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  • Les transports publics grenoblois progressent

    Les premiers résultats de l’enquête ménages-déplacements (EMD) 2010 à Grenoble rendus publics le 6 décembre traduisent une avancée importante de l’utilisation des transports en commun sur l’agglomération grenobloise, avec une part de marché passant de 14 % à 17 % entre 2002 et 2010. « Une évolution sans précédent sur un territoire observé depuis 1966, date de la première EMD sur l’agglomération grenobloise », commente le SMTC de Grenoble. Par ailleurs, la part modale de la voiture baisse fortement, passant de 53 % à 47 % en 8 ans, au bénéfice des transports en commun mais également de l’usage du vélo et de la marche à pied. L’agglomération grenobloise se place ainsi dans le peloton de tête des métropoles françaises, avec Strasbourg.

  • Alstom signe au Maroc un contrat de 400 millions pour des TGV

    Le groupe français Alstom a annoncé le 10 décembre la signature à Tanger d’un contrat de près de 400 millions d’euros pour la fourniture de 14 rames de TGV Duplex au Maroc, qui doivent être mises en service en décembre 2015 sur l’axe Tanger-Casablanca. Les trains seront exploités à 320 km/h sur la première section de 200 km de la ligne à grande vitesse marocaine entre Tanger et Kenitra, puis elles rejoindront Casablanca en empruntant le réseau classique, où elles circuleront à 160 km/h ou à 220 km/h « selon la vitesse d’exploitation prévue par le client marocain en 2015 », précise Alstom.
    Conçues et fabriquées principalement en France, motrices et rames seront livrées séparément à un atelier de l’ONCF près de Tanger, où elles seront assemblées en trains. Un contrat qui « prouve la capacité d’Alstom à exporter sa technologie à grande vitesse », a commenté Philippe Mellier, président d’Alstom Transport. La liaison entre Tanger et Casablanca permettra de réduire les temps de parcours de 4h45 aujourd’hui à 2h10 et de transporter jusqu’à 10 millions de voyageurs.

  • La Communauté urbaine d’Arras vient de renouveler Keolis

    Le contrat de délégation de service public démarrera le 1er janvier 2011 pour une durée de 7 ans et devrait générer un chiffre d’affaires cumulé de 51 millions d’euros. Pour répondre aux demandes de l’appel d’offres (94 000 habitants, 24 communes), Keolis Arras s’est engagé à mettre en place, en janvier 2012, un réseau simplifié et hiérarchisé avec 3 lignes fortes cadencées dont les horaires restent inchangés quelle que soit la période de l’année. Par ailleurs, le service de transport à la demande sera entièrement remanié dès septembre 2011 et développé vers les communes rurales ainsi que les zones d’activité avec une réservation dans l’heure. Enfin, un service de covoiturage (Flexo) sera mis en place avec l’aide de Green Cove Ingénierie, et intégré au site www.bus-artis.fr. Avec cette nouvelle offre, la fréquentation devrait progresser de 18,2 % d’ici à 2017. Ce contrat conforte la position du groupe en Nord- Pas-de-Calais, puisqu’il vient d’être reconduit à Lens et à Lille.

  • Importante manifestation anti-LGV à Bayonne

    Quelque 15 500 personnes selon les organisateurs, trois fois moins selon la police, ont manifesté le 11 décembre à Bayonne à contre la LGV, à l’appel d’associations écologistes et de mouvements politiques hostiles à un « modèle de développement dépassé ». Les manifestants, dont une centaine d’élus des 29 communes concernées par le projet de ligne LGV Bayonne – Hendaye, lui préfèrent une simple modernisation de la voie ferrée existante qui suffirait, selon eux, à absorber l’augmentation prévue du trafic, à moindre coût financier et environnemental. La manifestation se déroulait dans le cadre d’une « Journée européenne contre les projets inutiles » organisée par des dizaines d’associations anti-LGV et de défense de l’environnement dans plusieurs régions mais aussi en Allemagne et en Italie, toutes signataires de la Charte d’Hendaye, une déclaration adoptée le 23 janvier après un défilé anti-LGV qui avait réuni environ 15 000 personnes.

  • Les RZD perdent un contrat d’un milliard de dollars en Algérie

    Le groupement ferroviaire russo-algérien GFAR constitué de Russian Railways et Infrafer a perdu un contrat d’un montant d’un milliard de dollars dans les chemins de fer en Algérie a annoncé l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) le 11 décembre. L’attribution de ce marché de travaux d’aménagement ferroviaire de la région algéroise qui date de 2008 vient d’être annulée sans que l’Anesrif n’en donne la raison. Le GFAR, seul candidat, avait remis sa proposition en janvier 2008. De nombreux autres contrats, attribués à des groupes chinois, ont été annulés depuis le début de l’année, en raison semble-t-il de soupçons de corruption pesant sur leurs conditions d’attribution.

  • Une commission d’enquête sur l’industrie ferroviaire

    L’Assemblée nationale créera une commission d’enquête parlementaire sur la situation de l’industrie ferroviaire française et notamment de ses PME/PMI sous-traitantes, à l’initiative des députés communistes, Verts et du Parti de gauche. « Quand Alstom et Bombardier ont des programmes pour dix ans, pourquoi les équipementiers n’ont-ils eux de commandes que pour un an ? », s’est inquiété le député PCF Alain Bocquet, cité par l’AFP. Le député a plaidé pour que « l’argent public créé de l’emploi et pas du chômage ». Les socialistes ont dénoncé, par la voix de Jean Grellier, les pratiques de « l’enchère inversée » ou du « déréférencement ». Francis Hillmeyer (Nouveau Centre) a lui aussi évoqué « le phénomène de délocalisation » vers les pays émergents qui n’a « pas été ralenti par la crise ». Jean-Marie Binetruy (UMP), a tenu à mettre au crédit du Gouvernement « les états généraux de l’Industrie » ou encore la nomination d’un médiateur de la sous-traitance.

  • Accord-cadre entre GE et CSR pour « la grande vitesse et autres technologies ferroviaires »

    Le 6 décembre, GE a annoncé avoir signé un accord-cadre avec le constructeur chinois CSR pour établir une joint-venture pour « la grande vitesse et autres technologies ferroviaires » aux Etats-Unis. Cet accord-cadre fait suite à un protocole d’accord signé il y a un an entre GE et le ministère chinois des Chemins de fer ; représentant quelque 50 millions de dollars (38 millions d’euros) d’investissements, sa première phase devrait créer 250 emplois aux Etats-Unis d’ici 2012. Ainsi doit être établi selon GE « le premier constructeur américain prêt à fournir des trains à grande vitesse en Floride et en Californie ». La joint-venture vise également les marchés américains de la « moyenne vitesse » en traction électrique ainsi que les trains de banlieue, créant à terme quelque 3 500 emplois aux Etats-Unis. Plus largement, GE place ses locomotives diesel-électriques et sa signalisation ITCS sur le marché chinois tout en ouvrant le marché américain au « leader de la grande vitesse à 220 mph [350 km/h] et plus ».

  • Partenariat stratégique entre le ministère des Chemins de fer chinois et Alstom…

    Liu Zhijun, ministre chinois des Chemins de fer et Patrick Kron, président d’Alstom, ont signé le 7 décembre un accord de coopération stratégique pour se développer ensemble sur le marché chinois et les marchés internationaux. Alstom et le MOR vont développer leur collaboration dans les domaines clés du transport ferroviaire, notamment du matériel roulant (intercités, grande vitesse et locomotives) et de la signalisation en s’appuyant sur les plates-formes de coopération existantes (EMU et locomotives).

  • Les députés veulent bloquer l’achat des rames Eurostar

    « Placées devant les motrices, ces trois feuilles de papier peuvent stopper le processus d’achat en cours. » Brandissant sa « communication sur le renouvellement du matériel ferroviaire d’Eurostar », le député UMP Gérard Voisin a incité, mardi dernier, ses collègues de la Commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale à demander « au gouvernement français de rejeter l’examen de toute demande visant à autoriser le matériel en cause à emprunter le tunnel sous la Manche […] ». Gérard Voisin a été suivi : son texte a été voté à l’unanimité. Le matériel ferroviaire dont les députés veulent bloquer l’achat, ce sont les dix fameuses rames Siemens dont Eurostar aurait finalement signé le contrat d’achat le vendredi 3 décembre.
    Ce même vendredi, la réunion de la Commission intergouvernementale sur la sécurité dans le tunnel (CIG) s’était séparée sur le constat d’un désaccord, les Britanniques refusant la demande française d’études complémentaires sur l’utilisation de la motorisation répartie dans le tunnel. Les députés français voient en l’attitude d’Eurostar « une pression illégitime d’une société filiale d’une entreprise publique française vis-à-vis du gouvernement français », est-il stipulé dans la communication. « Je ne comprends pas que la SNCF n’ait pas réagi », a noté lors de la discussion la députée PS Odile Saugues. « Cette inaction de la SNCF est étonnante, sachant qu’elle est actionnaire majoritaire d’Eurostar », a ajouté le député UMP Lionnel Luca. « Nous étions invités chez Guillaume Pepy la semaine dernière, et apprendre que le contrat a été signé malgré cette réunion est douloureux », a poursuivi le député UMP Jacques Myart. Pour Gérard Voisin, « au niveau de la SNCF, il y a des choses à tirer au clair, c’est au gouvernement de le faire ».

  • « Il était une voie », la LGV Rhin-Rhône samedi sur France 3 Bourgogne Franche-Comté

    Un an jour pour jour avant l'exploitation de la ligne LGV Rhin-Rhône, France 3 Bourgogne Franche-Comté vous ouvre la voie samedi 11 décembre, à partir de 11h30.

    « IL ETAIT UNE VOIE» est un aller simple sur une ligne en construction de 140 km. Un film dédié aux hommes du rail comme à ceux qui demain regarderont passer le TGV. Ce documentaire de 52 minutes n'évoque pas la chronologie de ce chantier titanesque qui se terminera en 2011, mais en imprime déjà le souvenir, celui d'un petit eldorado qui ne sera bientôt qu'une ligne de fuite dans le paysage…

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