux usagers des TER par la SNCF », a souligné un communiqué du conseil régional du 6 juin. Du coup, les élus ont refusé de délibérer en commission permanente sur un avenant à la convention d’exploitation qui lie la région à la SNCF. Ils dénoncent une accumulation, ces derniers mois, de pannes de matériels, de suppressions de trains, de retards, d’un défaut d’information et de solutions de substitution insuffisantes. Selon le conseil régional, «une part beaucoup trop significative d’incidents provient de défauts dans la chaîne de production de l’exploitant SNCF lui-même ». D’où une demande « dans les plus brefs délais » d’engagements fermes de la part de la SNCF en termes de ponctualité et de qualité du service.
     

  • Crédits carbone pour le métro de Delhi

    Le métro de Delhi est devenu, selon un communiqué de Bombardier, le premier projet de rail au monde à recevoir des crédits carbone grâce au freinage régénératif. Les rames de métro Movia de la Delhi Metro Rail Corporation (DMRC) comprennent le système de propulsion Mitrac et la technologie de freinage régénératif, qui peut produire des économies d’énergie de 30 %, selon Bombardier Transport. Dans le cadre du mécanisme pour un développement propre (MDP) de l’ONU, cette technologie a permis à la DMRC d’obtenir des unités de réduction d’émissions certifiées, ou « crédits carbone », qu’elle a revendues pour 20 millions de roupies (308 000 euros).

  • Valérie Pécresse proteste contre la hausse du ticket

    Valérie Pécresse proteste contre la hausse du ticket

    « Des tarifs en hausse, une qualité de service en baisse et un passe Navigo bientôt à 100 euros, c’est la triple peine pour les usagers franciliens », proteste la présidente du groupe UMP au conseil régional d’Ile-de-France. Après celle de 3,9 % en 2010, la région prévoit de voter une hausse moyenne de 2,7 % au 1er juillet, et « d’au moins 7 % » pour le Navigo. Valérie Pécresse ajoute que ça n’est pas fini puisque « l’exécutif socialiste et écologiste vise la mise en place d’un tarif unique à plus de 100 euros par mois ! »   

  • Alain Rousset se réjouit du lancement de Tours – Bordeaux

    Alain Rousset se réjouit du lancement de Tours – Bordeaux

    Prompt à réagir, le président du conseil régional d’Aquitaine s’est immédiatement réjoui du lancement effectif de la LGV Tours – Bordeaux après la décision de l’Etat de prendre en charge la participation financière des collectivités refusant de payer. Alain Rousset parle d’un « projet massivement attendu par la population », qui constituera un « formidable accélérateur de croissance ». Il rappelle que les collectivités territoriales ont accepté de le cofinancer « au-delà de leurs obligations institutionnelles, à hauteur de montants considérables : 1,5 milliard d’euros sur 7 milliards d’euros ». Et que l’Aquitaine « a agi sans relâche depuis de nombreuses années pour sa réalisation ». Mais s’agissant, d’« une première étape », la collectivité « poursuivra avec ardeur sa mobilisation en faveur du Grand Projet du Sud-Ouest : Bordeaux – Espagne et Bordeaux – Toulouse ».