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Création d?Objectif OFP
L’association Objectif OFP a été présentée à la presse le jeudi 11 février. Présidée par Jacques Chauvineau, elle a pour objectif de soutenir et promouvoir la création d’opérateurs de fret de proximité (OFP) aussi bien dans les ports que dans les territoires. Elle a pour membres l’Association des chambres françaises de commerce et d’industrie, l’Association française des ports intérieurs, l’Association des usagers de transport de fret, la Caisse des dépôts et consignations, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, la Fédération des industries ferroviaires, la Fédération nationale des travaux publics, Réseau ferré de France, la Fédération des entreprises de transport et logistique de France, l’Union des ports de France. Vingt-six OFP sont en gestation, dont trois aujourd’hui constitués (Navirail Atlantique à La Rochelle, CFR dans le Morvan, TPCF dans les Pyrénées orientales), et un quatrième en cours de constitution en Auvergne.
Trois fois moins de croissance pour Voyages-sncf.com
Dans un contexte de crise, Voyages-sncf.com peut se réjouir de poursuivre sa croissance en 2009, avec 7 % de chiffre d’affaires en plus à 2,4 milliards d’euros. Elle atteint même 8,5 %, à 2,1 milliards d’euros pour son « activité trains », qui tire le chiffre d’affaires. Toutefois, le rythme de croissance pour ce site web se ralentit nettement, puisqu’il avait atteint les 20 % l’année précédente. Principale explication : les clients ont privilégié plus que d’habitude la chasse aux petits prix, les promotions, les destinations pas trop lointaines. L’année 2009 a donc avant tout été marquée par un changement de comportement des clients qui ont « guetté les bonnes affaires pour préserver leurs vacances ». Pour 2010, sa direction mise sur le retour d’une croissance à deux chiffres, comme le laisse espérer « un redémarrage fort » au quatrième trimestre 2009 et un bon mois de janvier.
La RATP plombée par la dette
Selon la Cour des comptes, l’ouverture à la concurrence, prévue à moyen terme, met en cause le modèle économique de la RATP, entreprise endettée à hauteur de 4,3 milliards d’euros fin 2007. La Cour déplore qu’à la différence de la SNCF, avec la création de RFF, il n’y ait pas eu sur la dette de la RATP « d’opération vérité ». Soulignant qu’une « telle opération aurait pu ou pourrait distinguer une dette de l’entreprise et une dette de service public, laissée à la charge de la collectivité ». Cet endettement pose problème essentiellement en raison de « l’incapacité de la RATP à dégager l’autofinancement suffisant pour rembourser ses emprunts et renouveler ses équipements ».
La SNCF handicapée par les 35 heures, les salaires et les facilités de circulation
Au lendemain d’une grève à la SNCF marquée par les préoccupations liées à l’emploi, le rapport public annuel de la Cour des comptes dévoilé le 2 février fait figure de nouveau pavé dans la mare. En cause, la gestion des effectifs « plombée » par des arrivées massives lors du passage aux 35 heures, un manque de productivité, une insuffisante maîtrise des charges salariales et sociales. Et une réforme sur les retraites qui a alourdi « mécaniquement » les rémunérations, avec davantage de cheminots en fin de carrière. Tout ceci sans oublier les facilités de circulation, qui, par le nombre « considérable » des demandes, cause un « manque à gagner significatif » à la SNCF. D’où cette recommandation : « l’optimisation par l’entreprise du volume de ses effectifs, l’amélioration de la productivité du travail […] et enfin l’évolution du régime statutaire des personnels conditionnent son adaptation à la compétition européenne », marquée par l’ouverture des marchés ferroviaires.
Le port de Barcelone rêve de trains de fret sur la voie classique
Pour marquer des points dans la concurrence que Barcelone livre aux ports de Rotterdam et Anvers en vue accueillir les porte-conteneurs venus de Chine, une bonne desserte ferroviaire serait un atout sérieux Avec tout juste 4 % de trafic ferroviaire évacué en fret, le port de Barcelone est le champion du post-acheminement en camions. Pour marquer des points dans la concurrence que Barcelone livre aux ports de Rotterdam et Anvers en vue accueillir les porte-conteneurs venus de Chine, une bonne desserte ferroviaire serait un atout sérieux. L’utilisation de l’infrastructure ferroviaire Perpignan – Figueras va-t-elle enfin permettre aux convois de fret de franchir rapidement la barrière des Pyrénées ?
Bien que la ligne ait été conçue pour des trafics mixtes, la réponse semble négative. Car, pour circuler sur la LGV, les trains de fret devront être équipés de la signalisation espagnole ASFA, de la signalisation française KVB, et de l’ERTMS dans le tunnel.
En outre, pour parcourir les 30 km du tunnel, un opérateur fret devra changer de loco, et s’équiper de deux locomotives capables de gravir les pentes de 18 ‰, puis rechanger de loco sitôt arrivé de l’autre côté du tunnel. Si l’on ajoute à ces manœuvres les 550 euros de péage prélevés par TP Ferro pour chaque train, en pratique, il est plus que probable que les trains de fret n’utilisent pas le tunnel. Le port de Barcelone et de nombreux acteurs de la filière fret militent donc aujourd’hui pour l’installation d’un troisième rail sur la voie classique entre Barcelone et la frontière française afin que les trains à écartement continental puissent transiter sans rupture de charge.
Guillaume LEBORGNE
Le top 10 des villes les plus favorables au vélo
Régulièrement, le très populaire site anglais askmen.com s?amuse à faire des « top 10 ». Il s?est récemment penché sur les grandes villes et leur attractivité en matière de vélo. Voici son palmarès et ses arguments 1 Amsterdam (Pays-Bas) : parce ce qu’en matière de ville cyclable c’est le top du top, avec une part modale du vélo de 40 %.
2 Copenhague (Danemark) : pour ses 32 % de résidents qui vont au travail à vélo, pour ses locations de vélos gratuites et pour ses infrastructures qui permettent au vélo d’être un moyen de transport à la fois rapide et pratique.
3 Bogotá (Colombie) : pour l’interdiction tous les dimanches aux automobilistes (13 % seulement de la population possède une voiture) d’accéder à 115 km de rues pour laisser place à 2 millions de cyclistes, joggers, marcheurs…
4 Curitiba (Brésil) : parce que la ville est pro-vélo depuis 40 ans et pour son active communauté de cyclistes.
5 Montréal (Canada) : pour son plan de revitalisation de ses pistes cyclables et la création d’une atmosphère plus favorable à la pratique de la bicyclette. Et pour Bixi, premier système de VLS en Amérique du Nord.
6 Portland (Etats-Unis) : pour ses 420 km de pistes cyclables et pour son offre de vélos « low-cost » tout équipés (casque, cadenas pompe, carte et l’imperméable indispensable dans cette région !) pour ses résidents les plus démunis.
7 Bâle (Suisse) : pour son solide réseau de location de vélos pour résidents et touristes mais surtout pour des voies spécifiques au vélo pour tourner à gauche.
8 Barcelone (Espagne) : pour sa « ceinture verte » qui entoure la ville avec une centaine de stations de vélos en libre-service.
9 Pékin (Chine) : pour la sensation d’être libre comme l’air à côté des voitures dans les embouteillages ! Et parce qu’on ne se sent jamais seul derrière son guidon, car même si la voiture prend une place grandissante, le nombre de cyclistes reste colossal.
10 Trondheim (Norvège) : pour l’installation de remonte-pentes pour vélo dans cette ville au relief accidenté.DB Regio commande 48 Talent 2 pour Berlin et le Brandebourg
Le 8 février, Bombardier Transport a annoncé que 48 rames Talent 2 de plus seraient livrées à DB Regio, cette fois, pour l’exploitation du réseau de transport Berlin-Brandebourg (Verkehrsverbund Berlin-Brandenburg – VBB), à partir de décembre 2011. Chiffrée à « environ 200 millions d’euros », cette nouvelle tranche portera à 176 le nombre de Talent 2 commandés par la DB. Cette commande est comprise dans l’entente-cadre de février 2007, portant sur un maximum de 321 rames. Le parc de Talent 2 pour VBB, qui totalisera 26 rames tricaisses et 22 pentacaisses, se distinguera par l’adoption de deux hauteurs de plateformes d’accès, tous les quais du réseau VBB n’ayant pas la même hauteur. Ainsi, 2 rames tricaisses et 19 pentacaisses auront une plateforme d’accès à 600 mm, contre 800 mm pour les autres trains.

« Nous voulons devenir l’acteur majeur des transports ferroviaires urbains en Arabie saoudite »
Entretien avec Jean-Marc Janaillac, PDG de RATP Dev.
Le 31 décembre, à Riyad, RATP Développement et l’entreprise saoudienne Saptco ont conclu un partenariat stratégique. Une nouvelle avancée à l’international du groupe RATP.
Ville, Rail & Transports. Quel est votre objectif en nouant un partenariat stratégique avec Saptco ?
Jean-Marc Janaillac. Notre objectif est de devenir l’acteur majeur des transports ferroviaires urbains en Arabie saoudite. D’où ce partenariat exclusif avec Saptco, qui porte sur l’ensemble des projets en Arabie saoudite. Notre objectif est de nous positionner sur les futurs contrats d’exploitation et de maintenance en Arabie saoudite.
VR&T. Que représente le transport public dans le pays ?
J.-M. J. Aujourd’hui, la situation du transport public dans le pays est assez simple. Il n’y a pas de ligne ferroviaire, le transport urbain est quasi inexistant, le gouvernement ayant supprimé les subventions, tandis que le transport interurbain en car est assez fort et bien organisé. Par exemple, la gare routière de Riyad dispose de salles d’attente, de commerces, de banques d’enregistrement comparables à ce qu’on voit dans les aéroports. C’est un système de bonne qualité.
VR&T. Pourquoi s’intéresser à ce marché ?
J.-M. J. Parce ce que les Saoudiens ont la volonté de développer les transports ferroviaires et urbains. Les principales villes connaissent des phénomènes de congestion et de pollution. Plu- sieurs projets de métros, de métros légers, de tramways vont être réalisés dans trois villes, Médine, La Mecque, Riyad. Il y a de plus des projets de villes nouvelles, avec des transports publics à mettre en place. Enfin des projets spécifiques comme, à Riyad, celui de desserte de l’université pour femmes Princesse Noura. Or, sans partenaire local, il était compliqué de s’implanter. Particulièrement à La Mecque, ville sainte, où il est en fait difficile de travailler si on n’est pas saoudien.VR&T. Que représente votre partenaire ?
J.-M. J. Saptco est un partenaire solide, qui réalise 200 millions de dollars de chiffre d’affaires, qui est coté en Bourse, dont 15 % sont détenus par le fonds d’investissement du ministère des Finances. Il a aujourd’hui la plus grosse part du transport saoudien pour les lignes régu- lières interurbaines. C’est pourquoi il a une flotte importante de cars Mercedes, dont il est le plus gros acheteur au monde. Saptco, qui souhaite se diversifier, considère qu’il n’a pas la compétence technique pour exploiter des métros et des tramways. D’où sa recherche d’un partenaire.VR&T. Quel chiffre d’affaires attendez-vous et quel est le calendrier prévu des opérations.
J.-M. J. Tous ces projets en sont aujourd’hui soit au stade de la faisabilité, soit à celui de la construction. Il est trop tôt pour parler de chiffre d’affaires. Bien des choses restent à préciser surle rôle de l’exploitant et sur son lien avec l’autorité organisatrice. Les Saoudiens souhaitent avoir une forme d’expertise sur ces questions. Nous avons rencontré les responsables de l’aménagement de Riyad et ceux des six villes nouvelles, qui ont besoin d’une aide pour bâtir un système de transport. Dans ces pays qui ont peu d’expérience en matière de transport public et disposent de ressources humaines limitées, les calendriers sont évolutifs. Les mises en service vont s’échelonner de 2011 pour le métro de La Mecque à 2014 pour Riyad, et à un horizon plus lointain pour les villes nouvelles.
VR&T. Il y a des retards dans la zone, liés à la crise : Dubaï a repoussé sine die une partie de ses projets, par ricochet, Abu Dhabi prend plus de temps. Qu’en est-il en Arabie saoudite ?
J.-M. J. Dubaï s’est développé sur les secteurs immobiliers et financiers, qui ont été frappés par la crise. D’où les retards que vous évoquez. A Abu Dhabi, je ne crois pas que la situation soit celle que vous décrivez : l’émirat a lancé récemment l’appel d’offres pour l’ingénierie de ses projets de transport public. Et s’il y a des délais, c’est parce que là comme ailleurs ces grands pro- jets prennent toujours un peu plus de temps que ce qui était prévu.L’Arabie saoudite n’est pas du tout dans le même schéma que Dubaï. Elle figure parmi les tout premiers producteurs de pétrole au monde, la dette publique ne représente que 16 % du PIB : les Saoudiens ont largement de quoi financer leurs projets.
VR&T. Quelle expérience avez-vous dans la zone du Golfe ?
J.-M. J. Nous avons été finalistes pour l’exploitation du métro de Dubaï, où nous étions en consortium avec ComfortDelGro, exploitant des transports de Singapour, et avec Mitsubishi. Pour l’exploitation du tramway d’Al Safooh, à Dubaï, il y a eu un appel d’offres que nous avons rem- porté et nous attendons la signa- ture du contrat.Propos recueillis par François DUMONT
Ansaldo STS équipera la ligne 1 du métro de Hangzhou en Chine
Dans le cadre d’une d’alliance stratégique avec l’entreprise chinoise Insigma, la filiale américaine d’Ansaldo STS a signé un contrat pour la fourniture d’un système de contrôle des trains basé sur la communication en réseau et sur la transmission de données par radio (CBTC) pour la future ligne 1 du métro de Hangzhou. Longue de 53,6 km et desservant 34 stations avec 48 trains, cette ligne doit ouvrir en 2012. La part d’Ansaldo STS USA dans ce contrat est de 16,4 millions de dollars (11,9 millions d’euros). Si la ligne 1 de Hangzhou est la première à mettre en œuvre le système MicroLok® II CPU doté d’une architecture hardware sécurisée du type 2 sur 2, elle est la septième ligne de métro chinoise équipée par Ansaldo STS USA et la cinquième dans le cadre du partenariat avec Insigma.
Trois clients des CFF sur quatre sont satisfaits
Pour les CFF, l’indice général de satisfaction de la clientèle a été quasiment le même en 2009 qu’en 2008, à 75,6 % au lieu de 75,7 %, selon les réponses de quelque 2 000 personnes questionnées par téléphone chaque mois. La satisfaction est en hausse pour l’offre horaire (73,5 %, plus 0,5 point), le rapport prix/prestation (61,3 %, plus 1,5 point), l’information clientèle (79,4 %, plus 0,2 point) et dans les trains (81,5 %, plus 0,4 point), mais en baisse pour la « gentillesse et la compétence » du personnel (81,9 %, moins 0,3 point) et le « bien-être » des voyageurs (71,8 %, moins 1 point). Ce dernier ensemble regroupe « climat dans le train » (74 %, moins 1,4 point), « sécurité dans les trains » (79,4 %, inchangé), « offre de places assises dans les trains » (69 %, moins 1,5 %) et « propreté dans les gares » (68,7 %, moins 0,7 point). En 2009, les CFF ont pris de nouvelles mesures pour améliorer la qualité de service : en avril, 20 clients-tests ont été sélectionnés et en automne un conseil clientèle de 29 membres a été mis en place.