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  • Nouveaux tarifs pour les TER Midi-Pyrénées

    La région Midi-Pyrénées souhaite augmenter la fréquentation de ses TER. Après avoir, en dix ans, plus que doublé le nombre de trains et la fréquentation (de 5 à 11 millions de voyages), elle veut aller plus loin, avec des tarifs mieux adaptés aux attentes de la clientèle. Elle a investi 379 000 euros pour mener des études et promouvoir les nouvelles offres conçues non plus en fonction du statut de l’usager mais de la fréquence des déplacements.
    Dès le mois de juin, Tikémouv’ offrira aux usagers occasionnels, sans carte ni abonnement, un tarif forfaitaire de 2,50 euros tous les 40 km sur les trains les moins fréquentés (100 TER sur 356). C’est une première en France.
    Pour les usagers réguliers, les démarches seront simplifiées. Proposé à partir de la rentrée, le « pack liberté » s’adresse aux voyageurs fréquents, le « pack illimité » aux usagers quotidiens, avec une déclinaison pour les moins de 26 ans, des formules à la semaine, au mois ou à l’année. Un Toulouse – Montauban en pack illimité annuel coûtera 1,87 euro par trajet quotidien, contre 8,90 euros en plein tarif. La région espère générer 900 000 voyages supplémentaires par an d’ici 3 ans.
        

    Catherine Sanson-Stern
     

  • La liaison directe par rail vers l’aéroport de Madrid à l’essai

    Depuis le 30 mai, Adif (le RFF ibérique) a engagé les essais de circulation entre Madrid-Chamartin et l’aéroport de Barajas (Terminal 4) au nord de la capitale. Une ligne nouvelle de 8,8 km a été construite qui permet de faire le trajet en 12 minutes, et en 24 minutes depuis la Puerta del Sol au centre de la ville. La plate-forme aéroportuaire est déjà reliée à l’est par la ligne 8 du métro de Madrid en 15 minutes. La liaison supplémentaire consacre cet aéroport alors qu’un nouvel équipement avait été envisagé au sud de la capitale. Elle devrait être mise en service cet été encore que le ministère continue de l’adapter en prévision de l’arrivée directement sous les pistes d’une desserte de LGV : 16 millions d’euros supplémentaires ont été dégagés ce 3 juin pour y permettre plusieurs écartements de rails. Après la pose de ce troisième rail, Adif aura investi 190 millions d’euros dans l’accès ferroviaire direct à Barajas.

  • La ligne 9-10 du métro de Barcelone au ralenti mais pas arrêtée

    Plusieurs sections sont déjà en service (au nord-est de l’agglomération), mais le reste du chantier des lignes 9-10 du métro de Barcelone est semi-arrêté depuis plusieurs semaines. En effet, l’opération fait face à des difficultés d’ordre financier ou géologique. Ministre catalan du Territoire et du Développement, Lluis Recoder a toutefois précisé, le 3 juin, que la ligne 9 serait bien achevée : « On n’engagera pas d’autre chantier que l’on ne puisse payer. »
    Piloté par l’Autorité des transports métropolitains (ATM), ce projet vise à créer une ligne double qui tangente l’agglomération barcelonaise par l’ouest avec, à chaque extrémité, des dessertes en fourche, notamment au sud vers l’aéroport El Prat et le pôle économique Zona Franca. Premier problème, les ressources financières de la Generalitat (gouvernement catalan) dont dépend l’ATM sont en berne et, sur la portion centrale Zone universitaire – La Sagrera, la construction est quasi arrêtée, le temps que les élus y voient plus clair question budget : la réalisation de cette ligne à pilotage automatique avait été initialement estimée à 2,6 milliards d’euros, aujourd’hui, les fonds investis approchent les 10 milliards.
    Le 22 mai dernier la mairie de Barcelone est à son tour passée du Parti socialiste aux nationalistes de CIU, comme ce fut le cas de l’exécutif catalan à l’automne 2010. Cette homogénéité devrait permettre aux autorités de prendre des décisions, sans doute d’étaler la construction de cette ligne. Et Lluis Recoder de critiquer l’abus de financements différés dont faisaient usage ses prédécesseurs : la dette absorbe 40 % du budget de son ministère pour 2011. Autre facteur aggravant, les terrains se révèlent particulièrement récalcitrants aux foreuses à proximité du port barcelonais.
        

     

    Michel GARICOÏX
     

  • Alstom et Alten renforcent leur partenariat

    Alten a signé le 1er juin avec Alstom Transport un avenant à la charte fournisseurs LP150 mise en place en 2007. Alten (ingénierie et conseil en technologies) accompagnera Alstom Transport dans ses problématiques techniques et territoriales, ainsi que sur les compétences métiers et formations d’ingénieurs. La dynamique instaurée en 2007 a modifié les relations entre les deux sociétés. Environ 60 % des contrats entre Alten et Alstom Transport sont aujourd’hui réalisés en mode projet, quand la totalité se réalisait en assistance technique il y a 2 ans. L’une des évolutions les plus notables du partenariat est son déploiement international. En complément des pays déjà « actifs » (France, Belgique, Espagne et Italie), de nouvelles zones d’activités vont être conjointement développées, en Allemagne, Russie, Brésil et Etats-Unis. Alten a réalisé un chiffre d’affaires de 916,6 millions d’euros en 2010 et compte 13 100 collaborateurs, dont 88 % sont des ingénieurs de haut niveau.

  • Eurotunnel gagne l’appel d’offres lancé par le port de Bordeaux

    Eurotunnel a annoncé le 7 juin avoir été retenu par le Grand Port maritime de Bordeaux pour élaborer le document de référence du Réseau portuaire et le Règlement de sécurité de l’exploitation (RSE). Rappelons que les ports sont désormais les propriétaires de leurs voies ferrées et doivent, à ce titre, disposer d’un règlement de sécurité. A Bordeaux, le site portuaire compte 20,3 km de voies ferrées et 37 appareils de voies.
    « Eurotunnel va déterminer les conditions d’accès au réseau de voies ferrées du port de Bordeaux, les composantes de l’infrastructure, la gestion des capacités, la gestion de la sécurité de l’exploitation, les services et la tarification », explique le gestionnaire du tunnel sous la Manche, qui avait déjà été retenu pour une telle mission pour le port de Dunkerque dont il gère aujourd’hui le réseau ferré.
     

  • Hausse de 2,7 % pour le passe Navigo

    Le tarif du forfait passe Navigo va augmenter de 2,7 % au 1er juillet, sauf celui incluant la zone 5, qui ne change pas. L’année dernière, les tarifs des transports franciliens avaient été relevés de 3,9 %. Le conseil du Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) a décidé de supprimer la zone 6 en fusionnant les zones 5 et 6, ce qui permettra, selon lui, à plus de 130 000 personnes de bénéficier d’une réduction du coût de leur transport. Le forfait Navigo mensuel pour les zones 1 à 6, qui était à 123,60 euros, passera ainsi pour ces usagers à 109,90 euros, soit une réduction de 11 %. Les forfaits incluant la zone 5 inchangés bénéficieront à « plus de 300 000 voyageurs », toujours selon le Stif. Le prix du ticket vendu à l’unité reste à 1,70 euro, tandis que le carnet de 10 tickets passera à 12,5 euros (+ 4,2 %).

  • Accessibilité : 1,4 milliard d’euros pour 143 gares

    Le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) a annoncé le 1er juin qu’il était parvenu à boucler le financement de la mise en accessibilité de 143 gares franciliennes pour un coût de 1,4 milliard d’euros. Ces 143 gares font partie des 266 gares (dont 59 de la RATP) qui accueillent plus de 90 % du trafic total du réseau ferré francilien. Les autres gares ont déjà été aménagées.
    Dans un communiqué, le Stif précise que sa participation financière sera de 50 %, celle de la région Île-de-France de 25 %, Réseau ferré de France (RFF) contribuant à hauteur de 19 % et la SNCF de 6 %.
     

  • Soutien européen pour la liaison Vesoul – Kalouga de Gefco

    Le groupe Gefco a annoncé le 8 juin avoir obtenu le soutien du fonds européen « Marco Polo » pour sa liaison ferroviaire entre Vesoul (France) et Kalouga (Russie). Ce transport multimodal de pièces détachées automobiles s’est substitué aux 44 camions quotidiens nécessaires pour effectuer les allers-retours entre la France et la Russie. Ce qui permet aussi de réduire de 8 à 5 jours les délais d’acheminement. Pendant la durée du projet Marco Polo, Gefco prévoit de transférer plus de 411 millions de tonnes-km de la route vers le rail, alors que la Commission européenne exige un minimum de 60 millions de tonnes-km transférées pour postuler au programme. « En rapport avec les coûts engendrés, la subvention demandée est de 539 000 € », souligne le groupe de logistique dans un communiqué.

  • Rémy Pointereau juge le rapport Mariton inopportun

    Rémy Pointereau juge le rapport Mariton inopportun

    Le projet de rapport sur le schéma national des infrastructures de transports (Snit) d’Hervé Mariton, selon lequel les projets seraient trop nombreux et peu rentables, a été qualifié d’« inopportun » par Rémy Pointereau, le président de l’association TGV Grand Centre Auvergne et sénateur du Cher, à l’occasion d’une table ronde organisée par l’association à Roanne. Se confiant à La Montagne, il a taclé le député UMP auteur du rapport : « Evidemment, quand on est député d’un département où l’on a tout, le TGV, l’autoroute, c’est mal venu ! » Le sénateur a ensuite enfoncé le clou en rapportant des propos, dont tout le monde n’a pas forcément le souvenir… « Nous devons d’abord trouver un consensus sur le scénario, après, viendra le temps du financement. Guillaume Pepy, le président de la SNCF a affirmé que cette ligne était indispensable et Jean-Louis Borloo l’a déclarée “insubmersible”. Et puis, c’est un projet européen, pourquoi ne pas imaginer un grand emprunt européen ? », a-t-il assuré.   

  • Alain Rousset se réjouit du lancement de Tours – Bordeaux

    Alain Rousset se réjouit du lancement de Tours – Bordeaux

    Prompt à réagir, le président du conseil régional d’Aquitaine s’est immédiatement réjoui du lancement effectif de la LGV Tours – Bordeaux après la décision de l’Etat de prendre en charge la participation financière des collectivités refusant de payer. Alain Rousset parle d’un « projet massivement attendu par la population », qui constituera un « formidable accélérateur de croissance ». Il rappelle que les collectivités territoriales ont accepté de le cofinancer « au-delà de leurs obligations institutionnelles, à hauteur de montants considérables : 1,5 milliard d’euros sur 7 milliards d’euros ». Et que l’Aquitaine « a agi sans relâche depuis de nombreuses années pour sa réalisation ». Mais s’agissant, d’« une première étape », la collectivité « poursuivra avec ardeur sa mobilisation en faveur du Grand Projet du Sud-Ouest : Bordeaux – Espagne et Bordeaux – Toulouse ».