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Tram de Toulouse : la sécurité en priorité
La première ligne de tramway de Toulouse (depuis la disparition de son prédécesseur en 1957) sera inaugurée le 27 novembre. D’ici là, la ligne T1 fera une marche à blanc de quatre semaines, du 2 au 26 novembre, pour valider son fonctionnement dans des conditions normales, en mode nominal et dégradé. Objectifs : vérifier les temps de parcours, de franchissement des carrefours, le fonctionnement des priorités aux feux, mais aussi le comportement des 77 conducteurs face aux automobilistes déboussolés par ce nouveau venu dans le paysage urbain.
A Campus Trafic, élus et responsables de Tisséo scrutent les écrans du poste de commande centralisé où les onze rames Citadis 302 d’Alstom à l’élégante robe grise et au nez d’avion dessiné par Airbus font leurs premiers tours de piste. Ils se veulent rassurants malgré les cinq accidents qui ont eu lieu depuis le début des essais en milieu urbain. Un seul a impliqué directement un tram, percuté par une voiture n’ayant pas respecté la signalisation lumineuse : un feu rouge clignotant très peu familier des Toulousains. Les autres accidents ont été le fait d’automobilistes ne parvenant pas à se
repérer dans le nouvel environnement, qui ont cogné un quai ou pris un sens interdit, et d’un scooter déstabilisé par les rails. « Nous avons appliqué le principe de prévention et de précaution, mais le risque zéro n’existe pas », souligne Joël Carreiras, adjoint au maire de Toulouse et président de la Smat (Société de mobilité de l’agglomération toulousaine, en charge de la construction du tramway).Tisséo n’a pas lésiné sur l’information et la prévention auprès des riverains, des jeunes en milieu scolaire, des deux-roues, des automobilistes… Elle a distribué à 35 000 exemplaires un dépliant passant en revue les dix points délicats de la ligne pour les voitures : zones où le site propre du tram passe de la droite à la gauche de la chaussée, où les courbes sont prononcées, la visibilité réduite, où le tram traverse un giratoire… « Maintenant, les habitants doivent s’approprier le tram, avec des carrefours compliqués à gérer et son déplacement silencieux », prévient Gérard André, président de l’Epic Tisséo.
Les deux élus, qui viennent de faire un tour approfondi de la nouvelle ligne, n’excluent pas d’améliorer encore la signalisation si nécessaire pendant la durée de la marche à blanc. Mais ils ont surtout pu constater l’excellent accueil des riverains, dont certains ouvraient leurs fenêtres pour applaudir au passage du tram et d’autres voulaient déjà monter dedans. « Nous avons été impressionnés par la qualité de réalisation de la ligne et de l’aménagement, s’est félicité Joël Carreiras. Partout sur son passage, le tram a permis une requalification de l’espace public, avec une végétalisation importante et la transformation de certains axes très routiers en zones à la circulation apaisée. » La chambre des notaires aurait déjà annoncé 15 à 20 % de hausse de l’immobilier sur les quartiers traversés par le tram…
La Commission européenne sanctionne le Lyon-Turin pour cause de retards accumulés
La Commission européenne a décidé de réduire de près de 9 millions d’euros les fonds alloués à la ligne ferroviaire Lyon-Turin et pose, en outre, un ultimatum : si le calendrier n’est pas respecté, le Lyon-Turin risque purement et simplement de perdre une partie encore plus importante des financements européens, car il y a « d’autres projets plus crédibles et plus efficaces », prévient-elle. Il faut dire que si le chantier a bien avancé côté français, il est au point mort en Italie en raison de fortes oppositions. Au total, ce sont près de 300 millions d’euros sur un total de 5 milliards qui pourraient échapper au projet franco-italien. L’Italie a jusqu’à mars prochain pour lancer les travaux exploratoires du tunnel de la Maddalena, objet de tensions et de protestations dans le Val de Suse. Il faut dire que le projet traîne depuis quinze ans.
RATP Dev rachète les cars Dunois
RATP Dev, filiale de la RATP, vient d’acquérir le groupe Dunois Voyages, leader des services de transports urbain, interurbain, scolaire et à la demande en région Centre. Créé en 1948, cette entreprise familiale emploie 220 personnes et prévoit un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros en 2010. Ses 170 véhicules transportent chaque année 145 000 voyageurs et assurent quelque 300 000 trajets scolaires. Dunois Voyages exploite les réseaux urbains de Châteaudun, Orléans et d’autres communes de l’agglomération orléanaise ; les services interurbains des réseaux Ulys (Loiret), Transbeauce (Eure-et-Loir) et le ramassage scolaire dans ces deux mêmes départements. L’autocariste intervient enfin dans le tourisme en qualité de producteur et revendeur de voyages (avec notamment des transports vers les aéroports parisiens). Après l’acquisition en 2008 des Cars Jacquemard dans l’Eure, cette opération permet à RATP Dev de s’implanter dans le Centre, une région à fort potentiel où l’entreprise devrait continuer à se renforcer en 2011, après avoir récupéré plusieurs réseaux Veolia Transport suite à la fusion avec Transdev.
Métro de Chicago, station Apple ?
A Chicago, l’autorité des transports (CTA), criblée de dettes, envisagerait d’accepter les propositions d’entreprises souhaitant parrainer des stations de métro, pour un prix de 4 à 5 millions de dollars. Elle n’en est pas complètement à son coup d’essai, puisqu’elle a déjà fait financer les 3,9 millions de dollars de rénovation de la station North/Clybourn par Apple, dont le tout nouvel Apple Store jouxte la bouche de métro. En échange, la firme à la pomme bénéficie de l’usage exclusif des panneaux publicitaires de la station. Elle pourrait cette fois y écrire son nom…
Accord trouvé entre l’Agglo d’Orléans et Effia pour Vélo +
En payant 483 000 euros de pénalités Effia va mettre fin au différend qui l’opposait à l’agglomération d’Orléans pour la gestion de Vélo +. S’appuyant sur le marché signé en 2007, l’agglomération réclamait 889 000 euros à Effia Transport pour le non-respect de certaines clauses du contrat. Le taux d’indisponibilité des vélos était notamment supérieur à 10 % en 2009. Effia contestait ces pénalités « inéquitables et disproportionnées » en arguant d’un nombre important de vols : 200 en 2008 et 389 en 2009. Après recours à un médiateur, le malus a été presque divisé par 2 ce qui éteint le contentieux.
RFF s’engage auprès d’Europorte sur la qualité des sillons
Réseau Ferré de France et Europorte ont signé fin octobre un accord de qualité sur les sillons. C’est le 3e accord signé par RFF dans ce domaine depuis juillet, mais le 1er avec une entreprise ferroviaire privée. L’opérateur de fret ferroviaire, filiale d’Eurotunnel, se réjouit dans un communiqué de pouvoir bénéficier à partir de 2011 de davantage de visibilité et de stabilité. « RFF s’engage, hors franchises, à ne pas supprimer ou modifier les sillons fermes qu’il a vendus à Europorte, et à rendre fermes dans les deux mois les sillons précaires. De son côté, Europorte s’engage, toujours hors franchises, à ne pas annuler ses demandes de sillons », précise Europorte dans un communiqué. Des indemnités pourront sanctionner des manquements à ces obligations contractuelles.
La grande vitesse en projet entre Moscou et Saint-Pétersbourg
La compagnie des Chemins de fer russes (RZD) devait présenter le 9 novembre un projet de lignes à grande vitesse lors de la conférence High Speed Rail World à Madrid, sur la grande vitesse ferroviaire dans le monde. La construction de lignes à grande vitesse russes en est encore au stade de l’avant-projet. La ligne Moscou – Saint-Pétersbourg devrait être la première et il s’agira d’une voie ferroviaire nouvelle parallèle à celle qui existe, sur laquelle circule depuis le début de l’année le Sapsan à 250 km/h. Le coût du projet est évalué à 1 000 milliards de roubles, soit 23,4 milliards d’euros. Cette fois, les deux villes seront desservies par 42 paires de trains capables d’atteindre une vitesse maximale de 400 km/h. Le volume de trafic envisagé est supérieur à 14 millions de passagers par an. Après cette première ligne, la Russie envisage de se doter d’un réseau de LGV qui relieraient Moscou à Helsinki, à Nijni-Novgorod (Volga), à Ekaterinbourg (Oural) etc.
Des fonds de pension pour exploiter la ligne à grande vitesse HS1 en Grande-Bretagne
Le gouvernement britannique a choisi le 5 novembre un consortium formé de deux fonds de pension canadiens, OMERS et OTPP, pour exploiter la ligne à grande vitesse High Speed One, qui relie en 109 kilomètres la gare londonienne de Saint Pancras International au tunnel sous la Manche. Le consortium obtient une concession de trente ans au prix de 2,4 milliards d’euros, soit bien plus que le prix évoqué jusqu’alors qui ne dépassait pas 2 milliards. Eurotunnel, qui avait également fait acte de candidature ainsi que d’autres fonds de pension, s’attendait ces derniers temps à ne pas remporter l’appel d’offres. Le gestionnaire du tunnel sous la Manche, qui avait formé un groupement notamment avec la banque Goldman Sachs et la CDC Infrastructure (Caisse des dépôts), avait prévenu qu’il n’était pas prêt à entrer dans une surenchère qui conduirait à surpayer l’infrastructure.
Veolia face à une grève illimitée chez les urbains de Bilbao
Gestionnaire du réseau de transport urbain de Bilbao (Bilbobus), le groupe Veolia faisait face depuis le renouvellement de la concession à des mouvements sociaux épisodiques sur les salaires et conditions de travail. Depuis mardi 9 novembre, le comité d’entreprise a engagé une « grève illimitée », cette fois parce que, selon les syndicats, l’opérateur n’assurerait pas une maintenance correcte du parc d’autobus qui serait en mauvais état et présenterait des risques. Deux grèves d’avertissement ont eu lieu le 26 octobre et le 2 novembre, mais pour la direction locale de Veolia « le comité d’entreprise utilise le service public comme instrument de pression pour obtenir des augmentations salariales démesurées ». Un service minimum de 30 % des rotations est assuré, et plusieurs actes de malveillance ont été enregistrés.
Bruxelles sanctionne les retards du Y basque
Axe prioritaire pour l’Union européenne, la relation à grande vitesse Paris-Madrid par l’ouest subit des retards, notamment dans sa traversée du Pays basque. En particulier, le tronçon transfrontalier entre Vitoria et Dax où le Y basque chemine à petite vitesse, ce qui vient d’amener la commission de Bruxelles à ramener à 56,8 millions d’euros l’aide qu’elle avait prévue pour ce maillon au lieu de 70 millions. Cette coupe touchera les études préliminaires entre Saint-Sébastien et Bayonne et les travaux entre la gare d’Astigarraga et Irun qui devaient être menés avant 2015. Le Y basque reste certes prioritaire, mais l’Europe veut inciter les acteurs locaux à mettre les bouchées doubles. Or, la section est du Y entre Elorrio et Irun ne sera en travaux qu’à 56,53 % au mieux de son tracé fin 2010. Et les prévisions de livraison pour 2016 commencent à paraître bien optimistes.