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  • Grasse choisit Bouygues et Poma pour son funiculaire

    Après six mois d?âpres négociations avec les trois candidats en lice, Sillages, syndicat mixte des transports du Pays de Grasse a rendu public le choix de la commission d?appel d?offres mi-août Le marché de conception et de réalisation d’un montant de quelque 30 millions d’euros va à un groupement d’entreprises mené par DV Construction, filiale du groupe Bouygues Construction, avec Garelli (travaux publics), Poma, Miraglia et Snaf (deux autres filiales de Bouygues), Systra, ainsi que les architectes Pierre Lorin et A.E.I. Chez DV Construction (récemment rebaptisé Bouygues Travaux Publics), on affiche une belle satisfaction à l’idée de réaliser ce chantier de TCSP qui permettra de relier le quartier de la gare au centre-ville fin 2013.
    Les candidats étaient dans un mouchoir, chacun ayant ses points forts. « Le nôtre je ne pense pas que ce soit l’architecture, croit savoir François Leblanc, responsable commercial Paca et à ce titre chargé du dossier grassois. En revanche, nous avions l’avantage sur les aspects techniques, notamment pour le type de viaduc, et la méthode de sa mise en place ainsi que sur le système de cabines ». Signées du grand spécialiste du câble, Poma, ces deux modules indépendants tractés par câble conserveront un plancher horizontal grâce à un système de vérins. Les cabines seront aussi dotées de larges surfaces vitrées offrant une belle intégration du système au paysage en plus d’une vision panoramique pour les utilisateurs. « Il y a longtemps qu’un tel système n’a pas été construit en France, relève François Leblanc. Ce sera une belle vitrine, d’autant que d’autres villes, comme Monaco par exemple, sont intéressées par le câble. »
    Deux autres concurrents à l’appel d’offres restreint de ce projet original étaient aussi des grands noms : d’un côté le consortium réunissant les entreprises Razel, Doppelmayer, Ginger Sudequip et Wilmotte ; de l’autre, SNC Lavalin, Leitner, Spada, STCM, Antoine Grumbach, S’pace et Baudin Châteauneuf. Prochaine étape : neuf mois d’études approfondies (nécessaires pour les sondages géotechniques, déterminer la position des piles des stations, fignoler l’architecture, les aménagements annexes, l’accessibilité PMR des stations, le plan de détail du funiculaire…). Il faudra ensuite lancer l’enquête publique pour obtenir la DUP, puis décrocher le permis de construire pour les 4 gares (la station basse sera reliée au pôle multimodal par ascenseur), gérer les expropriations. Bref, les travaux ne devraient pas pouvoir commencer avant la fin 2011 pour une livraison à Noël 2013. Ce qui est certain : le tracé de 570 mètres de long environ sera quasiment linéaire sur les 110 mètres de dénivelé. La pente est de l’ordre de 20 % et c’est précisément ce qui donne l’avantage au câble.
     

    Cécile NANGERONI

  • Jean-Louis Borloo annonce la création de l?Agence française d?information multimodale et de billettique

    A l’occasion de son déplacement chantier du tramway à Orléans, le 6 septembre, Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, a annoncé la prochaine mise en place de l’Agence française d’information multimodale et de billettique. Issue des travaux du Grenelle de l’environnement cette agence sera un service de l’Etat à compétence nationale qui aura pour mission de mettre en réseau les services d’information créés par les autorités organisatrices des transports afin de favoriser l’amélioration de l’information des voyageurs. Elle sera dotée d’un budget d’un million d’euros pour l’année 2010.

  • La SNCF au milieu du gué

    Ce n?est qu?un résultat semestriel, mais il va dans le bon sens : sur les six premiers mois de l?année, les comptes du groupe SNCF reviendraient « dans le vert » Un bénéfice net de 80 millions d’euros est annoncé contre une perte de 496 millions sur la même période de l’année précédente. Tendance favorable qu’il faut toutefois relativiser. À titre d’exemple : c’est tout juste équivalent à la perte de Sea France pour le premier semestre, 81 millions. Et, comme le souligne Guillaume Pepy, « les résultats restent encore très insuffisants au regard des besoins en investissements ». Pour le président, « le 1er semestre 2010 constitue un rattrapage partiel de l’activité perdue au 1er semestre 2009, en particulier dans le domaine des marchandises […] Après une année 2009 très difficile, les chiffres du 1er semestre traduisent un redressement encore lent et fragile de nos activités qui doit être poursuivi et amplifié. »
    Pour David Azema, directeur général Stratégie et Finances, la SNCF est « au milieu du gué ». En témoigne un chiffre clé, celui de la marge opérationnelle. En progression de 296 millions par rapport à la même période de l’an passé, soit une hausse de 52,4 % à 995 millions, elle représente 6,7 % du chiffre d’affaires du groupe. Parmi les raisons de cette amélioration comptable : une meilleure maîtrise des charges, en particulier de personnel – moins 2 % pour l’Epic, la maison mère – avec davantage de départs que ne le prévoyait le budget. « C’est presque 300 millions de mieux mais il en manque 300 par rapport à nos besoins de développement », estime David Azema pour qui cette marge demeure « très insuffisante », le seuil des 10 % apparaissant comme souhaitable pour couvrir ces besoins.
    Inutile de se bercer d’illusions : c’est une « mauvaise confirmation, pas une surprise », comme le dit David Azema, la contribution du TGV à l’amélioration de cette marge opérationnelle est quasiment nulle. « Le modèle global économique s’est profondément modifié. » Et ce sont les activités conventionnées, comme SNCF Proximités et Geodis qui « tirent la marge » au premier semestre.
    Quant au CA du groupe, s’il a progressé de 25,1 % à 14,945 milliards, c’est avant tout grâce à l’intégration de nouvelles sociétés, dont l’opérateur de transports en commun Keolis et le loueur de wagons Ermewa. À périmètre et taux de change constants, la hausse serait limitée à 5,6 %.
    Pour la suite de l’année, la prudence est de rigueur, dans une conjoncture loin d’être stabilisée. Et l’on se garde bien, à la direction, de parier sur une fin d’année euphorique. Comme le souligne Guillaume Pepy, « des incertitudes majeures nous conduisent à rester prudents sur une reprise dynamique des volumes au second semestre ». Même si l’entreprise continue à s’attaquer à ses « récifs ». Elle anticipe une progression dans le règlement des difficultés structurelles liées au fret, a « bon espoir » pour les trains désormais dits d’équilibre du territoire. D’ici la fin de l’année, un contrat de service public devrait être signé avec l’État pour les « remettre d’aplomb ». Et puis, il y a la gestion et l’entretien de l’infrastructure, les péages, mettant en cause la relation toujours particulière entre RFF et SNCF. « Nous travaillons dans la bonne direction et l’on se comprend de mieux en mieux », tient à souligner David Azema. Sans se hasarder à prévoir un calendrier pour les négociations à venir.
     

    Pascal GRASSART

  • La SNCF houspillée en Floride

    Après la Californie, voici venu le tour de la Floride de s’intéresser au passé de la SNCF. Alors que se lance l’appel d’offres pour la construction d’une ligne de TGV entre Orlando et Tampa, le gouverneur de Floride Charlie Crist a annoncé hier que l’Etat du sud-est des Etats-Unis allait examiner le rôle de la SNCF dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le témoignage poignant d’une certaine Rosette Goldstein dont le père a été déporté dans les camps à bord d’un train exploité par la SNCF sous la tutelle de Vichy a tourné en boucle ces derniers jours dans les médias américains. La demande du gouverneur intervient après le vote fin août en Californie d’une loi imposant à partir du 1er janvier 2011 à tout candidat à un contrat dans la future ligne à grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco d’expliquer son rôle éventuel dans le transport des prisonniers vers les camps entre 1942 et 1944. La SNCF se dit prête à ouvrir ses archives aux Américains. On imagine que Bechtel, son potentiel allié dans un consortium en Floride (Alstom se présenterait avec Vinci et le groupe de BTP Espagnol OHL) aimerait que le jour soit rapidement fait sur cette histoire.

  • Systra : la SNCF s?élève contre le rapport Bénard

    Alors que Jean-François Bénard recommande de confier Systra à la RATP, la SNCF se plaint dans une note au gouvernement, selon Le Figaro du 6 septembre, d’un rapport reposant sur des « biais méthodologiques » ainsi que de « plusieurs omissions  dans l’analyse ». Selon le même article, le scénario défendu par la SNCF, de constitution d’une « maison France » de l’ingénierie « à la faveur des cadres de Systra ». Selon cette solution, le groupe SNCF serait l’opérateur industriel du nouvel ensemble sans que la RATP sorte du capital. De fait, une note rédigée par le comité directeur de Systra défend quatre points : pas de statu quo, pas de démantèlement, maintien des deux métiers (urbain et ferroviaire), maintien des liens avec les exploitants (c’est-à-dire SNCF et RATP). Ces deux derniers points ne vont pas dans le sens de la solution RATP. Pierre-Louis Rochet, ancien président de Systra, s’est lui aussi élevé dans une réaction qu’il nous a fait parvenir contre un scénario dont le groupe d’ingénierie « sortirait affaibli immédiatement et durablement » et prend parti pour la solution SNCF.

  • Les bénéfices et les commandes de CAF continuent de progresser

    Après avoir engrangé en juillet un nouveau contrat aux USA (130 voitures grandes lignes pour Amtrak qui seront fabriquées dans l’Etat de New York), le constructeur ferroviaire CAF dispose maintenant d’un carnet de commandes à hauteur de 4,5 milliards d’euros (son chiffre d’affaires approche les 1,5 milliard d’euros). Une progression de 3 % sur l’été 2009. Le bénéfice obtenu durant le premier semestre 2010 se monte à 52 millions d’euros, en hausse de 4 %. Les ateliers travaillent à plein régime avec des trains de banlieue pour Izmir, les chemins de fer basques, des métros pour Delhi, Rome, Santiago, Mexico, Istanbul ou Alger, des tramways pour Houston, Edimbourg, Belgrade ou Besançon. Mais également des trains de grandes lignes pour l’Arabie saoudite et l’Irlande. Forte d’une usine toute neuve à Hortolândia (Brésil), l’entreprise (qui emploie un total de 7 136 personnes) vise aussi le marché de la grande vitesse entre São Paulo et Rio de Janeiro.

  • DB Schenker Rail investit 410 millions d?euros en matériel roulant en 2010

    Pour DB Schenker Rail, la reprise est déjà là, avec une hausse de 18,8 % du trafic ferroviaire fret en tonnes-km au premier semestre 2010 par rapport à la même période en 2009. Une reprise qui se traduira cette année par la somme « record » de 410 millions d’euros investie à l’échelle de l’Europe pour l’acquisition de 1 472 wagons et 71 locomotives fret. Sur cette somme, 190 millions d’euros sont destinés à la remise à niveau ou au renouvellement du parc de wagons, en mettant l’accent sur les transports de produits chimiques et le secteur automobile, ainsi que sur l’achat de 700 wagons pour le charbon ou les produits sidérurgiques. Les locomotives seront commandées pour un total de 167 millions d’euros, le reste de l’enveloppe étant destiné aux installations fixes et à l’équipement informatique.

  • Vichy réorganise ses bus

    Le réseau Mobivie de Vichy, géré par Keolis remet à plat à l’occasion de la rentrée ses 8 lignes régulières, augmentant au passage les fréquences sur la ligne A, véritable colonne vertébrale du réseau (un bus toutes les 15 minutes). Pour pallier notamment la moindre demande sur la ligne D, un transport à la demande est instauré en heures creuses sur les communes de Bellerive-sur-Allier, Cusset, Abrest, Creuzier-le- Vieux et Hauterive. La gamme tarifaire a été toilettée avec une baisse globale des tarifs (le ticket à l’unité passe notamment de 1,25 euro à 1 euro). Le grand projet du réseau est attendu en 2011 avec le passage à la billettique.

  • Les billets des trains russes vendus en Europe

    Les guichets des compagnies ferroviaires européennes vendront des billets de train des Chemins de fer russes (RZD) sur les lignes intérieures et internationales, a annoncé le 8 septembre Mikhaïl Akoulov, vice-président des RZD. Jusqu’à présent, les Européens ne peuvent se procurer les billets que par Internet. « Grâce au projet Euronet, les billets seront prochainement distribués dans 15 000 points de vente à travers le monde », a indiqué Mikhaïl Akoulov. Un projet mené en partenariat avec la SNCF et par le biais de deux systèmes de distribution : Hermès (en France) et Euronet qui propose les billets des compagnies ferroviaires européennes dans 15 000 points de vente. C’est à l’occasion de la première liaison régulière Moscou – Nice, le 23 septembre, que les accords nécessaires à la mise en œuvre du projet devraient être signés entre RZD, la SNCF et les systèmes de distribution des billets de train.

  • Guillaume Pepy et Pierre Mongin au gouvernement ?

    em>Le Nouvel Observateur évoque une possible entrée de Guillaume Pepy (52 ans) au gouvernement. Raisonnement : comme les ministres d’ouverture devraient sortir, l’arrivée d’un « technocrate de gauche » serait le signe d’une non-fermeture. Guillaume Pepy aurait le profil, selon Claude Guéant. Autre profil, autre ministrable : Pierre Mongin (56 ans). Le patron de la RATP pourrait entrer au gouvernement. Avantage supposé : couper l’herbe sous le pied à Dominique de Villepin en lui prenant son ancien directeur de cabinet. Mais, selon Le Figaro, Pierre Mongin pourrait prendre la tête du groupe de BTP Eiffage, à la place de Jean-François Roverato (66 ans), qui part à la retraite. Jean-François Carenco (58 ans), directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, pourrait prendre la présidence de la RATP. Pour en revenir aux villepinistes, on donne Hervé Mariton (51 ans) aux Transports. Car Dominique Bussereau (58 ans) a fait publiquement part de son désir de quitter le gouvernement.