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Hausse mesurée du billet TGV
Depuis le 5 janvier, le prix des TGV a augmenté en moyenne de 1,9 %. Une évolution qualifiée de « modérée » par la SNCF. Soit le taux le plus bas depuis dix ans après une hausse de 3,5 % l’an dernier et de 2 % en 2008. La Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut) juge cette hausse « raisonnable » et se félicite de voir que la SNCF « tient compte de la crise »… Toutefois, la hausse est supérieure à l’inflation en 2009, estimée à 1,4 %.
Ligne C du RER : c?est reparti? en partie
C’était promis, c’est tenu : après deux semaines de travaux, le trafic du RER C a pu être assuré pour la rentrée du 4 janvier à 90 %. Le 20 décembre, la chute sur les voies, à Choisy-le-Roi, d’un parapet de pont heurté par un automobiliste avait provoqué le déraillement d’un train et d’importants dégâts, avec des travaux estimés par Guillaume Pepy entre 5 et 10 millions d’euros. L’essentiel de ces travaux a donc été réalisé en urgence, ceci afin de permettre le plus vite possible la réouverture de la ligne dont les quatre voies avaient été endommagées. Depuis le début de l’année, si l’essentiel du trafic a repris, quatre missions sont supprimées par heure en pointe. Et le trafic ne devrait pas revenir à la normale avant huit semaines.
Ambitions ferroviaires chinoises en Malaisie
La presse de Malaisie vient de se faire l’écho des pourparlers que le chinois CNR Tangshan aurait engagés avec les autorités du pays en vue, d’une part, de construire une ligne sous-marine de type Maglev, inspirée du Transrapid de Shanghaï, entre Butterworth et George Town, sur l’île touristique de Penang, et, d’autre part, d’établir deux liaisons à grande vitesse : Kuala Lumpur – Johore Baharu, à la frontière avec Singapour, et Kuala Lumpur – Kuantan, sur la côte est du pays. Les analystes ont exprimé leur scepticisme quant à la plausibilité de la liaison Maglev mais jugent que les deux lignes à grande vitesse pourraient avoir leur place dans une stratégie de relance du rail que le gouvernement malaisien et plusieurs promoteurs privés semblent appeler de leurs vœux. Un projet de réseau express a d’ailleurs été récemment proposé par un groupe privé.
Contrat de maintenance Bombardier Talgo pour les AVE S-112 de la Renfe
Le consortium formé par Bombardier et Talgo, qui livre actuellement 30 trains à grande vitesse AVE S-112 à la Renfe, en assurera également la maintenance pendant 14 ans, dans le cadre d’un contrat chiffré à 641 millions d’euros. Sur ce total, 283 millions d’euros seront pour Bombardier, qui assurera la maintenance préventive et corrective des motrices de ces trains, ainsi que des systèmes d’alimentation électrique, de signalisation, de propulsion et auxiliaires. Ces tâches de maintenance seront effectuées dans les ateliers de la Renfe à partir de 2010, une fois le matériel S-112 homologué.
Le Suédois Transitio commande 11 rames Bombardier Contessa de plus
Le 23 décembre, près de 10 ans après l’ouverture du lien fixe de l’Öresund, Bombardier a reçu une nouvelle commande de 11 rames tricaisses Contessa, matériel interrégional conçu pour franchir ce lien fixe et desservir les réseaux suédois et danois. Chiffrée à un milliard de couronnes suédoises (environ 96 millions d’euros), cette tranche porte à 111 le nombre de rames Contessa commandées par les différents exploitants ou autorités organisatrices des deux côtés de l’Öresund, dont 90 sont livrées ou en service. La nouvelle commande a été passée par AB Transitio, entreprise publique suédoise d’achat de matériel roulant, pour le compte des autorités organisatrices de transport, ici les transports départementaux du Kronoberg, de Kalmar et du Halland (sud du pays). Si les équipements de propulsion sont toujours réalisés en Suède, à Västerås, la production des voitures est désormais assurée en Allemagne dans les usines de Hennigsdorf et Görlitz, tandis que les bogies sont fabriqués à Siegen.
Bombardier fournira 246 voitures de métro pour la ligne 12 de Shanghaï
Bombardier Transport et ses partenaires de coentreprise en Chine ont signé un contrat avec Shanghai Rail Transit Line 12 Development Co. Ltd, filiale de Shanghai Shentong Metro Group Co., pour 41 rames Movia de six voitures, soit 246 voitures au total, les pièces de rechange et la formation du personnel de l’exploitant. Le contrat total est chiffré à environ 1,99 milliard de RMB (203 millions d’euros) dont 941 millions de RMB (96 millions d’euros) pour Bombardier. Changchun Bombardier Railway Vehicles Company Ltd (CBRC) assemblera les voitures à Changchun (Chine), alors que le consortium regroupant Bombardier Transport Suède et Changzhou Railcar Propulsion Engineering R&D Center (CPC) sera responsable des équipements de propulsion, produits par Bombardier CPC Propulsion System Co. Ltd (BCP) à Changzhou (Chine) et à Västerås (Suède). Les livraisons doivent commencer 28 mois après le contrat et se terminer en 2014.
54 trains régionaux Siemens pour les JO de Sotchi
Le 30 décembre, Siemens a annoncé la notification d’un contrat de 580 millions d’euros avec les RZD pour 54 trains régionaux destinés à la desserte des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi. Sur le montant total, 410 millions d’euros correspondent aux 38 rames Desiro que Siemens doit assembler à Krefeld (Allemagne), alors que pour les 16 autres trains, qui devraient être partiellement assemblés en Russie, « un accord préliminaire a été signé ». Aptes à 160 km/h, les trains régionaux concernés par le contrat doivent être mis en service à l’automne 2013. Pour Siemens, ce nouveau marché russe tombe moins de deux semaines après la mise en service du train à grande vitesse Sapsan entre Moscou et Saint-Pétersbourg.
Une réponse d?ici à fin mars sur High Speed Two
Le rapport sur l’extension de la grande vitesse dans le nord de l’Angleterre et l’Ecosse, rédigé par le groupe de réflexion High Speed Two (HS2), a été remis fin décembre au gouvernement britannique, qui décidera d’ici fin mars de la suite à donner. Au cas où il l’accepte, le gouvernement le publiera en même temps qu’un livre blanc. Le tout sera suivi de l’ouverture d’une consultation publique à l’automne 2010. Selon l’AFP, le projet pourrait coûter quelque 60 milliards de livres (66 milliards d’euros) et viserait à transporter jusqu’à 20 000 personnes. Le tracé partirait d’une nouvelle gare londonienne. Les travaux pourraient commencer d’ici à 2017, et la ligne entrer en service en 2025.
Cohen évince Coppey du Syndicat mixte à Toulouse
Stéphane Coppey, le président du Syndicat mixte des transports toulousains, n?a eu d?autre choix que de démissionner après les reproches faits par Pierre Cohen, maire de Toulouse et président de l?agglomération C’est une reprise en main musclée que Pierre Cohen, maire de Toulouse et président de la jeune communauté urbaine du Grand Toulouse, vient d’appliquer aux transports en commun de l’agglomération toulousaine. Alors que le Grand Toulouse reconduit le doublement de sa participation financière à 80 millions d’euros dans le syndicat mixte des transports Tisséo-SMTC, Pierre Cohen en reprend aussi les rênes, laissées pendant deux ans au Vert Stéphane Coppey dans le cadre d’un accord PS-Verts pour les municipales 2008. La pilule est amère pour le président évincé, qui s’était de longue date très fortement investi dans les transports de l’agglomération, s’impliquant dans de nombreuses instances nationales et européennes (présidence de la commission financement-tarification du Gart et de Polis, vice-présidence d’Agir) et s’efforçant de faire avancer les transports avec le consensus plutôt que l’affrontement. Pierre Cohen et son équipe ne lui ont pas laissé le choix, avec une démission collective des 8 élus PS, PC et PRG de la communauté urbaine au SMTC. Resté seul représentant du Grand Toulouse au sein du SMTC avec une autre élue verte, Stéphane Coppey n’a eu qu’à tirer sa révérence, en bouclant le jour même de son éviction, le 21 décembre, une négociation difficile avec les syndicats, mettant fin à une grève du métro démarrée une semaine plus tôt. Une négociation « appuyée sur les bases des propositions faites par la direction de Tisséo dès le mardi 16 décembre », qui, selon le président sortant, « aurait pu aboutir plus rapidement, sans ingérence extérieure [de Pierre Cohen, ndlr]. Cet accord reconnaît la pénibilité et la technicité des métiers du métro, en s’alignant sur la convention collective nationale », a-t-il indiqué. Que reproche Pierre Cohen à Stéphane Coppey ? Dans un communiqué, le président du Grand Toulouse affirme que « le contexte de crise sociale et institutionnelle à Tisséo est caractérisé par l’impossibilité au sein du conseil syndical de mettre en œuvre une politique ambitieuse de développement des transports en commun pour l’agglomération ». En réalité, ce qui bloque tout le fonctionnement du syndicat est l’affrontement entre le Grand Toulouse et le Sicoval, soutenu par la troisième collectivité membre, le SITPRT, sur le prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège-Innopole. Cette énorme zone commerciale et tertiaire, au sud-est de l’agglomération, ne dispose d’aucune infrastructure de transports en commun et souffre de congestion automobile chronique. Le maire de Toulouse a refusé de lancer l’enquête publique sur le prolongement en métro vers Labège, arguant que le coût trop important obérerait le vaste plan de développement du tramway toulousain promis lors de sa campagne électorale. Cette décision a mis en fureur le Sicoval, qui multiplie depuis les tentatives d’obstruction : refus du vote du budget et des nouveaux projets d’infrastructures, campagne de communication grand public, attaque de Tisséo devant les tribunaux pour faux en écriture… Mais le coup de force du maire de Toulouse risque fort de ne rien régler au blocage des institutions, sauf à poursuivre en faisant cavalier seul. Selon Stéphane Coppey, « on passera d’un président qui a su conserver la confiance et le contact avec les collectivités, à un président qui a rompu ces contacts ». Le 14 décembre, le président de Tisséo arrivait avec une étude montrant que le prolongement de la ligne B du métro ou tout autre moyen de transport pour desservir Labège entraînerait un écart de 5 millions d’euros par an de contribution des collectivités… Décidé à ne pas se laisser faire, Stéphane Coppey a déposé un recours suspensif et sur le fond devant le tribunal administratif. Il dénonçait à la fin de la séance du Grand Toulouse qui a signé son éviction du SMTC « un débat qui n’est pas de savoir comment on fait un PDU avec quels moyens, mais qui prend le leadership et décide pour les autres ».
Catherine STERN
La LGV Sud-Est change son ballast
Le ballast de la LGV Sud-Est qui a supporté plus de 650 millions de tonnes depuis sa mise en service a vieilli. Pour rendre aux voies des caractéristiques géométriques compatibles avec la grande vitesse, le seul vrai remède consiste à le remplacer La LGV Sud-Est, la plus ancienne des lignes à grande vitesse, qui fêtera en 2011 les 30 ans de son premier tronçon, change peu à peu son ballast. Depuis l’ouverture, en 1981, de la partie sud, suivie deux ans après de la partie nord, les fréquences de passages des TGV, donc les tonnages, n’ont fait que s’intensifier. Selon les secteurs, les voies ont supporté entre 650 et 700 millions de tonnes ! De nombreux programmes de travaux ont déjà été menés sur cette ligne. A partir de 1996 et jusqu’en 2007, les appareils de voie d’origine à traverses bois ont été remplacés par des nouveaux, reposant sur des supports béton. Rien de particulier à signaler concernant le « plancher », essentiellement constitué de traverses béton bibloc de type VAX U41 avec des boulons tirefond, qui ne présentent pour l’instant aucun signe de fatigue, même si quelques-unes sont remplacées lors d’interventions ponctuelles. La caténaire, point le plus fragile du système TGV, a quant à elle été régénérée entre 2005 et 2008. Côté ballast, bien avant que les trafics actuels ne soient atteints, la SNCF avait constaté que certaines zones d’origine comportaient un matériau ne répondant pas aux rigoureux critères de qualité désormais exigés lors de la création de toute infrastructure nouvelle. Un « péché de jeunesse » en somme, puisqu’il s’agissait de la première ligne de ce type, qui a en quelque sorte servi de laboratoire et n’a donc pu autoriser aucun retour d’expérience. Comment se traduisent ces défauts ? Par une dégradation des caractéristiques géométriques du caillou, plus ou moins accentuée selon les secteurs. Les sondages et études ont en particulier révélé un phénomène d’attrition (une usure des angles vifs) réduisant sa granulométrie et entraînant donc une diminution de ses performances, pourtant indispensables pour assurer un maintien correct de la géométrie de la voie. Ces défauts de vieillissement accéléré ont eu de sérieuses conséquences. En premier lieu, une baisse de la qualité du nivellement dans ces zones, qui a nécessité d’augmenter de façon exponentielle le volume des opérations de maintenance, par ailleurs de plus en plus complexes à organiser à cause des plages-travaux toujours plus réduites. En second lieu, une dégradation du niveau de régularité des TGV. Et, au final, une hausse très significative des coûts d’entretien. Pour maintenir de façon durable une qualité de voie compatible avec la grande vitesse, mais aussi parer au vieillissement prématuré des traverses béton lié à la dégradation de leur tenue, le seul « remède » choc consiste donc à changer le ballast. Dès 1996 et jusqu’en 2003, hormis deux années d’interruption des grosses interventions liées à la mise en service de la ligne nouvelle Méditerranée en juin 2001, les zones comportant du ballast de qualité insuffisante, soit plus de 350 km de voie, ont été rénovées. En parallèle, d’autres tronçons totalisant quelque 370 km ont été traités entre 1990 et 2006 par des opérations de relevage. « Actuellement, l’ensemble de la ligne a fait l’objet d’une régénération de son ballast soit par renouvellement, soit par relevage de la voie. Pour la plupart d’entre eux, depuis 2001-2002, les tronçons déficients font l’objet d’interventions quasi annuelles de bourrage mécanique », explique Nicolas Milési, expert régénération LGV à RFF. Mais bien que très fréquentes, ces interventions ne permettent plus aujourd’hui de ramener de façon durable les caractéristiques géométriques sous les seuils imposés par les normes de maintenance. Conséquence, lorsque les valeurs atteignent ponctuellement certains seuils critiques, la vitesse des TGV est limitée. Une solution provisoire et, de plus, incompatible avec la régularité attendue des circulations commerciales… Il convenait donc à partir de 2008 de mettre en œuvre une autre politique de maintenance des rails et du ballast « au risque de se trouver confronté en 2015 à une situation insupportable pour maintenir les performances et le débit de la ligne », diagnostiquait le service Infra de la SNCF. « Nous avons engagé un plan pluriannuel sur la période 2009-2014 de régénération des rails et du ballast », explique Gérard Fèvre, chef de projet régénération des voies LGV à la direction SNCF de l’infrastructure. Approuvé par RFF, ce plan pour les rails concerne le traitement de l’ensemble des deux voies, soit 700 km, une moyenne de 100 km de voie par an représentant un budget de 45 millions d’euros. Même si quelques remplacements ont déjà eu lieu, la substitution des longs rails soudés (LRS) de profil UIC 60 posés en 1982 au nord et 1980 dans le secteur sud de la ligne démarrera vraiment à partir du printemps 2010. Il doit impérativement être effectué après le renouvellement du ballast pour éviter toute dégradation du rail neuf, le risque étant l’écrasement de cailloux, qui crée des empreintes sur le champignon et nécessite des rechargements de métal par soudure. Ce remplacement de LRS sera mené avec une méthode mécanisée et le nouveau train de substitution et de libération des rails appelé « BOA » développé par la société suisse Scheuchzer qui travaille avec TSO, mandataire de ce marché. Le changement du ballast confié au groupement Européenne de travaux ferroviaires-Colas Rail, qui représente un marché global de 120 millions d’euros, concerne un linéaire de 280 km réparti sur les deux voies entre les tronçons nord et sud, soit une moyenne de 40 km à l’année. L’un des impératifs prioritaires du calendrier consiste à traiter la zone au nord de Pasilly avant la mise en service de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône fin 2011 qui apportera son lot supplémentaire de circulations TGV. Démarrée le 14 septembre et achevée fin novembre, la première phase du chantier a permis de traiter 30 km de voies. La prochaine intervention lourde est programmée au cours du second semestre 2010. Elle concernera sur la voie 1 le renouvellement du ballast sur 27 km entre les PRS du Châtelet et de Vaumort. L’ensemble de ce programme concernant des zones ayant déjà fait l’objet d’un relevage de voie entre 1990 et 2000, il subsistera encore 127 km de voie non traités en renouvellement, correspondant à des zones relevées en 2004 et 2006. « Compte tenu des caractéristiques géométriques présentées par ces zones, il n’a pas été jugé opportun de les intégrer au programme pluriannuel », estime RFF. Pour l’instant du moins. Car si une évolution défavorable et rapide de la qualité du nivellement était constatée dans les cinq années à venir, ces zones seraient sûrement intégrées au projet pluriannuel, sans doute en fin de programme.
Michel BARBERON