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Les ingénieries veulent leur part du Grand Paris
Les 6, 7 et 8 avril, doit être examiné en séance publique au Sénat le projet de loi relatif au Grand Paris Le texte, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale le 1er décembre 2009, réserve de fait l’ingénierie du Grand Paris à la RATP, mais aussi à la SNCF et à RFF. D’où la levée de boucliers du syndicat professionnel Syntec Ingénierie, auquel adhèrent notamment Arcadis, Egis, Setec, SNC-Lavalin, Systra. Une délégation de Syntec Ingénierie (Alain Bentejac, président, Karine Leverger, délégué général, Christophe Mérienne, vice-président de la commission juridique, Nicolas Jachiet, DG d’Egis) a été reçue le 28 janvier par Jean-Pierre Fourcade, rapporteur au Sénat. Yves Albarello, rapporteur du projet de loi à l’Assemblée, n’avait, lui, pas trouvé le temps de recevoir le syndicat professionnel.
Problème majeur, selon une note de synthèse remise par Syntec Ingénierie à Jean-Pierre Fourcade : « Le projet de loi autorise la SGP (Société du Grand Paris) à conclure de gré à gré des mandats de délégation de maîtrise d’ouvrage, des marchés d’études et de maîtrise d’œuvre et, plus largement, des marchés d’assistance à maîtrise d’ouvrage dans des conditions et pour des motifs contestables au regard du droit communautaire des marchés publics, des exigences constitutionnelles inhérentes à l’égalité devant la commande publique et met les bénéficiaires de ces marchés de gré à gré en situation d’abuser de leur position dominante. »
De fait, l’exposé des motifs de l’article 14 dit, à propos de la RATP, de la SNCF ou de RFF : « Dès l’instant où ces établissements publics possèdent un droit exclusif pour gérer les réseaux qui leur sont confiés, il est logique et nécessaire que toute mission d’étude ou d’assistance en rapport direct avec cette activité leur soit automatiquement confiée. »
Quant à l’article 15, il prévoit que le maître d’ouvrage délégué puisse assurer en direct la maîtrise d’œuvre. En clair, que la RATP, attributaire du mandat de maître d’ouvrage délégué par la SGP, pour la double boucle, assure elle-même, la maîtrise d’œuvre.
Pour Karine Leverger, « il nous paraît peu efficace que soient confondus les rôles, ce n’est à la hauteur en termes d’innovation et d’efficacité ». Alain Bentejac dénonce dans l’ensemble du dispositif « le retour à des pratiques qui ont largement prouvé leur inefficacité ». Au-delà du libre jeu de la concurrence sur un marché en développement dans le monde, les professionnels redoutent d’être écartés d’une référence majeure. Or, « pour être un interlocuteur crédible et compétitif à l’international, on ne peut pas se voir exclus du marché national », poursuit Karine Leverger, qui résume : « Nous sommes favorables au projet de Grand Paris, mais pas à la fermeture du marché. »
Parallèlement à la démarche auprès du Sénat, Syntec a saisi le 18 février l’Autorité de la concurrence, qui examine le dossier. De plus, par le biais de la fédération européenne, les ingénieries françaises tiennent informée de leur démarche la direction générale marché intérieur de la Commission européenne.
François?DUMONT
Green Cove lance un site dédié aux PME
Green Cove Ingénierie, qui développe des solutions de covoiturage depuis 2003, s’est penchée sur le cas des entreprises de moins de 500 salariés et lance aujourd’hui un site qui leur est dédié : www.covoiturage.pro. Jusqu’à présent trop petites pour développer leur propre système de covoiturage, les TPE et PME peuvent désormais, via le site développé par Green Cove, mutualiser les trajets avec les entreprises voisines et organiser leur service de covoiturage professionnel de manière quasi instantanée. Au moment de son inscription, l’entreprise reçoit un code spécifique qu’elle pourra communiquer à ses salariés. Ces derniers pourront alors s’inscrire à leur tour grâce à ce code, se rattacher à l’entreprise et proposer des trajets.
Nantes et la Loire-Atlantique « co-covoiturent »
Nantes Métropole et le département de Loire-Atlantique ont mutualisé leurs sites Internet respectifs de covoiturage afin d’en favoriser le développement. Ils proposent donc désormais un site commun visant à mettre en relation offreurs et demandeurs et à informer sur la construction et l’aménagement d’aires de covoiturage. Le site compte déjà 20 000 internautes inscrits qui peuvent consulter près de 15 000 annonces en ligne. Les deux collectivités ont même inauguré, le 10 mars à Mauves-sur-Loire, leur première aire de covoiturage commune.
Strasbourg passe au Web pour la mobilité de ses agents
La communauté urbaine de Strasbourg (CUS) vient de lancer un site Internet pour ses agents qui souhaiteraient covoiturer sur leur trajet domicile – travail ou à l’occasion de réunions ou de stages. Le site a été créé dans le cadre du plan climat territorial et du PDE (plan de déplacements entreprise) pour proposer des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Le site s’adresse aux agents de la ville et de la CUS, cette dernière souhaitant doubler la part modale du covoiturage d’ici deux ans pour qu’elle atteigne 10 %. Et pour inciter ses agents elle avance qu’un équipage de trois « covoitureurs » réaliserait 66 % d’économie sur les frais d’essence et de péage.
Libéralisation du trafic passager ferroviaire : le « oui mais? » de la CER
La Communauté européenne du rail prend les devants pour se préparer à l’ouverture à la concurrence du trafic domestique passagers. La CER reconnaît que ce serait un pas important pour améliorer la qualité et la productivité du service. Néanmoins, Johannes Ludewig, le patron du lobby européen des compagnies ferroviaires, estime qu’il s’agit d’une condition nécessaire mais pas suffisante. Au cours d’un entretien avec le directeur de cabinet du nouveau Commissaire aux Transports, il a insisté sur l’importance d’accompagner cette ouverture d’un financement accru des infrastructures, d’un cadre plus équilibré pour la concurrence entre les modes, de l’effacement de la dette des opérateurs historiques ou encore d’une compensation juste des obligations de service public. « L’analyse des données concernant l’ouverture du marché du fret, effective depuis 2007, montre que toutes ces conditions doivent être remplies en même temps pour augmenter les parts de marché du rail », estime Johannes Ludewig. La Commission européenne réfléchit actuellement à l’opportunité d’ouvrir le trafic passager domestique à la concurrence, une ouverture que beaucoup jugent inéluctable.
Marco Polo : appel à projets
La Commission européenne offre des subventions aux entreprises porteuses de projets susceptibles de « verdir » le fret. Dans le cadre du programme Marco Polo, Bruxelles met cette année 64 millions d’euros sur la table. La cible : les projets qui permettent de transférer le fret de la route vers les modes propres, comme le fluvial ou le rail, ou encore vers les autoroutes de la mer. Le soutien financier de l’Union est disponible pour cinq ans, pendant la phase de démarrage du projet, à raison de deux euros par 500 t/km de fret transférés.
Pour en savoir plus : http//ec.europa.eu/transport/marcopoloTransports toulousains : 1,3 milliard de dette
Le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine Tisséo-SMTC a adopté le 22 février les grandes orientations de son budget 2010, ainsi que de celui de la régie des transports (qui deviendra Epic en avril prochain). 160 millions d’euros seront investis en 2010, dont 77 millions pour le tramway (la première ligne sera inaugurée à la fin 2010), 10 millions pour l’achat de rames de métro et 10 à 15 millions pour l’achat de bus. Un emprunt de 97 millions d’euros sera nécessaire, portant l’endettement total au chiffre préoccupant de 1,347 milliard d’euros.
Cyclopolitain lance un véhicule utilitaire à pédales
La société Cyclopolitain se positionne sur le marché des livraisons de marchandises en centre-ville à vélo. Elle lance un triporteur à assistance électrique nommé CycloCargo, d’un coût de 6 900 euros. Ce petit véhicule utilitaire permet le transport de marchandises jusqu’à 180 kg dans un volume de 1,5 m3. La société a conçu elle-même ce triporteur sur la base d’un châssis ultrarigide en aluminium. Recyclable et écoconçu, il a été fabriqué en régions et assemblé par Automobiles Dangel. Cyclopolitain table sur une centaine de ventes en 2010 et environ cinq fois plus en 2011. La société lyonnaise s’est fait connaître en développant le concept de cyclotaxis depuis 2003. Aujourd’hui, elle est implantée dans dix villes françaises.
Google se met au vélo
Google Maps, le service de cartographie du géant américain de l’Internet, vient de répondre à la demande la plus formulée de ses utilisateurs : une application vélo. Le service est disponible depuis le 10 mars pour les cartes des Etats-Unis. Les 57 millions de cyclistes américains pourront désormais planifier leurs déplacements quotidiens ou explorer de nouvelles pistes cyclables grâce aux itinéraires spécifiques au vélo que délivre désormais Google Maps. Les trajets sont indiqués point par point avec la possibilité de regarder l’avancement en image, et les routes sont indiquées de différentes couleurs selon qu’elles sont plus ou moins adaptées au vélo. Le service n’est pour le moment qu’américain, mais Google envisage de l’étendre à d’autres pays, sans toutefois avoir encore fixé de date.
Deux parkings à vélos solaires à Tokyo
Après une année 2009 désastreuse, Sanyo Electric poursuit néanmoins son développement dans le domaine de l’environnement, en créant deux parkings à vélos solaires à Tokyo. Il propose aujourd’hui 100 places de stationnement pour vélos à assistance électrique, plus particulièrement pour le modèle Eneloop également produit par le japonais. Quel que soit le temps, le système alimente ces vélos à l’aide d’énergie solaire stockée dans des batteries lithium-ion. Ce modèle « est complètement indépendant et propre, n’utilisant aucune énergie fossile », affirme Sanyo Electric. Le japonais n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il avait déjà équipé, il y a un an, au moment du lancement de son vélo Eneloop, des abris à vélos de panneaux solaires dans la préfecture de Tokushima.