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  • De Turin à Salerne à grande vitesse

    Avec l’inauguration, le 5 décembre, de deux nouvelles portions de ligne à grande vitesse entre Novare et Milan et entre Bologne et Florence, l’épine dorsale du réseau est achevée, soit un millier de kilomètres entre Turin et Salerne, construits en une quinzaine d’années. Silvio Berlusconi a salué « un système extraordinaire qui est aujourd’hui le numéro 1 mondial pour les trains à grande capacité et à grande vitesse ». Le chef du gouvernement italien a même proposé d’« être l’ambassadeur et le commis-voyageur des entreprises italiennes du secteur ferroviaire pour exporter ce savoir-faire dans de nombreux pays ». Il a en revanche omis de mentionner les retards et surcoûts des différents chantiers, qui ont fait exploser la facture. Le train à bord duquel il avait pris place a parcouru Turin – Milan en 55 minutes. Les tronçons seront ouverts à la circulation à partir du 13 décembre. Circulant à 300 km/h sur tout le parcours, les trains relieront désormais la capitale italienne Rome à la capitale économique Milan en trois heures, sans arrêt, concurrençant fortement le transport aérien.

  • Le Conseil constitutionnel valide la loi Araf

    Le Conseil constitutionnel a validé le jeudi 3 décembre, la loi relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires. Cette loi, adoptée le 3 novembre dernier avait fait l’objet d’un recours de députés socialistes. La RATP se félicite dans un communiqué de cette décision et Pierre Mongin, son PDG, remercie « le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau qui a présenté et soutenu ce texte décisif dans le nouveau contexte concurrentiel européen ». La loi Araf garantit à la RATP une transition de 15 ans pour le réseau bus, de 20 ans pour le réseau de tramway et de 30 ans pour le réseau métro et RER (période de transition valable aussi pour le Transilien de la SNCF). Elle confère à la RATP la propriété des infrastructures, jusque-là détenues par le Stif, qui reçoit la propriété des matériels roulants.

  • Egis Rail remporte deux contrats pour l?extension du tramway de Strasbourg

    Egis Rail vient de remporter avec ses partenaires Serue Ingénierie (mandataire) et le cabinet Alfred Peter, deux contrats pour les extensions à moyen et long terme du réseau tramway de Strasbourg. Ces contrats, présentant un potentiel de plus de 400 millions d’euros de travaux, vont permettre d’assurer l’ensemble des missions de création des extensions du réseau tramway pour les prochaines années (10 extensions au programme). Le montant de la maîtrise d’œuvre est de 23 millions de travaux (part Egis : 13 millions). Les trois premiers avant-projets devraient être lancés très rapidement : l’extension de la ligne D vers Kehl, en Allemagne, extension de la ligne A à Haute-Pierre, et extension de la ligne A vers Illkirch. Les mises en service des deux premières extensions sont respectivement prévues début 2014 et fin 2013.

  • Les CFF veulent des trains à deux niveaux pendulaires

    Le 3 décembre, les CFF ont publié les spécifications et les options d’équipement de leur future commande de 59 trains à deux niveaux destinés au trafic grandes lignes à partir de 2013. Chiffré à environ 2 milliards de francs suisses (1,3 milliard d’euro), ce nouveau matériel apte à rouler en Suisse, en Allemagne et en Autriche se caractérisera entre autres par un système de surveillance vidéo, un équipement WiFi, une optimisation de la réception téléphonique, des prises de courant, des écrans d’information, une protection contre les changements de pression en tunnel et une priorité à la capacité en places assises. Si la classe Premium et les compartiments business ne sont pas reconduits, un compartiment famille sera en revanche aménagé. Mais surtout, « les CFF se sont prononcés en faveur de l’introduction d’une compensation du dévers », c’est-à-dire de la pendulation : une première pour un matériel deux niveaux ! La décision définitive d’attribution de ce marché, dont l’appel d’offres a été lancé le 20 avril dernier, tombera probablement en été 2010.

  • Un quatrième contrat pour les DSB en Suède

    Ce seront les DSB (chemins de fer de l’Etat danois) qui exploiteront les trains régionaux Krösatågen dans le nord de la province du Småland à partir de décembre 2010. Assuré pour le compte de l’autorité organisatrice Jönköpings Länstrafik AB, cet ensemble de dessertes par autorail est le quatrième réseau remporté en Suède dans le cadre d’un appel d’offres, après les trains de banlieue Roslagståg (nord de Stockholm), les trains de l’Øresund (entre la Danemark et le sud de la Suède) et le réseau régional Tåg i Väst (sud-ouest de la Suède) – ces deux derniers en association avec le britannique First. Dans un an, « un tiers du trafic assuré par les DSB se situera en Suède » et « un client sur quatre des DSB sera suédois », selon l’entreprise historique danoise. La longueur totale de lignes exploitée en Suède par les DSB excédera alors les 2 000 km, soit plus que le réseau ferré danois ! Ce nouveau marché de 2,1 millions de trains-km par an (équivalent à 75 % de l’offre TER en Poitou-Charentes) portera le trafic assuré en Suède par les DSB en Suède à 20 millions de trains-km (équivalent à 12,5 % de l’offre TER en France).

  • Thales modernise la signalisation entre Ronda et Gaucín

    Le 3 décembre, Thales a annoncé avoir gagné l’appel d’offres pour la modernisation et l’optimisation du système de signalisation et de contrôle des circulations de trains sur le tronçon Ronda – Gaucín (50 km) de la voie unique Bobadilla – Algésiras, dans le sud de l’Espagne. Chiffré à 19,7 millions d’euros, ce contrat avec le gestionnaire d’infrastructure espagnol Adif vise à remplacer les technologies mécaniques existantes par un système d’enclenchements électroniques dans les sept gares du tronçon afin d’améliorer la capacité, ainsi que la vitesse des trains et la fiabilité. Le projet inclut également la mise en œuvre d’un système de cantonnement automatique, une commande centralisée au niveau de la gare de Ronda et l’installation de compteurs d’essieux électroniques. Des travaux connexes concerneront 12 passages à niveau à moderniser, les systèmes d’alimentation et de communication, ainsi que de nouveaux bâtiments techniques pour la protection de l’équipement.

  • Un attentat contre le Moscou – Saint-Pétersbourg tue 39 personnes

    Trente-neuf voyageurs ont été tués et 63 autres blessés dans le déraillement de 4 voitures du Nevski-Express, survenu le 27 novembre dans la région de Tver. Lancé en 2001, le train rapide (200 km/h) et luxueux le plus fréquenté du réseau ferré russe, qui assure la liaison entre Moscou et Saint-Pétersbourg, transportait près de 660 personnes. Le parquet russe a annoncé avoir retrouvé les restes d’un engin explosif sur les lieux du déraillement, qui aurait creusé un cratère de 1,5 m de diamètre, confirmant ainsi les premières déclarations du président des RZD, Vladimir Yakounine, qui avait rapidement expliqué : « Il y a des éléments objectifs qui laissent à penser qu’un engin explosif est l’une des principales explications. » Le 2 décembre, le groupe islamiste caucasien du chef rebelle tchétchène Dokou Oumarov a revendiqué l’attentat, l’un des plus meurtriers des cinq dernières années en Russie (hors Caucase). Un événement survenu quelques semaines seulement avant la mise en service prévue du premier Sapsan, le train de Siemens, qui atteindra 250 km/h et permettra de relier les deux villes en 3 heures 45 au lieu de 4 heures 30.

  • Protocole de financement signé pour le contournement de Nîmes et de Montpellier

    Le 2 décembre, l’Etat, le conseil régional Languedoc-Roussillon, le conseil général du Gard, Montpellier Agglomération, Nîmes Métropole et RFF ont signé l’accord de financement qui lance le grand chantier du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier. Ce projet de 80 km, inscrit au plan de relance et dont le coût s’élève à 1,6 milliard d’euros, est la première phase de la réalisation de la LGV mixte entre Nîmes et Perpignan. Il s’inscrit par ailleurs dans le cadre du développement du corridor « D » (Valence – Lyon – Turin – Budapest) pour le fret européen et doit permettre de réduire notablement le transit des trains de fret en centre-ville. Enfin, il permettra de libérer des sillons sur la ligne actuelle, donc d’augmenter le nombre de TER. En complément, les études pour la réouverture aux voyageurs de la ligne de la rive droite du Rhône sont lancées. Prochaine étape, le 18 décembre, RFF lancera la consultation auprès des trois entreprises ayant soumissionné au contrat de PPP (Bouygues TP, Vinci et Eiffage).

  • Deux gros marchés pour Parkeon

    Coup sur coup, le leader des systèmes de billettique et de paiement pour le stationnement et le transport, Parkeon, a remporté deux importants contrats. Le premier, en Algérie, pour la réalisation et la mise en œuvre du système billettique du futur tramway de Constantine, en sous-traitance d’Alstom Transport. La ligne de 8 km et 11 stations doit voir le jour fin 2010. Les prestations de Parkeon incluent les études, le développement des logiciels, la fabrication des équipements, leur installation et mise en service (300 valideurs magnétiques seront embarqués à bord des trams). Le second contrat a été signé en Australie, où Parkeon ouvre d’ailleurs une nouvelle filiale qui se chargera de mettre en place le nouveau système billettique des bus de Canberra, basé sur la technologie des cartes sans contact, avec la fonctionnalité « Tag-on, Tag-off » déjà déployée avec succès à Perth et qui permet un contrôle des passagers en entrée et en sortie.

  • Railteam confiant dans l?avenir

    Deux ans et demi après sa création, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour Railteam, la « première alliance ferroviaire ». Réunis à Bruxelles quelques jours avant la conférence de Copenhague sur le changement climatique, les responsables des sept entreprises ferroviaires concernées veulent plus que jamais se positionner comme une réelle alternative à l’aérien et à la route. Avec un réseau de lignes à grande vitesse qui devrait plus que doubler d’ici 2020, la moitié des liaisons aériennes en Europe seront effectuées plus rapidement par le train que par l’avion. Selon une étude, le nombre de voyages sur le réseau Railteam pourrait augmenter d’au moins 50 % d’ici 2020, pour atteindre les 68 millions de voyages par an, contre 45 millions en 2007. Et même atteindre 75 millions de voyages annuels une fois l’offre optimisée.