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  • Billetterie : le réseau de Montargis lance le ticket SMS

    Depuis le 2 mai, les clients du réseau Amelys (Keolis) de Montargis (Loiret) peuvent présenter leur titre de transport sur leur téléphone portable. Montargis a été choisie par Keolis et Nexedi, l’éditeur du logiciel EPR5 qui pilote le système pour cette expérimentation qui doit ensuite être étendue à d’autres villes moyennes. « Nous ciblons les clients occasionnels, explique Pierre-Marie Ditte, directeur de Keolis à Montargis, pour le même prix (0,95 euro l’unité, 9 euros les 10) que les tickets achetés dans le bus ou à la boutique. » Le client peut acheter son e-ticket en ouvrant un compte prépayé en ligne. Il peut aussi régler son voyage dans les 24 heures. Pour bénéficier du service, le client doit adresser par SMS le code spécifique de l’arrêt où il se trouve et reçoit instantanément son e-ticket valable une heure et qui sera présenté de « manière stable et lisible » au conducteur. Le réseau a également adopté le système Timéo qui permet de recevoir par SMS les horaires de passage des prochains bus.     

    J.-J. T.

     

  • Le successeur sud-coréen du TGV a des ennuis

    Une rame du train à grande vitesse sud-coréen KTX-II a été rappelée le 11 mai par son constructeur Hyundai Rotem, à la demande de l’exploitant Korail. Deux fissures importantes ont été découvertes dans les structures qui soutiennent les dispositifs – 500 kg situés sous le corps du train – de ralentissement. « Le décrochement de ces dispositifs sur les rails aurait eu pour conséquence le déraillement du train », s’alarme un expert cité par l’agence de presse Yonhap.
    Au lendemain de ce rappel, Korail a annoncé une réduction du nombre de voitures et de la fréquence des services à grande vitesse, afin de mener des inspections approfondies de l’ensemble de son matériel roulant. 46 rames du KTX-1 (le TGV Réseau vendu par Alstom en 1994) et 19 rames de son successeur construit localement, le KTX-II, sont en circulation. C’est la première fois qu’un KTX-II est rappelé depuis sa mise en service, en mars 2010. L’incident est le dernier d’une série de défaillances techniques rencontrées par le KTX-II. En février, l’un d’entre eux a déraillé dans un tunnel à Séoul. Ces problèmes fragilisent les ambitions exportatrices de Hyundai Rotem, qui convoite d’importants contrats à l’étranger, notamment au Brésil et en Californie.
    Les déboires ferroviaires sud-coréens font aussi irruption dans la rubrique des faits divers : le 4 mai, un passager complètement saoul a forcé l’ouverture d’une porte d’un KTX-1 alors que celui-ci roulait à 300 km/h. Pendant 10 minutes, les violents courants d’air ainsi créés ont provoqué la panique à bord. Arrêté par la police, le passager a déclaré : « Je manquais d’air, alors j’ai ouvert la porte. »
    Frédéric OJARDIAS

  • Lorry-Rail allonge l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg

    Lorry-Rail a annoncé le 12 mai le lancement d’une nouvelle route entre la frontière espagnole et le sud de la Suède dès aujourd’hui, via Krefeld, puis à partir de cet automne via Hanovre. La société, dont SNCF Geodis détient le contrôle, élargit ainsi son offre d’autoroutes ferroviaires, dans le prolongement de la liaison actuelle entre Perpignan (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). « Cette offre, réalisée avec Green Cargo, premier opérateur ferroviaire suédois, s’adresse aux transporteurs et leur permet dès à présent de faire voyager sur le train des semi-remorques préhensibles, des conteneurs et des caisses mobiles », précise SNCF Geodis dans un communiqué. Dans un premier temps, trois allers-retours par semaine seront proposés. « A l’automne, cette liaison permettra de parcourir en train, en 48 heures, les 2 000 km du trajet, contre trois jours a minima par la route », souligne SNCF Geodis.

  • Philippe Mellier quitte Alstom

    La semaine passée, lors des résultats – décevants – du groupe Alstom, le patron de la branche transport, Philippe Mellier, n’en avait touché mot. Pourtant, il le savait probablement déjà : il quittera le groupe 1er juillet 2011, pour devenir le directeur général de De Beers, le numéro un mondial du diamant. Arrivé en mai 2003, quand Alstom se battait pour survivre, Philippe Mellier aura contribué à redresser l’entreprise et à la positionner sur des marchés prometteurs, comme la Russie ou l’Inde. Depuis deux ans, toutefois, les résultats du groupe semblent marquer le pas, et la concurrence commence à s’affirmer sur des marchés sur lesquels Alstom était jadis souverrain, comme les TGV. La nouvelle, annoncée ce matin par un communiqué laconique du groupe, n’est pas assortie de la nomination d’un successeur, ce qui pourrait être le signe d’une certaine soudaineté dans cette prise de décision. Le PDG d’Alstom, « Patrick Kron, assurera l’intérim de la présidence d’Alstom Transport après le départ de Philippe Mellier », indique le même communiqué.

  • LGV Montpellier – Perpignan : le financement des études est signé

    Le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani s’est rendu le 12 mai à Montpellier pour signer, avec les collectivités locales partenaires, le protocole définitif de financement des études préalables à la déclaration d’utilité publique pour la réalisation de la ligne nouvelle à grande vitesse Montpellier – Perpignan. Une enveloppe de 37,8 millions d’euros pour poursuivre les études qui ont débuté il y a un an. A l’horizon 2020, la LGV devrait permettre de relier ces deux villes en quarante-cinq minutes, au lieu d’une heure trente minimum actuellement. Ces 160 km constituent aussi le chaînon manquant à la liaison grande vitesse Paris – Barcelone et contribueront de plus à la réalisation d’un grand axe ferroviaire européen sur l’Arc méditerranéen, entre Barcelone et Gênes.
     

  • Le Gart crée un club des villes de l’autopartage

    Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg et président du Groupement des autorités responsables des transports (Gart), a annoncé vendredi 13 mai, à l’occasion des premières rencontres nationales de l’autopartage, la création d’un « club des villes autopartagées ». Ce groupe d’échange de bonnes pratiques et de lobbying sera formalisé au sein du Gart après sa prochaine assemblée générale, le 21 juin. « Nous allons faire de la pédagogie envers les élus, sur le même modèle que le club des villes et territoires cyclables », a précisé Clément Rossignol, vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux, en charge des mobilités. Sur le thème « Changer l’usage de la voiture pour changer la ville », les premières assises nationales de l’autopartage ont rassemblé 170 élus, responsables de collectivités locales ou de bureaux d’études, pour une journée de débats au palais des congrès de Strasbourg. « Le club des villes autopartagées rendra ces échanges permanents », espère Roland Ries.

  • Xrail vise 40 % du marché européen en 2012

    Créée en février 2010 par sept entreprises ferroviaires européennes pour renforcer le trafic international de wagons isolés, l’alliance Xrail dresse un premier bilan : entre l’automne et la fin de l’année 2010, environ 10 % de l’ensemble des transports du trafic européen par wagons isolés, soit 150 relations, ont été effectués par ces entreprises. D’ici à la fin de l’année, le nombre des relations proposées devrait tripler pour s’élever à 450. L’alliance vise une couverture de près de 25 % du marché sur le réseau européen des transports par wagons isolés. L’an prochain, la part devrait atteindre les 40 %.
    Rappelons que CD Cargo (République tchèque), CFL cargo (Luxembourg), DB Schenker Rail (Allemagne), Green Cargo (Suède), Rail Cargo Austria (Autriche), SNCB Logistics (Belgique) et CFF Cargo (Suisse) font partie de l’alliance. SNCF Geodis qui devait initialement l’intégrer a choisi finalement de jeter l’éponge en raison de la restructuration de son activité wagons isolés.

  • Un plan de déplacements interentreprises à Roissy

    Un plan de déplacements interentreprises à Roissy

    Premier aéroport français, Paris-Charles-de-Gaulle est aussi le premier d’Europe pour le trafic fret et le deuxième pour le trafic passager. Près de 90 000 salariés y travaillent dans quelque 650 entreprises fonctionnant pour beaucoup 24h/24. Premier aéroport français, Paris-Charles-de-Gaulle est aussi le premier d’Europe pour le trafic fret et le deuxième pour le trafic passager. Près de 90 000 salariés y travaillent dans quelque 650 entreprises fonctionnant pour beaucoup 24h/24. Depuis quelques années, plusieurs d’entre elles ont engagé une démarche de plan de déplacements d’entreprise (PDE), mais comme l’union fait la force, cinq d’entre elles se sont regroupées. Constatant qu’elles avaient une problématique de déplacements souvent commune, et une taille critique nécessaire pour mieux travailler sur la mobilité, Aéroports de Paris, Air France, CIF Keolis, FedEx et La Poste, représentant plus de la moitié des emplois du site, ont initié un plan de déplacements interentreprises (PDIE) début 2010. Soutenues dans leur démarche par la CCI de Versailles Val-d’Oise-Yvelines, qui a animé le groupe de travail, réalisé la synthèse du premier diagnostic puis bâti le plan d’actions, les 5 entreprises ont abouti le 7 avril, avec la signature de la charte R’Promobilité définissant le PDIE. Objectif : améliorer les conditions d’accès aux différents sites pour les salariés, les clients et les fournisseurs. Ce plan s’appuie sur un diagnostic qui a montré une très forte dispersion géographique des salariés dans toute l’Ile-de-France, même s’ils sont 72 % à résider en Seine-Saint-Denis ou dans les départements limitrophes. Par ailleurs, la majorité des salariés travaillent en horaires décalés, avec un maximum de 77 % pour ceux travaillant sur la zone de fret sud, ce qui influe sur les logiques de déplacements. L’usage des transports en commun est relativement faible : 15 %. Et l’étude montre que la qualité moyenne de l’offre des transports en commun n’est pas satisfaisante, notamment parce que la ligne du RER B, qui draine environ 300 000 usagers par jour, est arrivée à saturation.
    Le plan d’action commun, défini pour 3 ans (il sera réévalué chaque année), s’organise autour de cinq engagements : mutualiser les moyens entre entreprises, renforcer l’attractivité des transports publics, réduire les déplacements inutiles et accessoires, renforcer les possibilités d’usage des modes de circulation douce, développer un emploi raisonné de l’automobile. Ce PDIE reste ouvert aux entreprises du bassin aéroportuaire qui souhaiteraient s’y impliquer.
     

  • RFF : les travaux du réseau de Saint-Lazare prioritaires

    Après avoir identifié une cinquantaine de zones qui représentent 20 % du réseau ferré francilien, mais sur lesquelles 70 % des retards de trains sont imputables à l’infrastructure, Réseau ferré de France (RFF) passe à l’action. Le gestionnaire des voies a décidé que le réseau de Saint-Lazare, l’un des plus concernés par ces dysfonctionnements (avec le RER C et D), va être traité en priorité. D’importants travaux de modernisation vont être menés durant les trois prochains week-end, notamment le remplacement des aiguillages de la gare de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) les 28 et 29 mai. Ils vont nécessiter des interruptions de circulation sur les lignes J, L et U, et la mise en place de bus de substitution. Au total, en 2011 et 2012, 120 millions d’euros vont être engagés pour moderniser et renouveler le réseau de Paris-Saint-Lazare. L’objectif de RFF est de faire reculer de 30 % les causes d’irrégularité des trains liées aux infrastructures à l’horizon 2013.
     

  • Marseille : la RTM refait son site Internet

    La Régie des transports de Marseille (RTM) a tourné une nouvelle page sur le web. La RTM vient en effet de lancer son nouveau site Internet, le précédant ayant été créé en 2003. Centré sur les services aux clients, avec toutes les informations pratiques sur les perturbations de trafic en temps réel, les horaires, les tarifs, etc, rtm.fr a été voulu plus ergonomique, plus attractif et surtout plus réactif. Dix personnes sont ainsi mobilisées dans différentes directions de l’entreprise pour alimenter et enrichir son contenu. Le site devrait évoluer au cours des prochains mois pour proposer de nouveaux services comme un espace dédié aux entreprises, l’envoi par mail de justificatifs d’abonnement ou l’accès depuis un téléphone mobile. Dans sa version antérieure, rtm.fr comptait 3 000 visites par jour et jusqu’à 30 000 en période de fortes perturbations du réseau.