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Ces entreprises qui proposent du vélo « clé en main »
Ces dernières années, une poignée de sociétés propose d’aider entreprises et collectivités à mettre en place la partie vélo de leur PDE. Accompagnement, initiation au vélo électrique ou entretien, tout est bon pour inciter les salariés à laisser leur voiture au garage et passer au vélo. Une nouvelle activité commerciale se développe en France depuis 2 ou 3 ans. Des sociétés fournissent aux collectivités des vélos, essentiellement avec assistance électrique (VAE), mais aussi l’analyse des besoins, les séances de motivation, la formation à la circulation et à l’entretien, et même l’entretien des vélos. Il s’agit d’une aide à la mise en œuvre du volet vélo des plans de déplacements d’entreprises (PDE) et la déclinaison des actions qui vont avec, notamment la mise en place de vélos à assistance électrique pour convaincre le salarié d’essayer autre chose que l’auto pour venir au travail, sans crainte de l’essoufflement, de la transpiration, ou d’avoir l’air ridicule.
Vélogik, par exemple, créée il y a deux ans à Lyon, mise sur le spectaculaire. La société assure autant l’entretien des vélos appartenant aux agents que des séances d’initiation au VAE (Arkema, à Saint-Fons). Si la séance d’initiation destinée à une commune a lieu le jour du conseil municipal, l’effet est garanti ! La fourniture de vélos viendra après, ou pas, en location longue durée ou en achat, et pourra être assortie d’un contrat d’entretien. Vélogik se verrait bien en opérateur de location de vélos à longue durée. En attendant, ils forment les agents aux risques routiers et à l’entretien des vélos, fournissent du matériel de rangement, s’occupent des supports de communication.
Neovelo, à Paris, propose d’abord du conseil : « quels besoins, quels utilisateurs, quelle organisation ? », sont les questions à se poser. L’assistance à maîtrise d’ouvrage suit en général car il y a beaucoup de monde à convaincre à tous les niveaux de hiérarchie et de responsabilité. L’initiateur est en effet souvent un peu isolé. Neovelo fait donc intervenir un psychosociologue du changement qui intervient dans l’entreprise pour faire sauter les points de blocage. Leur premier métier est pourtant la vente et réparation des VAE en magasin… Par ailleurs Neovelo rédige en ce moment un Cahier du PDE pour le compte de l’Observatoire du véhicule d’entreprise de Arval, société de location de véhicules en longue durée.
Identifier les freins au changement, c’est aussi ce à quoi s’emploie Hervé Bellut avec son organisation Bus cyclistes. Son expertise à lui, ce n’est pas le VAE ou la mécanique, mais la pédagogie et l’accompagnement. Il met en œuvre la méthode des petits pas, et ne néglige donc pas d’intervenir à l’occasion d’une demande marginale (semaine de l’environnement par exemple). D’abord un audit, notamment sur les freins dans et à proximité de l’entreprise (et ça peut tenir à peu… imaginez que le chemin entre le garage à vélos et l’entrée passe sous les fenêtres de la salle de réunion… quel homme osera arriver en tenue de sport ?). Ensuite il touche les émotions. En « 10 minutes pour convaincre », en fin de réunion plénière, suivie d’une animation de découverte du VAE sur toute une journée, il enclenche une dynamique qui va permettre de créer des groupes de réflexion qui eux-mêmes feront naître de l’envie d’aller à vélo. Des chefs de bus cyclistes se dégagent, ils deviennent des référents, et fiers de l’être, l’émulation peut s’installer. Et pourquoi pas organiser des événements, comme des pique-niques d’entreprise où l’on se rend à vélo ou d’autres initiatives permettant de briser les réticences.
Tous ces professionnels, finalement, sont amenés à proposer toute l’étendue du service, de l’étude préalable à la création de la motivation, du choix des vélos à leur gestion. C’est pourquoi ils vont jusqu’à l’installation de systèmes sophistiqués tels que Bike-in (sécurisation et recharge automatique et intégrée des VAE dont Neovelo est distributeur exclusif), ou l’installation de systèmes de placards à clés avec réservation et contrôle, mis au point par Green On, qui distribue en direct ou via d’autres prestataires. Tous ont déjà des panels impressionnants de clients, mais des chiffres de VAE placés étonnamment faibles. 20 VAE répartis sur 4 stations à la direction Proximité de la SNCF (Green On), 10 au siège de la Banque de France (Neovelo avec Green On), 20 pour le centre administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et 20 affectés à des services décentralisés, 4 à la mairie de Saint-Cloud… Ceux qui sont affectés à un service, et non à une centrale, sont les plus utilisés.
Pourtant, comme le dit Nicolas Mercat, de la société de conseil et d’ingénierie Indiggo, les marges de progression sont dans le monde du travail et en périurbain. Par exemple sur Grenoble, entre 2002 et 2010, le vélo a augmenté de 30 % pour les déplacements liés au travail, alors qu’il baissait pour ceux liés aux études (surtout au collège, remplacé… par le tramway). Il voit là un effet direct des PDE. S’il note une forte corrélation entre linéaires d’aménagement et nombre de cyclistes, il note aussi que, en banlieue grenobloise, 60 % des déplacements de moins de 5 km sont faits en auto. Or, toujours sur ce champs d’étude, un tiers des déplacements font 2 à 5 km, et un dixième seulement de 5 à 10 km.
Ces nouveaux professionnels misent sur l’appropriation, l’image, le facteur humain. Même si la plupart sont adossés à un classique magasin de ville, ils misent fort sur les collectivités de travail. C’est un fait, le VAE fait plus facilement passer de l’auto au vélo que ne le fait un vélo classique. C’est sur les images et les schémas mentaux qu’ils travaillent, le passage à l’action. Et tant pis si parfois le VAE est trop puissant pour l’usage qui en sera fait, et tant pis si les villes sont peu accueillantes au vélo. Ça c’est le travail des bureaux d’étude et des communes. Pas des entreprises.
Eurotunnel optimiste pour l’avenir
Malgré une perte de 57 millions d’euros l’an passé, largement imputable selon Eurotunnel à la non-comptabilisation des indemnités d’assurances liées aux pertes d’exploitation de l’incendie de 2008, le gestionnaire du tunnel sous la Manche voit l’avenir en rose. Il table sur un marché en hausse de 4 % cette année pour les navettes camions et de 2 à 3 % pour les passagers. Côté Eurostar, après plus de 9,5 millions de passagers transportés en 2010, la barre des 10 millions pourrait être franchie cette année, estime Jacques Gounon, le PDG d’Eurotunnel. Celui-ci attend maintenant l’arrivée dans le tunnel de la Deutsche Bahn, qui aurait déposé le 28 février sa demande d’homologation de matériel. Dans le domaine du fret, en revanche, le trafic de marchandises est en recul. Un des objectifs d’Europorte, la branche fret d’Eurotunnel, est de le relancer et de devenir profitable dès 2012.
Contrat de 1,23 milliard d’euros pour l’espagnol FCC en Algérie
FCC (Fomento de Construcciones y Contratas), groupe espagnol de BTP et de services, a remporté, dans le cadre d’un consortium qu’il détient à 51 %, un contrat de 1,23 milliard d’euros pour une nouvelle ligne ferroviaire en Algérie, a indiqué son porte-parole à l’AFP, lundi 7 mars. L’espagnol, associé à la société algérienne ETRHB Haddad, sera donc chargé de la construction sur quatre ans d’une ligne de 66 km reliant Tlemcen, dans l’ouest du pays, à Akid Abbas, à la frontière marocaine. Elle comportera notamment l’implantation de 34 viaducs et 9 tunnels.
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Arcachon distribuera des vélos
La municipalité d’Arcachon a inauguré le 22 février, dix appuis-vélo, sur la place Thiers qui donne sur le front de mer. La municipalité d’Arcachon a inauguré le 22 février, dix appuis-vélo, sur la place Thiers qui donne sur le front de mer. Ce sont en fait les premiers, sur un ensemble de 148 qui seront installés sur le territoire de la commune d’ici mi-mars. Leurs emplacements ont été soigneusement décidés par la commission consultative des usagers du vélo, mis en place par la ville en 2009. Présidée par Henri-Jacques Fouilhac, adjoint au maire chargé de l’urbanisme et des transports, elle comprend également un panel de 12 usagers quotidiens de la bicyclette chargés de donner leur avis.
L’installation d’un réseau d’appuis-vélo s’inscrit dans un projet global de développement des transports doux. « D’un engin de promenade, nous souhaitons que la bicyclette devienne un véritable moyen de transport », explique le maire d’Arcachon, Yves Foulon. Dans sa campagne électorale, en 2008, il avait proposé que chaque Arcachonnais puisse disposer d’un vélo. Avec la crise économique, le projet avait été mis en sommeil, faute de financement. Mais la commission consultative des usagers du vélo s’est remise au travail. Avec un objectif : proposer une bicyclette à la rentrée scolaire 2012. D’ici là, il faudra que la commission définisse si ce sera un vélo par habitant ou un par famille qui en fera la demande. Car les engins ne seront par en libre service, mais confiés personnellement, gage d’un plus grand respect du matériel. La commission doit aussi réfléchir au type de bicyclette, à son entretien, éventuellement à un nom, et aux couleurs qu’elle arborera.
Le Stif emprunte 130 millions d’euros pour financer l’accessibilité des gares
Le 4 mars, le Stif a signé avec la Caisse des dépôts un contrat de financement sur fonds d’épargne d’un montant de 130 millions d’euros pour la mise en œuvre de la priorité numéro 4 – mise en accessibilité des gares du réseau ferré – du schéma directeur d’accessibilité (SDA) des transports d’Ile-de-France, sur la période 2011-2015. Conformément à la loi de février 2005 sur « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », le SDA des réseaux de transports en commun en Ile-de-France a été élaboré entre 2006 et 2008. 266 gares doivent être rendues accessibles, dont 207 sous maîtrise d’ouvrage RFF/SNCF, ce qui représente 90 % du trafic francilien. En juillet 2009, le Stif a approuvé le périmètre financier du SDA près de 1,5 milliard d’euros) ainsi que sa participation financière à hauteur de 50 %.
Lancement de l’appel à manifestation d’intérêt « biocarburants avancés »
Dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, un appel à manifestation d’intérêt piloté par l’Ademe et dédié aux « biocarburants avancés » vient d’être lancé. Les transports représentent un quart des émissions de gaz à effet de serre (GES), et l’Europe s’est fixé en 2009 un objectif pour ce secteur de 10 % d’utilisation d’énergies renouvelables à horizon 2020. Les biocarburants contribueront à cet objectif, à condition de pouvoir justifier d’une réduction élevée d’émission de GES par rapport aux carburants fossiles. Parmi les pistes de recherche : les biocarburants avancés, issus entre autres de la biomasse lignocellulosique (bois, paille…), des algues et de manière plus générale du vivant. Cet appel a pour objectifs d’améliorer les bilans énergétiques, de démontrer la faisabilité de nouveaux procédés de production, d’améliorer l’adéquation entre les biocarburants et les moteurs. Date limite de dépôt des dossiers, le 22 juillet 2011.
La grande vitesse fait trembler le David de Michel-Ange
La sculpture symbole de Florence, le David de Michel-Ange, pourrait être en péril selon le quotidien Il Corriere della Sera. En cause, le tunnel de la ligne à grande vitesse qui passerait à 600 m et les vibrations causées par les excavatrices. « Si on ne déplace pas la statue avant les travaux d’excavation, elle risque de s’écrouler sous l’effet des vibrations », y explique Fernando De Simone, un architecte de Padoue, expert en constructions souterraines. L’architecte fonde ses prévisions sur les microfissures qui minent déjà la stabilité au niveau des chevilles du David, réalisé au XVIe siècle. La conservatrice du pôle muséal de Florence, Cristina Acidini, souligne qu’une étude est en cours pour vérifier la résistance de la galerie de l’Académie – où est exposé le David depuis 1873 – en cas de séisme. « A l’avenir, nous pourrons alors, en meilleure connaissance de cause, évaluer les éventuels problèmes causés par le TGV », explique-t-elle.
Un débat public à l’automne pour la LGV Paris – Clermont – Lyon
Dans six mois, les Auvergnats ainsi que les habitants des quatre régions traversées (Ile-de-France, Centre, Bourgogne et Rhône-Alpes) auront à se prononcer sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL). On s’en doutait un peu s’agissant d’une liaison dite d’aménagement du territoire visant à anticiper la saturation de l’actuelle LGV Paris – Lyon, mais l’annonce officielle a été faîte le 2 mars par la Commission nationale du débat public (CNDP). Le débat public devrait avoir lieu entre fin septembre et fin janvier 2012. Une commission particulière vient d’être désignée sous la présidence de Michel Gaillard, ancien cadre d’EDF qui a récemment présidé la commission particulière du débat public sur le projet francilien de prolongement d’Eole à l’ouest. Le coût du projet qui fait partie des LGV est dans la loi de programmation du Grenelle de l’environnement estimé entre 12,2 et 14 millions d’euros.
Vinci redémarre le chantier du métro du Caire
Quelques jours avant la visite officielle en Egypte que devait effectuer le 6 mars Alain Juppé, chef de la diplomatie française, le groupe Vinci a annoncé le redémarrage du chantier du métro du Caire. Le groupe de BTP français, qui travaille sur la construction de la ligne 3 (33 km et 29 stations) avait préféré évacuer ses 180 expatriés début février, au plus fort de la révolution égyptienne. Lors de la présentation des résultats 2010, Xavier Huillard, le PDG du groupe a précisé que « des collaborateurs étaient repartis en Egypte pour des remises en route, et notamment pour faire redémarrer le tunnelier ».
Ineo participe à la construction de la 1e ligne du tramway du Havre
Ineo, filiale de GDF-SUEZ, vient de remporter le contrat de réalisation des installations électriques, de la signalisation ferroviaire, du système d’aide à l’exploitation et à l’information des voyageurs et, en groupement avec Parkéon, la billettique de la 1e ligne de tramway du Havre. Le tram, qui reliera le centre du Havre aux parties hautes de la ville, doit être mis en service fin 2012, tandis que la billettique sera opérationnelle sur le réseau de bus dès le printemps 2012. Les prestations d’Ineo d’un montant de 15,2 millions d’euros portent sur l’ensemble de la ligne (13 km), les 23 stations du tramway, les bus et le centre de maintenance.