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  • Schneider Electric et Parkeon s?allient pour la voiture électrique

    Schneider Electric, gestionnaire du secteur de l’énergie, et Parkeon, spécialiste du stationnement et des systèmes de monétique, vont travailler main dans la main sur la recharge des véhicules électriques. Ils souhaitent en effet un système totalement intégré dans les politiques de gestion de la mobilité durable en ville. Ils ont ainsi signé un accord de collaboration le 16 juin dernier qui leur permettra de soumettre des offres communes techniques et commerciales sur des projets d’expérimentation du véhicule électrique et de solutions de charges associées, en Europe et en Amérique du Nord dès 2010. Les projets menés dans le cadre du partenariat doivent permettre aux deux industriels d’affiner leur offre commune et d’être en position de déployer, dès 2011, les infrastructures de voirie et de parking pour la charge du véhicule électrique.

  • Fret SNCF, Pierre Blayau maintient le cap

    « Jusqu’à ce jour, je n’ai pas trouvé d’éléments susceptibles de changer ma conviction sur l’avenir du fret ferroviaire : il faut travailler sur la pertinence, il faut travailler sur la performance », a insisté Pierre Blayau, le directeur général délégué de SNCF Geodis, lors d’un colloque sur le fret ferroviaire organisé le 15 juin par le CCE (Comité central d’entreprise) de la SNCF. « Je ne rouvrirai pas le débat national sur l’économie du fret ferroviaire », a-t-il martelé. « Il y a urgence car nous perdons du trafic et parce que la SNCF ne peut plus continuer à compter sur la manne TGV. Il est temps d’explorer sur deux ans comment chacun des sites de Fret SNCF peut évoluer. »
    Ce discours n’était sans doute pas celui qu’auraient voulu entendre les militants syndicaux et les agents du fret venus présenter leurs doléances et leurs questions sur l’avenir de leur activité. Didier Le Reste, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, a encore une fois regretté que la plupart des propositions syndicales n’aient pas été soumises à la concertation. « Nous défendons une politique de volume qui réponde à la demande et qui peut aussi réduire les coûts fixes », a-t-il résumé. C’était inévitable, le débat a donné lieu à quelques escarmouches. « Quand je vois l’énergie que l’on met à freiner les évolutions à la SNCF, je me dis qu’elle serait plus utile si elle était utilisée ailleurs. Par exemple sur les conditions dans lesquelles s’opère la concurrence : un décret a approuvé la coexistence de deux statuts, l’un pour la SNCF, l’autre pour ses concurrents. Voilà un vrai débat ! », s’est exclamé Pierre Blayau, citant encore le manque de régulation du transport routier et les problèmes récurrents de qualité de l’infrastructure ferroviaire.

  • Une ligne spéciale pour le Mont-Saint-Michel

    Les régions Basse-Normandie et Bretagne mettent en service la « ligne Baie », du 4 juillet au 29 août. Deux allers et retours quotidiens en TER sont prévus entre Saint-Malo et Granville, avec une escale à Pontorson. Pour rejoindre le Mont-Saint-Michel, les voyageurs ont le choix entre la desserte en car ou la location de vélo (9 km de véloroute au départ de Pontorson). Cette offre de transport public alternative a été testée avec succès l’année dernière, avec une fréquentation moyenne de 200 voyageurs par jour. Des animations à bord des TER sont assurées à certaines dates. De plus, le « pass ligne Baie » donne accès à tous les modes de transports partenaires (Illenoo, Manéo, Keolis Saint-Malo agglomération, etc.) à une tarification attractive.

  • Feu vert à un service de ferroutage France – Italie

    Le Parlement a ratifié définitivement, le 31 mai, après un ultime vote du Sénat, l’accord signé le 9 octobre 2009 entre la France et l’Italie sur la mise en place d’une autoroute ferroviaire alpine. Après l’accident du tunnel du Mont-Blanc en mars 1999 (39 morts), les deux pays avaient cherché des alternatives au « tout route » et décidé lors du sommet de Turin en 2001 de lancer un service expérimental d’autoroute ferroviaire en accompagnement de la réouverture du tunnel. Le bilan de cette expérience étant jugé satisfaisant, Paris et Rome ont décidé de le pérenniser et ont signé en 2009 un accord en ce sens. Pour l’exploitation de cette future autoroute ferroviaire, les deux Etats devraient recourir à une concession de service public. Un appel d’offres a été lancé en octobre 2009 et les deux pays ont reçu deux candidatures, l’une, d’un groupement constitué par la SNCF, Lorry-Rail et Opticapital, et la seconde, d’un groupement de Trenitalia, Sitaf et Autosped G. La mise en exploitation est prévue début 2011 après l’achèvement des travaux du tunnel du Mont-Cenis, précise le sénateur PS Bernard Piras, rapporteur du projet de loi de ratification de l’accord. « L’objectif de ce nouveau service est de parvenir, en quelques années, à un report modal de 100 000 poids lourds par an, soit environ 10 % du trafic circulant chaque année dans le tunnel de Fréjus. »

  • Avec le tram d’Angers, la télébillettique

    Avec l’arrivée du tram en juin 2011, les Angevins bénéficieront de la télébillettique : une carte ou une clé USB sans contact au lieu des tickets carton. Ces titres, pour les abonnés ou les voyageurs occasionnels, seront rechargeables dans les 45 bornes des stations du tram et sur le site Internet de la Cotra (réseau Keolis, 27 millions de voyages par an). Parkeon a été chargé de la mise en œuvre du système, voulu évolutif et prêt pour les technologies à venir. Angers Loire Métropole va aussi mettre en place une nouvelle carte de vie quotidienne sans contact, véritable sésame pour accéder à diverses activités (notamment les parkings-relais) de la commune. Le contrat de près de 5 millions d’euros signé en mai dernier comprend un serveur central, 350 valideurs dans les bus et 170 dans les trams, ainsi que les distributeurs automatiques de titres, les terminaux points de vente, 70 000 cartes sans contact, 5 000 clés USB NFC, 3 millions de tickets sans contact… Après Reims et Lille, Angers est la troisième ville française à se doter de cette offre billettique globale développée par Parkeon.

  • Nouvelle gare napolitaine signée Zaha Hadid

    Après sept ans d’attente, la construction de la nouvelle gare pour trains à grande vitesse de Naples va enfin commencer. Imaginée par l’architecte star anglo-irakienne Zaha Hadid, cette station futuriste, située à Afragola, à 3 km au nord de Naples, prendra la forme d’un pont surplombant les voies ferrées. Mêlant béton, métal et verre, la structure de 38 000 m2 estimée à 74 millions d’euros, bénéficiera de deux entrées, à l’ouest et à l’est. Les voyageurs pourront ainsi traverser la gare et profiter de sa zone commerciale. Dès octobre 2011, cette station sera en service. Alors que la gare de Naples accueillera encore les trains à grande vitesse directs, celle de Afragola servira de plate-forme d’échanges pour ceux en direction du sud et permettra aussi aux voyageurs de prendre des trains régionaux.

  • PPP pour l’alimentation électrique du tramway de Dijon

    Le 1er juillet, le Grand Dijon doit signer un contrat de partenariat public-privé inédit pour assurer la réalisation et la maintenance des équipements électriques du tramway, ainsi que la gestion de l’approvisionnement de l’énergie requise par les deux futures lignes. Ce contrat vise à garantir une maîtrise du coût de l’énergie durant les 26 ans du partenariat pour un montant total de 176 millions d’euros. Le groupement du mandataire INEO (filiale de GDF Suez) avec FIDEPP (Fonds d’investissements et de développement des partenariats public-privé) a obtenu la délégation de l’ensemble des tâches liées à l’alimentation du tramway. Selon un communiqué du Grand Dijon du 29 juin, « cette initiative est essentielle dans un contexte de libéralisation du marché de l’électricité et de forte incertitude sur son évolution. » Dijon attend de ce contrat un gain d’environ 10 millions d’euros par rapport à un dispositif placé sous seule maîtrise d’ouvrage publique.

  • CycloVille s’implante finalement à Rennes

    Implantée à Lille depuis 2006, CycloVille étend son réseau avec l’ouverture, depuis le 1er juin, d’une franchise à Rennes comprenant trois vélo-taxis. A noter que, pendant longtemps, la municipalité rennaise s’est opposée à cette installation, invoquant deux motifs : la gêne à la circulation dans les couloirs de bus et l’interdiction de la publicité dans le centre-ville historique. « J’ai discuté avec les élus et finalement j’ai obtenu l’autorisation, à condition de ne pas circuler dans le couloir de bus nord-sud et de ne pas stationner au même endroit plus de trente minutes », explique Jacques Letourneur, 36 ans, détenteur de la nouvelle franchise. Avec La Rochelle en janvier et Compiègne en avril, CycloVille est désormais présent dans neuf villes.

  • PDU 2010-2020 : Nantes se concentre sur le changement des comportements

    Sur le plan de déplacements urbains (PDU) 2010-2020, Jean-François Retière, vice-président nantais aux Déplacements veut « casser le réflexe infrastructures et faire évoluer les comportements. » Depuis le début de ses consultations, l’an dernier, sur le plan de déplacements urbains (PDU) 2010-2020, Jean-François Retière, vice-président nantais aux Déplacements est clair sur l’objectif : « Casser le réflexe infrastructures et faire évoluer les comportements. » Nantes doit déjà dépenser 147 millions d’euros rien que dans le simple entretien de ses rames de tramway, vieilles pour certaines de trente ans. L’heure n’est donc pas aux folies du porte-monnaie. D’ailleurs, le PDU 2010-2020, plus prescriptif que le dernier sur les chantiers à mener, n’affichera, faute de visibilité sur les ressources financières, que des « orientations » au-delà de 2015.
    L’élu aux Transports s’appuie sur un constat rassurant : le réseau de transport nantais « arrive davantage à maturité qu’il n’a besoin de nouvelles lignes de tram ». Doté de quatre axes de transport en site propre (trois tramways, un bus à haut niveau de service), il est « bien armé ». Bien fréquenté aussi : 117 000 voyageurs par jour pour la plus forte ligne de tramway, 26 000 pour le BHNS et au total, 115 millions de voyageurs par an, une bonne vingtaine de millions de plus en 10 ans. Mais dans la substitution de la voiture par les transports en commun, but affiché du PDU 2000-2010, l’élu reconnaît « être à mi-chemin ». L’objectif de la moitié seulement des déplacements effectués en voiture n’est atteint qu’à l’intérieur du périphérique nantais, bien en deçà des limites de l’agglomération. La dernière décennie a été celle de l’avènement de la troisième couronne, de l’étalement urbain. « Il faut bloquer les voitures au périphérique et pour cela s’organiser pour capter ces flux bien en amont », indique Jean-François Retière.
    La réponse du nouveau PDU, sur le point d’être communiqué aux maires et élus des autres collectivités, avant son adoption en octobre, repose encore sur des infrastructures : le lancement des trams-trains cette année vers Ancenis au sud-est, l’an prochain au nord vers Châteaubriant. La région est donc sollicitée pour doper l’étoile ferroviaire, en demandant aux communes d’urbaniser autour des gares. Et le département de Loire-Atlantique aussi pour contribuer à la concentration des flux sur les transports publics plutôt que sur les routes. « Nos concitoyens veulent un système de moyens de déplacements lisible. Nous avons besoin de nous coordonner », reconnaît Jean-François Retière.
    A Nantes, priorité aux bus. Dix axes de lignes de bus à fort débit, concentriques, vont être dégagés, ainsi que des radiales. « Les transports collectifs doivent être plus directs, moins tourmentés », explique Jean-François Retière. Alors que les moyens de déplacements sont grosso modo en place, le nouveau PDU vise surtout à faire évoluer les comportements. « Donnez-nous envie des transports publics ! », ont expliqué des citoyens, réunis en atelier. Le nouveau PDU va donc insister sur la visibilité et la lisibilité des moyens de déplacements, information, cheminements, jusqu’à la signalétique dans les transports publics mais aussi pour l’utilisation du vélo et de la marche à pied. Et ceci, bien au-delà du périphérique, « dans toutes les centralités de l’aire urbaine ». L’accès à ce « système de déplacements » doit être facilité par la mise en place, pour la première fois à Nantes, d’une billettique électronique pour tout ce qui est payant. Sur le mode uniquement du postpaiement.
     

    Hubert HEULOT

  • Itinisere, site multimodal

    Après la centrale téléphonique lancée il y a six ans pour informer les Isérois sur le réseau Transisère, le service a pris une nouvelle dimension en janvier dernier avec le lancement sur la Toile d?itinisere.fr Itinisere.fr est un site définitivement multimodal, puisqu’il donne des informations sur les cars Transisère, mais aussi sur les TGV et TER desservant au moins une gare du département, sur les bus et tram de Grenoble (réseau Tag), de la communauté d’agglomération Porte de l’Isère (réseau Ruban), du Pays voironnais et du Pays viennois. A noter, une expérimentation en cours avec multitud.org, site équivalent à l’échelle de la région Rhône-Alpes qui vise à associer les calculateurs d’itinéraires des deux sites via des échanges de type « Web Service ». Car le portail est avant tout un calculateur d’itinéraires. Depuis son lancement, il reçoit en moyenne 800 visites par jour avec des pointes à 1 100 personnes. Autre service utile : l’abonnement aux services d’information, qui permet de recevoir par e-mail ou SMS les perturbations sur les réseaux de transport en commun ou routiers choisis.
    Lancé par le conseil général en 2005, ce projet initialement prévu pour début 2009 a rencontré quelques difficultés. « Notamment pour obtenir des données numériques horaires de qualité de la part des partenaires. Les discussions ont ainsi duré plus de 18 mois avec la SNCF avant d’aboutir à un accord », explique-t-on au conseil général de l’Isère, où l’on insiste aussi sur la « première en France : la mise à jour autant de fois que nécessaire de l’ensemble des horaires de tous les trains, dès la moindre modification de l’offre, c’est-à-dire en moyenne deux fois par semaine ». D’ici la fin 2011, les informations du site Internet devraient être complétées par la localisation des cars en temps réel (les données seront transmises par deux postes de commandement en cours de construction). Plusieurs points d’arrêts auront aussi été équipés en panneaux d’affichage du temps d’attente. Enfin, le développement de nouveaux services est prévu à destination des smartphones et des mobiles utilisant les technologies NFC.
     

    Cécile?NANGERONI