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  • Le TGV Paris ? Berne n?est pas rentable

    La liaison TGV entre Berne et Paris n’est pas rentable, a rappelé le conseiller fédéral suisse, Moritz Leuenberger le 8 juin, devant le Conseil national. Il répondait à une question de Franziska Teuscher (Verts/BE) s’inquiétant de la raréfaction des TGV entre Berne, Neuchâtel, Dijon et Paris. A partir de décembre 2009 en effet, TGV Lyria ne proposera plus qu’un seul aller-retour. Le nombre de voyageurs entre Berne et Paris ne cesse de chuter, et l’érosion s’est accélérée depuis la mise en service de la ligne TGV Bâle – Paris, il y a deux ans. En 2008, la fréquentation accusait ainsi une baisse de 5 %, a rappelé Moritz Leuenberger. Or la Confédération helvétique a fixé des objectifs de rentabilité à l’exploitant (détenu pour un tiers par les CFF et pour deux tiers par la SNCF). Pour rejoindre Paris, les Bernois auront toujours la possibilité de passer par Bâle, la ligne comptant quatre liaisons par jour.

  • Contrat de maintenance pour Thales à Oslo

    Oslo KTP, l’opérateur de transport public de la capitale norvégienne, a signé avec Thales un contrat de cinq ans pour la maintenance de ses équipements : systèmes, dépôts, réparations, logistique, gestion, aide administrative, maintenance logicielle et services de pièces détachées. Cet accord fait suite au contrat de maintenance conclu en novembre 2008 avec la chambre de compensation des transports Oslo IO. Oslo KTP avait déjà fait appel à Thales pour la mise en place d’un système sécurisé et multimodal de télébillettique reposant sur une technologie de carte sans contact pour tous les modes de transports des comtés d’Oslo et d’Akershus.

  • Govia rempile sur Southern

    Govia (Keolis et Go-Ahead) a été reconduit dans l’exploitation de la franchise ferroviaire du sud londonien Southern (120 millions de voyageurs par an, 4 000 salariés et une flotte de 300 trains) pour une durée 5 ans et 10 mois (renouvelable 2 ans) à compter de septembre 2009. C’est la capacité de Govia à travailler avec le DFT dans une période qui s’annonce particulièrement chargée en travaux (chantier de Thameslink, allongement des quais et des trains, impact de l’extension de la franchise de East London) qui aurait fait la différence. La future franchise représente un chiffre d’affaires cumulé de 4 milliards d’euros sur la durée du contrat avec, pour la première fois, non pas une subvention mais le versement d’un premium. Optimiste en temps de crise ? « Contrairement à Southeastern, Southern a été modérément affectée par la crise. Nous avons cependant tenu compte du nouveau contexte en établissant notre offre », répond Patrick Jeantet, directeur général délégué international de Keolis.

  • La contre-expertise avalise le diagnostic de la direction

    Très attendue, la contre-expertise commandée par les syndicats a été présentée le 10 juin en commission économique du CCE de la SNCF. Elle fait globalement la même analyse que l’audit réalisé à la demande de Pierre Blayau sur la pertinence économique des différentes activités du fret et présenté un mois plus tôt en CCE. Le patron de la branche Transport & Logistique n’en a encore tiré officiellement aucune conclusion. Juin et juillet seront consacrés à « une phase de diagnostic partagé ». Les annonces sont attendues en septembre, selon les syndicats.

  • Présentation de la première rame automatisée de la ligne 1 du métro

    Pour l’automatisation de la ligne 1 du métro parisien, le chantier est en cours : la première rame sans conducteur sera présentée, en avant-première, dans la nuit du 12 au 13 juin à Paris. Dans les stations, les portes palières commencent à faire leur apparition sur les quais. Bérault est équipée, Pont de Neuilly le sera début juillet. Ce modèle, le groupe RATP, précurseur, compte bien le réussir et ensuite l’exporter. Les pistes sont multiples : Bruxelles, Amsterdam, Barcelone, Madrid, les principales villes américaines… Car si le métro automatique a aujourd’hui fait ses preuves, le nouveau défi, c’est de réussir à automatiser sans arrêter l’exploitation d’une ligne existante. L’introduction dans le trafic du premier train automatique est prévue entre octobre et la fin 2010, la ligne 1 devant être entièrement équipée avant l’été 2012.

  • Concertation sur le projet tram-train Massy ? Evry

    La concertation sur le projet de tram-train entre Massy et Evry (Essonne), qui a débuté le lundi 25 mai 2009, se déroulera jusqu’au 3 juillet 2009 sous l’égide d’une personnalité indépendante, Catherine Vourc’h, garante nommée par la Commission nationale du débat public (CNDP). La concertation va permettre de recueillir les avis sur le projet qui doit relier, en 32 minutes et une vingtaine de kilomètres, deux secteurs stratégiques franciliens : Massy-Palaiseau et Evry-Courcouronnes. Environ 30 000 voyageurs sont attendus quotidiennement sur le tram-train qui comportera 14 stations et traversera 13 communes. Le début des travaux est prévu en 2012, pour une mise en service à l’horizon 2017.

  • La suite rapide engagée pour six mois en Lorraine

    Depuis le 25 mai, l’un des deux trains travaux de « suites rapides » existant en France renouvelle les voies ferrées de Lorraine pour une durée de six mois. Cette usine sur rails permet la remise à neuf de l’ensemble des constituants de la voie au rythme d’environ 1 000 m par jour. Elle réalisera successivement quatre des plus importants chantiers de modernisation du réseau entrepris par Réseau ferré de France en Lorraine en 2009 :
    – De Longuyon à Conflans-Jarny, du 25 mai au 10 juillet ;
    – De Conflans-Jarny à Hagondange, du 15 juillet au 29 août ;
    – De Hagondange à Thionville, du 31 août au 25 septembre ;
    – De Lunéville à Igney-Avricourt, du 28 septembre au 20 novembre.

  • Systra retenu pour le tramway de Besançon

    L’agglomération de Besançon a choisi Systra pour la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage technique, en vue de la réalisation de sa première ligne de tramway. Ce contrat de 2,7 millions d’euros prévoit que la société d’ingénierie assistera la collectivité, des études préliminaires jusqu’aux essais du matériel roulant. La ligne de 14 km traversera la ville d’est en ouest, en passant par le centre-ville et en desservant la gare Viotte (29 stations).

  • Christian Estrosi : « Il serait ?logique? que la LGV Paca passe par Marseille »

    Un mois avant la décision qui doit être annoncée par le gouvernement et tout en se défendant de se prononcer en faveur de l’un des deux principaux tracés en compétition pour la LGV Paca qui doit mettre Nice à 4 heures de Paris, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, n’a pas pu tenir sa langue. Le 29 mai, il a estimé qu’il y avait « une logique à ce que Nice et Marseille soient à cinquante minutes » l’une de l’autre. « Ce qui compte, c’est que Nice se trouve au cœur d’un réseau européen », a-t-il ajouté. Pas certain en revanche que la ligne passe par Toulon. Un nouveau tracé qui la contourne aurait été étudié. Pour mémoire, deux scénarios étaient en lice, celui des métropoles passant par Marseille et Toulon à 11,4 milliards d’euros, l’autre au nord, par le pays d’Aix (8 milliards). Pendant ce temps, le médiateur Yves Cousquer achève d’ultimes consultations pour rendre son rapport le 15 juin.

  • Siemens concurrencera Alstom en Russie

    Non, le marché russe ne sera pas un monopole pour Alstom-TMH ! Sous l’oeil bienveillant des chemins de fer russes, qui n’ont pas intérêt a n’avoir qu’un seul prestataire, le constructeur Allemand Siemens vient de fonder une joint-venture avec un constructeur russe : OJSC Sinara. L’objectif est de produire 100 locomotives par an pour le marché local. Siemens espère ainsi profiter du vaste plan d’investissement des chemins de fer russes, qui projettent d’acquérir 23 000 nouvelles locomotives d’ici 2020. Bien qu’aucun constructeur russe ne semble en mesure de répondre aux exigences d’efficacité énergétique voulues par le patron des RZD Vladimir Iakounine, Siemens a préféré ne pas se lancer seul à l’assaut de ce gigantesque marché : Sinara possède déjà une autorisation de circulation en Russie, ce qui aurait motivé la JV. Les premières locomotives produites par les deux partenaires devraient sortir des usines de Sinara, à proximité de Iekaterinbourg, dès 2010.