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Jean-Paul Denanot remet les pendules de Poitiers – Limoges à l’heure
Agacé des polémiques lancées par divers collectifs à propos de la LGV Poitiers – Limoges, le président de la région Limousin, le socialiste Jean-Paul Denanot, s’est offert une tribune dans le quotidien Le Populaire du 23 février.
Il y rappelle que « le dossier de la ligne à grande vitesse Poitiers – Limoges a fait l’objet d’un débat public en 2006 ». Et que « toutes les études publiées et versées au dossier du débat public ont démontré que, pour gagner 30 minutes sur la ligne historique Paris – Limoges, il faudrait investir 2,7 milliards d’euros et non 500 000 euros comme on l’entend trop souvent ». Et enfin qu’adapter et électrifier la ligne existante entre Limoges et Poitiers « coûterait plus cher que de réaliser une ligne nouvelle. Cette solution est d’autant moins bonne que cela ne permettrait aux TGV de rouler qu’à 140 km/h ».
René Souchon relance le lobbying pour le TGV à Clermont
René Souchon a résumé, au terme d’un colloque de mobilisation le 25 février, l’action qu’il entend mener dans les prochains mois afin d’obtenir que la grande vitesse passe près de Clermont-Ferrand.
« D’ici le débat public qui aura lieu dans six mois, il faut rester mobilisé et agir conjointement. » C’est ainsi que René Souchon, président (PS) de la région Auvergne a résumé, au terme d’un colloque de mobilisation le 25 février, l’action qu’il entend mener dans les prochains mois afin d’obtenir que la grande vitesse passe près de Clermont-Ferrand. Sur les 4 tracés de RFF, un seul, le scénario Ouest-Sud, « permet d’améliorer considérablement les temps de parcours avec Paris (2 heures), mais aussi avec la région Rhône-Alpes », estime-t-il. La pétition qu’il avait lancée en 2008 pour la LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon avait reçu 90 000 signatures. Il entend la « réactiver avec un texte actualisé sur www.faisonsbougerleslignes.com », et mobiliser les conseils généraux et les agglos pour organiser des Journées du TGV un peu partout « dès ce printemps ».Irún – Vitoria à voie UIC comme solution provisoire
L’achèvement du Y basque jusqu’à la frontière française étant repoussé à l’horizon 2019 (au lieu de 2014 puis 2016), le ministère espagnol du Développement met à l’étude la transformation à voie européenne de l’axe traditionnel Irún – Vitoria. Adif (le RFF ibérique) est donc chargé de cette opération qui démarrera à partir de Ia frontière française, soit de la gare de Hendaye vers le sud. Telle est la conclusion des négociations menées en février entre Adif et le ministère basque des Transports et annoncée le 4 mars par Ernesto Gasco, vice-ministre de cette administration. L’exemple catalan a inspiré cette solution provisoire, puisque depuis le 19 décembre, un troisième rail et des tronçons à voie UIC permettent de joindre directement la France au port de Barcelone. L’opération pourrait prendre de quatre à cinq ans et coûter dans les 500 millions d’euros. Elle permettra d’acheminer des trains de fret jusqu’au port sec de Vitoria-Jundiz, des trains de voyageurs internationaux également, repoussant ainsi la frontière ferroviaire à l’intérieur de l’Etat espagnol. Enfin, elle rendrait possible une liaison interurbaine directe Bayonne-San Sebastián.
Le trafic ferroviaire de conteneurs sur le port de Barcelone a cru de 65 % en janvier
Durant le mois de janvier 2011, le volume de conteneurs transportés par voie ferroviaire sur le port de Barcelone a atteint 6 433 TEU, soit une progression de 65 % sur janvier 2010. Les destinations et origines les plus importantes ont été Madrid, Saragosse, Lleida et Tarragone, mais également Lyon. En effet, depuis le 21 décembre dernier, deux liaisons conteneurs directes sur voie UIC (évitant donc Portbou et son transbordement) sont en marche depuis les quais vers le nord des Pyrénées : Barcelyon exploité par Naviland Cargo vers Lyon (en six heures) et au delà ainsi que Barcelone-Milan opéré par le suisse Hupac. l’un des objectifs de l’autorité portuaire est d’augmenter la part du rail dans le trafic conteneurs : le terminal TCB a depuis décembre 2010 une voie UIC où il accueille le Barcelyon ; d’ici avril ce sera le tour du terminal Tercat.
Citroën veut faciliter les déplacements
Le constructeur automobile se lance dans le métier d’agent de voyages ou presque ! Il a mis en ligne le 1er mars un site baptisé Multicity pour « faciliter les déplacements, en tenant compte de tous les modes de transports existants ». Et de fait, du piéton à l’avion, en passant par la voiture, le vélo et le train, tout y passe. Le calculateur d’itinéraire fournit une feuille de route et propose diverses solutions en calculant les émissions de CO2. Citroën en profite pour proposer ses contrats de services (assistance et entretien des véhicules) ou la carte des radars à utiliser avec son GPS Citroën, mais aussi de la location de voiture (avec National/Citer), des billets d’avion et nuits d’hôtel avec Lastminute.com. Dommage, le moteur a tendance à être lent et un rapide test a mis en lumière quelques bugs : un trajet faisable en TER présente le bouton « réserver » alors que seules les liaisons entre grandes villes sont réservables ou encore l’achat d’un billet d’avion « Star Airlines », compagnie rebaptisée XL Airways il y a quatre ans !

+7,4 % de déplacements pour le réseau toulousain
Record historique pour Toulouse en 2010 avec 100 millions de déplacements. Le réseau urbain toulousain Tisséo devient le quatrième de France. Le réseau urbain toulousain Tisséo devient le quatrième de France avec une fréquentation record dans son histoire : plus de 100 millions de déplacements, en hausse de 7,4 % en un an. Cette affluence bénéficie aussi bien aux deux lignes de métro qui totalisent 69 % des validations (+6% pour la ligne A et +8 % pour la ligne B) qu’au réseau bus (+6,7% avec une offre élargie, notamment grâce à l’ouverture d’une ligne desservant Airbus, et un nombre de kilomètres parcourus en augmentation de 4 % pour les bus et de 9 % pour les TAD). En revanche, les débuts du tramway déçoivent un peu avec 15 000 voyageurs par jour, contre 30 000 attendus mais les responsables de Tisséo lui donnent deux ans pour atteindre les résultats espérés.
C’est surtout grâce aux jeunes que Tisséo a obtenu ces bons résultats. Il faut dire que le président du Grand Toulouse et de Tisséo, Pierre Cohen, les a chouchoutés, faisant passer leur abonnement mensuel de 22 à 10 euros. Résultat : un bond de 80 % des abonnements pour les moins de 26 ans ! Sur les 6,5 millions de déplacements de plus en 2010, 5 millions proviennent des abonnements jeunes. Malgré cet effort budgétaire, les recettes commerciales ont réussi à progresser de 4 %, rattrapant ainsi leur niveau de 2008, pour un budget total d’exploitation de 180 millions d’euros.
Pierre Cohen a profité de ce bilan pour rappeler l’objectif de l’agglomération toulousaine d’arriver à un quart de ses déplacements en transports en commun à l’horizon 2020, contre 16 % aujourd’hui.

La grande vitesse en 2015 à Hongkong
On l’appelle la XRL, pour Express Rail Link. C’est la ligne de 142 km de long qui, en 2015, reliera en 48 minutes Hongkong à la gare grande vitesse de Shibi, à Canton, et de là à l’ensemble du réseau à grande vitesse chinois. Shanghaï et Pékin seront ainsi respectivement à six et huit heures du Port aux parfums. On l’appelle la XRL, pour Express Rail Link. C’est la ligne de 142 km de long qui, en 2015, reliera en 48 minutes Hongkong à la gare grande vitesse de Shibi, à Canton, et de là à l’ensemble du réseau à grande vitesse chinois. Shanghaï et Pékin seront ainsi respectivement à six et huit heures du Port aux parfums.
Les travaux avancent vite côté chinois : le tronçon de 116 km devrait être achevé d’ici la fin de l’année, et la gare de Futian, à Shenzhen, dernier arrêt avant Hongkong, où s’interconnecteront la XRL, l’Intercity Canton – Shenzhen et l’axe côtier à grande vitesse Shenzhen – Hangzhou, sera mise en service en 2012.
Côté hongkongais, le parcours est certes plus court : 26 km, mais semé d’embûches, dont le franchissement doit se conformer à un cadre réglementaire plus contraignant. Ainsi de la traversée de quartiers fortement urbanisés et d’une zone humide protégée : les marais de Mai Po, juste avant d’entrer en Chine. Le projet a ainsi été fortement contesté du point de vue écologique, certains remettant même tout bonnement en cause la pertinence globale de la XRL, dont le coût est, il est vrai, pharaonique : 66 milliards de HKD, soit environ 6,1 milliards d’euros. « Et pour cause, lance Nicolas Borit, patron de Dragages HK, filiale de Bouygues, qui a obtenu le génie civil de deux des huit lots du parcours : celui-ci est entièrement en tunnel, précisément pour limiter au maximum l’impact sur l’environnement ! Je ne connais pas beaucoup de pays au monde où l’on prendrait de telles précautions. Quant au bien-fondé de la ligne, le sujet comporte une dimension politique incontournable : le raccordement de l’ex-colonie au réseau à grande vitesse de la mère patrie ne se discute pas. »
Les travaux ont commencé l’an passé. L’homme de Dragages témoigne de l’extrême complexité de la section urbaine, partant du cœur de la ville, dont son entreprise a hérité : « Nous le réalisons entièrement au tunnelier. L’engin rencontre sur son passage des obstructions multiples et variées : canalisations d’eaux usées, piliers d’anciens viaducs et de débarcadères – car nous sommes dans une zone gagnée sur la mer… Au-dessus, de vieux bâtiments qu’il vaut mieux ne pas trop chatouiller ; pour couronner le tout, en fin de parcours, les deux tunnels que nous creusons – un par voie – se rapprochent l’un de l’autre à moins de 1,5 m… » La construction de la gare de West-Kowloon, terminus hongkongais de la XRL, constituera un autre challenge. Cet ouvrage gigantesque, couvrant 11 ha, entièrement enterré, comportera non seulement 15 quais, mais aussi une zone d’immigration et de douanes, des magasins, des points de restauration, un parking et, au-dessus, un jardin paysager. « Il faudra excaver 5 m de m3 de matériaux pour le réaliser », précise Nicolas Borit. La réalisation du terminal Sud a été confiée en janvier 2011 à une joint-venture anglo-hongkongaise (Laing O’Rourke, Hsinh Chong, Paul Y.) Le terminal Nord, beaucoup plus important, devrait être attribué au troisième trimestre 2011.
L’ensemble sera mis en service en 2015 par MTR, l’opérateur du réseau ferroviaire local, qui a obtenu la concession de la XRL sur son parcours hongkongais. Un trafic quotidien de 99 000 passagers est attendu, dont 84 000 navetteurs entre Hongkong, Shenzhen et Canton, et 15 000 voyageurs longue distance. Les premiers disposeront d’un train toutes les 15 minutes jusqu’à Shenzhen, et toutes les demi-heures jusqu’à Canton, tandis que les seconds pourront emprunter 33 trains par jour, à destination de 16 grandes villes chinoises. Les rames rouleront à 200 km/h en territoire hongkongais, et à 350 passée la frontière. « Nous devrons nous procurer le matériel roulant nécessaire : des trains de 8 voitures pour les navettes, et de 8 ou 16 (2 x 8) pour les longues distances, commente-t-on chez l’exploitant, qui précise : les appels d’offres y afférant, de même que ceux pour la signalisation, seront organisés au deuxième semestre 2011, et les lots attribués avant la fin de l’année. » Des opportunités pour l’offre française ?
Incendie du Paris – Munich : SNCF et DB renvoyées devant le tribunal correctionnel
Douze morts, huit blessés, c’était le bilan de l’incendie survenu le 6 novembre 2002, peu après deux heures du matin, à Nancy, dans la voiture-lit du train de nuit Paris – Munich. Après plus de huit années d’instruction, la DB, la SNCF et le steward allemand sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Nancy pour homicides et blessures involontaires. L’ordonnance de renvoi évoque des « maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ». Le procès de cette catastrophe va s’ouvrir le 14 mars, pour deux semaines. Le 4 mars, lors d’une conférence de presse, des responsables de la DB ont expliqué pourquoi ils considéraient que la DB, qui a « scrupuleusement respecté les normes nationales et internationales », n’est pas coupable. De quoi choquer la SNCF, qui préfère attendre le procès.
Vu sur le Web
Castro contre le principe de précaution / Gare du Nord et domination / Tunisie, chemin de fer et révolution / Un blog sur Paris – Marseille / Citroën contaminé par les transports publics / La recherche japonaise sur vos écrans. La moitié de la beauté de Paris vient du fleuve, dit Roland Castro, qui veut proposer aux banlieusards des constructions en zone inondable. Révolté par l’inscription dans la constitution du principe de précaution, Castro se dit las, dans Rue89, du « tous aux abris » qui caractérise en cas de pépin les politiques publiques. Tel Sollers s’en prenant à la France moisie, il critique un pays « qui s’est mis à la retraite ». Dans le même entretien, après avoir défendu sa réputation de trublion, l’architecte salue l’intervention consensuelle de Maurice Leroy, le ministre de la Ville, avec qui il avait auparavant travaillé, et qui a su « dénouer la chose » dans le dossier du Grand Paris. Castro, génie des eaux et adepte de la méthode Momo, c’est à lire sur :
http://www.rue89.com/2011/03/05/castro-en-zone-inondable-pour-un-grand-paris-solidaire-193092
Selon Julia Z, dans un travail d’inspiration foucaldienne publié par Article 11, on peut voir à l’œuvre, Gare du Nord, une « expérience disciplinaire à la muette, sans coup férir, sans grande violence, si tant est que la fabrication du consentement des usagers n’en soit pas une ». Le non-lieu qu’est la Gare du Nord permet selon l’auteur (e) d’observer la « contractualité solitaire et silencieuse entre le gestionnaire et l’utilisateur, anonyme voyageur baladé au gré des flèches et des logos. » En termes plus vigoureux, le voyageur devient un « abruti responsable se devant de participer à son propre contrôle. » Gare du Nord, quelque part entre Surveiller et punir et Discours de la servitude volontaire, pas si loin du Panoptique de Jeremy Bentham.
http://www.article11.info/spip/Gare-du-Nord-La-fabrique-du-non
La révolution tunisienne est loin d’être achevée, et la grande question du jour est la future Constituante. Cela n’empêche pas l’un des contributeurs du site Nawaat de prendre le temps de proposer un grand programme ferroviaire pour son pays. Nawaat, rappelons-le, est l’un des ferments de la révolution tunisienne. L’auteur propose entre autres la rénovation de la ligne Mateur – Tabarka, traversant des sites qu’il dit sublimes. Tabarka, c’est la ville qui fit parler récemment d’elle pour un célèbre et malencontreux voyage en jet privé. Si on écoute l’auteur, un jour prochain, MAM pourra s’y rendre en train.
http://nawaat.org/portail/2011/02/26/developper-le-rail-un-projet-davenir-un-projet-politico-strategique/
S’il y a une ligne touristique, c’est Paris – Marseille. C’est ce qu’on se dit en parcourant le blog de Gilles Chabot, contrôleur de son état, photographe à ses heures. Paris – Marseille vu du train, c’est beau, mais on est pris d’un sentiment d’irréalité à voir ces châteaux, ces clochers figés dans une lumière dorée, de l’autre côté de la vitre du bar TGV. Chacun village semble faire campagne pour une éternelle France tranquille, qui s’éloigne, qui s’éloigne…
http://baladeagrandevitesse.blogspot.com/
Le sang des amoureux de l’automobile n’a fait qu’un tour en voyant le nouveau site de Citroën. Quoi ! On nous faisait rêver avec les belles automobiles, on ne trouve rien de mieux à faire que la promotion des transports en commun… Car c’est bien l’objet du site : proposer les moyens de transport les mieux adaptés à vos trajets. Le calculateur d’itinéraire compare le coût de chaque déplacement pour l’usager (en euros) et pour la collectivité (en CO2). Qu’on se rassure : Multicity Citroën ne manque pas de proposer la location de voitures ou des services automobiles.
http://www.multicity.citroen.fr/
Les fidèles lecteurs de la JR East Technical Review le savent peut-être déjà, mais on ne le dira jamais assez : à partir de son numéro 16, la revue ne sera plus disponible en version imprimée. Voici l’adresse qui nous a été aimablement communiquée :
http://www.jreast
Saus avis contraire, Railway Technology Avalanche, Newsletter on the Latest Techhnologies Developed by RTRI, parviendra toujours à ses abonnés sous enveloppe. On respire !Wabtec reprend Brush
L’équipementier ferroviaire et fournisseur de services américain Wabtec Corporation a racheté le spécialiste britannique de la locomotive Brush Traction Group pour un montant de « 31 millions de dollars ». L’objectif pour Wabtec, qui possède déjà un atelier de maintenance de matériel roulant à Doncaster, est d’accroître la gamme de ses activités liées aux parcs de locomotives en Grande-Bretagne.