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  • Bilan 2009 pour la BEI : un volume de prêts inégalé

    La crise économique est passée par là : l’an dernier, la Banque européenne d’investissement a financé beaucoup plus de projets concernant la lutte contre le réchauffement climatique (16,9 milliards d’euros de prêts, soit une hausse de 73 %, dont 4,7 milliards sont allés à la recherche-développement pour le transport propre). Les prêts pour les réseaux transeuropéens de transports ont également augmenté de 20 %, la route représentant 42 % de ce montant et le rail 30 %. Comme les années précédentes, ce sont les lignes à grande vitesse espagnoles qui ont été les principales bénéficiaires des financements. Par ailleurs, les partenariats public-privé encouragés par la banque se mettent lentement en place, mais ils concernent pour le moment principalement des autoroutes ou des périphériques urbains.

  • La SNCF appelée au secours de CDG Express

    Le gouvernement a demandé à la SNCF de réfléchir à l’éventualité d’entrer dans le capital de CDG Express pour débloquer le dossier. Le projet de liaison ferrée directe et rapide entre la gare de Paris-Est et l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle bute en effet sur les discussions engagées entre la SNCF et le futur concessionnaire retenu, mené par Vinci aux côtés de la Caisse des dépôts et consignations, Axa et Keolis, la filiale de la SNCF. Les négociations portent sur le montant des rémunérations qui seront versées à la SNCF pour diverses prestations, dont la conduite des trains. Selon le quotidien La Tribune, qui a dévoilé l’information le 5 février, le gouvernement suggérerait, au lieu de payer la SNCF, de lui donner en compensation une part du capital. Le projet prendrait alors un tournant majeur : le gouvernement a toujours affirmé vouloir lancer cette liaison ferrée en faisant entièrement appel au secteur privé et sans mettre un seul centime public. L’entrée d’une entreprise publique au capital de CDG Express donnerait alors de nouveaux arguments aux opposants au projet, convaincus qu’il n’est pas rentable et qu’il retombera un jour ou l’autre dans l’escarcelle de l’Etat. Le secrétariat des Transports n’a pas répondu aux sollicitations de La Vie du Rail.

  • Rouen : un TAD pour 41 communes en 2011

    Née le 1er janvier dernier, la Crea (communauté de Rouen, Elbeuf, Austreberthe, 494 000 habitants) proposera dans un an un transport à la demande (TAD) pour ses 41 communes de moins de 4 500 habitants. Si les études se poursuivent pour une évaluation précise des besoins, Laurent Fabius, président de la Crea, a tracé les grandes lignes de ce nouveau service, le 15 février. Une quinzaine de minibus (20 places) devraient être mobilisés. Leurs clients devront les avoir réservés la veille par téléphone ou Internet. Les arrêts seront prédéfinis et le service aura recours à des technologies innovantes de type GPS ou calcul en temps réel. Les tarifs et titres de transport seront identiques à ceux en vigueur sur le réseau de transports en commun de l’agglomération rouennaise (tramway, Teor, bus), ce qui n’est pas sans provoquer des grincements de dents chez les artisans taxis. Une mise en concurrence se déroulera au cours du premier semestre 2010 afin de choisir le futur exploitant, peut-être sous la forme d’une délégation de service public. Le coût estimé pour l’intercommunalité se situe aux alentours du million d’euros.
    Précision : le système déjà en place sur l’ancienne communauté d’agglo d’Elbeuf, devenue pôle de proximité, ne sera pas affecté. Allobus consiste en 4 lignes virtuelles actionnées en fonction de la demande.

  • Des lignes de bus express pour les covoitureurs du Tarn

    Le conseil général du Tarn innove avec une ligne de bus express reliant les aires de covoiturage de Gaillac/Brens et Saint-Sulpice à Albi, en empruntant l’autoroute A68. Dénommée T’ex pour Tarn Bus Express, elle part toutes les 30 minutes aux heures de pointe. Elle ne comporte que cinq arrêts, ce qui lui permet de relier Lavaur à Albi en 50 minutes (au lieu de 1 heure 20), Saint-Sulpice à Albi en 35 minutes. Déléguée à Veolia Midi-Pyrénées et à Gaillac Tourisme, T’ex s’appuie sur plusieurs correspondances avec les trains régionaux en gare de Saint-Sulpice. Les passagers payent 2 euros comme sur tout le réseau. Pour le conseil général du Tarn, le coût annuel est de 235 000 euros. Le département s’est fortement investi dans le développement d’aires de covoiturage : il a financé l’aire de Saint-Sulpice (78 places) pour 180 000 euros, celle de l’échangeur de Brens (60 places) et a en projet l’aménagement de deux nouvelles aires aux échangeurs de Coufouleux et de Montans.

  • Poitiers équipe l?ensemble de ses bus de caméras de vidéosurveillance

    Vitalis, le réseau de bus de l’agglo de Poitiers, va généraliser à l’ensemble de son parc les caméras de vidéosurveillance. Une trentaine de bus poitevins avaient déjà été équipés de caméras embarquées à la fin des années 90. Aujourd’hui, 55 bus sont équipés et la soixantaine qui n’est pas encore équipée le sera d’ici 2011. L’investissement (environ 4 000 euros pour chaque bus) sera supporté par la collectivité et le réseau. Les véhicules standard seront dotés de deux caméras et les articulés de trois. « Nous n’avons pas de lignes plus sensibles que d’autres. Un incident peut éclater n’importe où. Outre la dissuasion, c’est dans un souci d’équité et d’équilibre pour les voyageurs et le personnel que nous généralisons les caméras », explique Jean-Pierre Guilloteau, responsable de l’exploitation du réseau. En moyenne, les agents agréés de Vitalis et les forces de police ont recours aux images des caméras 10 à 20 fois par an pour une trentaine d’incidents significatifs.

  • La BB 1.0 Peugeot au toit photovoltaïque

    A propulsion 100 % électrique, elle trône en ce moment au showroom Peugeot des Champs-Elysées et devait être présentée au salon de l’automobile de Genève. La BB 1.0, le « véhicule de rupture » de Peugeot avec l’ère du pétrole, illustrait chez Raphaël Dinelli, aux Sables-d’Olonne, l’apport le plus élaboré, pour le moment, de l’énergie photovoltaïque à l’automobile. « Avec ses deux bosses, les différents rayons de courbure de ses formes, le toit de verre d’une BB 1.0 est d’une complexité extrême. Le panneau solaire développé par Raphaël Dinelli, grâce à sa finesse, peut y être intégré. C’est déjà un exploit. Les cellules photovoltaïques fournissent ainsi une énergie employée pour le confort, en particulier la ventilation de l’habitacle », explique Marc Bocqué en charge des communications chez Peugeot. Dans le verre fumé, le film photovoltaïque mis au point par le laboratoire de Raphaël Dinelli se voit à peine. Mais il produit du courant à un système complexe de filtration de l’air. Il est aspiré par l’avant des portières. Des pollens, d’autres particules de toutes sortes en sont extraites, avant qu’il entre dans l’habitacle. Le second usage de ce courant est d’alimenter aussi les autres accessoires consommateurs d’électricité (radio, éclairage, chauffage, etc.) quand la voiture est à l’arrêt. De sorte que le moteur électrique proprement dit ne soit sollicité qu’en phase de locomotion. « Nous avons un concept-car entre les mains. Il reste à le valider d’un point de vue économique et cela, il est vrai, est encore loin d’être gagné », estime Marc Bocqué.

  • Fast, premier autocar hybride électrique-thermique

    Pour Xavier Forgeard, PDG du constructeur Fast, ce sera « le premier autocar hybride électrique-thermique ». Grâce aux 24 m2 de cellules photovoltaïques, version fondation Océan vital, dont il équipera le toit de son autocar scolaire expérimental, le constructeur et transporteur vendéen espère réduire de 15 % ses dépenses d’énergie. L’objectif est de supprimer la chaudière « additionnelle ». Dans tous les autocars, elle sert au chauffage de l’intérieur et est actionnée par le moteur du véhicule. Elle consomme 3 litres de fuel à l’heure en moyenne. Sur son véhicule démonstrateur, Xavier Forgeard la remplace par une climatisation électrique réversible, alimentée par le solaire. Comme la chaudière d’origine, celle-ci fonctionne à air pulsé. Elle réchauffera l’atmosphère en hiver et la refroidira l’été. L’autocar nouvellement équipé, doté d’une panoplie d’appareils de mesure devrait être mis en service en septembre prochain sur une des lignes de transport scolaire exploité par le groupe Fast en Vendée. Il devrait être en test pendant un an. En supprimant la chaudière additionnelle, Xavier Forgeard espère pouvoir diminuer, à terme, la puissance des moteurs dont ses autocars sont équipés, ce qui engendrera d’autres économies. Même s’ils supporteront le poids supplémentaire représenté par un pack de batteries, indispensables, installées dans une partie de la soute à bagages. L’ambition pour Xavier Forgeard sera de passer ensuite aux autocars de lignes régulières.

  • Nouveau succès du hongkongais MTR en Chine

    Déjà concessionnaire de deux lignes de métro en Chine – à Shenzhen et à Pékin – MTR, l’exploitant du métro de Hongkong, vient de signer avec la ville de Hangzhou un PPP comprenant le financement, la construction et l’exploitation, pendant 25 ans, de la première ligne de métro de la ville. L’opération se fera au sein d’une joint-venture dans laquelle MTR détient 49 % et la Hangzhou Metro Group Co 51 %. La ligne, d’une longueur de 48 km, a un coût estimé à 22 milliards de yuans (environ 2,36 milliards d’euros). Elle devrait ouvrir en 2012.

  • JV entre CSR et SG Automotive Liaoning pour construire des bus électriques en Chine

    Le constructeur de matériel roulant ferroviaire CSR et le constructeur de véhicules routiers utilitaires et de bus SG Automotive Liaoning viennent de signer un accord de coopération pour bâtir dans la province du Hunan une unité de recherche et développement destinée à mettre au point et produire des bus à propulsion électrique. L’ambition affichée par les deux partenaires est, à terme, de sortir 10 000 véhicules et 20 000 moteurs par an.

  • Redémarrage prochain du réseau cambodgien

    Toll et Royal Group, concessionnaires depuis 2009 du réseau ferroviaire cambodgien, ont annoncé la réouverture d’un service fret régulier entre Phnom Penh et Kampot, à compter du 1er octobre prochain. La Banque asiatique de développement (BAD) a par ailleurs officiellement signé un accord avec les autorités pour injecter 42 millions de dollars (30,8 millions d’euros) supplémentaires, tandis que l’Australie s’est engagée pour un prêt de 21,5 millions de dollars (15,7 millions d’euros), pour parachever la réhabilitation, entamée en 2007, de l’intégralité du réseau, long de 652 km (travaux confiés au français TSO). La BAD estime que les opérations de réhabilitation devraient être entièrement achevées en 2013.