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La Poste lance Greenovia pour le conseil en écomobilité
Comment optimiser la gestion d’un parc existant ? Implanter des véhicules électriques à grande échelle ? Développer une flotte de véhicules innovants et décarbonés ? Comment optimiser la gestion d’un parc existant ? Implanter des véhicules électriques à grande échelle ? Développer une flotte de véhicules innovants et décarbonés ? Pour répondre à ces défis, les gestionnaires de flottes automobiles disposent depuis peu d’un nouvel interlocuteur : Greenovia, une filiale à 100 % de La Poste, spécialisée dans le conseil à la mobilité écoresponsable. Le groupe capitalise sur son expérience de la gestion de flottes automobiles liée à son activité courrier (menée avec 57 000 véhicules motorisés dont 270 voitures électriques pour les facteurs) pour proposer des solutions de conseil et ingénierie aux utilisateurs de flottes et aux prestataires de la filière automobile souhaitant par exemple développer de nouveaux services ou tester des véhicules électriques.
La Poste rappelle qu’elle a fait de la mobilité durable un de ses objectifs prioritaires avec le plan « Ambitions 2015 », visant à réduire de 15 % ses émissions de CO2, et qu’elle a par ailleurs créé un groupement de commande qui a lancé une consultation pour l’achat 50 000 voitures électriques dans le cadre du plan gouvernemental véhicules décarbonés. Elle souligne enfin que, selon une enquête TNT Sofres de mars 2010, 97 % des entreprises affirment que réduire leurs dépenses d’énergie est une action prioritaire…C. N.

Chine : la grande vitesse en question
A partir du mois de juillet, les trains à grande vitesse chinois seront limités à 300 km/h, alors qu’ils atteignent parfois 350 km/h, a déclaré le 14 avril le nouveau ministre des Chemins de fer, Sheng Guangzu, dans une interview au Quotidien du peuple. A partir du mois de juillet, les trains à grande vitesse chinois seront limités à 300 km/h, alors qu’ils atteignent parfois 350 km/h, a déclaré le 14 avril le nouveau ministre des Chemins de fer, Sheng Guangzu, dans une interview au Quotidien du peuple. « Il y aura des trains directs, d’autres marqueront des arrêts dans chaque région, et il y aura le choix entre deux prix pour satisfaire les besoins de tous les usagers », a proclamé le ministre. Les travailleurs migrants ont du mal à s’offrir des TGV de plus en plus chers et sont obligés de se rabattre sur des trains lents de plus en plus rares. Cette mesure doit permettre aussi de renforcer la sécurité des trains. La Chine possède le premier réseau de lignes à grande et très grande vitesse au monde, long de 8 358 km. Le réseau doit être étendu à 13 000 km en 2012 et à 16 000 km en 2020. La ligne Pékin – Shanghaï, 1 300 km, qui doit ouvrir en juin, devait être circulée à 350 km/h, comme sur celle déjà ouverte entre Wuhan et Canton. Au total, la Chine va investir entre 2011 et 2015 quelque 2 800 milliards de yuans (296 milliards d’euros) pour construire environ 30 000 km de lignes de chemin de fer, selon le ministre.
(D’après AFP)

Fret : un nouveau trafic via le Mont-Cenis
SNCF Geodis produit depuis mars 2011 un trafic de poutrelles d’acier entre le site Lucchini de Fiorentina di Piombino (Italie) et l’usine AscoMetal du Cheylas (France). Deux fois par semaine, des convois de 1 150 t transitent par le tunnel du Mont-Cenis, la traction étant assurée en 36300 de Fiorentina à Saint-Jean-de-Maurienne et en 75000 au-delà. SNCF Geodis produit depuis mars 2011 un trafic de poutrelles d’acier entre le site Lucchini de Fiorentina di Piombino (Italie) et l’usine AscoMetal du Cheylas (France). Deux fois par semaine, des convois de 1 150 t transitent par le tunnel du Mont-Cenis, la traction étant assurée en 36300 de Fiorentina à Saint-Jean-de-Maurienne et en 75000 au-delà. Normalement, les convois sont tracés directement, via le raccordement de Montmélian, vers l’EP du Cheylas situé sur la ligne Montmélian – Grenoble. Dans la pratique, il n’est néanmoins pas rare que les trains soient amenés à transiter par Chambéry. Le lancement de ce nouveau trafic constitue une sorte de consolation pour SNCF Geodis, qui a dû céder fin 2010 la desserte Ambrogio à Trenitalia en Italie et à ECR en France : « pour des raisons de tarifs et de fiabilité, consécutivement aux grèves », admet Philippe Bihouix de la direction Internationale du pôle Transports ferroviaires de marchandises de SNCF Geodis. Récemment, l’opérateur a décidé de confier « au moins pendant quelques mois » etd’entente avec Hupac la traction du trafic du combiné Busto Arsizio – Barcelone à Trenitalia sur son parcours italien. Cette desserte reste sous la maîtrise commerciale de SNCF Geodis mais est assurée de Busto à Modane par un tiers, pour des questions de robustesse technique. En effet, Captrain Italy, qui continue à se développer, peine encore à maîtriser sa croissance et à garantir une production suffisamment solide en toutes circonstances. Ce recentrage passager ne veut pas dire que SNCF Geodis « laisse la main » à Trenitalia qui est en train de se renforcer sensiblement en Maurienne, mais correspond au souci de rendre le meilleur service possible à son client. Du reste, Philippe Bihouix confirme l’ambition du groupe SNCF Geodis de garder l’initiative en Italie, via le Mont-Cenis où les volumes des trafics de céréales, métallurgie et automobiles progressent – de nouveaux trains apparaîtront en juillet et décembre 2011 – et via la Suisse. Après le trafic Scandfibre dont les résultats sont bons, Captrain Italy pourrait être impliqué par la reprise ou le lancement de trafics du combiné.
Sylvain MEILLASSON
Espagne : la « Plateforme technologique ferroviaire » abonde en projets
La « Plateforme technologique ferroviaire espagnole » (PTFE) a tenu son assemblée générale le 19 mai à Málaga. Sorte de cluster, elle regroupe les pouvoirs publics, les industriels du secteur et les centres de recherche pour développer ensemble des projets innovateurs. L’assemblée a d’ailleurs adopté un « Agenda stratégique de recherche : horizon 2030 » qui donne des objectifs communs, des moyens et dresse une série de priorités. Autour de cette initiative, on retrouve les ministères (Recherche, Transports), l’Adif, les opérateurs (Renfe, Feve, Acciona), les entreprises de BTP, les constructeurs (CAF, Talgo, Vossloh Espagne), les universités (Madrid, Saragosse). Le tout bénéficie du Centre des technologies ferroviaires existant justement à Málaga, avant que n’y soient construits les plus grands circuits d’essai d’Europe à ce jour. Plutôt discrets quant aux programmes concrets que cette alliance met en route (57 le sont avec l’Adif), certains participants ont évoqué des projets classiques comme des changeurs d’écartement instantanés ou des rames à grande vitesse interconnectables et polyvalentes (Oaris de CAF, Avril de Talgo), mais également des automoteurs à tout faire ou low cost pour la voie métrique (l’Espagne a l’expérience du réseau Feve) ou encore des trams-trains bon marché. Au moins autant que le marché intérieur, la PTFE vise le grand large et des marchés émergents au-delà du pré carré qu’est l’Amérique latine : Afrique, Asie centrale et sous-continent indien.
Equipements CBTC Alstom pour les métros de Shanghai et Kunming
Alstom et sa joint-venture chinoise Casco ont signé avec Shanghai Shentong Metro et Kunming Rail Transit deux contrats portant sur la fourniture de signalisation CBTC (par transmission radio). Le montant global de ces contrats est de 85 millions d’euros. Le premier concerne la future ligne 16 du métro de Shanghai, longue 59 km pour 17 stations, sur laquelle la vitesse maximale sera de 120 km/h et dont la première phase doit ouvrir début 2013. Le second contrat concerne la ligne 1 du métro de Kunming (Yunnan), longue de 42 km et comportant 31 stations, dont les premiers essais doivent avoir lieu en 2013. Alstom et Casco équiperont les lignes de la solution Urbalis, système de contrôle des trains par transmission radio des données sur le réseau, qui optimise la vitesse de circulation des trains, réduit les intervalles entre les rames et gère les arrêts aux stations.
Etats-Unis : Siemens livrera 4 tramways à Atlanta
Le 19 mai, Siemens a annoncé que quatre de ses tramways type S70, évalués à 17 millions de dollars (12 millions d’euros), ont été commandés par Marta, l’autorité des transports métropolitains d’Atlanta. Déjà en service sur les réseaux de métro léger (light rail) de Houston, Charlotte, San Diego, Portland et Salt Lake City, le S70 sera utilisé pour la première fois sur un tramway urbain en site partagé (streetcar en américain). Il doit être livré à partir de septembre 2012 et doit entrer en service début 2013 sur la nouvelle ligne reliant le centre-ville d’Atlanta aux centres d’affaires. Les 12 arrêts sur le parcours de 4,3 km seront desservis toutes les 15 minutes. Assemblé à Sacramento (Californie) par Siemens, qui a également produit la chaîne de traction à Alpharetta (banlieue d’Atlanta), ce S70 à plancher bas partiel (70 %) sera limité à 56 km/h (35 mph). Le constructeur précise que depuis 1984, l’usine de Sacramento a livré plus de 1 000 métros légers à 17 villes nord-américaines.
René Souchon se plaint de la gare de Bercy
René Souchon, président (PS) de la région Auvergne, a écrit à Guillaume Pepy pour se plaindre de la décision de RFF de pérenniser au service d’hiver les arrivées des Téoz Paris – Clermont-Ferrand en gare de Bercy. Ces trains ne devaient s’arrêter que provisoirement à Bercy, jusqu’au 2 juillet, du fait des travaux gare de Lyon.
Congrès : la recherche ferroviaire s’est donné rendez-vous à Lille
Le 23 mai, scientifiques, constructeurs, entreprises ferroviaires et laboratoires de recherche du monde entier se sont retrouvés à Lille pour l’ouverture du Congrès mondial de la recherche ferroviaire : WCRR (World congress on railway research). Ce rendez-vous international du monde ferroviaire a réuni dès le premier jour plus de 800 participants, venus de 35 pays. L’Asie était largement représentée avec « plus d’une centaine de Japonais » et « une cinquantaine de Coréens ». Trois journées de conférences ont permis d’échanger et de partager les expériences des participants autour de 3 thématiques : « respect de l’environnement et écomobilité », « nouveaux services aux clients » et « système ferroviaire efficace ».
Les plates-formes de transport combiné changent de mains
La mainmise de Novatrans et de Naviland Cargo sur les principales plates-formes de transport combiné en France est en train de voler en éclat. C’était une des conditions posées par l’Autorité de la concurrence pour donner son aval à la prise de contrôle par la SNCF de l’opérateur de transport combiné rail-route Novatrans. Le 1er mars, l’Autorité de la concurrence a accepté les nouveaux statuts proposés par SNCF Geodis en accord avec Réseau Ferré de France (RFF). Les nouveaux statuts doivent entrer en vigueur pour le futur service annuel 2012. Des sociétés simplifiées par actions (SAS) doivent être créées et devenir opérationnelles à la fin de l’année pour gérer les plates-formes. Le capital de ces plates-formes sera réparti entre les opérateurs de transport combiné présents sur le site à condition qu’ils dépassent un volume de 5 000 UTI/an (unités de transport intermodal). Il sera réparti en fonction du volume de chacun.
Le sénateur Grignon nommé administrateur de la SNCF
Une semaine tout juste après avoir rendu public son rapport sur l’expérimentation de la concurrence dans les TER, le sénateur Francis Grignon a été nommé par décret, le 25 mai, administrateur de la SNCF. Certes, ce n’est pas une « première » dans le genre : avant lui, Hubert Haenel, était entré à ce même conseil d’administration après une mission sur le transport ferroviaire régional. Toutefois, cette dernière nomination fait grincer des dents. Les concurrents de la SNCF y voient un renvoi d’ascenseur après un rapport qui n’a, selon eux, qu’ouvert trop timidement les portes à la concurrence. Et les syndicalistes, qui refusent cette concurrence à venir, y voient l’entrée du loup dans la bergerie.