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  • Marseille : la RTM refait son site Internet

    La Régie des transports de Marseille (RTM) a tourné une nouvelle page sur le web. La RTM vient en effet de lancer son nouveau site Internet, le précédant ayant été créé en 2003. Centré sur les services aux clients, avec toutes les informations pratiques sur les perturbations de trafic en temps réel, les horaires, les tarifs, etc, rtm.fr a été voulu plus ergonomique, plus attractif et surtout plus réactif. Dix personnes sont ainsi mobilisées dans différentes directions de l’entreprise pour alimenter et enrichir son contenu. Le site devrait évoluer au cours des prochains mois pour proposer de nouveaux services comme un espace dédié aux entreprises, l’envoi par mail de justificatifs d’abonnement ou l’accès depuis un téléphone mobile. Dans sa version antérieure, rtm.fr comptait 3 000 visites par jour et jusqu’à 30 000 en période de fortes perturbations du réseau.

  • Fret : l’Araf tranche un litige entre la SNCF et ECR

    Saisie en février dernier par Euro Cargo Rail (ECR) qui se plaignait des pratiques de la SNCF et de RFF en gare de Cerbère (Pyrénées-Orientales), notamment d’actes de malveillance contre ses trains, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a rendu sa décision le 4 mai. Des actes de malveillance ont effectivement été constatés par des huissiers, mais l’Araf estime qu’elle n’est pas capable de savoir qui en est responsable. Selon le gendarme du rail, ces faits relèvent avant tout de la justice.
    Par ailleurs, ECR contestait le fait que ce soit un agent de Fret SNCF, son concurrent, qui soit le coordinateur des manœuvres des trains dans cette gare. D’autant que l’opérateur privé exploite désormais plus de la moitié des trains sur le site. L’Araf a donné raison à ECR. Mais sur ce point, la situation a évolué avant même la décision de l’Araf. Après discussions, RFF a décidé que la Direction des circulations ferroviaires devait reprendre le poste en attendant une organisation définitive prévue pour le 1er juillet.

  • Les conducteurs de trains mettent  la pression sur les compagnies privées

    Les conducteurs de trains mettent la pression sur les compagnies privées

    Le syndicat GDL multiplie les débrayages pour obtenir une harmonisation des salaires et des conditions de travail entre public et privé. Après neuf mois de discussions et plusieurs grèves d’avertissement, le syndicat des conducteurs de train GDL est finalement parvenu à un accord avec la Deutsche Bahn sur les salaires et les conditions de travail. Les 20 000 conducteurs de l’opérateur historique percevront une augmentation de 2 % de leurs revenus et de 1 % de leur assurance retraite avec un effet rétroactif au 1er janvier 2010. La convention prévoit aussi une clause de non-licenciement jusqu’au 30 juin 2012, date à laquelle le texte devra être renégocié. Mais la satisfaction de ces revendications ne signifie pas pour autant la fin de la grogne : les conducteurs veulent désormais étendre cet accord aux compagnies privées opérant sur les réseaux régionaux de passagers et qui pratiquent des salaires nettement inférieurs à ceux de la Deutsche Bahn. Une requête restée pour l’instant lettre morte : à l’exception de Keolis qui accepte de s’asseoir à la table des négociations, les concurrents de la Bahn refusent de céder.
    Il faut dire qu’un accord d’harmonisation des salaires entre public et privé a déjà été trouvé en début d’année. Mais ce texte est rejeté par le syndicat GDL, qui entend négocier sa propre convention… à grand renfort de débrayages, qui se multiplient depuis le mois de mars : au total, près de 180 heures de grève. Un mouvement très suivi : entre 70 et 80 % des conducteurs ont cessé le travail à chaque fois, bloquant à quai une partie importante des trains du secteur privé, dont ceux de Veolia. « Nos adhérents ne veulent plus être les victimes du dumping salarial », prévient Claus Wesselsky, le président du syndicat des conducteurs de trains. « Le bras de fer se poursuivra aussi longtemps que les compagnies refuseront d’entamer des discussions. La motivation des conducteurs ne faiblit pas et la caisse de solidarité aux grévistes est pleine. » GDL a toutefois renoncé à mettre à exécution sa menace de grève illimitée. Mais au pays du compromis, où les arrêts de travail sont généralement utilisés en dernier recours, l’attitude de l’organisation passe mal. Le chef du patronat Dieter Hundt fustige ainsi « l’irresponsabilité » des conducteurs de trains, qu’il décrit comme « une petite minorité qui abuse du droit de grève pour faire avancer des revendications particulières ».    

    A. H.

  • Franck Gervais aux commandes de Thalys

    Franck Gervais aux commandes de Thalys

    Lorsqu’il a quitté le Transilien, en janvier 2010, pour rejoindre le groupe de BTP Eiffage, certains évoquaient déjà son retour au sein du groupe SNCF. C’est fait, ou presque Le 10 mai, le conseil d’administration de Thalys International a nommé Franck Gervais directeur général en remplacement d’Olivier Poitrenaud, patron depuis septembre 2008. Le capital de Thalys, réseau TGV qui relie Paris à Bruxelles, Cologne, Amsterdam, est détenu à 62 % par la SNCF, 28 % par la SNCB, 10 % par la DB. Lorsqu’il a quitté le Transilien, en janvier 2010, pour rejoindre le groupe de BTP Eiffage, certains évoquaient déjà son retour au sein du groupe SNCF. C’est fait, ou presque… Le 10 mai, le conseil d’administration de Thalys International a nommé Franck Gervais directeur général en remplacement d’Olivier Poitrenaud, patron depuis septembre 2008. Le capital de Thalys, réseau TGV qui relie Paris à Bruxelles, Cologne, Amsterdam, est détenu à 62 % par la SNCF, 28 % par la SNCB, 10 % par la DB.
    Âgé de 34 ans, Franck Gervais a débuté sa carrière à la direction départementale de l’Équipement des Alpes Maritimes avant de rejoindre, en 2004, le ministère de l’Équipement et des Transports comme conseiller technique en charge des Transports. Ce diplômé de Polytechnique et ingénieur des Ponts et Chaussées a rejoint la SNCF en 2006, comme directeur du cabinet de Louis Gallois, alors président, avant d’y prendre la direction du réseau ferroviaire des secteurs Nord et Ouest de l’Île-de-France. Certains voient déjà dans la nomination de ce proche de Guillaume Pepy la volonté de placer Thalys dans les meilleures conditions face à l’arrivée redoutée de la concurrence, en particulier celle de la Deutsche Bahn, sur ces liaisons liées à la libéralisation en Europe du trafic ferroviaire voyageurs. Un contexte marqué, également, par l’accroissement de la demande, lié au « raccourcissement des distances » et à la nécessité de poursuivre l’amélioration de la ponctualité. Pour le Conseil d’administration de Thalys, ce choix est lié à « sa connaissance globale du secteur des transports et sa hauteur de vue en matière ferroviaire. » Son prédécesseur, Olivier Poitrenaud, devrait prendre début juillet les commandes de Tisséo, la régie des transports en commun de Toulouse.

     

    P. G.

  • Afrique du Sud : Le Cap inaugure son bus en site propre

    Le Cap a mis en service la première ligne de son bus en site propre le 9 mai. Officiellement baptisé IRT – pour Integrated Rapid Transit – et lancé sous le nom commercial de MyCiti, il s’articule pour l’instant autour d’un axe sud-nord, de 15 km, qui relie le centre administratif au quartier de Table View. A chaque extrémité, des lignes de rabattement assurent la correspondance pour les banlieues du nord de la ville ou dans le centre. D’après les projets de la municipalité, toute l’agglomération du Cap (3,5 millions d’habitants) sera desservie sur le même modèle dans une douzaine d’années, avec des axes majeurs en site propre sur lesquels se connecteront des liaisons secondaires. Il y en a pour plusieurs centaines de millions d’euros, sans doute des milliards. Mais avec une première phase dont le coût a plus que doublé par rapport aux prévisions, beaucoup d’incertitudes entourent la question du financement de ces lignes.
     

    F. E.

  • Afitf : Dominique Perben devrait prendre les commandes

    Dominique Perben a été auditionné le 10 mai par la commission des Affaires économiques du Sénat, puis le lendemain par la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, en vue de sa nomination à la tête de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Le député UMP du Rhône, ancien ministre des Transports, devrait remplacer à ce poste Gérard Longuet devenu ministre de la Défense.

  • Grand emprunt : l’institut de recherche Railenium sélectionné

    Le gouvernement a annoncé le 9 mai la sélection des six premiers « instituts de recherche technologique » (IRT), entités créées dans le cadre du grand emprunt et associant des établissements d’enseignement supérieur, des organismes de recherche et des entreprises privées.
    Parmi les lauréats, figure l’IRT Railenium destiné à travailler sur les infrastructures ferroviaires (notamment les questions de sécurité, de maintenance et d’homologation des équipements). Installé près de Valenciennes, il réunit la SNCF, RFF, Eurotunnel, Alstom, entre autres, aux côtés d’universités, de grandes écoles ou de collectivités. Le budget alloué dans ce cadre s’élève à 550 millions d’euros.
     

  • Innovation : une « clé » originale pour sécuriser le stationnement vélo

    Un vélo ne vient jamais se garer seul. C’est partant de ce principe que Sense You, société issue de l’Inria, créée en 2008, a développé Ubi-Park, une solution de sécurisation des locaux à vélos basée sur l’utilisation de l’« informatique diffuse », utilisant la communication entre les objets et les personnes. Concrètement, le vélo est équipé d’une puce RFID – qui peut être installée sur n’importe quel type de vélo, voire pour certain modèle de luxe intégrée dans la structure même par le constructeur –, son propriétaire, d’un badge complémentaire, et ils constituent ainsi à eux deux la « clé » qui leur permet d’accéder au local. Personne ne peut donc entrer sans son vélo ou si celui-ci n’est pas dans le local, ni sortir avec un vélo qui n’est pas le sien. Le système reste néanmoins plutôt souple et plusieurs personnes peuvent ainsi avoir un badge pour utiliser le même vélo.

    www. senseyou.fr
     

  • Union Européenne : la DG Move réorganisée

    La direction générale Mobilité et transports (Move) de la Commission européenne se réorganise pour « refléter de manière plus fidèle la vision du livre blanc Transports », publié fin mars. Dorénavant, la DG sera organisée par mode de transport. Le rail sera géré par la nouvelle entité « Réseau européen pour la mobilité » (European mobility network) confiée à Jean-Eric Paquet, déjà membre de la DG Move, en charge depuis 2007 de la politique du réseau transeuropéen de transport. Domaine dont il garde la responsabilité et auquel s’ajoutent la gestion de l’espace ferroviaire unique européen et celle des ports et de la navigation fluviale.

  • Location : Akiem adapte ses locomotives aux corridors européens

    La filiale location du groupe SNCF, Akiem, est devenue propriétaire de 15 Traxx DE, alias 76000. Il s’agit d’une acquisition portant sur une tranche réduite mais ferme de locomotives Bombardier. La configuration des homologations de ces engins souligne la volonté d’Akiem d’adapter sa flotte aux corridors européens les plus actifs. Sur les 15 Traxx DE acquises, 11 devront ainsi pouvoir circuler en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, les autres étant prévu pour la France, la Belgique et les Pays-Bas. Les deux variantes seront équipées ETCS (système européen de contrôle des trains), pour circuler sur la Betuwelijn ainsi que la Havenspoorlijn, et compatibles ETCS 2.3.0d pour un déploiement futur sur le corridor C (Rotterdam – Anvers – Bâle – Lyon). Notons enfin qu’Akiem se substitue à la SNCF qui avait initié cette acquisition.     

    S.M.