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Pierre Cohen veut moins d’avions et plus de trains à Toulouse
Le maire socialiste de Toulouse Pierre Cohen s’est ouvertement exprimé en faveur d’une augmentation du trafic ferroviaire au détriment du trafic aérien au-dessus de sa ville. Il participait avec d’autres à la signature de la convention par laquelle les collectivités de Midi-Pyrénées s’associent au financement de la LGV Tours – Bordeaux. « Aujourd’hui, on a besoin d’une diminution du trafic aérien au bénéfice d’une augmentation du transport ferroviaire », a-t-il dit. Le nombre de passagers à l’aéroport de Toulouse-Blagnac est passé d’un peu plus de 5 millions par an en 2000 à 6,4 millions en 2010. Mais « il y a 200 000 personnes qui attendent une diminution de l’impact des atterrissages et des décollages de notre aéroport », a poursuivi le maire de Toulouse, faisant référence aux habitants de l’agglomération directement concernés par les nuisances du trafic aérien. Avec la LGV, Toulouse doit se retrouver à environ trois heures de train de Paris, à l’horizon 2020, contre cinq heures vingt aujourd’hui.

Pierre Callamand prône une gare TGV commune Béziers-Narbonne
Pierre Callamand, conseiller municipal d’opposition (PS) à Béziers, partage les vues de Christian Bourquin, président (DVG) du Languedoc-Roussillon sur l’implantation d’une gare TGV à Nissan-lez-Ensérune. L’édile s’élève contre l’attitude du sénateur-maire de Béziers : « Raymond Couderc a choisi de localiser, seul et contre tous, une gare nouvelle dite Béziers-Est à proximité de l’aéroport de Béziers-Agde. Pourtant, de nombreux arguments plaident pour retenir l’hypothèse initiale, présente dès les esquisses du projet de ligne TGV, d’une gare commune Béziers-Narbonne située à mi-chemin des deux villes, plaide-t-il dans Le Midi libre. En premier, il faut rappeler que les ingénieurs de la SNCF privilégieront toujours la rapidité et qu’il est illusoire de prétendre créer plus d’une gare entre Montpellier et Perpignan. » Pierre Callamand craint par ailleurs une réaction du premier magistrat de Narbonne, Jacques Bascou. « Ainsi, est-il très probable que la proposition du sénateur-maire de Béziers entraînera de la part du député-maire de Narbonne le projet d’une gare située sur ou à proximité de sa commune, avec le risque dans ce cas d’un résultat défavorable pour tous, à savoir un trajet direct entre Montpellier et Perpignan. »

Nicolas Sarkozy veut une LGV normande en vitesse
« Les experts les plus optimistes évoquent une mise en service au plus tôt en 2020. Je refuse ces délais. Je préfère 2017, pour les 500 ans de la fondation du Havre par François Ier. Si les procédures et règlements actuels ne permettent pas d’aller assez vite, je ferai voter une loi. A projet exceptionnel d’intérêt national, mesures exceptionnelles. » Fidèle à son impétuosité, le président de la République a insisté pour accélérer le projet de LGV normande lors de sa visite au port autonome du Havre le 25 avril. Un projet estimé entre 9 et 13 milliards d’euros, auquel l’Etat devra participer. « Je ne suis pas venu avec un chèque », a toutefois prévenu Nicolas Sarkozy. Mais il a annoncé le lancement d’une mission de financement de la ligne qui devra rendre ses conclusions début 2012.

Pour Claude Bartolone, CDG Express respire moins
Pour le président du conseil général de la Seine-Saint-Denis qui s’exprimait le 27 avril lors du forum RATP sur la ligne 14, « CDG Express a été abandonné ». On peut le dire comme ça, ajoute-t-il avant de proposer cette autre formule : « Enfin, il respire moins ! » Comment en ce cas assurer la desserte de Roissy ? Entre un prolongement de la ligne 14 (solution RATP) et une ligne nouvelle partant de La Défense (solution de la Société du Grand Paris), Claude Bartolone avoue, en attendant les chiffres des experts : « Je n’en sais rien. »

Jean-Pierre Raffarin confirme que le métro d’Alger ouvrira fin 2011
A l’occasion de la visite en France du ministre algérien de l’Industrie, Jean-Pierre Raffarin a annoncé que le métro d’Alger entrera en service avant la fin de l’année. Dans une interview au Figaro, l’ex-Premier ministre, chargé de relancer les relations économiques entre la France et l’Algérie, explique que les travaux menés par Vinci, Siemens et CAF ont repris. Deux mois après avoir précisé qu’il allait « tout faire » pour une mise en service avant la fin de l’année, il confirme donc l’objectif : « Jusqu’à présent, les Algérois avaient le sentiment d’être les victimes d’un conflit financier. Désormais, les parties ont la volonté d’aboutir au plus vite. Cette réalisation aura un impact sur la vie quotidienne d’une population qui aspire à une amélioration de ses conditions de vie. Elle est un signal de notre coopération économique et sociale. »

Pour Michel Havard le tram est une erreur historique à Lyon
Le chef de file de l’opposition municipale lyonnaise, Michel Havard, a dressé le bilan de l’action du maire de Lyon, Gérard Collomb, à mi-mandat. Il est notamment revenu sur la question du développement du métro à Lyon, thème qu’il estime clivant. Selon le député UMP du Rhône, avoir privilégié le tram est « une erreur historique ». Le leader d’Ensemble pour Lyon souhaite voir à terme une ligne de métro entre la Part-Dieu et la Presqu’île jusqu’à Saint-Paul. Quant au financement d’un moyen de transport nettement plus coûteux que le tram, c’est « une question d’arbitrage » !

Environnement : le ministère précise la classification des véhicules les plus polluants
Les premières Assises de la qualité de l’air qui se sont tenues à Paris les 6 et 7 avril ont été l’occasion pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, de présenter un projet de nomenclature des véhicules qu’elle soumet à la consultation. Une classification de A à D qui pourrait servir de guide aux collectivités qui expérimenteront les zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa) durant trois ans, comme le prévoit la loi Grenelle 2 (voir VR&T n° 512). Les premières Assises de la qualité de l’air qui se sont tenues à Paris les 6 et 7 avril ont été l’occasion pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, de présenter un projet de nomenclature des véhicules qu’elle soumet à la consultation. Une classification de A à D (voir encadré) qui pourrait servir de guide aux collectivités qui expérimenteront les zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa) durant trois ans, comme le prévoit la loi Grenelle 2 (voir VR&T n° 512).
De telles expériences de restriction de circulation dans les centres-villes existent déjà dans plus de 180 villes de huit pays européens et auraient permis des chutes spectaculaires de la pollution atmosphérique : de 20 à 40 %. « Même s’il ne s’agit pas d’une mesure définitive, globale et de grande ampleur, on peut s’attendre à une baisse utile des particules fines dans l’atmosphère », espère ainsi Michel Destot, le député-maire de Grenoble et président de l’Association des maires des grandes villes de France.
D’ici l’été 2012, huit villes volontaires devraient se lancer dans l’aventure : six sélectionnées par l’Ademe et le ministère en décembre – Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Aix-en-Provence et Clermont-Ferrand – auxquelles viennent de s’ajouter Bordeaux et Nice. « Les collectivités locales à l’initiative de tels projets choisiront, aux cas par cas, les groupes de véhicules interdits de circuler sur leur territoire, en fonction des enjeux environnementaux sur la zone et du contexte local, et sur la base d’une classification et d’une identification nationale des véhicules définies par l’arrêté ministériel mis à la consultation », précise le ministère de l’Ecologie. Dans ces zones, les véhicules les plus polluants pourront être interdits de circuler, sous peine d’une contravention.Toutefois la notion de « plus polluant » prête déjà à débat. Le dispositif Zapa concerne deux polluants, le dioxyde d’azote et les particules. « Mais il ne pourra être compris et accepté par les usagers que s’il lutte également contre le changement climatique », estime Denis Baupin, adjoint au maire chargé du développement durable à Paris. C’est pourquoi l’élu préconise de prendre aussi en compte les émissions de CO2 comme l’a d’ailleurs déjà voté le conseil de Paris. « Faute de prise en compte des émissions de CO2, seuls les véhicules diesel les plus anciens et les moins coûteux, pourraient être concernés par la Zapa, précise l’élu Vert. Tandis qu’échapperaient à toute restriction les véhicules les plus puissants, les plus consommateurs d’énergie fossile et les moins adaptés à la ville. Ainsi, ne seraient essentiellement touchées que les catégories sociales les plus vulnérables. »
Nathalie Kosciusco-Morizet ne parle pas des plus anciens, mais des plus polluants, citant en exemple « des nouveaux modèles économiques de livraison avec des véhicules propres ». Pourtant, côté voiture particulière, il faut reconnaître que grâce aux normes Euro, les véhicules les plus polluants sont bien les plus anciens. Considérant que les 4×4 flambant neufs sont plus nombreux dans Paris qu’en grande banlieue (où prédomineraient les vieilles Clio diesel !) peut-on en déduire que la Zapa est un péage urbain qui ne dit pas son nom, et dont les bénéfices iraient directement dans les caisses de l’industrie automobile ?Cécile Nangéroni
Le projet de classification de véhicules
– Les plus polluantes, Classe A : voitures mises en circulation avant le 30 septembre 1997 ; deux-roues avant le 30 juin 2004 ; utilitaires légers avant le 30 septembre 1997 pour la classe 1, avant le 30 septembre 1998 (classes 2 et 3) ; poids lourds, bus et autocars avant le 30 septembre 2001.
– Classe B : voitures entre le 1er octobre 1997 et le 31 décembre 2000 ; utilitaires entre le 1er octobre 1997 et le 31 décembre 2000 (classe 1), entre le 1er octobre 1998 et le 31 décembre 2001 (classe 2 et 3) ; poids lourds, bus et cars entre le 1er octobre 2001 et le 30 septembre 2006.
– Classe C : voitures entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005 ; utilitaires entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005 (classe 1), entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2006 (classe 2 et 3).
– Classe D, les bons élèves : voitures, poids lourds, bus et camions mis en circulation après le 1er octobre 2006 ; deux-roues à partir du 1er juillet 2004 ; utilitaires à partir du 1er janvier 2006 (classe 1), à partir du 1er janvier 2007 (classe 2 et 3).
Russie :?la privatisation partielle des RZD sur les rails
Le ministre des Transports russe, Igor Levitine, a révélé à l’agence Bloomberg que le gouvernement russe cherchait à vendre « entre 10 et 12 % » du monopole d’Etat des chemins de fer du pays. Une participation de 25 % plus une action serait nécessaire pour peser réellement sur les décisions stratégiques, mais le ministre estime qu’il s’agirait d’« une part trop grosse » pour être absorbée d’un coup par des investisseurs. La compagnie RZD gère le deuxième plus grand réseau ferroviaire au monde, est l’un des plus gros employeurs du monde avec 950 000 salariés, et son activité représente 2,5 % du PIB russe. Selon son PDG, Vladimir Iakounine, la valorisation par le marché de la société pourrait être nettement supérieure aux 1 500 milliards de roubles, soit 37 milliards d’euros, de son capital social. Ce projet de privatisation partielle s’inscrit dans un vaste programme prévoyant la sortie de l’Etat russe de nombreux actifs.
Chine : projet Better Place à Guangzhou
China Southern Grid (CSG) et Better Place ont signé un accord stratégique fin avril à Tel Aviv portant sur la mise en place de véhicules électriques et d’infrastructures associées. La joint-venture qui sera prochainement créée entre le 7e plus grand énergéticien au monde (selon le classement Fortune Global 500) et l’opérateur de réseaux et de services pour les véhicules électriques aura comme objectif d’ouvrir une station d’échange rapide de batteries – concept qui caractérise Better Place – et un centre de démonstration à Guangzhou (ex-Canton), en Chine.
Wu Yiming, maire adjoint de Guangzhou, a de son côté entériné un accord avec Shai Agassi, fondateur et PDG de Better Place, qui engage la ville à soutenir les efforts de l’israélien et de CSG en encourageant le développement d’un réseau de véhicules électriques dans la 3e plus grande métropole chinoise. Guangzhou devrait notamment introduire ce type de véhicule dans le réseau urbain, via les flottes de services publics et les parcs de taxis privés, mais aussi inciter le constructeur Guangzhou Automobile Industry Group à fabriquer des véhicules électriques à batteries interchangeables (comme les Renault Fluence ZE).

Pierre Mathieu, la proposition
« Ce n’est plus possible que l’Ile-de-France bénéficie du versement transport, que dans les transports urbains, le VT finance 40 % de l’exploitation et des investissements et qu’il n’y ait rien dans la case région. C’est une question d’actualité. Ça ne résoudra pas tout : selon l’étude du Gart, cela donne de 400 à 600 millions d’euros de recettes en régions, hors Ile-de-France et sans toucher aux ressources des agglos naturellement. C’est un bol d’air indispensable. »
Pierre Mathieu, vice-président chargé des infrastructures, des transports et de la mobilité durable en Champagne-Ardenne, lors de la table ronde organisée par VR&T le 6 avril au salon Sifer sur les nouvelles pistes de financement des TER.