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  • Pas de repreneur pour SeaFrance

    SeaFrance, placée en redressement judiciaire, n’a pas trouvé de repreneur, a indiqué début février la direction de la compagnie, filiale à 100 % de la SNCF. En août 2010, la Commission européenne avait autorisé la SNCF à injecter 50 millions d’euros dans sa filiale à condition que cette dernière la rembourse dans un délai de six mois. Faute d’un repreneur, ce remboursement n’est pas possible à l’échéance fixée du 18 février. La SNCF devrait donc présenter à Bruxelles un plan de recapitalisation pour éviter la liquidation pure et simple. Les besoins se monteraient à 170 millions d’euros, selon Les Echos. La compagnie, qui assure des liaisons entre Calais et Douvres au Royaume-Uni, se débat dans de grandes difficultés de trésorerie depuis environ deux ans. Elle a adopté en juin dernier un plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit la suppression de 725 postes sur 1 580.

  • Le contournement de Nîmes et de Montpellier franchit une nouvelle étape

    Le 7 février, Thierry Mariani, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, a signé le protocole d’étape pour la réalisation du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier avec les collectivités concernées, dont le conseil régional de Languedoc-Roussillon, et Réseau ferré de France (RFF). Ce document complète les engagements pris par les partenaires dans le cadre de l’accord du 2 décembre 2009, définissant les principes de financement de cette ligne nouvelle de 80 km environ. Il précise aussi « la programmation des réalisations des gares nouvelles de Nîmes et de Montpellier », souligne un communiqué du ministère de l’Ecologie. Sur cette base, RFF va lancer la phase de dialogue compétitif avec les candidats à l’attribution du contrat de partenariat, avec l’objectif de désigner le titulaire pressenti d’ici la fin de l’année.

  • Corsairfly choisit la SNCF pour ses pré et post-acheminements

    La SNCF et Corsairfly ont annoncé le 7 février avoir signé un accord de partenariat qui permet aux clients de la compagnie aérienne résidant dans 15 villes de province françaises d’être acheminés en train à compter du 15 février à l’aéroport de Paris-Orly-Sud. Les clients de Corsairfly seront conduits à la gare de Massy-TGV, où un service quotidien de navettes gratuites, aux couleurs de la compagnie, effectuera les transferts entre Massy et Orly-Sud. Ils disposeront d’un billet unique combinant le trajet en train et en avion et d’un seul enregistrement de bout en bout. La compagnie aérienne, filiale du groupe TUI, cherche ainsi à recentrer son réseau sur sa base parisienne et à supprimer ses vols domestiques.

  • Le fret Renfe va éclater en cinq filiales

    Constatant la part mineure et persistante (4 %) du rail dans le transport de marchandises interne à l’Espagne, le directeur général de Renfe Mercancias remarque l’aggravation d’un phénomène : les grands industriels ou les entreprises commerciales transportent de plus en plus par leurs propres moyens leurs marchandises. Ce contournement de Renfe passe non seulement par le camion, mais désormais par les opérateurs privés du rail, tels Comsa ou ECR Espagne. Partant de ce constat, Manuel Acero détaille ainsi le projet d’éclatement de l’opérateur public : cinq sociétés commerciales seront créées. Chacune sera spécialisée sur un marché : l’automobile, l’intermodal, la sidérurgie, le multiproduit et une filiale services logistiques. « Renfe Mercancias en tant que tel disparaîtra », et les sociétés, au départ publiques, « seront ouvertes à des participations privées ».

  • La région Rhône-Alpes demande à la SNCF de revoir sa copie sur le tram-train

    La région Rhône-Alpes estime, dans un communiqué du 1er février, que les conclusions des études que la SNCF et RFF viennent de lui remettre sur l’exploitation du tram-train attendu en décembre 2012 dans l’Ouest-lyonnais sont « en deçà des objectifs escomptés, notamment en ce qui concerne la desserte de la branche de Lozanne et les temps de parcours ». « Cette perspective n’est pas acceptable au vu des investissements réalisés grâce à l’effort collectif de tous les financeurs. La région et les usagers du TER attendent de meilleurs services », écrit Bernadette Laclais, vice-présidente de la région, chargée des Transports, qui demande qu’une « expertise externe soit missionnée par RFF et la SNCF pour respecter les exigences inscrites au protocole ».

  • Veolia-Transdev : Jérôme Gallot, le couronnement d’un troisième homme

    Exit, l’actuel PDG de Transdev, Joël Lebreton, qui, selon nos informations, quitte le groupe. Ecarté, le patron de Veolia Transport, Cyrille du Peloux, qui deviendrait administrateur de Veolia. L’arbitrage venu de l’Elysée prend le contre-pied de tout ce qui avait été imaginé depuis un an. Jérôme Gallot, 51 ans, énarque, patron depuis 2006 de CDC Entreprises, prendra les rênes du nouvel ensemble Veolia-Transdev, a annoncé le communiqué commun de la CDC et de Veolia Environnement. « Veolia Environnement et la Caisse des dépôts proposeront aux instances de gouvernance compétentes, et notamment, en temps utile, le conseil d’administration de Veolia-Transdev, de constituer une direction générale unifiée, en charge de la totalité des responsabilités opérationnelles du nouvel ensemble. » Les deux actionnaires ont par ailleurs exprimé « leurs remerciements à messieurs Joël Lebreton et Cyrille du Peloux pour le travail accompli dans le processus de rapprochement permettant l’émergence d’un leader mondial privé de la mobilité durable. »

  • Les deux niveaux en renfort sur la ligne A du RER parisien

    Le 8 février, la RATP devait présenter sa première voiture MI 09 à Boissy-Saint-Léger. 60 voitures, qui formeront 30 rames, ont été commandées en 2009 à Alstom et à Bombardier. Les MI 09 remplaceront progressivement les MI 84, avec lesquelles elles pourront circuler en unité multiple. Elles offriront une capacité théorique de 2 500 voyageurs, soit 50 % de plus que les rames MI 84. Leurs larges portes doivent permettre une montée et une descente rapides. Ces nouvelles rames à deux niveaux vont arriver à partir de la fin de l’année en service commercial sur la ligne A du RER, qui achemine à grand-peine 1 million de voyageurs par jour.

  • Egypte : les entreprises françaises rapatrient

    Les groupes français de BTP, Vinci et Bouygues, associés dans la construction de la ligne 3 du métro du Caire, ont annoncé le 3 février qu'ils organisaient le retour de la quasi-totalité de leurs expatriés en Egypte (environ 180 personnes) et de leurs familles. Les travaux pour la construction de la première phase de la ligne 3 du métro, qui ira jusqu'à l'aéroport, réalisés par un consortium réunissant, outre Vinci (28,5 %) et Bouygues (26 %), les égyptiens The Arab Contractors (27,5 %) et Orascom (18 %), étaient suspendus depuis plusieurs jours. De son côté, le groupe d’ingénierie Systra a ramené les deux derniers expatriés de sa mission permanente du Caire, comprenant une dizaine de personnes travaillant sur divers projets, dont le métro de la capitale égyptienne. Quant à Alstom Transport, qui travaille à la rénovation des rames de la ligne 1, ses quarante salariés expatriés étaient déjà sur le retour le 31 janvier. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a précisé que la France ne prévoit « pas d'évacuation » pour le moment pour les Français résidant en Egypte.

  • Ville 30 : Strasbourg veut inverser les priorités

    Ville pionnière en matière de mobilité durable avec notamment son important réseau de tram et ses nombreuses pistes cyclables, Strasbourg veut aller au-delà. Comme Fontenay-aux-Roses ou Lorient, pour ne citer qu’elles, l’ont déjà fait, la ville envisage de passer à 30 km/h sur la majeure partie de son territoire, soit 70 % de sa voirie. Le but est bien de transformer toute une ville, en attribuant plus d’espace public aux cyclistes et aux piétons. Et ce dès la fin de cette année si les Strasbourgeois disent oui. La question, de type référendum, sera bientôt soumise aux habitants sur un mode de consultation original. « En zone 30 également, la coexistence pacifique des différents modes passe par la réduction de la vitesse de celui qui est le plus rapide », justifie le maire de la ville, Roland Ries (PS) dans nos colonnes. (Interview à lire dans VR&T n° 513, pages 8-9.)

  • Le métro de Varsovie commande 35 rames Inspiro à Siemens et Newag

    Le 2 février, Siemens a annoncé avoir remporté, en consortium avec le constructeur polonais Newag, un contrat pour la livraison de 35 rames de six caisses au métro de Varsovie (Metro Warszawskie Sp. z o.o.). Chiffrée à 272 millions d'euros, cette commande est la plus importante remportée en Pologne par Siemens. Il s'agit également de la première commande de la nouvelle génération de métros Siemens, nommée Inspiro. Ces rames doivent être livrées à partir de l'automne 2012 au réseau de la capitale polonaise, dont la ligne 2 est en construction. Les 10 premières rames seront assemblées par Siemens à Vienne (Autriche), les suivantes devant être montées par Newag à Nowy Sacz (Pologne). Destiné aux lignes 1 et 2, le nouveau matériel pourrait faire l'objet d'une option de 17 rames à lever d'ici trois ans, pour l'éventuel prolongement de la ligne 2.