Blog

  • Systra : c?est bien parti pour la RATP? mais ce n?est pas tranché

    Jean-François Bénard a préconisé dans son rapport de confier Systra à la RATP. Les recommandations du rapport Bénard ont été approuvées par les deux commanditaires, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau. Comme le précise Marc Hamy, le directeur de cabinet de Dominique Bussereau, « dans le débat sur Systra, nous avions indiqué que nous confierions une mission à une personnalité indépendante » à qui les parties prenantes feraient confiance. Les ministres, ayant choisi Jean-François Bénard, procureur général de la Cour des comptes, ancien DG de la SNCF, puis de RFF, « s’étaient engagés à donner suite à ses propositions ». Ayant reçu le rapport, ils ont fait savoir qu’ils étaient dans les mêmes dispositions. Cependant, rappelle le directeur de cabinet, « nous ne sommes pas les seuls décisionnaires ». Les deux ministres doivent encore demander à Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, de donner mission à l’Agence des participations de l’Etat d’étudier la mise en œuvre de ces recommandations.

  • Un ICE à Londres le 17 octobre ?

    Un ICE empruntant le tunnel sous la Manche : la DB en rêve depuis longtemps. Ce pourrait être une réalité dans la nuit du 16 au 17 octobre prochain, date d’un trajet test qu’elle mènera jusqu’à Londres, si la Commission intergouvernementale de sécurité (CIG) donne son accord. Une première étape vers son but ultime : assurer un service régulier « dès 2012 ». Rüdiger Grube, qui évalue à 1,1 million le potentiel de passagers sur la ligne Francfort Londres, s’est déclaré le 1er septembre « très optimiste » sur ses chances d’obtenir une autorisation définitive, projet pour lequel il assure bénéficier du soutien de la SNCF. Le même jour, Nicolas Petrovic, le directeur général d’Eurostar, a dit vouloir profiter du nouveau statut de sa société, devenue une entreprise à part entière, pour proposer de nouvelles dessertes sur le continent.

  • La fréquentation repart à la RATP

    De bons résultats, c’est ainsi que le président de la RATP qualifie ceux du premier semestre. Après une fréquentation à la baisse de 0,8 % sur la même période l’an passé, elle repart à la hausse de 2,4 % avec 37 millions de voyageurs de plus qu’au cours de la même période l’année précédente, soit 1,583 milliard. Le RER, particulièrement touché par la crise, est en hausse de 1,1 %, le métro de 2,8 %, bus et tram de 2,3 %. Cette tendance positive est portée par un rebond de la fréquentation touristique, une forte croissance des forfaits sociaux, la reprise modérée de l’activité économique. Le chiffre d’affaires, lui, est à la hausse de 4,2 %, surtout porté par la progression des filiales, + 25,8 %, alors que celui de l’Epic est en hausse de 2,6 %. Quant au bénéfice, il croit de 2,7 % à 110 millions d’euros. Dans ce contexte favorable, Pierre Mongin a tenu à rappeler, « une nécessité prioritaire », les investissements, alors que les débats publics vont s’ouvrir sur le Grand Paris et Arc Express.

  • Un RER pour le Grand Tunis d?ici à trois ans

    La Société tunisienne du réseau ferroviaire rapide (RFR) a signé deux premiers contrats de maîtrise d’ouvrage et d’assistance technique marquant le démarrage de la construction d’un RER de 86 km dans le Grand Tunis. Ces deux missions dont le coût est estimé à 23 millions de dinars (15,5 millions d’euros) sont financées par la Commission européenne (CE) sous forme de don, dans le cadre de la Facilité d’investissement pour le voisinage (FIV). D’un coût global d’environ 2 milliards d’euros, ce réseau devrait desservir, dans trois ans, les quartiers à forte densité d’habitation dans le Grand Tunis, selon l’AFP. Ce projet ferroviaire est composé de cinq lignes d’une longueur globale de 86 kilomètres. Il prévoit aussi la construction de trois stations de correspondance au centre de Tunis et seize autres secondaires.

  • Le tracé de la LGV Limoges – Poitiers arrêté

    Le tracé du futur tronçon de la ligne à grande vitesse (LGV) Sud-Ouest – Atlantique, reliant Limoges à Poitiers sur 115 km, a été validé le 30 août à Limoges par le Comité des financeurs de la ligne ferroviaire (Cofi). La ligne, qui doit desservir les deux capitales régionales à l’horizon 2017, traversera 32 communes des départements de la Haute-Vienne et de la Vienne. Son tracé définitif devrait être validé par le ministre des Transports à la fin de l’année, puis soumis à enquête publique au cours du second semestre 2011, pour un début de travaux en 2013 et une mise en service en 2017. Le coût de cette LGV, qui doit mettre Limoges et Brive respectivement à deux et trois heures de Paris et permettre au Limousin l’accès au réseau à grande vitesse, est estimé à 1,6 milliard d’euros. A l’horizon 2020, RFF évalue le trafic de cette ligne à 2,5 millions de passagers par an.

  • Bernard Rivalta, président (PS) de  SYTRAL «Il faut qu’on soit un peu Sherlock Holmes ! »

    Bernard Rivalta, président (PS) de SYTRAL «Il faut qu’on soit un peu Sherlock Holmes ! »

    VR&T : Le SYTRAL vient de renouveler sa confiance à Keolis. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, vous ne décolériez pas contre l’exploitant, à cause des grèves, parce que vous n’étiez pas satisfait de la qualité de service VR&T : Le SYTRAL vient de renouveler sa confiance à Keolis. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, vous ne décolériez pas contre l’exploitant, à cause des grèves, parce que vous n’étiez pas satisfait de la qualité de service…
    Bernard Rivalta : Il y a six ans, on était confrontés à une entreprise qui s’était beaucoup sclérosée dans le temps et on avait du mal à la faire bouger. C’est vrai que j’étais assez déterminé à donner un coup de pied dans la fourmilière et dire à Keolis : « Et bien, puisque vous ne voulez pas bouger, on ira voir ailleurs ! » Ce qui s’est passé, c’est qu’effectivement il y a eu d’abord Jean-Pierre Farandou [directeur de Keolis Lyon en 2005-2006, ndlr] qui a amené une nouvelle dynamique. Puis il y a eu un passage à vide, qui n’a pas duré bien longtemps. Et puis il y a eu l’arrivée de Bernard Tabary à qui, quand il est arrivé [en 2007], j’ai reposé lesmêmes questions en lui disant que soit il prenait la voie de Farandou et on avançait, soit il ne la prenait pas, ce serait un gros handicap pour Keolis lors de la futuremise en concurrence pour la prochaine convention. A partir de là, il y a eu un travail qui s’est fait, pas toujours dans la simplicité, notamment sur le fameux accord d’entreprise. Ce travail a été fait avec un certain courage. Et comme j’ai été parmi ceux qu lui avaient demandé de bouger, je l’ai soutenu dans cette démarche. Ainsi que [le maire de Lyon et président du Grand Lyon] Gérard Collomb et [le président du conseil général du Rhône] Michel Mercier. Les signes positifs qu’ils ont donnés font que leur engagement d’aujourd’hui est crédible. Je savais aussi que j’avais un certain nombre de clefs dans ma musette pour ce nouvel appel d’offres. Faire en sorte que si on demandait des efforts au personnel, si on restructurait un certain nombre de choses, ça ne pouvait pas se faire uniquement au profit des actionnaires : les salariés devaient en toucher les dividendes. J’ai mis des nouvelles dispositions contractuelles dont le partage des gains issus de la productivité, avec des perspectives redonnées au personnel – à travers la formation… J’ai créé les conditions pour qu’un nouveau dialogue s’instaure dans l’entreprise. Et donc, j’ai demandé aux trois candidats de valider cela à travers leur offre.

     

    VR&T : Et Keolis était donc loin devant ses challengers ?
    B. R. : Les deux autres candidats, et en particulier Transdev, ont fait une réponse qui n’était pas loin de la vérité, et ils se sont totalement investis jusqu’au bout. Après, nous avons le problème de la fusion Transdev-Veolia. La question qui était posée, c’est quelle culture d’entreprise va prédominer ? Et autant la culture de Transdev est intéressante, autant si demain, dans la fusion Veolia-Transdev, la maîtrise de l’affaire revient à Veolia, ce qui est le plus probable, qu’estce qu’il en restera ? Transdev a une politique disons plus conservatrice – et c’est d’ailleurs normal, c’est lié à la culture Caisse des dépôts, chez qui la pression n’est pas sur le capital et sur les dividendes –, tandis que chez Veolia c’est une politique différente ! Je me suis
    beaucoup interrogé quand j’ai posé la question de la pérennité de l’offre. Comme ce n’est pas moi qui ai fait le choix du rapprochement Transdev-Veolia, dans cette affaire, on subissait. De là à dire que le choix de Keolis était moins risqué, c’est beaucoup dire… En tout cas, Keolis n’était pas entaché par cette question-là. Quoi qu’il en soit, nous sommes constamment
    dans une cohabitation active avec l’exploitant qui se plaint sans arrêt de perdre de l’argent, et moi qui lui réponds : «Monsieur, le service n’est pas fait, c’est tant de pénalités. » Ici, c’est un peu le bureau des pleurs…Et nous, il faut qu’on soit un peu Sherlock Holmes ! Il s’agit de savoir contrôler que le service au client est fait. Parce que ce n’est pas toujours le cas. Au niveau de l’entretien, par exemple, on peut gagner pas mal en productivité. Il va falloir qu’ils s’organisent ! Je ne veux plus qu’un tramway rentre à l’atelier le vendredi à midi et qu’on attende le lundi matin pour qu’on s’en occupe s’il y a une porte qui ne ferme pas.

     

    VR&T : Quelle était votre position pendant le processus d’appel d’offres ?
    B. R. : Franchement, pour moi, ça a été une épreuve cruelle. Personne ne pouvait dire ce que je pensais. Pour une raison simple : c’est que je n’avais aucune idée de qui serait le lauréat. J’ai longtemps hésité. A un moment donné, au dernier comité de pilotage, [le directeur général adjoint du SYTRAL, chargé du dossier] Raymond Deschamps a fait le bilan des dernières discussions, il a présenté le dossier technique et j’ai dit aux membres du comité : « Je vous écoute, qu’est-ce que vous en pensez ? » Et je n’ai pas donné mon choix, ni même à la fin de la réunion. Il y en a un ou deux qui ont commencé à défendre l’offre de Keolis, et, dans la commission ad hoc, ça a été l’unanimité. Alors après, le jour où je devais envoyer le rapport, j’ai réuni ceux qui pouvaient venir au conseil syndical, je leur ai demandé ce qu’ils en pensaient et je leur ai fait part de ma position. Qui donc était la même.

    VR&T :Vos détracteurs vous ont reproché d’avoir inscrit au plan de mandat des infrastructures pour la desserte d’OL Land qui n’étaient pas prévues au PDU, et de financer avec des fonds publics des accès à cet équipement privé…
    B. R. : Un des problèmes d’un réseau et d’un plan de mandat, c’est qu’il ne peut pas être figé, il faut qu’il soit réactif. Nous, au SYTRAL, nous ne sommes pas à l’origine du stade.Mais quand il y a un grand équipement d’agglomération comme le stade qui se construit, qui est voté par une majorité à la communauté urbaine, et quand le président de la communauté urbaine me demande ès qualités président du SYTRAL : « Je te demande de m’aider à trouver les moyens de desserte », je fais mon boulot. C’est là qu’on a imaginé, à chaque fois, des solutions qui soientmulti-utilisationnelles. La desserte vers Eurexpo et le petit bout de prolongement jusqu’à Chassieu – qui peut être fait dans la foulée, pour 2014 – préfigurent ce que sera la liaison avec T3. Après, on a besoin aussi de situations de retournement. On s’aperçoit qu’on est dans la ville et qu’une ville vit. Et que dès qu’il y a des manifestations quelconques, des travaux, etc., on a besoin de plus de retournements, mais aussi de services partiels aux  heures de pointe. Ces retournements vont bien évidemment nous servir pour le grand stade, mais ils vont aussi nous servir pour ça.

     

    VR&T : En ce qui concerne les finances, vous estimez toujours être lésé par l’Etat ?
    B. R. : Quand on voit l’Etat parler des projets du Grand Paris, à coup de milliards, et qu’il nous faut pleurer pour obtenir quelque chose…Vous vous rendez compte, l’Etat nous donne 6 millions d’euros pour le prolongement du métro à Oullins, sur 220 millions ! Autant dire une misère, peuchère ! Au deuxième appel à projets [lancé par le gouvernement pour subventionner les TCSP de province, ndlr], on va présenter les factures, mais bon…On va leur demander de financer les projets, bien sûr. Mais surtout, j’ai demandé une chose, récemment, c’est qu’ils nous donnent des subventions pour les acquisitions de matériel. On a besoin d’en acheter, et s’ils nous boostent sur les rames demétro et de tramway, on peut, parce qu’on a plutôt bien travaillé sur notre endettement, faire marcher un peu la dette. S’ils nous en paient la moitié, moi, je me débrouillerai pour trouver des emprunts supplémentaires pour compléter. Mais quand Borloo m’a dit : « Je ne comprends pas pourquoi tu as eu si peu », je lui ai rétorqué : « Tu te fous de ma gueule ! Qui c’est qui distribue les subventions ? » Enfin… Je ne désespère pas, quand même : vous avez vu qu’on a un ministre président du conseil général qui est maintenant
    chargé du Grand Paris. Il va avoir trois pôles : Lyon, Thizy [son village d’origine, au nord ouest du Rhône] et le Grand Paris.

     

    VR&T : Les projets du mandat sont maintenant tous lancés. Comment envisagez-vous le prochain ?
    B. R. : 2014-2020, ça sera une période en grande partie métro. D’abord parce qu’on va automatiser la ligne B. Donc, on va passer le matériel de la ligne B sur la ligne A, puisqu’on commence à avoir des problèmes de capacité ; ça permettra de mettre un quatrième wagon aux rames de la ligne A, ou d’avoir des rames supplémentaires. Et puis on va acheter du matériel sur la ligne B. Cette acquisition nous permettra aussi de compléter le parc de la ligne D soit par des rames, soit par des wagons supplémentaires. Tout ça devrait coûter entre 200 et 300 millions d’euros. En même temps, si le périphérique ouest (le TOP) se concrétise, on aura à faire le prolongement du métro jusqu’aux hôpitaux sud. Et là aussi c’est un investissement de l’ordre de 250 millions d’euros. Le prochain mandat sera donc assez obéré par toutes ces opérations métro. Et puis on continuera
    aussi à développer un certain nombre de lignes. En outre, j’ai passé un contrat avec Areva pour faire des recherches sur des matériels de propulsion, des piles à combustible, des systèmes de recharge à supercapacités, qui vont nous amener à modifier le matériel et certaines infrastructures. Ça concerne les trolleybus, et aussi des bus qui deviennent électriques, qui ont un autre moyen de propulsion que le moteur classique… C’est dans le cadre de l’innovation,
    c’est un élément déterminant. Il faut également travailler sur les moyens de trouver des économies d’énergie. Après, on va accompagner ça d’un certain nombre de choses. Par exemple, j’ai obtenu de Gérard Collomb qu’il nous redonne la production d’électricité de la centrale d’incinération de Gerland. A la fois pour écrêter les heures de pointe et pour pouvoir fabriquer de l’hydrogène aux heures creuses. 

  • Serco remplace SMRT à Dubaï pour l?exploitation du monorail de Palm Jumeirah

    Nakheel, un des grands promoteurs de Dubaï, a confié l’exploitation et la maintenance du monorail de Palm Jumeirah au britannique Serco, qui est déjà l’exploitant du métro de Dubaï. Serco a remplacé début août le singapourien SMRT, dont Nakheel avait annulé le contrat en juillet. Le monorail de Palm Jumeirah est le premier système de ce type à avoir vu le jour au Moyen-Orient. Le monorail, entièrement automatique, peut transporter jusqu’à 2 400 passagers par heure et par sens, avec 4 trains de 3 voitures. La ligne est longue de 5,5 km.

  • Les investisseurs internationaux s’intéressent à la desserte de l’aéroport de Chicago

    Le maire de Chicago, Richard Daley, a mis en place un groupe de travail ad hoc pour préparer la construction d’une ligne de train express desservant l’aéroport international O’Hare. O’Hare est le 4e aéroport des Etats-Unis, derrière JFK à New York, et les aéroports internationaux de Los Angeles et de Miami. Richard Daley souhaite faire appel aux capitaux privés pour financer cette réalisation. Il a fait part le 18 août de l’intérêt déjà manifesté par nombre d’investisseurs potentiels, notamment du Moyen-Orient, de Chine et du Japon.

  • Libourne plonge dans la gratuité

    La ville de Libourne (Gironde), 25 000 habitants, a lancé la gratuité totale de son réseau de bus le 28 août. Le réseau Libus, opéré par Veolia, compte 5 lignes de bus, 9 véhicules et 13 conducteurs. Il était déjà gratuit pour les moins de 18 ans depuis le 1er janvier 2009. Cette gratuité a été étendue à l’ensemble des Libournais le samedi 28 août 2010, date du lancement officiel. La mesure doit être financée par le versement transport.

  • Interconnexion achevée pour les deux lignes de tram d?Orléans

    Après deux mois d’interruption estivale, la première ligne de tram a été rouverte à la circulation le 30 août à Orléans. Ce retour à la normale marque la fin du chantier d’interconnexion des deux lignes A, en fonctionnement, et B, en chantier jusqu’à la mi-2012. Le chantier était d’autant plus important que cette interconnexion marie deux techniques d’alimentation électrique : la ligne aérienne de contact (LAC) classique pour la première ligne et l’APS pour la seconde. Le chantier a été mené en temps record, avec plusieurs dizaines de salariés travaillant en deux-huit. L’Agglo a également décidé de renforcer la ligne A avec deux nouvelles rames livrées en anticipation de la ligne B. Ces deux rames permettent de ramener le cadencement de 5 mn 30 à 5 minutes en heure de pointe. Deux autres rames – qui pourront circuler à terme sur les deux lignes – seront également mises en service courant septembre.