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  • La DB s?empare d?Arriva

    La compagnie allemande va acheter l?opérateur britannique pour près de 3 milliards d?euros. Réalisé au nez et à la barbe de la SNCF, ce deal est le plus important de son histoire « Une belle mariée, de celles qu’on ne rencontre qu’une seule fois dans la vie. » Rüdiger Grube est aux anges. Un an tout juste après son accession à la tête de la Deutsche Bahn, il vient de signer le plus gros « coup » de l’histoire de la compagnie. Moyennant près de 3 milliards d’euros, la DB va s’offrir la compagnie britannique Arriva. Et mettre la main sur une dot très convoitée : l’opérateur, qui fait rouler ses bus et ses trains dans douze pays européens, a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros.
    La DB ne s’y est pas trompée. Au terme de plusieurs semaines de tractations serrées, elle a coiffé sur le poteau la SNCF, dont la filiale Keolis avait elle aussi approché Arriva, mais sans trouver d’accord de valorisation. Alors que l’UE est en train d’ouvrir le trafic de passagers à la concurrence, les Allemands remportent une victoire stratégique importante, qui va accélérer le développement international du groupe. « D’ici dix ans, il ne restera plus que cinq ou six grands opérateurs européens », prédit Rüdiger Grube. « Nous entendons être le moteur de cette évolution, et non le spectateur. »
    Mangé ou être mangé ? Jusqu’ici, la DB avait davantage subi la libéralisation du transport de voyageurs qu’elle n’en avait profité. Sur ses terres, ses parts de marché s’effritent inexorablement, au profit notamment de ses concurrents français, Veolia et Keolis en tête. Ses challengers se sont déjà octroyé 18 % du trafic régional. A moyen terme, leur emprise devrait avoisiner les 30 %, selon les prévisions de la Bahn. Or, mises à part une poignée de franchises en Grande-Bretagne ou en Suède, la compagnie allemande n’était pas parvenue à compenser ces pertes. Championne incontestée du fret, elle ne se classe qu’au très modeste huitième rang européen du transport de passagers. « Si nous ne grandissons pas aujourd’hui, d’autres le feront à notre place », martèle le patron de la Bahn.
    Appelé à devenir le « bras international » des Allemands, Arriva est donc la clé des nouvelles ambitions de la Bahn. Spécialistes des transports collectifs, les Britanniques disposent de la taille, mais surtout du savoir-faire, indispensable pour jouer les premiers rôles. Rüdiger Grube a d’ailleurs choisi de faire confiance à l’actuelle direction de l’entreprise et de conserver la marque Arriva hors d’Allemagne. « Seuls, il nous aurait fallu des années pour accéder à la dimension que nous atteignons désormais grâce à ce rachat, commente le chef de la DB. Finalement, nous gagnons du temps et de l’argent. »
    A moins d’une improbable contre-offre de la SNCF, l’opération devrait être bouclée d’ici l’été. La Bahn en tout cas ne devrait pas avoir de difficultés à obtenir le feu vert des autorités anticartels de Bruxelles, dans la mesure où elle s’est déjà engagée à vendre les activités ferroviaires d’Arriva outre-Rhin. Selon la presse allemande, les Français pourraient en profiter pour décrocher un lot de consolation. Keolis serait sur les rangs et reconnaît suivre avec « la plus grande attention » la redistribution des cartes sur le marché allemand.
     

    Antoine HEULARD

  • Un projet de vélo électrique pliant à Saint-Brieuc

    Veland (nom commercial de Westerman), qui commercialise en France des vélos électriques, travaille sur un projet innovant de vélo électrique pliable. « D’ici deux à trois mois, nous aurons un premier prototype », déclare Edouard Boussenot, fondateur de Veland. Le second permettra d’obtenir la certification pour une commercialisation prévue début 2011. D’un prix avoisinant les 1 500 euros, le vélo devrait peser moins de 15 kg. Le Veland est actuellement fabriqué à l’étranger, mais l’entreprise souhaite rapatrier sa fabrication en Bretagne, à Trégueux, où elle développe un bureau d’études sur les aspects innovants. Le siège, en charge de la commercialisation, est basé à Boulogne-Billancourt. Soutenu par Saint-Brieuc agglomération, qui a initié l’appel à projets Energie 2009, remporté par Veland, l’investissement nécessaire à ce projet représente 64 000 euros. Trois showrooms devraient voir également le jour en Bretagne, en Ile-de-France et dans la région Centre.

  • Transpole propose un sixième point de location vélos à Armentières

    Depuis le 3 mai, les passagers qui transitent par le pôle d’échanges d’Armentières peuvent louer des bicyclettes à petit prix. Un euro pour une journée, deux euros pour un week-end (3 jours) et 15 euros pour une semaine. Ce dernier tarif étant d’ailleurs ramené à 11 euros pour les titulaires d’un titre de transport Transpole en cours de validité (abonnés, ticket unitaire validé au composteur de Vélopole ou en correspondance). Les vélos proposés sont des VTT et des VTC pour adultes ou enfants ; des casques, sièges bébés ou porte-bagages sont également disponibles. Quant à la restitution du vélo, il peut se faire dans n’importe lequel des six Vélopole répartis sur l’agglomération lilloise. Ce service de location, qui était déjà en place dans les autres Vélopole, s’ajoute à celui de gardiennage gratuit pour les vélos personnels des clients Transpole et TER.

  • Le vélo également impacté par la crise

    Alors qu’on observe en 2009 une consommation du vélo en chute de 12 % à l’échelle mondiale, la France s’en sort plutôt bien. Malgré un chiffre d’affaires de plus de 1,3 milliard d’euros (composé des ventes de vélos ainsi que celles d’équipements et d’accessoires pour cycles) elle accuse tout de même une chute de 4,5 % par rapport à 2008. Néanmoins, le Conseil national des professions du cycle (CNPC), qui a publié ces chiffres, précise qu’en comparaison avec d’autres grands consommateurs de cycles comme le Japon ou l’Allemagne, la France a mieux résisté à la crise. Elle confirme d’ailleurs sa quatrième place de consommateur mondial de cycles, derrière le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Parmi les familles de cycles qui se portent bien, les VTT enfants, qui affichent une augmentation des ventes de 11 %. Autre tendance de ces chiffres 2009 : ils confirment le retour du vélo comme instrument de mobilité. Les ventes de vélos de ville ont augmenté de 7 % malgré un contexte économique défavorable. A noter également une spectaculaire avancée des vélos à assistance électrique (VAE). Effet de mode et subventions de certaines collectivités ont contribué à faire passer les ventes de VAE de 15 300 en 2008 à 23 700 l’année dernière. Néanmoins, certains – comme le président de la Fubicy, Christophe Raverdy – déplorent que ces incitations à l’achat ne soient pas plus souvent proposées pour l’acquisition de vélos « classiques », comme le fait notamment la ville de Colmar.

  • « Guidon d?or » et « Clou rouillé »

    Lors de son assemblée générale, le lendemain de sa 12e journée d’étude, la Fubicy a décerné ses traditionnels « Guidon d’or » et « Clou rouillé ». Cette année, deux villes se sont positivement distinguées en recevant le « Guidon d’or » : Clamart et Sceaux (92), « qui ont généralisé les doubles-sens cyclables à l’ensemble de leur voirie communale dans des délais très courts », explique la Fubicy, qui « salue ainsi la volonté politique de ces deux municipalités qui avaient déjà aménagé la totalité de leur voirie communale en zone 30 ». A l’inverse, le conseil général de Seine-et-Marne a hérité du « Clou rouillé » pour sa propension « à réaliser ou financer des aménagements de voirie urbaine ne prenant pas en compte les cyclistes, ce qui est en contradiction avec la loi. ». La fédération indique en effet que la loi sur l’air de décembre 1996 impose que toute rénovation de voie urbaine comprenne un aménagement cyclable.

  • Les Franciliens se déplacent une heure vingt par jour

    Avec une moyenne d’une heure vingt-deux minutes quotidiennement consacrée à leurs déplacements, les Franciliens sont les champions de France, la moyenne provinciale étant d’une heure et quatre minutes. Cependant, avec 3,4 déplacements par jour, ils se déplacent moins que les provinciaux (3,9 déplacements). Ce sont les principaux enseignements de l’enquête Insee du 12 avril, un gros plan sur l’Ile-de-France réalisé à partir de l’enquête nationale transports et déplacements 2008. On y apprend aussi que les Franciliens mettent plus d’une demi-heure pour aller travailler, contre 17 minutes en province. Sur l’ensemble des déplacements effectués chaque jour, 19 % le sont par des Parisiens, 37 % par des habitants de petite couronne et 44 % par ceux de grande couronne, ce qui est conforme à la répartition de la population. Comme en province, les habitants de grande couronne utilisent beaucoup la voiture : à plus de 60 %, contre seulement un sur trois en petite couronne et un sur dix dans Paris. Moins équipés en automobile, les Parisiens privilégient transports en commun et marche et utilisent davantage le deux-roues motorisé et le vélo. Enfin, près des trois quarts des trajets sont réalisés de banlieue à banlieue. Précisément là où le réseau de transports pêche.

  • Le Velaro D de Siemens entre en production

    « Le Velaro D de Siemens, un train allemand pour l’Allemagne », indique le groupe Allemand dans un communiqué. Fin 2011, le Velaro, qui circule déjà dans d’autres versions en Espagne, en Chine et en Russie, fera ses premiers tours de roue dans son pays d’origine, l’Allemagne. Les 15 trains, aptes à 320 km/h, commandés par la DB en décembre 2008 seront le « nouvel étendard de la DB », assure Siemens.

  • Géothermie pour le métro de Madrid

    Trois sociétés, Sensus, Termoterra et IFTec Geoenergia, lancent un projet de géothermie dans le métro de Madrid. Par le biais d’un système de pompe géothermique, le but sera de réutiliser l’énergie produite par les rames et ses usagers afin de chauffer et de climatiser les quais, les bureaux et les espaces commerciaux de la station Pacifico. D’autres projets de ce genre existent en Europe dont le plus avancé est celui du métro de Vienne.

  • Gérard Collomb présente Part-Dieu 2020

    Le maire de Lyon, Gérard Collomb, a présenté le 28 avril l’esquisse du projet Part-Dieu 2020 de refonte du quartier de la gare pour en faire « un hub métropolitain contemporain ». Depuis 4 mois, le cabinet d’urbanisme AUC travaille à ce projet dont le point névralgique n’est autre que la gare qui devra s’ouvrir sur la ville. L’intérieur doit aussi être reconfiguré pour faire face aux trafics croissants aussi bien TGV que TER. Les architectes proposent un agrandissement du hall et une traversée reliant l’est et l’ouest, deux à trois fois plus large qu’actuellement.

  • Premières marches du Rhônexpress vers Lyon

    C’est de nuit que les rames Stadler de Rhônexpress effectuent dès à présent leurs premières circulations de bout en bout sur la première liaison ferroviaire centre-ville – aéroport dédiée de France, qui doit ouvrir le 9 août prochain entre Lyon-Part-Dieu et Saint-Exupéry. Assurée en partenariat avec le département du Rhône par CFTA (Veolia), au sein de la société concessionnaire Rhônexpress, cette desserte présentera comme particularité d’emprunter les voies du tram T3 sur 15 des 22 km séparant Lyon de son aéroport, les 7 km restants ayant été construits par le concessionnaire.