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Transdev croit toujours aux SEM
Après Nantes, c’est au tour de Montpellier de renouveler le bail de sa SEM. Et Transdev, qui s’en est fait une spécialité, s’en trouve conforté. Pourtant, la SEM n’a pas le vent en poupe : des villes comme Toulouse, Valenciennes ou bien Orléans ont jeté l’éponge, et bien peu de nouvelles collectivités se laissent tenter par ce système de gestion. Pourtant « les SEM permettent aux collectivités de participer aux décisions de gestion de l’entreprise. Si la DSP génère des résultats, la collectivité sait précisément où sont réaffectés ces résultats, énonce Francis Chaput, directeur France de Transdev. Nous leur apportons un benchmarking de l’évolution des indicateurs de leur réseau par rapport à d’autres réseaux comparables et créons des capacités d’échanges entre les cadres. »
La Corse va mettre la SNCF en concurrence
La collectivité territoriale de Corse (CTC) se prépare à lancer un appel d’offres pour l’exploitation de son réseau de chemins de fer entre 2011 et 2020. Depuis 1983, c’est la SNCF qui est l’opérateur de ce réseau de deux lignes et 232 km au statut particulier de chemin de fer d’Etat (c’est-à-dire n’entrant pas dans le réseau de RFF). Après quatre conventions successives, la CTC avait lancé une première consultation en 1998 qui avait abouti en 2001 à la signature avec la SNCF d’une délégation de service public de neuf ans. Cette convention qui concerne aussi bien le transport de passagers que le fret est en voie d’être prolongée d’un an en vue de préparer un appel d’offres que les Corses souhaitent véritablement concurrentiel. Dans cette optique, la CTC va lancer un audit de son exploitation sur la période 2001-2008 et préparer l’appel d’offres de délégation de service public qui portera sur une nouvelle période de neuf ans. Pour la SNCF, dont les relations avec la CTC ne sont pas excellentes, le renouvellement de ce petit réseau à voie métrique est important. Il ne s’agit pas de recettes, mais de ne pas offrir la possibilité à l’un de ses concurrents de disposer d’une première vitrine dans une collectivité régionale française.
Le Dualis présenté à Nantes
Avant-première ! La région des Pays de la Loire, Alstom et la SNCF ont fait découvrir au public le 6 février le tram-train qui roulera fin août prochain sur Nantes – Clisson. Ce Citadis Dualis d’Alstom présente les avantages techniques du tramway – notamment les fortes accélérations et décélérations, de larges portes à ouverture rapide, etc. – permettant d’offrir un temps de parcours attractif tout en desservant de nombreux points d’arrêt. Il emprunte aussi au train d’autres qualités : une vitesse de pointe plus élevée que celle du tram (100 km/h contre 70 km/h), ou encore davantage de places assises pour un meilleur confort.
Création d?un opérateur ferroviaire de proximité en Auvergne
Des transporteurs et des chargeurs d’Auvergne ont signé le 5 février un protocole d’accord avec la chambre régionale de commerce et d’industrie pour créer un opérateur ferroviaire de proximité (OFP). « Nous allons créer une société de type SAS dont le capital sera détenu à 30 % par le groupe de transports Combronde, 15 % par Geodis, 40 % par des transporteurs auvergnats et le reste par les chargeurs », a indiqué André Marcon, président de la CRCI. Cette société pourrait voir le jour en avril avec une vingtaine de salariés pour commencer, puis une centaine de personnes d’ici à cinq ans.
Hupac inaugure son nouveau site à Anvers
L’opérateur de transport combiné suisse Hupac a enregistré en 2009, pour la première fois depuis 40 ans, une baisse du trafic à deux chiffres : -13,5 % en volume. Ses responsables, qui ont constaté une légère remontée ces derniers mois, ne s’attendent « qu’à une légère amélioration en 2010 ». L’opérateur compte pour se développer sur son nouveau terminal de transbordement dans la zone portuaire d’Anvers, qu’il a inauguré le 26 janvier. Ce site peut traiter chaque jour jusqu’à 12 arrivées et 12 départs de trains d’une longueur de 620 mètres chacun. 22 millions d’euros ont été investis pour construire ce terminal.
Le transit russe Est – Ouest se fera en sept jours en 2012
Vladimir Iakounine, le président des RZD, a rappelé le 9 février à Tallinn (Estonie) les ambitions internationales des chemins de fer russes. Les RZD prévoient « une multiplication du volume du transit de fret par 2,8 » d’ici 2030. Ambition réaffirmée malgré des « corrections significatives » dues à la crise. Les RZD veulent développer l’axe Est – Ouest, dont l’épine dorsale est constituée par la grande ligne transsibérienne. Plus de 1 100 km de nouvelles lignes doivent être construites, dont 400 km de contournement de nœuds ferroviaires. Dès 2012, il sera possible de livrer les conteneurs de marchandises depuis les frontières occidentales jusqu’aux frontières orientales de la Russie en sept jours.
Trois nouveaux réseaux Veolia en Allemagne
Veolia Verkehr, filiale allemande de Veolia Transport, a commencé fin 2009 l’exploitation de trois nouveaux réseaux. En Saxe, Veolia Verkehr exploite jusqu’à fin 2012 un réseau de 219 km et huit lignes, dans la région de Leipzig (chiffre d’affaires cumulé 100 millions d’euros, 150 employés, 22 automoteurs diesels). En Bavière, la Bayerische Regiobahn (BRB) exploite jusqu’à fin 2019 un réseau dans la région d’Augsburg d’environ 200 km, sur deux lignes (CA cumulé 200 millions d’euros, 95 salariés, 26 autorails diesel). En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la NordWestbahn (NWB) exploite un réseau de 1 054 km de trois nouvelles lignes, entre le nord de la Rhénanie et la Westphalie, auxquelles vont s’ajouter deux lignes en décembre 2010. Le contrat court jusqu’à fin 2025 (CA cumulé 500 millions d’euros, 500 personnes dont 90 à recruter, cent autorails diesel).
Une convention pour promouvoir le transport de marchandises ferroviaire
L’Association des utilisateurs de transport de fret (AUTF) et Réseau ferré de France (RFF) ont signé le 8 février une convention visant à « augmenter la part du fret ferroviaire ». Elle prévoit notamment que la « stabilité des péages du fret entre 2009 et 2015, inflation mise à part, sera mise à profit par les entreprises ferroviaires et les chargeurs pour augmenter le trafic ferroviaire de fret ». Il est également prévu que les deux partenaires examineront ensemble la programmation et la réalisation des investissements de rénovation des lignes terminales particulières au fret. Parmi les autres engagements, l’AUTF et le gestionnaire du réseau ferré vont travailler ensemble sur la modernisation des installations terminales embranchées ou sur la réhabilitation des friches ferroviaires en terminaux rail-route.
Le débat public pour le prolongement d’Eole est lancé
La Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé, le mercredi 3 février, l’organisation d’un débat public sur le projet de prolongement de la ligne E du RER vers l’ouest. Saisie le 18 décembre 2009 par RFF et le Stif, la CNDP a décidé que le projet Eole ferait l’objet d’un débat public dans le courant de l’année 2010 et que la commission particulière du débat public (CPDP) sera présidée par Michel Gaillard. Le projet Eole consiste à étendre le RER E actuel jusqu’à Mantes-la-Jolie, avec un tunnel entre la gare Haussmann-Saint-Lazare et La Défense, un raccordement à Nanterre et la modernisation de la ligne existante entre Nanterre et Mantes-la-Jolie. Il inclut l’aménagement des gares existantes et la création de gares nouvelles.
Infrabel lance les travaux pour le pendulaire entre Bruxelles et Luxembourg
Infrabel, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires belge, a décidé fin janvier de lancer les travaux nécessaires à la circulation de trains pendulaires sur l’axe Bruxelles – Luxembourg, ce qui procurera, à terme, un gain de huit minutes sur cet axe. Une décision qualifiée par Infrabel de « choix fort en faveur de la mobilité dans la province du Luxembourg et sur l’axe international Bruxelles – Luxembourg – Strasbourg – Bâle ». Des travaux de modernisation déjà en cours sur cet axe (680 millions d’euros), qui permettront aux trains ordinaires de gagner plus de 20 minutes à partir de 2014. Infrabel précise avoir pris la décision de lancer les prochains travaux malgré l’absence d’un engagement ferme de la SNCB quant à la circulation des trains pendulaires. Le gestionnaire espère ainsi inciter l’opérateur ferroviaire à mettre en service des trains pendulaires sur la ligne Bruxelles – Luxembourg. D’après lui, un report des travaux au-delà de 2014 ferait passer leur coût de 22,7 à 34,9 millions d’euros.