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  • Grande vitesse Médine – La Mecque : Lellouche défend le dossier à Riyad

    Alors que l’on assiste à une lutte de clans pour préparer la succession du roi, une décision doit être prise concernant la construction et la maintenance de la LGV de 440 km La Mecque – Médine.  Selon Le Figaro du 17 janvier, les Espagnols devraient l’emporter. Tout dépend du roi. Or le roi Abdallah (87 ans), qui a quitté l’Arabie saoudite le 22 novembre pour les Etats-Unis, où il a été opéré d’une hernie discale, a annoncé le 17 janvier son prochain retour. C’est dans ce contexte, alors que l’on assiste à une lutte de clans pour préparer la succession du roi, que doit être prise la décision concernant la construction et la maintenance de la LGV de 440 km La Mecque – Médine. Si on en croit Le Figaro du 17 janvier, les Espagnols (Renfe, Talgo, Adif) devraient l’emporter. Version démentie par Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, qui devait s’envoler pour Riyad le lundi 24 janvier.

    Le contrat pourrait se monter, selon le quotidien, à 10 milliards d’euros, estimation qu’un proche du dossier ne juge pas « déraisonnable », compte tenu du premier contrat, déjà attribué, concernant le génie civil.

    Talgo, Renfe et Adif (le RFF espagnol) auraient consenti un rabais de près de 30 % par rapport à leur offre de départ. Du fait de la crise économique, particulièrement violente dans le pays, et de l’effondrement de leur marché ferroviaire, les Espagnols sont agressifs sur les marchés mondiaux, alors qu’Alstom n’est pas prêt à sacrifier sa marge pour emporter les contrats. Autre désavantage, selon Le Figaro : les rames Duplex n’auraient pas séduit les Saoudiens. L’offre des Espagnols n’était pas non plus parfaite, puisqu’ils ont dû renoncer à une locomotive Talgo, qui n’existe pas encore, pour revenir au modèle éprouvé Talgo-Bombardier qui circule en Espagne.
     
    Manque de chance, la décision doit intervenir au moment où l’Espagne vient de dépasser la France en kilométrage de lignes à grande vitesse… Un symbole qui énerve les Français, qui jugent que l’expérience de la grande vitesse espagnole est loin de valoir la leur, et remarquent que la ligne Barcelone – Figueras n’est toujours pas prête.

  • Veolia Transport et Trenitalia visent le marché européen du TGV

    Veolia Transport et Trenitalia visent le marché européen du TGV

    Trenitalia et le français Veolia Transport ont officialisé leur alliance à Rome le 19 janvier. Les deux groupes ont fondé une société commune, dont le nom n’est pas encore connu, de droit français et détenue à 50/50. Trenitalia et le français Veolia Transport ont officialisé leur alliance à Rome le 19 janvier. Les deux groupes ont fondé une société commune, dont le nom n’est pas encore connu, de droit français et détenue à 50/50. Objectif de cette alliance franco-italienne ? Devenir un nouvel acteur du rail européen présent à terme dans la grande vitesse. Encore dans l’attente du feu vert des autorités européennes de la concurrence, cette nouvelle société a déjà dévoilé ses plans. A l’automne 2011, elle veut lancer un service de nuit Paris – Florence – Rome et Paris – Milan – Venise. En 2012, elle compte assurer trois allers-retours de jour entre Lyon et Turin. Dans les deux cas, la société louera des trains et s’appuiera essentiellement sur Internet pour vendre ses billets dont les prix seront dévoilés d’ici la mi-2011. Côté grande vitesse, Veolia et Trenitalia se sont fixé comme objectif de proposer à l’avenir des liaisons Paris – Bruxelles et Paris – Milan. En attendant, le tandem devrait faire parler de lui en participant prochainement aux appels d’offres des franchises anglaises West Coast et Greater Anglia. Pour Trenitalia, qui vient de faire son entrée en Allemagne en achetant les activités allemandes d’Arriva, cet accord avec Veolia est une « autre étape vers l’internationalisation ». Il devrait aussi signer, sans que cela ne soit encore officiel, la fin de l’alliance Trenitalia-SNCF au sein d’Artesia qui exploite actuellement deux trains de nuits Paris – Rome et Paris – Venise et deux TGV Paris – Turin – Milan.

  • Le centre historique de Saint-Omer en électrique

    Le centre historique de Saint-Omer en électrique

    La communauté d’agglomération de Saint-Omer (Caso), dans le Pas-de-Calais, a testé, les 11 et 12 janvier, dans un contexte d’exploitation réel une navette électrique en centre-ville. Il s’agissait d’une part d’étudier comment le véhicule de 22 places, prêté par Gépébus, se comportait dans le centre historique, et d’en apprendre plus sur son autonomie en parcours urbain d’autre part.
     
    « Le centre-ville comporte des petites rues étroites où de gros véhicules auraient eu du mal à passer », explique-t-on à la Caso. Le premier jour, la navette a effectué une boucle de trente minutes entre la gare et le centre-ville, et le lendemain entre le centre de Saint-Omer et Arques, une commune en pleine expansion démographique.

    Avec cet essai, la communauté d’agglomération souhaitait également connaître la réaction des habitants face à ce nouvel équipement. « Elles ont été positives. Les voyageurs apprécient le côté développement durable du véhicule électrique. Mais il faut être honnête, le premier jour n’a pas été un très grand succès de fréquentation, mais il nous a permis de tester les aspects mécanique et technique. » Les équipes comptaient d’ailleurs sur le 12 janvier pour éprouver les réactions des usagers, aidées en cela par le premier jour des soldes.
     
    Ces deux jours d’essais coïncidaient avec le début de la première semaine gratuite des transports, organisée chaque année par la Caso. La deuxième période gratuite intervient à la mi-décembre pour préparer les cadeaux de Noël. « Nous organisons ces deux événements pour faire connaître et apprécier l’offre de transports urbains. Et de notre propre initiative, en dehors de tout calendrier national de manifestations autour du transport. »

    A l’issue de l’essai, la Caso lancera une étude sur la création d’une ligne employant du matériel électrique.

  • Fin du suspense juridique dans l’attribution de la DSP des cars Arc-en-Ciel à Cambrai et Douai

    Fin du suspense juridique dans l’attribution de la DSP des cars Arc-en-Ciel à Cambrai et Douai

    Le Conseil d’Etat a tranché, le 5 janvier, en faveur de Dupas-Lebeda, mettant fin à des mois de procédures dans l’attribution de la DSP des cars Arc-en-Ciel à Cambrai et à Douai. Rapide rappel des faits : la DSP avait été attribuée en mai 2010 à Veolia, Dupas-Lebeda avait alors entamé un recours au tribunal administratif de Lille, qui avait déclaré en juin l’offre de Veolia non conforme. Ce dernier avait alors contre-attaqué et l’offre de son adversaire avait elle aussi été jugée aussi non conforme. La décision du Conseil d’Etat ayant annulé la décision du tribunal administratif à l’encontre de Dupas-Lebeda, le conseil général n’a plus qu’à voter une délibération pour entériner le choix de ce prestataire pour huit ans, ce qui devrait intervenir le 24 ou le 25 janvier. Un marché de 15 millions d’euros par année scolaire. « Je suis heureux pour ceux qui ont emporté le contrat, nous allons pouvoir avancer sur le sujet et mettre en place des choses pour huit ans », rapporte Jacques Marissiaux, conseiller général du Nord, délégué aux transports.

    Un sentiment bien entendu partagé par l’entreprise retenue « C’est un grand soulagement pour nous qui nous battions depuis un an pour faire reconnaître la qualité de notre offre. Le Conseil d’Etat s’est prononcé sur le fond, reconnaissant que nous dépassions les objectifs du cahier des charges en matière de desserte, ce qui nous satisfait vraiment », indique Patrice Lebeda.

  • Ile-de-France : 600 millions de la BEI pour les trains

    Ce 20 janvier, Jean-Paul Huchon en tant que patron du Stif a signé à Paris un accord d’emprunt de 600 millions d’euros sur trente ans avec Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice-président de la Banque européenne d’investissement. Sa finalité : le renouvellement et la modernisation des trains sur le réseau de l’Ile-de-France, avec en ligne de mire les Franciliens en cours de livraison. L’ensemble du programme estimé à plus de deux milliards d’euros, financé pour moitié par le Stif et pour moitié par la SNCF, doit permettre ainsi de financer l’acquisition de 172 Franciliens et de 24 AGC et la rénovation des trains à deux niveaux des RER C et D. C’est le premier emprunt du Stif destiné à financer ses investissements.

  • TER : Amélioration en vue pour la région Paca

    Ce 14 janvier, Guillaume Pepy, président de la SNCF, et Michel Vauzelle, président de la région Paca, ont signé le protocole d’accord sur « une amélioration significative » de la qualité de service des transports régionaux. Cet accord, déjà adopté le 22 octobre par le Conseil régional (LVDR du 10 novembre) doit marquer, selon les termes de son président, « un tournant significatif ». En affichant la volonté d’enterrer la hache de guerre, un an après le « coup de gueule » du président PS s’estimant « volé » par l’entreprise, chacun veut désormais croire en un « new deal » permettant de faire repartir dans le bon sens un réseau TER particulièrement décrié. Pour permettre au mauvais élève du TER de jouer demain les premiers de la classe, le plan baptisé PrioriT, qui porte sur quinze mois, détaille près de 200 actions concrètes. Concrètement, le taux de trains supprimés doit passer de plus de 8 % début 2010 à 3,5 % au quatrième trimestre 2011.

  • NTV présente son projet d’assouplissement du premier paquet ferroviaire à Bruxelles

    La libéralisation du marché ferroviaire en Europe et en Italie et la présentation du projet de NTV. Tels étaient les thèmes de la rencontre du 19 janvier entre le président de l’opérateur ferroviaire privé italien, Luca di Montezemolo, et le vice-président de la Commission européenne et commissaire aux Transports, Siim Kallas. NTV propose de réviser le premier Paquet ferroviaire de l’UE. Objectif de cette proposition de directive : simplifier le cadre normatif, améliorer les conditions pour les investisseurs, augmenter la concurrence, et encourager une plus grande efficacité des infrastructures et des services. Au terme de l’entretien, Siim Kallas aurait, selon NTV, exprimé son entier soutien au projet, qui est totalement en ligne avec la politique communautaire des transports. Ce serait même selon lui un test important pour vérifier l’ouverture effective et la libéralisation des marchés de la grande vitesse.

  • Les cheminots CFTC veulent un nouveau syndicat

    Menacés d’exclusion par la Confédération CFTC, les dirigeants de la CFTC Cheminots souhaitent créer une nouvelle fédération des cheminots et des Transports, la First, Fédération internationale du rail et des syndicats de transports. A l’issue d’un conseil fédéral extraordinaire le 18 janvier, ses dirigeants ont estimé qu’il n’était « plus possible de poursuivre une collaboration avec une Confédération qui les a trahis et multiplie les initiatives hostiles à l’encontre de leur fédération ». Une allusion à la récente menace d’exclusion de la CFTC de trois dirigeants cheminots, le président, le secrétaire général et le trésorier. Ces dirigeants proposent donc de mettre en débat la perspective de se désaffilier de la CFTC. Dans un second temps, ils envisagent l’affiliation à une nouvelle structure créée de toutes pièces, la First Selon Bernard Aubin, « elle conserverait de la CFTC sa tendance réformiste tout en y ajoutant la combativité ».

  • Une hausse de 2 à 3 % des tarifs TGV

    Entre 2 et 3 %, ce devrait être l’augmentation du prix des billets de train fin janvier. C’est ce qu’a annoncé le 18 janvier, sur RMC, Nathalie Kosciusko-Morizet, mettant un terme provisoire à un faux suspens. La ministre de l’Écologie et des Transports a précisé : « La SNCF nous demandait 5 %. On a dit que ce n’était pas possible. » Pour justifier cette hausse probable, supérieure au niveau de l’inflation et considérée comme « raisonnable » par le gouvernement, elle a évoqué la hausse des péages que la SNCF doit régler à RFF pour faire circuler ses trains et les investissements nécessaires au renouvellement des matériels. Ce n’est pas une surprise puisque, dès fin décembre, le secrétaire général de la CGT Cheminots avait évoqué une hausse en 2011 des billets de TGV, entre 2 et 3 %.

  • La France choisit l’italien Autostrade pour gérer l’écotaxe poids lourds

    Le consortium mené par Autostrade associé aux groupes français Thales, SNCF, SFR et Steria, remporte l’appel d’offres lancé en mai 2009 pour attribuer la gestion de l’écotaxe sur les poids lourds. Un contrat de PPP d’une valeur de plus de deux milliards d’euros et d’une durée de treize ans. L’écotaxe touchera tous les camions de plus de 3,5 tonnes, soit environ 800 000 camions français et étrangers, sur les 14 000 km de routes nationales et départementales concernées en France. Elle devrait rapporter environ 1,2 milliard d’euros par an à l’Agence française de financement des infrastructures de transports (AFITF) et devrait être mise en œuvre en 2012. France Nature Environnement restera vigilante quant à l’affectation des ressources issues de l’écoredevance. Il serait absurde de voir cette taxe pillée pour financer des nouveaux projets d’autoroute, en contradiction totale avec les engagements du Grenelle.