Votre panier est actuellement vide !
Blog

La compagnie espagnole Renfe arrête le low-cost sur la liaison Madrid-Barcelone
Renfe abandonne la guerre des prix sur la ligne Madrid – Barcelone. Depuis le 8 septembre, l’opérateur historique espagnol a cessé de faire circuler ses trains low cost AVLO, pour ne garder que ses traditionnels AVE. Plus confortables, ces derniers sont également plus chers. Sur la ligne la plus fréquentée du pays, où elle est en concurrence avec le français Ouigo et l’italien Iryo, Renfe affirme que le « produit AVE s’adapte mieux aux caractéristiques du trajet et aux besoins du profil de voyageurs business, fréquent sur ce couloir ».
La compagnie a officiellement annoncé ce changement le 28 août, après la mise à l’arrêt des cinq trains Avril, de la série 106, utilisée pour assurer les trajets Avlo. A travers toute l’Espagne, les trains de cette série ont été impliqués dans de nombreux incidents, parfois de grande ampleur, depuis leur mise en service, en mai 2024. Mais ce sont des considérations commerciales qui ont justifié l’abandon permanent de l’offre low-cost, affirme la compagnie espagnole.
Malgré la concurrence des deux nouveaux venus, elle reste la reine sur ce trajet, où elle occupe 60 % du marché (48 % par AVE, 12 % par Avlo). Iryo et Ouigo se partagent le reste, avec respectivement 24 % et 16 % des parts. Sur les prix, Ouigo est resté légèrement moins cher qu’Avlo : 36,5 € en moyenne pour le premier trimestre 2025, contre 37,8 pour la marque à bas prix de Renfe et 40,3 euros pour Iryo. Pour les AVE, ce prix était de 61,9 €. « [Nous substituerons] les Avlo par des AVE avec la même fréquence, les mêmes horaires et des prix compétitifs », assure l’entreprise d’État face aux inquiétudes de certains usagers sur la hausse des prix.
Mais sur les autres lignes où Renfe est en concurrence avec l’Italien et le Français, Avlo doit continuer de rouler.

Manuel Dal Molin, nouveau directeur général de Lémanis SA
Manuel Dal Molin, ancien responsable finances et gestion de l’offre, prend la direction générale de la société Lémanis SA, filiale commune des CFF et de SNCF Voyageurs au service du Léman Express (LEX). Il succède à Mathieu Fleury qui occupe désormais le poste de directeur de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Suisse.
Au cours de sa carrière, ce géographe de formation de 44 ans a travaillé aux Conseils régionaux de Bourgogne puis de Franche-Comté, travaillant sur les questions liées aux TER, avant de rejoindre en 2010 les CFF.

Succès des Pass transfrontaliers pour les jeunes dans le Grand Est
La région Grand Est a annoncé le 18 septembre, les résultats de ventes du Pass Jeune Grand Est/Grenzenlos. Au total, la région en a vendu 28 879 exemplaires, soit une hausse de 39 % par rapport à 2024.
Lancé à l’été 2024, le Pass Jeune Grand Est/Grenzenlos permet aux jeunes Français et Allemands de moins de 28 ans de voyager de façon illimitée sur l’ensemble de leurs réseaux : dans les TER Grand Est (trains et autocars Fluo) ainsi que dans les trains régionaux des Länder du Bade-Wurtemberg, de Rhénanie-Palatinat et de la Sarre. Le coût du Pass est de 29 euros par mois en juillet et août. 20 700 passes avaient été vendus en 2024. L’initiative sera renouvelée à l’été 2026.

La ligne 18 s’équipe d’un réseau mobile conçu par TDF
Sur la future ligne 18 du Grand Paris Express, dont la première section, entre les gares de Massy-Palaiseau et Christ de Saclay, doit ouvrir au public fin 2026, l’opérateur d’infrastructures TDF s’affaire pour installer le réseau 4G/5G. Celui-ci doit être capable d’offrir une couverture mobile fiable aux usagers, estimés à 110 000 voyageurs à l’ouverture complète de la ligne.Pour s’adapter au tracé de la ligne 18, tantôt souterrain (21 km) tantôt aérien (14 km), TDF a donc développé un système, dit indoor, qui s’appuie sur 380 antennes dans les gares et la ligne, et 100 zones de répéteurs dans les tunnels pour amplifier la portée des signaux des opérateurs de téléphonie mobile. Le choix d’un réseau indoor s’explique à la fois, par la demande grandissante de données de la part des utilisateurs, mais aussi par les caractéristiques architecturales (souterrain, béton) des gares et de la ligne 18.La solution technique de TDF vise aussi à gagner en ressources de fonctionnement et en capacité énergétique. En faisant appel à des antennes DAS (Distributed Antenna System), et à des sites techniques mutualisés appelés BTS hôtels (Base Transceiver Station Hotel), elle permet de centraliser les équipements télécoms des opérateurs (baies techniques, fibre, DAS) en quelques points de la ligne. Les BTS hôtels de la 18 ont été installés à Massy et Guyancourt.TDF possède déjà une grande expérience dans l’installation de réseau mobile indoor mutualisé dans les transports en commun. En 2018, l’entreprise avait équipé les 15 stations de la ligne A du métro de Rennes d’un réseau 3G et 4G. Plus récemment, TDF a doté, en décembre 2023, le tramway de Rouen d’un réseau 4G et 5G. Une cinquantaine d’antennes ont été installées dans les stations souterraines (Beauvoisine, Gare Rue Verte, Palais de Justice et Théâtre des arts) et dans les tunnels qui les relient.
Keolis exploitera le réseau de l’agglo d’Agen pendant dix ans de plus
L’agglomération d’Agen renouvelle la délégation de service public de Keolis : l’opérateur présent depuis 2006 va continuer à exploiter le réseau de transport urbain pendant dix ans de plus. Le nouveau contrat, d’un montant global de 107 millions d’euros, a pris effet le 7 juillet.

Les gares des Hauts-de-France de plus en plus fréquentées
Les gares des Hauts-de-France connaissent une belle affluence : elles ont été empruntées en 2024 par 127 millions de voyageurs, soit une hausse de 7 % par rapport à 2023 (+ 8,5 millions de voyageurs supplémentaires) et de + 15 % depuis 2019; a indiqué le 16 septembre la région. La hausse est un peu moins forte dans les neufs plus grandes gares de la région (plus de 250 000 voyageurs par an) que dans celles qui voient passer moins d’usagers.Les raisons de cette hausse sont à chercher, selon la collectivité, du côté de l’amélioration de la qualité de la production (offre, régularité), l’accessibilité dont bénéficient tous les usagers ou encore les services en gare comme les boutiques dont les redevances participent au budget de fonctionnement des gares.La Région a également dressé le portrait des usagers des TER, suite à une enquête menée fin 2023, auprès de 3200 clients. Ce sont à 57 % des femmes, âgées en moyenne de 33 ans. Les voyageurs sont surtout des citadins (75 % urbains contre 70 % des usagers TER au niveau national). Peu sont périurbains (16 %), et encore moins ruraux (9 %). Plus de la moitié des usagers TER Hauts-de-France (58 %) disposent d’un véhicule motorisé (64 % au niveau national) et un peu moins de la moitié (42 %) n’ont ni voiture ni permis. Ce sont principalement des cadres (PCS à 41 %), et des étudiants et scolaires (33 %). L’usager consacre en moyenne 1 h 35 à ses déplacements, dont 41 minutes de trajet pur, 15 pour se rendre à la gare, 10 en gare et 20 pour rejoindre sa destination finale.Changement à venir l’an prochain :les tarif des titres TER vont augmenter. Christophe Coulon, vice-président régional chargé des mobilités des infrastructures de transport et des ports, l’a annoncé en marge de la présentation de l’enquête sur la fréquentation des gares. « Nous n’avons pas le chiffre exact, mais la hausse sera au moins égale à l’inflation », a-t-il indiqué. « Les dotations de l’État sont en baisse, et la Région ne peut faire face seule aux dépenses ». Et la région ne veut pas augmenter le versement mobilité payé par les entreprises (plus de 10 salariés).
Transdev reconduit pour exploiter le réseau de transport de Rouen
La Métropole Rouen Normandie a reconduit la concession de Transdev pendant neuf ans pour l’exploitation de son réseau de transport Astuce. Le contrat prévoit notamment le renforcement du réseau (métro, TEOR, bus), le doublement du parc de vélos en location longue durée (Lovélo), ou encore la création du service Astuce PRO pour répondre aux besoins des zones d’emploi et des entreprises,
C’est, selon l’opérateur de transport allemand, le plus important contrat jamais conclu par la Métropole Rouen Normandie sur le plan financier : 1,210 milliard d’euros cumulés. « S’ajoutent des investissements conséquents (208 millions d’euros sur 9 ans) pris en charge par la Métropole, dont 160 millions d’euros concernent le matériel roulant (renouvellement et décarbonation des bus, rétrofit, véhicules techniques, maintien du patrimoine tramway avec opérations à mi-vie, 5000 vélos à horizon 2032)« , précise encore un communiqué de Transdev.L’objectif du contrat, qui démarre dès cette année, est d’aboutir à une hausse de 24 % de la fréquentation d’ici à 2034.

Grèves : la grande crainte des sabotages
Les circulations seront très perturbées demain sur le réseau de la RATP, suite à l’appel à la grève des principales organisations syndicales. La situation sera plus contrastée côté SNCF avec, en moyenne, 90 % des services TGV grâce notamment à l’organisation de la SNCF qui devient de plus en plus robuste avec l’appel à des conducteurs réservistes si besoin.
Les prévisions tablent aussi sur un Intercité sur deux en moyenne, trois TER sur cinq, mais la situation sera très variable d’une région à l’autre. Enfin en Ile-de-France, les circulations seront très impactées en particulier sur les lignes H, N, R ou U ainsi que sur toutes les lignes de RER.
Multiplication des actes de malveillance
D’autres raisons pourraient perturber le trafic ferroviaire vu la multiplication d’actes de malveillance ces derniers temps sur les voies ferrées. Il est ainsi de moins en moins rare que, pour protester contre des décisions politiques, des manifestants envahissent des gares, incendient des pneus ou jettent des palettes sur les voies.
Alors que le sujet était plutôt mis sous la table lorsque des équipements SNCF étaient sabotés lors de conflits avec des cheminots, le ministre des Transports a clairement pointé du doigt les actes de malveillance qui ont eu lieu le 10 septembre, jour de l’opération « Bloquons tout ». Philippe Tabarot avait alors évoqué un incendie volontaire entre Toulouse et Auch, un envahissement des voies dans la gare de Valence-Ville sur la ligne classique, des objets volontairement abandonnés en gare, ou encore un sabotage sur un poste d’aiguillage à Aiguillon (47) dans la nuit du 9 au 10 septembre avec de forts impacts sur les plans de transport. Sans parler des vols de câbles, de plus en plus fréquents avec la hausse du prix du cuivre, mais qui relèvent le plus souvent de délinquance pure.
L’Allemagne également concernée
Des actes similaires sont donc de nouveau redoutés, d’autant qu’avant même la mobilisation du 18 septembre, quatre incendies (d’origine très probablement volontaire selon le parquet de Bordeaux), sont survenues le week-end dernier près des voies ferrées entravant très fortement le trafic entre Bordeaux et Toulouse.
La France n’est pas le seul pays concerné par des dégradations sur ses infrastructures. Le réseau ferré allemand a subi cet été plusieurs incendies a priori volontaires. Dernier en date, le 15 septembre un boîtier de commande et de sécurité a été incendié sur une ligne à l’est de Hanovre, affectant plus de 250 trains et des dizaines de milliers de passagers.
Haute surveillance
Tout cela montre la vulnérabilité des réseaux ferroviaires qui s’étendent sur des milliers de km (près de 30 000 km en France). On se souvient aussi de « l’attaque » du réseau LGV avec des incendies de postes de signalisation le jour de l’ouverture des JO Paris 2024 le 26 juillet.
Le réseau ferroviaire est donc placé sous haute surveillance avant la grève de demain. SNCF Réseau affirme avoir identifié des points névralgiques sur le territoire et le surveille avec des tournées d’équipes et des drones, en faisant notamment appel à sa filiale Altametris. Les forces de l’ordre sont également en alerte. Le ministère de l’Intérieur, en lien avec celui des Transports, prévoit un déploiement massif de forces de l’ordre à l’image de ce qui a été mis en place le 10 septembre.
Fabrice Charrière, secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire, s’inquiète de la baisse des effectifs chargés de la sûreté avec notamment l’arrivée de la concurrence. « Sur la ligne Nancy-Contrexéville par exemple, la SNCF évaluait le coût de la sûreté à 48 millions d’euros quand Transdev l’estimait à 8 millions. C’est insuffisant même avec le renfort de prestataires privés« , souligne-t-il.
Selon Thomas Cavel, le secrétaire général de la CFDT Cheminots, « la multiplication des actes de malveillance montre que le réseau ferroviaire représente un enjeu public ». Et il ajoute : « Nous, organisations syndicales, ne touchons jamais à l’outil de production. Si d’autres s’y attaquent, il faut prévoir des investissements non seulement pour son développement mais aussi pour sa protection ».

Le scénario sans voiture de Forum Vies Mobiles
Les Français sont enfermés dans une dépendance à la voiture coûteuse. Un nouveau système proche des réalités territoriales et prêt à être expérimenté existe que Forum Vie Mobiles promeut dans sa dernière étude portant sur « une alternative crédible, moins coûteuse et plus écologique que la voiture ».
Dans son précédent rapport sur « les éconduits » de la voiture, Forum Vies Mobiles révélait que 12% seulement des Français se considèrent réellement libres de conduire, où et quand ils veulent. L’institut de recherche financé par la SNCF estimait aussi le coût du « système voiture » à plus de 300 milliards d’euros par an pour la société française, sans compter sa responsabilité dans 15% des émissions de CO2, la pollution, l’occupation de l’espace public. Le « système alternatif des mobilités » qu’il propose ne coûterait que 60 milliards d’euros, avec une durée d’amortissement prudente, de 10 à 15 ans.
Le modèle, susceptible de garantir la mobilité au plus grand nombre, est pensé par Forum Vie Mobiles comme « une sécurité sociale de la mobilité ». Il passe par un choc de l’offre de transport collectif et une nouvelle organisation systémique.
Un réseau ferroviaire entretenu et rénové peut permettre un service cadencé de trains du quotidien, à la demi-heure la journée et à l’heure la nuit. La libération de près de la moitié des routes locales de l’emprise de la voiture peut favoriser les vélos, les piétons et les transports collectifs pour une desserte cadencée. Ces offres doivent être harmonisées, intégrées, notamment grâce à une billetterie à échelle nationale. « Sans un réseau cadencé, des infrastructures dédiées, une lisibilité nationale et une limitation de la voiture, la bascule ne pourra pas se réaliser », insistent les auteurs du rapport.
Une évaluation menée dans sept départements
Pour vérifier la faisabilité technique et financière de leur scénario, deux ans d’études ont été menés par des spécialistes. Le système de trains et cars déployé en Suisse, et celui de vélos et de trains aux Pays-Bas, ont confirmé qu’une réduction de l’usage de la voiture était possible. Sept départements français, ruraux, périurbains et métropolitains, ont également été sélectionnés pour évaluer précisément la faisabilité du modèle alternatif sur différents territoires.
Selon Forum Vies Mobiles, ce scénario concret ne repose sur aucune technologie nouvelle ou expérimentale mais sur la montée en puissance de solutions et infrastructures immédiatement disponibles : trains, bus, cars, réseaux cyclables et piétons. « Il ne demande ni miracle technologique ni décennies d’attente, il peut être expérimenté et mis en œuvre aujourd’hui », insiste Sylvie Landriève, directrice du Forum Vies Mobiles.

Deux anciens sites ferroviaires de la Petite Ceinture appelés à devenir provisoirement des lieux d’animation
SNCF Immobilier a annoncé le 12 septembre, lancer, en lien avec la Ville de Paris, un appel à projets pour mettre à disposition deux sites parisiens de la Petite Ceinture, propriétés de SNCF Réseau : la gare de Vincennes, dans le XXe arrondissement de Paris (comprenant un bâtiment voyageurs de 380 m2 et un terrain extérieur de 372 m2), et les Voûtes Vaugirard, dans le XVe (11 voûtes, 180 m de long sur 4 de large, et 7 m de hauteur).
Ancienne gare de Vincennes sur la Petite Ceinture.
© SNCF ImmobilierL’objectif est de transformer ces sites en lieux animés et d’échanges entre habitants et usagers du quartier. Les aménagements proposés devront être gratuits, hybrides dans leurs usages et intergénérationnels, expliquent les promoteurs de l’appel à projets.
Les conventions d’occupations qui seront signées à l’issue de la procédure de sélection, d’une durée de 20 ans, sont plus longues que celles des précédents projets d’urbanisme transitoire de SNCF Immobilier, afin de permettre «aux candidats de réaliser des investissements adaptés aux caractéristiques des sites et de révéler pleinement le potentiel de ces derniers via une programmation ambitieuse s’inscrivant dans le temps », précise SNCF Immobilier.Les dossiers de candidatures devront être déposés avant le 5 décembre à 17h sur la plateforme internet : https://www.epublimmo.sncf. Des visites auront lieu le 3 octobre à 10 h (gare de Vincennes) et 15 h (Voûtes de Vaugirard).Renseignements : https://www.epublimmo.sncf/