Blog

  • Les trains à hydrogène et à batteries à l’honneur au salon InnoTrans

    Les trains à hydrogène et à batteries à l’honneur au salon InnoTrans

    L’actualité internationale s’invite plus que jamais au salon Innotrans. Tout en restant essentiellement une exposition mondiale des techniques les plus avancées dans les transports ferroviaires et les transports urbains, avec une timide présentation de bus en extérieur, l’événement qui se tient normalement tous les deux ans à Berlin n’est pas à l’abri des évènements.

    À commencer par le Covid, qui a provoqué le report, puis l’annulation de l’édition 2020. L’accent a été mis dans tous les discours inauguraux sur le plaisir de revoir « en vrai » les visiteurs affluer vers le stands, parmi lesquels on a parfois pu voir des emplacements libres. En extérieur aussi, sur les voies ferrées qui font du parc des expositions de Berlin un lieu privilégié pour présenter du matériel roulant, ce dernier avait par endroits l’air moins serré qu’habituellement.

    Un autre sujet était incontournable dans les discours inauguraux : la guerre en Ukraine, dont le PDG du réseau ferré, Oleksandr Kamychin, a été invité à prendre la parole lors de l’ouverture de l’événement, avant de rencontrer Richard Lutz, son confrère de la DB.

    Enfin, s’il est connu depuis toujours comme un champion de la lutte contre la pollution et de la sobriété énergétique, le mode ferroviaire prend un intérêt tout particulier lorsque l’énergie devient chère… même si l’on ne peut pas tout électrifier. Toujours est-il qu’alors qu’Alstom vient de battre un record d’autonomie avec son iLint, Stadler (présent en force, dans presque toute la gamme de matériel roulant) et Siemens mettent autant à l’honneur leurs automotrices à hydrogène qu’à batteries : à chaque cas la solution la plus pertinente !

    Une autre innovation a fait son apparition, peut-être même plus vite que prévu : l’attelage automatique numérique (DAC), déjà monté sur certains des wagons exposés ! Plus généralement, la preuve est apportée à Berlin que le fret ferroviaire innove toujours…

    « Ce sera une belle édition d’InnoTrans », a prédit dès le premier jour Didier Boulogne, DG Délégué à l’export chez Business France, dont le Pavillon France, constitué de deux espaces, présente le meilleur des PME et ETI du secteur ferroviaire français. Le Pavillon France figure d’ailleurs en tête du programme de la visite de Clément Beaune, le ministre des Transports, au parc des expositions de Berlin…

  • Le marché ferroviaire français vu par Trenitalia

    Le marché ferroviaire français vu par Trenitalia

    Roberto Rinaudo était l’invité le 6 juillet du le Club VRT. Le président de Trenitalia France a consacré sa carrière au ferroviaire, touchant un peu à tous les métiers : fret, finances, Intercités, grande vitesse… Aujourd’hui, il participe à l’ouverture à la concurrence en France. Devant les membres du Club, il a évoqué sa stratégie et ses ambitions sur le marché ferroviaire français.

    Depuis le lancement, le 18 décembre, des premiers allers-retours entre Paris et Milan via Lyon, assurés par des rames à grande vitesse Frecciarossa, Trenitalia France a reçu beaucoup de commentaires flatteurs. Son président estime à près de 350 000 le nombre de voyageurs transportés sur les six premiers mois. Le taux de remplissage atteint en moyenne 93 % sur les destinations internationales Paris – Milan. Et environ 50 % sur les navettes entre Paris et Lyon, mais ce taux est à regarder avec précaution, estime Roberto Rinaudo, en raison de la nouveauté de l’offre : la première navette a seulement été lancée le 5 avril, puis deux autres ont suivi le 1er juin. La société propose donc désormais cinq allers-retours quotidiens (dont deux vont jusqu’à Milan), ce qui « représente 20 % de l’offre de l’opérateur historique sur l’axe Paris – Lyon », souligne le dirigeant italien.

    20 % du marché

    « Nous recevons déjà beaucoup d’appréciations positives de la part de nos clients via nos agents et via les réseaux sociaux » , assure-t-il. « Nos précédentes expériences nous ont permis de bien connaître le marché et les exigences des voyageurs français et de leur proposer un service de qualité, différent de ce que nous proposons en Italie, mais avec une âme italienne. Les lignes à grande vitesse de Trenitalia combinent une offre à haute qualité de service et une tarification basée sur la simplicité, la transparence et la visibilité », détaille Roberto Rinaudo.

    Les clients de Trenitalia voyagent à bord de rames Frecciarossa, (flèche rouge) dotées de trois classes. Executive correspond à la classe business dans l’aérien, avec de larges fauteuils en cuir, inclinables et pouvant pivoter pour suivre le sens de la marche. A bord, le personnel propose de la restauration en illimitée.

    La classe business est l’équivalent de la 1re classe, avec un design italien, une collation et le wifi. Des salons de réunions avec grand écran peuvent également être réservés pour optimiser les temps de déplacement des voyageurs d’affaires.

    Ceux qui souhaitent bénéficier de la grande vitesse à petit prix, peuvent opter pour la classe standard, où, comme les voyageurs de la classe Executive, ils peuvent choisir entre une ambiance Silenzio, pour être au calme, ou Allegro. « Les Français apprécient davantage la tranquillité par rapport aux Italiens », remarque Roberto Rinaudo, qui en a tenu compte en doublant les voitures calmes.

     

     » NOS CINQ ALLERS-RETOURS QUOTIDIENS (DONT DEUX VONT JUSQU’À MILAN) REPRÉSENTENT 20% DE L’OFFRE DE L’OPÉRATEUR SUR L’AXE PARIS – LYON « 

    « Nous ne cherchons pas à nous lancer dans une guerre commerciale avec la SNCF, mais à proposer une offre différente et complémentaire. Notre objectif est de faire grandir le marché du ferroviaire, car nous sommes persuadés qu’il existe des opportunités de le développer, portées par la transition écologique qui encourage le report modal », assure Roberto Rinaudo, qui affirme avoir tenu compte des attentes de la clientèle française pour définir sa politique tarifaire.

    Celle-ci consiste, souligne-t-il, « en un bon rapport qualité prix et de la transparence ». Pour attirer des voyageurs, Trenitalia France ne propose ni cartes de fidélité, ni abonnements, mais compte sur la simplicité de sa tarification pour convaincre ses clients. « Nous avons un seul tarif, qui augmente lorsque les trains se remplissent et nous offrons de la flexibilité. Nos clients ont la possibilité de déplacer leur voyage ou de se faire rembourser gratuitement jusqu’au départ du train. »

    Intérêt pour les TER aussi

    Le patron italien a conscience que certains voyageurs apprécient les cartes de fidélité de la SNCF. « Il est important qu’il y ait une différenciation entre notre offre et celle de l’opérateur historique, car le but de l’ouverture à la concurrence doit être de faire grandir le marché en offrant plus de choix. » Roberto Rinaudo précise n’avoir pris aucun créneau à la SNCF pour lancer ses trains entre Paris et Lyon.

    « Nous transportons principalement des voyageurs loisir sur les lignes internationales, davantage de voyageurs business sur les lignes domestiques », détaille le dirigeant qui prévoit d’investir pour mieux faire connaître son offre et améliorer la fréquentation de ses trains.

    La SNCF a annoncé qu’elle ne distribuerait pas les billets de son concurrent italien dont les titres de transport sont vendus sur les sites de Trenitalia, Kombo ou Trainline. « Les canaux digitaux contribuent à booster les ventes », souligne Roberto Rinaudo. Il se félicite que certains sites proposent d’effectuer des choix de billets mixtes et permettent de comparer les prix, pour que les voyageurs puissent décider en fonction des tarifs et des créneaux disponibles.

    Le patron de la compagnie ferroviaire se donne l’année 2022 avant de décider s’il renforcera ses services sur cet axe.

     » NTV A RÉALISÉ D’ÉNORMES INVESTISSEMENTS EN ITALIE, COMME NOUS AVONS DÛ EN FAIRE POUR PÉNÉTRER SUR LE MARCHÉ EN FRANCE « 

    « Notre objectif est de consolider notre offre. Et de décider des conditions de notre développement en fonction des résultats. Nous sommes ouverts mais nous avançons avec prudence », souligne-t-il, reconnaissant que les études à venir porteront aussi sur d’autres liaisons. Une fois la décision prise, il faudra ensuite compter au moins deux ans avant le lancement effectif d’un nouveau service ferroviaire.

    Roberto Rinaudo ne cache pas non plus son intérêt pour le marché des TER qui s’ouvre à la concurrence en France. Il se dit « convaincu de l’intérêt du marché », auquel il faut répondre avec « de meilleurs services et des prix plus bas ». Trenitalia « ne se positionnera pas partout » mais sera « sélectif », étudiera les appels d’offres « au cas par cas », seulement dans des régions où il y a des « synergies » à réaliser ou un « intérêt stratégique ». Interrogé plus précisément sur l’Ile-de-France, le dirigeant s’est contenté de dire que cette région représente un « marché très intéressant », avec un « volume de trafic équivalant au transport ferroviaire régional italien ».

    Et il poursuit : « Nous sommes convaincus qu’avec l’ouverture à la concurrence, dont l’objectif est d’offrir plus de qualité de service, avec des prix plus bas pour les Régions et les voyageurs, il y a d’énormes opportunités en France ».

    Mais, comme les projets ferroviaires en France, une fois décidés, prennent en moyenne deux ans, Trenitalia France n’envisage pas de nouveaux démarrages de lignes avant la fin 2023.

    Des péages cinq fois plus chers qu’en Italie

    Trenitalia exploite aussi des trains en Grèce, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Et connaît les spécificités de chacun de ces pays, liées à leur histoire, leurs techniques, leurs exigences. « Avant de se lancer sur un marché, il convient de bien comprendre ses contraintes. On ne peut pas proposer la même chose que dans son propre pays. Il faut s’adapter à ce que chaque clientèle demande. »

    En Italie, Trenitalia partage le marché avec l’opérateur privé Nuovo Trasporto Viaggiatori, qui a profité de l’ouverture à la concurrence pour se lancer dès 2012. « La libéralisation du transport ferroviaire a été bénéfique. » Selon Roberto Rinaudo, la compagnie ferroviaire NTV-Italo qui exploite la ligne entre Rome et Milan, comparable au Paris – Lyon, a permis de faire croître le trafic de manière considérable, en bénéficiant du report modal de l’avion vers le train et a contribué à faire baisser les prix des billets sur cette ligne de 20 à 30 %.

    Malgré ce succès, NTV reste le seul nouvel opérateur sur le marché italien. Ce que le président de Trenitalia France explique par la masse critique nécessaire pour se lancer. « NTV a réalisé d’énormes investissements en Italie, comme nous avons dû en faire pour pénétrer sur le marché en France. »

    Mais il souligne que le marché italien présente un avantage non négligeable : des péages bien moins onéreux qu’en France. « Grâce à l’augmentation de trafic liée à l’ouverture à la concurrence, ils ont encore baissé, passant de 12 euros à 6 à 8 euros du train km, soit quatre à cinq fois moins cher que les péages sur la ligne Paris –Lyon », compare-t-il.

    Il est donc plus facile de gagner de l’argent en Italie, où les bénéfices du groupe Trenitalia atteignaient 593 millions d’euros en 2019… contre une perte nette de 801 millions d’euros pour la SNCF (mais fortement impactée par la longue grève contre la réforme des retraites, sinon le résultat net récurrent aurait dû être positif à 313 millions d’euros, avait expliqué, à l’époque, la direction).

    L’ouverture à la concurrence en Italie a permis d’offrir des revenus supplémentaires au gestionnaire de l’infrastructure, qui s’en sert pour rembourser la dette liée aux investissements réalisés sur les LGV, tandis que les opérateurs utilisent leurs profits pour réaliser de nouveaux investissements.

     » NOUS AVONS PRÉVU DE CONTINUER À NOUS DÉVELOPPER POUR QUE DE PLUS EN PLUS DE GENS CHOISISSENT LE TRAIN, CAR C’EST UNE VRAIE SOLUTION DE TRANSPORT ÉCOLOGIQUE ET ÉCONOMIQUE « 

    « En France le péage est plus cher, ce qui ne permet pas de bénéficier d’une croissance accélérée. Le système est différent : en Italie la maintenance est payée par l’Etat, ce qui permet de réduire le prix des péages », reconnaît le président de Trenitalia France, qui a bénéficié d’un coup de pouce pour lancer son train à grande vitesse dans l’Hexagone. Comme la loi l’y autorise, l’entreprise a demandé à SNCF Réseau de lui accorder des réductions de péages, qui ont ensuite été validées par l’Autorité de régulation des transports. Trenitalia France bénéficiera d’une remise de 37 % pour la première année, de 16 % pour la deuxième année et d’une dernière ristourne, optionnelle, de 8 % pour la troisième année.

    « Cette tarification différentielle permettant de bénéficier de coûts de péages moindres, de manière transitoire, est offerte à tous les opérateurs, pour compenser partiellement les surcoûts liés au lancement d’une ligne », justifie Roberto Rinaudo, qui ajoute que les réductions accordées sont loin de compenser les investissements qui ont été nécessaires pour accéder au marché. Pour s’installer sur le marché français, et notamment faire homologuer son matériel roulant, Trenitalia France a investi quelque « 300 millions d’euros ».

    En plus de la nécessité d’obtenir l’homologation et la certification de sa flotte pour se lancer, Trenitalia France s’est trouvée confrontée à la difficulté de recruter du personnel. « Cela n’a pas été simple de trouver des conducteurs, des directeurs de la sécurité car le secteur a des compétences limitées et souffre de pénurie de personnel », indique Roberto Rinaudo qui est tout de même parvenu à composer une équipe de 160 collaborateurs, dont 55 agents roulants, conducteurs et agents de bord, une trentaine de personnels d’accueil, une dizaine de contrôleurs, en plus d’une équipe au siège chargée des RH et de la finance… « Tous français, à l’exception de cinq Italiens, avec des contrats français », insiste leur employeur.

    De la place pour tous

    La SNCF assiste à un engouement des Français pour le train. Roberto Rinaudo veut croire que l’arrivée d’un nouvel opérateur contribuera à la croissance du marché, stimulera la demande des voyageurs et qu’ils seront de plus en plus nombreux à renoncer à la voiture et à l’avion pour prendre le train, comme cela s’est passé en Italie.

    Il constate déjà que de plus en plus de Français choisissent de recourir au train, parce que c’est un moyen de transport écologique, qui offre confort et qualité, où l’on peut manger, travailler, jouer, se reposer et relier des centres-villes. Ce qui rend le président de Trenitalia France confiant pour la suite. « Je ne crois pas que la crise Covid changera les habitudes des voyages d’affaires, mais si c’est le cas, on s’adaptera. Je pense que le ferroviaire sera moins impacté que d’autres modes. En contribuant à offrir plus de choix aux voyageurs, je suis persuadé que davantage de Français vont finir par préférer le train à l’avion, ou la voiture. »

    Il dresse un premier bilan positif de son expérience sur le marché hexagonal : « Nous sommes très heureux de proposer une offre à grande vitesse en France et que les premiers résultats démontrent de l’intérêt de la part de la clientèle. Nous avons prévu de continuer à nous développer sur ce marché en proposant une offre de plus en plus riche, pour que de plus en plus de gens choisissent le train, car avec la crise de l’énergie et du pouvoir d’achat, c’est une vraie solution de transport écologique et économique. »

    Valérie Chrzavzez


    Le pionnier Thello

    Trenitalia a fait une première incursion sur le marché français, sous le nom de Thello, en lançant en 2011 un train de nuit entre Paris et Venise via Milan, puis à partir de 2014, un train de jour assurant la liaison Marseille – Milan. Thello était alors une joint-venture entre Trenitalia et Veolia. En 2016, Transdev qui avait repris Veolia, s’est retiré du capital de Thello, et en juillet 2021 l’entreprise, rebaptisée Trenitalia France, a mis un terme à ces lignes. Son président, Roberto Rinaudo, explique que le Covid et les problèmes de disponibilité de sillons attractifs l’ont contraint à stopper ces activités pour se concentrer sur les lignes à grande vitesse.

  • Alexandre Gallo élu président de l’Afra

    Alexandre Gallo élu président de l’Afra

    Alexandre Gallo a été élu le 13 septembre président de l’Afra, (Association française du rail) qui rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF. Le PDG de DB Cargo France remplace à ce poste Claude Steinmetz, qui ne se représentait pas et devient vice-président.

  • Le monde ferroviaire a rendez-vous à InnoTrans

    Le monde ferroviaire a rendez-vous à InnoTrans

    InnoTrans, la plus grosse manifestation dans le domaine du transport et de l’industrie ferroviaire, ouvre ses portes à Berlin, du 20 au 23 septembre. C’est la 13e édition depuis sa création en 1996. Lors du précédent salon en 2018, on avait compté plus de 161 000 visiteurs venus de 149 pays.
    Grâce à sa situation exceptionnelle au cœur de l’Europe, le cru 2022 ne devrait pas décevoir les visiteurs. Avec 42 halls et 200 000 m2 d’exposition, InnoTrans ne craint pas de faire dans la démesure. En plus des différents pavillons, 3 500 m de voies seront installés en extérieur pour permettre de faire découvrir aux visiteurs les derniers matériels roulants en tous genres. S’y ajouteront également quelques véhicules routiers, notamment des autobus. Cette situation exceptionnelle dans le parc d’exposition de Berlin, connecté au réseau ferré, devrait attirer plus de 3000 exposants représentant une soixantaine de pays. Tous les emplacements en extérieur, notamment sur voies ferrées, sont réservés.

    Pour son premier jour, InnoTrans doit accueillir le ministre allemand des Transports, Dr. Volker Wissing, qui devrait être accompagné d’Adina Vălean, la commissaire européenne aux Transports. Une première table ronde sur le thème de l’avenir de la mobilité en période de changement climatique est prévue.

    Retrouvez notre dossier Spécial InnoTrans dans le numéro de septembre de Ville, Rail & Transports.

  • Rennes inaugure sa deuxième ligne de métro

    Rennes inaugure sa deuxième ligne de métro

    Enfin ! La ligne B du métro de Rennes s’ouvre ce 20 septembre, avec le début du service à 5 h 15. Longue de 14 km (pour 12,8 km de parcours commercial), elle reliera Saint-Jacques-de-la-Lande, au sud-ouest de l’agglomération rennaise, près de l’aéroport, à la commune de Cesson-­Sévigné, au nord-est, en passant par le centre-ville de Rennes.
    La ligne est en majorité souterraine, pour traverser la zone la plus dense de l’agglomération, en tranchée couverte mais surtout en tunnel. 8654 mètres ont été creusés avec le tunnelier Elaine, entre janvier 2015 à février 2018.
    Le tunnel commence au-delà de la station La Courrouze au sud-ouest et se termine entre les stations Les Gayeulles et Joliot-Curie – Chateaubriand, au nord-est. Au-delà, la ligne se poursuit en viaduc, grâce à un ouvrage long de 2,4 km, desservant 3 stations  Beaulieu-Université, Atalante et Cesson ViaSilva. Large de 8,6 mètres, ce viaduc repose sur 70 piles en “Y“. Il a été achevé au printemps 2018.
    Côté matériel, la ligne B sera exploitée par des Cityval de façon automatisée. Conçu par Siemens, ce matériel sur pneus est guidé par un rail central sur lequel deux roues galets placées à 45°, viennent reposer. Entièrement original – ce matériel sera exploité pour la première fois dans le monde à Rennes -, ce matériel a demandé une longue mise au point qui a retardé la mise en service de plusieurs années également accentuée par la crise sanitaire. La première date d’ouverture de la ligne B avait été fixée au 21 décembre 2020.
    Y. G.
  • Début du procès de l’accident de Millas

    Début du procès de l’accident de Millas

    Cinq ans après la collision entre un TER et un car scolaire à Millas (Pyrénées-Orientales), le procès de la conductrice du car s’ouvre le 19 septembre à Marseille. Rappelons que le 14 décembre 2017, peu après 16h, un car de ramassage scolaire transportant 23 enfants avait violemment heurté, à un  passage à niveau, un TER, provoquant la mort de  six collégiens et faisant 17 blessés.

    Il est reproché à la conductrice, 53 ans, jugée pour homicides et blessures involontaires, d’avoir agi « par imprudence, inattention, maladresse, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité (…) en l’espèce en ne prêtant pas attention au caractère fermé du passage à niveau« . La conductrice a toujours soutenu que la barrière était levée.

    Les audiences se dérouleront jusqu’à 7 octobre. Le jugement est attendu avant Noël.

  • Relance des appels d’offres pour les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon

    Relance des appels d’offres pour les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon

    Le ministère des Transports a annoncé le 16 septembre qu’il avait relancé les appels d’offres pour les trains d’équilibre du territoire Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon. En décembre 2020, l’Etat avait annulé un premier appel d’offres pour ces deux mêmes lignes en constatant que seule la SNCF avait répondu. Il avait alors justifié sa décision par le contexte économique difficile suite à la crise sanitaire. Puis avait signé, en mars 2022, avec la SNCF une dernière convention de gré à gré pour l’exploitation des TET jusqu’en 2031, prévoyant d’ouvrir des lots à la concurrence à partir de la fin 2026.

    Le nouvel appel d’offres demande aux candidats de proposer en option une offre pour le développement d’une liaison entre Nantes et Lille, « afin de répondre aux besoins de déplacement des usagers et promouvoir le développement d’un mode de transport vertueux« , souligne un communiqué. « La décision de lancement de cette nouvelle ligne sera prise en fonction du résultat des offres reçues. Le démarrage de l’exploitation par le nouveau titulaire du contrat est prévu en 2027, précise également le communiqué.

  • Un train à hydrogène Coradia iLint parcourt 1175 km en Allemagne

    Un train à hydrogène Coradia iLint parcourt 1175 km en Allemagne

    En Allemagne, un train Coradia iLint fonctionnant à l’hydrogène a parcouru 1175km sans ravitaillement. Le train utilisé sur ce trajet (de Bremervörde à Munich) a été extrait de la flotte de LNVG (Landesnahverkehrsgesellschaft Niedersachsen), l’autorité des transports de Basse-Saxe. Un record selon Alstom qui s’est associé à Linde, une société spécialisée dans le gaz et l’ingénierie, pour la fourniture d’hydrogène.
  • Clément Beaune réfléchit à une « mesure tarifaire » pour favoriser l’usage des transports publics

    Clément Beaune réfléchit à une « mesure tarifaire » pour favoriser l’usage des transports publics

    Le gouvernement n’entend pas compenser le surcoût de la facture énergétique dans les transports, a indiqué à quelques journalistes le 15 septembre Clément Beaune, lors du congrès des régions à Vichy. S’agissant plus particulièrement de la SNCF, le ministre des Transports a précisé qu’il discuterait du sujet avec Jean-Pierre Farandou. Mais « l’Etat ne pourra pas tout absorber, ça c’est clair« , a-t-il ajouté. Rappelons que le PDG de la SNCF a évalué le surcoût pour son entreprise en 2023 dans une fourchette comprise entre 1,6 et 1,7 milliard. Selon le ministre, la SNCF devrait toutefois pouvoir vivre l’an prochain « sans un impact énorme « . Même si, a-t-il noté, il faudra être plus vigilant en 2024 quand la plupart des contrats d’achats négociés à l’avance arriveront à échéance.

    De la même façon, Clément Beaune n’envisage pas de couvrir tous les coûts pour les régions confrontées elles aussi à l’envolée de leurs factures, alors que la présidente de Régions de France, Carole Delga, réclame « des compensations » et « un plan complet du modèle économique ferroviaire« .

    Le ministre a répondu que le gouvernement voulait donner « une priorité absolue » aux investissements sur le réseau ferré. appelant à être inventif dans les modes de financement. Il a également indiqué qu’il réfléchit à une « mesure tarifaire« ‘ qui permettrait de favoriser l’usage des transports publics.

     

  • Le tarif des TER va augmenter de 2 % d’ici la fin de l’année en Nouvelle-Aquitaine

    Le tarif des TER va augmenter de 2 % d’ici la fin de l’année en Nouvelle-Aquitaine

    +16 %. C’est la hausse de fréquentation des TER en août 2022, par rapport à août 2019, l’année de référence, « pendant laquelle on avait déjà connu une hausse de 10 % », commente Renaud Lagrave, le vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine chargé des Transports, en rappelant que la région a augmenté, de 2019 à aujourd’hui, de plus de 2 millions le nombre de kilomètres/trains et qu’elle a harmonisé les tarifs « pour atteindre les jeunes… et les moins jeunes ! ».
    Les recettes ont plus que suivi, affichant une hausse de 25 %, grâce aux “occasionnels“ qui représentent « les 3/4 des voyageurs pour 1/4 de voyageurs fréquents », précise Hervé Lefèvre, le directeur régional SNCF Voyageurs TER.
    Revers de la médaille, de nombreux trains ont été surchargés. La canicule a aussi fait des siennes. « Entre le 15 juin et le 28 août, on a eu plus d’un jour sur deux avec des températures au rail de plus de 35 °C », indique de son côté Jean-Luc Gary, le directeur territorial SNCF Réseau de Nouvelle-Aquitaine. « Lorsqu’on atteint ces températures, on doit baisser la vitesse des circulations de manière à préserver l’infrastructure, notamment la caténaire Midi, au sud de Bordeaux, très sensible à la chaleur. Mais heureusement, nous n’avons pas eu d’incident caténaire majeur ».
    La baisse de vitesse des circulations a toutefois entraîné des retards et le taux de régularité des trains est descendu « à 88 ou 89 % en août », alors qu’il était de 93 % en mai. « On sort tout de même à fin août avec un taux de 91 % », ajoute-t-on côté SNCF, en précisant que les abonnés ayant choisi la garantie fiabilité, bénéficieront d’une réduction de 20 % sur le mois d’octobre.
    À partir du service 2023, (plus précisément le 11 décembre 2022) le nombre de circulations va augmenter de 5 %, soit 6 trains de plus par jour sur l’étoile de Limoges (et + 8,1 % soit 10 trains par jour au service annuel 2024), et de 7,7 % sur les lignes du sud de l’Aquitaine, soit en moyenne 6 trains par jour. À cette date, tous les TER de Nouvelle-Aquitaine seront identifiés selon leurs missions et reconnaissables grâce à une couleur sur les différents documents et les afficheurs en gare : le rouge pour les directs (Direct’R), le vert pour les omnibus (Liné’R) et le bleu pour les TER cadencés des agglomérations (Facilit’R).
    La fin de l’année sera aussi marquée par une augmentation des tarifs TER de 2 %. « Nous n’avons pas d’aide financière de l’État, comme le versement mobilité par exemple dont bénéficient les agglomérations. Et il ne vous a pas échappé que le coût de l’énergie a augmenté, et que nous subissons une forte inflation », justifie Renaud Lagrave. Avant d’ajouter : « Une augmentation de 2 % avait déjà été appliquée en 2021, mais pas en 2022, du fait de la pandémie. C’est un service public, pas un service gratuit ! Je rappelle que le voyageur ne paie que 24 % du coût du transport ».
    Yann Goubin
    Plus de vélos dans les TER et dans les gares
    Dans les 62 rames de TER qui seront rénovées au Technicentre de Périgueux à partir de 2024, le nombre de place destiné aux bicyclettes passera de 6 à 8 « comme la loi nous y oblige», souligne la région qui veut aussi développer l’installation d’abris pour vélos dans les gares, à l’occasion de leur rénovation (jusqu’à 130 gares et haltes rénovées prévues sur la période 2020-2026).
    La région veut également expérimenter la location de vélos en libre-service avec un partenaire privé dans les gares d’Angoulême, de Cognac, de Saintes et de Royan, à partir de la rentrée 2023.