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Renouvellement des voies au Sud de Lyon
RFF et la SNCF ont lancé au sud de Lyon un chantier de renouvellement des voies qui s’achevera en avril prochain « C’est l’une des deux opérations les plus importantes en France (avec l’Alsace) en 2009 » assure Philippe De Mester, directeur régional Rhône-Alpes Auvergne de RFF. Le chantier mobilise ainsi une suite rapide, 300 agents SNCF, autant d’employés de sociétés extérieures, et un investissement de 33 millions d’euros.
Le premier renouvellement de voies concerne la ligne Lyon-Vallée du Rhône entre Saint-Fons et Chasse sur 13 kilomètres où circulent 104 trains quotidiens. La fréquentation (12 000 voyageurs/jour) a augmenté de 10 % sur Lyon-Avignon et de 15 % sur Lyon-Vienne en 2008. Le deuxième chantier a lieu sur la ligne Lyon – Saint-Etienne (110 trains par jour), la première ligne TER de Rhône-Alpes avec 14 000 voyageurs, une fréquentation en hausse de 6,5 % en 2008. Au total, 50,5 kilomètres de rails, 38 000 traverses béton et 41 500 tonnes de ballast vont être posés pour moderniser les voies actuelles qui datent de 1971.
Les travaux ont évidemment un impact sur la circulation des trains. Pendant la première phase du chantier, sept trains allers-retours sont supprimés entre Lyon et Vienne et remplacés par des autocars. Au plus fort des travaux, une partie des trains sont détournés par la rive droite du Rhône, des dessertes de gares sont supprimées ainsi que dix-huit trains, remplacés par des autocars. Mêmes conséquences sur la ligne Lyon – Saint-Etienne : pendant les travaux lourds, les ralentissements en journée entraînent la suppression de trains (26 au total), remplacés par des autocars, celle d’un train TGV le soir et des modifications de correspondances. Pour réduire les désagréments, la SNCF a mis en place « un plan d’information inédit et exceptionnel » selon Jean-Christophe Archambault , directeur Rhône-Alpes SNCF. L’entreprise a activé tous ses canaux d’information à destination des clients (affichage, annonces sonores, Allo TER, tractage, SMS pour les abonnés, etc), ainsi qu’une vingtaine de « gilets rouges » aux heures de pointe à certaines périodes. En interne, le management SNCF assure un dispositif de veille au jour le jour et a notamment mis en place avec Effia une régie autocars 24/24 heures permettant de disposer de cars afin de parer à toute éventualité.
Claude FERRERO
Une conciergerie en gare de Bordeaux
Une conciergerie ouvrira ses portes à la gare Saint-Jean dans la dernière semaine du mois de mars Sur le quai n° 1 un mur de planches, en guise de rideau rouge, masque une partie de l’aile sud. Derrière, les entreprises s’activent à installer le décor afin que tout soit prêt le moment venu. Fin mars les trois coups retentiront pour laisser apparaître, sur une scène de 285 m2… une conciergerie. Une première en France dans l’histoire des gares.
Dans ce nouvel espace vont être regroupés en effet plusieurs services aux voyageurs. A l’accueil et la prise en charge de tous types de handicaps s’ajouteront les consignes avec les inévitables portiques et scanner, les objets trouvés, les sanitaires, le portage de bagages. Le tout avec présence humaine, vidéosurveillance et climatisation.
Ce pôle multiservices, géré par Effia, n’est pas tout à fait une nouveauté. Le terme s’inspire en fait des conciergeries des grands hôtels parisiens. « Ce qui est une première, c’est l’appellation, observe Anne-Laure Techene, chargée d’opérations à l’unité décentralisée sud-ouest de la direction des gares et de l’Escale. C’est un concept qui de toute manière tend à se développer. Cette panoplie de services, on le retrouve dans certaines grandes gares. A Bordeaux tout est rassemblé en un même lieu, ce qui facilitera d’autant la vie de la clientèle. »
Pour la SNCF, l’offre de la conciergerie peut évoluer, en fonction de la demande des voyageurs, par exemple l’ouverture d’un point relais de retrait de colis.
Elle sera reliée au futur couloir de liaison, pour une meilleure gestion des flux. Car cette prochaine ouverture marque aussi le début d’une longue suite de travaux visant à réaménager le bâtiment voyageurs (voir encadré).
Pour installer le nouvel espace, les cloisons des pièces ont été démolies et le sol entièrement refait. « On fait le maximum pour rénover les parties historiques de la gare, pas seulement ici même, tout en conservant leur cachet », note Anne-Laure Techene. Ainsi pour les portes monumentales ouvrant sur le quai n° 1 et la cour, lesquelles font l’objet de toutes les attentions. Les moulures sont conservées et les portes apparaîtront revêtues de la couleur ébène, choisie après avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Leur sens d’ouverture sera modifié pour raison de sécurité. Une étude a même été conduite afin que les menuiseries et un pilier soient reconstitués dans leur forme originelle. Les bronzes retrouveront leur couleur d’origine. Quant aux murs, ils seront recouverts de boiseries. L’entreprise mandataire GTM est chargée de ces travaux.
François-Xavier POINT
Midi-Pyrénées découvre la carte sans contact
La carte Pastel a été officiellement lancée le 23 février. Cette carte sans contact permet de charger les abonnements de plusieurs réseaux La région Midi-Pyrénées, le département de Haute-Garonne et le syndicat mixte des transports urbains de l’agglomération toulousaine Tisséo-SMTC, premiers signataires de la charte d’interopérabilité en 2004, ont attendu ce moment pendant presque cinq ans. Le 23 février, leurs présidents ont lancé officiellement la carte Pastel, une carte sans contact permettant de charger les abonnements de plusieurs réseaux. Martin Malvy, président de la région, s’est félicité que tous les obstacles techniques aient pu être surmontés. Pour Stéphane Coppey, président de Tisséo-SMTC dont les usagers ont quelques mois d’avance avec la carte sans contact, c’est une « révolution » qui annonce « un nouvel âge d’or des transports en fédérant toutes les autorités organisatrices autour d’un projet commun ».
Cette carte à puce permet pour l’instant aux abonnés du train (actifs, élèves-étudiants-apprentis et bientôt demandeurs d’emploi) de charger sur un même support leurs abonnements au TER et aux transports urbains à Toulouse.
Les lignes Toulouse – Muret, Toulouse – La Tour de Carol, Toulouse – Auch et Toulouse – Luchon – Pau sont les premières à bénéficier des valideurs sans contact dans leurs gares et de guichets Pastel à Toulouse et Foix. Dès juin 2009, les cars de Haute-Garonne du réseau Arc-en-Ciel seront équipés à leur tour et d’ici la fin 2009, les usagers des transports en commun des agglomérations hors Toulouse (Rodez, Albi, Castres-Mazamet, Tarbes…) ainsi que des départements du Gers, des Hautes-Pyrénées et du Lot, pourront utiliser la carte Pastel. Des guichets ouvriront dans les gares d’Albi, Rodez et Montauban en juin, de Cahors en décembre. En juin 2010, la carte sera étendue aux tarifs région-SNCF Midi-Pyrénées Etudiant et Midi-Pyrénées Loisirs.
L’investissement pour la région est de 3,8 millions d’euros sur trois ans (2007-2010), pour un fonctionnement annuel d’un million d’euros. Le département de la Haute-Garonne a investi 1,3 million d’euros et Tisséo 15 millions d’euros sur tout le périmètre des transports urbains. C’est Effia qui a assuré l’assistance à la maîtrise d’ouvrage. 7 guichets et 216 valideurs ACS ont été ou seront mis en place par la SNCF. 450 personnes seront formées au nouveau système, notamment des contrôleurs équipés de nouveaux outils de contrôle.
« Ce nouveau système billettique fiabilisera les comptages de fréquentation et de recettes et facilitera le calcul automatique des transferts et compensations de recettes entre autorités organisatrices », a souligné Pierre Izard, le président du conseil général de Haute-Garonne. Les accords sur les tarifications d’abonnements et titres combinés entre autorités organisatrices devraient quant à eux être finalisés d’ici l’été.
« On passera progressivement de la notion de support unique à la notion de geste unique, avec un seul guichet pour acheter les différents abonnements, puis à celle de contrat unique qui permettra d’obtenir des avantages tarifaires », a expliqué Stéphane Coppey. L’étape suivante pourrait être d’offrir de nouveaux services sur cette carte, comme la location de vélos et l’accès aux parkings. Par contre, les non-abonnés devront rester aux titres papier non-combinés.
Catherine STERN
V/Line Passenger commande 32 voitures inox pour rames diesel à Bombardier
Le 25 février, Bombardier Transport a annoncé avoir obtenu un contrat du gouvernement de l’Etat australien de Victoria pour la livraison, en 2010-2011, de 32 voitures supplémentaires destinées à des rames diesel VLocity bi et tricaisse. Chiffrée à 148 millions de dollars australiens (environ 75 millions d’euros), cette commande porte à 134 le parc des voitures VLocity de V/Line Passenger, exploitées en rames bi ou tricaisse depuis 2005 entre Melbourne et les grands centres régionaux de l’Etat de Victoria. Aptes à 160 km/h, ces voitures inox tout confort (qui peuvent accueillir bicyclettes et planches de surf dans leurs compartiments bagages) sont fabriquées par l’usine Bombardier australienne de Dandenong avec « 70 % de contenu local ».
Systra chargé des études d’une ligne ferroviaire à Oman
Selon l’agence d’informations économiques Zawya, Systra a été chargé par la direction de la planification urbaine d’Oman (Supreme Committee for Town Planning) des études préliminaires de la ligne ferroviaire Mascate – Sohar. Cette ligne de 230 km, première phase des projets ferroviaires du pays, doit relier la capitale du sultanat à la cité portuaire. Elle s’inscrit dans le cadre du projet de réseau GCC (Gulf Cooperation Council). L’étude de Systra, qui doit durer quatre mois, devra proposer la localisation des gares sur le parcours. Oman devrait lancer en mai l’appel d’offres pour le design de la ligne, puis choisir un consultant pour la deuxième phase allant le long de la côte de Mascate à la ville de Duqm, distantes de 560 km.
Le projet Québec – Windsor relancé
Les gouvernements du Québec, de l’Ontario et du Canada viennent d’attribuer un contrat de 3 millions de dollars pour la mise à jour des études de faisabilité de la liaison rapide entre Québec et Windsor (1 150 km) réalisées dans les années 90. Le consortium EcoTrain a un an pour déterminer les coûts et les retombées économiques du projet, les options de tracés, les impacts environnementaux et sociaux. Selon l’Ontario, cette construction est un moyen de créer des emplois et de réduire les gaz à effet de serre. Le premier ministre de cet Etat, Dalton McGuinty, a déclaré que son homologue québécois, Jean Charest, était lui aussi favorable au projet, mais que le Premier ministre canadien, Stephen Harper, se montrait plutôt tiède. Or, sans partenariat avec Ottawa, un tel projet peut difficilement voir le jour. Trois millions de personnes empruntent annuellement l’axe ferroviaire Québec – Windsor, corridor où résident 60 % de la population canadienne.
Appel d’offres pour les études du métro d’Abou Dhabi
Abou Dhabi a lancé le 18 février un appel d’offres international pour les études du futur métro des Emirats. Les candidats devront remettre leurs offres d’ici le 13 avril. Le consultant retenu devra réaliser l’étude de faisabilité et le design préliminaire du métro. Les Emirats veulent développer un système de transport de haut niveau incluant, en plus d’un réseau de métro de 131 km, autobus et tramways. Par ailleurs, une ligne à grande vitesse devra relier la capitale fédérale aux autres monarchies. L’ensemble des projets s’inscrivent dans le schéma directeur des transports.
Systra remporte les études de la LGV Pune – Mumbai ? Ahmedabad
Les études de préfaisabilité de la première LGV indienne ont été confiées à Systra. A la vitesse maximale de 350 km/h, le train devra relier Pune à Mumbai (93 km) en 25 minutes contre trois heures aujourd’hui, et Mumbai à Ahmedabad (440 km) en moins de deux heures contre sept heures. D’ici six mois, Systra devra notamment étudier deux hypothèses : construction en viaduc ou en tunnel. Le contrat se monte à 150 millions de roupies (2,35 millions d’euros). Les chemins de fer indiens vont faire réaliser des études de préfaisabilité sur six corridors à grande vitesse : Pune – Mumbai – Ahmedabad, Delhi – Patna, Delhi – Chandigarh – Amritsar, Hyderabad – Dornakal – Vijayawada – Chennai, Chennai – Bangalore – Coimbatore – Ernakulam, et Howrah – Haldia. Le coût de construction de LGV en viaduc est estimé à 500 millions de roupies (7,85 millions d’euros) du kilomètre.
Premier trajet pour le Desiro du Bangkok Airport Express
A bord du premier train Desiro UK de Siemens qui a circulé le 12 février sur la nouvelle ligne Bangkok Airport Express, le ministre des Transports thaïlandais, Sophon Zarum, et le président de la compagnie des chemins de fer de l’Etat (SRT), Youtdana Tupcharoen. Après les nombreux essais d’intégration de systèmes, ce train direct, circulant à 160 km/h, mettra cette année l’aéroport Suvarnabhumi à 15 minutes de Bangkok, grâce à une ligne de 28,5 km rejoignant le Sky Train. Ici, la rame des officiels sortant de la station Lat Krabang.
Arrivée du premier métro Bombardier à Delhi
La première rame de métro Movia de Bombardier commandée par Delhi Metro Rail Corporation est arrivée le 26 février dans la capitale indienne. Elle a été fabriquée dans un délai très serré de 18 mois et transportée d’Allemagne en Inde à bord d’un avion Antonov. Cette rame débutera ses essais sur voie en mars, son entrée en service étant prévue en juin. Les 36 premières voitures pour la DMRC seront fabriquées à Görlitz, les 388 autres à Savli, en Inde, où Bombardier a récemment inauguré des installations.