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  • Marco Caposciutti prend la présidence de l’Afra

    Marco Caposciutti prend la présidence de l’Afra

    Le symbole est fort : l’italien Marco Caposciutti est devenu le 4 septembre président de l’Association française du rail, la structure qui fédère les opérateurs ferroviaires autres que la SNCF. Le président de Trenitalia France succède à Alexandre Gallo, le directeur général de DB Cargo France, qui était président de l’Afra depuis 2022 et en devient vice-président, chargé notamment du social.

    Le secteur est en pleine transformation avec le développement de la concurrence. L’Afra rappelle ainsi que, en plus de la SNCF, sept compagnies de transport de voyageurs et dix entreprises spécialisées dans le fret ferroviaire et le transport combiné opèrent désormais sur le réseau ferroviaire français.

  • L’Europe confirme son soutien à la ligne Pau-Canfranc

    L’Europe confirme son soutien à la ligne Pau-Canfranc

    La Commission européenne vient à nouveau de retenir la ligne ferroviaire Pau-Canfranc dans sa liste indicative 2028-2034 des projets d’intérêt commun à dimension transfrontalière. Au sein des projets pour un « réseau global », la ligne Pau-Canfranc-Saragosse côtoie les opérations menées, par exemple, pour le tunnel de base du Brenner entre l’Autriche et l’Italie, Rail Baltica entre la Pologne et les pays baltes ou encore le lien entre Valenciennes et Mons en Belgique.

    Arrêtée côté français en 1970, la ligne a été ré-ouverte entre Pau et Bedous en juin 2016. Reste les 33 km entre cette localité et le tunnel du Somport qui débouche sur la gare internationale de Canfranc. Ce chantier a été évalué à 500 millions d’euros. Au titre des « mécanismes pour l’interconnexion en Europe » (MIE), l’Union européenne assurerait donc 50 % des études et des aménagements, le reste étant espéré de l’État français et de la région Nouvelle-Aquitaine. Commentaire de son président, Alain Rousset : « Pensée selon un axe qui est celui de Pau-Saragosse et comme un lien stratégique pour la mobilité entre Béarn et Aragon, cette ligne voit ici sa dimension structurante une nouvelle fois confirmée et renforcée au niveau européen.»

    Cet automne doit démarrer l’enquête publique pour Bedous-Canfranc qui pourrait aboutir à une déclaration d’utilité publique (DUP). Dans ce cas le chantier sur cette section démarrerait en 2027-2028. Sur l’autre versant, les autorités espagnoles ont mis les bouchées doubles : rénovation de la voie (adaptable à l’écartement européen), relèvement de la vitesse entre Huesca et Canfranc, réhabilitation budgétée du tunnel du Somport (17,8km) en particulier pour le fret.

     

  • MAN va verdir la flotte des bus de Valence en Espagne avec 84 bus électriques et hybrides

    MAN va verdir la flotte des bus de Valence en Espagne avec 84 bus électriques et hybrides

    La société municipale de transport de Valence (EMT) en Espagne a commandé 84 bus auprès du constructeur MAN : 57 Lion’s City électriques de 12 m et 27 Lion’s City EfficientHybrid de 18 m. Il s’agit, selon MAN, de la commande de bus électriques la plus importante jamais enregistrée par le constructeur en Espagne.
    Le montant du contrat s’élève à environ 50 millions d’euros, comprenant la livraison et la maintenance. La livraison commencera à partir de la fin 2026.
    La conversion de la flotte de véhicules de Valence s’inscrit dans un programme d’investissement global d’environ 170 millions d’euros, qui prévoit l’introduction de 218 nouveaux bus électriques et hybrides d’ici 2028. L’objectif est de réduire considérablement l’âge moyen de la flotte et de ramener la part des bus diesel à moins de 7 % d’ici 2027.
  • Eté historique pour SNCF Voyageurs

    Eté historique pour SNCF Voyageurs

    Avec 25 millions de voyageurs entre juillet et août, contre plus de 24 millions l’an dernier à la même période, SNCF Voyageurs enregistre des résultats « très positifs » sur la longue distance en France. La saison estivale 2025 s’inscrit même comme l’un de ses meilleurs étés, grâce à des niveaux de réservation « historiques » sur ses TGV.

    Le record a été battu grâce à une hausse globale de 2,4%, tirée par un calendrier favorable (ponts du 14 juillet et du 15 août). Le transporteur évoque aussi les retombées positives des JO de Paris 2024 qui ont entrainé une hausse de la fréquentation vers la capitale et par le retour des déplacements professionnels (+16%).

    Le littoral, entre façade Atlantique et Méditerranée, reste la destination estivale préférée des Français voyageant en train. L’arrivée de Trenitalia sur le Paris – Marseille n’a pas eu d’impact significatif sur les résultats de SNCF Voyageurs, dont les trains OUIGO et TGV INOUI progressent de 9%. La fréquentation des TER enregistre une hausse plus limitée, de 4%, à l’échelle nationale, reflet de résultats très disparates selon les régions.

    A l’étranger, axe de développement stratégique de l’opérateur, la période a également été synonyme de croissance. Près de 7 millions de passagers ont voyagé sur le marché international (dont Eurostar et OUIGO España), contre 6 millions l’été dernier. Cela représente une progression de +13%, notamment liée au lancement de nouvelles lignes en Espagne. SNCF Voyageurs vise maintenant l’Italie où l’arrivée de nouveaux opérateurs n’est pas encore validée par les autorités locales.

    Pour mieux servir « cet appétit des Français pour le train », Christophe Fanichet, Pdg de SNCF Voyageurs, confirme le plan de rénovation de son parc de trains à grande vitesse. A l’automne va démarrer une « opération botox » visant 100 de ses 360 rames TGV. Censées durer 40 ans, beaucoup ont déjà 50 ans de service. Leur immobilisation, pour changement d’organes vitaux, de sécurité, ou de « papiers peints et peintures », doit permettre de gagner de trois à dix ans de fonctionnement.

    SNCF Voyageurs prévoit aussi de faire passer la proportion de son offre OUIGO de un TGV sur cinq actuellement à un TGV sur trois. Le groupe attend depuis 2023 la livraison des premiers TGV M de sa commande de 115 rames. Elle est désormais programmées début 2026.

  • Matawan en négociation exclusive avec le fonds d’investissement Antin

    Matawan en négociation exclusive avec le fonds d’investissement Antin

    La start-up bourguignonne Matawan (ex-Ubitransport fondée en 2012), spécialisée dans la billettique connectée pour les transports et l’intermodalité et devenue une PME de 250 salariés, a besoin d’un partenaire financier pour accompagner sa croissance. Début septembre, le fonds d’investissement Antin Infrastructure Partners, coté à la Bourse de Paris et co-dirigé par l’ancienne ministre de l’Ecologie et des transports Nathalie Kosciusko-Morizet, est entré en négociation exclusive avec la pépite française, en vue d’une prise de contrôle via son fonds d’investissement NeoGen.

    Matawan a construit une plateforme de mobilité sur le modèle SaaS (« software as a service ») utilisant le cloud pour décloisonner les transports publics et offrir des services performants aux autorités organisatrices de transport et aux voyageurs. Elle commercialise des solutions de mobilité à plus de 330 réseaux répartis dans six pays en Europe et en Amérique du Nord. En pleine phase de croissance, la PME est intégrée au programme gouvernemental French Tech 120 destiné à soutenir 120 « scale-up » parmi les plus performantes.

    NextGen devrait prendre une participation majoritaire dans l’entreprise aux côtés de son fondateur, Jean-Paul Médioni qui resterait présent au capital. L’opération devrait être bouclée d’ici à la fin de l’année.

  • Les chemins de fer suisses affichent un trafic record mais un résultat en baisse au premier semestre

    Les chemins de fer suisses affichent un trafic record mais un résultat en baisse au premier semestre

    Fidèles à leur réputation, les trains suisses ont battu un record de ponctualité. Au cours du premier semestre 2025, le taux de régularité a atteint 94,5 %, soit + 0,7 point de plus par rapport à la même période en 2024.
    Le trafic a aussi atteint des sommets  : 1,41 million de personnes ont emprunté chaque jour les trains des CFF (+ 4,8% par rapport au premier semestre 2024). La fréquentation est notamment portée par un trafic international qui a augmenté de 3,5 %  (+ 6 millions de voyageurs environ) au premier semestre.
    En revanche, la situation financière reste « tendue » selon les CFF : « les coûts d’entretien élevés et la baisse des recettes du trafic marchandises grèvent le résultat semestriel, qui s’élève à 48 millions de francs suisses« . souligne le groupe. Et « l’endettement demeure élevé« .
    La situation CFF Cargo est plus particulièrement préoccupante. Le déficit d’environ 76 millions de francs suisses enregistré l’an dernier nécessite une réorganisation, expliquent les CFF. Les difficultés du transport combiné et des wagons isolés vont ainsi conduire à la suppression de 65 postes, dont une quarantaine dans le Tessin.
  • Strasbourg vante sa « révolution » des mobilités

    Strasbourg vante sa « révolution » des mobilités

    À six mois des élections municipales, l’heure est au bilan en matière de mobilité. Les élus de l’Eurométropole de Strasbourg se sont prêtés à l’exercice. Pia Imbs, sa présidente et Alain Jund, vice-président écologiste chargé de la mobilité, ont vanté des progrès dans certains domaines. « Nous avons dépensé 100 millions d’euros dans les infrastructures, pistes cyclables, ouvrages d’art et franchissements. Le réseau de transports collectifs enregistre 550 000 voyages par jour, soit une hausse de 22 % par rapport à 2019« , a résumé Pia Imbs. 100 kilomètres de pistes cyclables ont été réalisés en cinq ans. Des résultats que Pia Imbs juge « impressionnants, dans un souci d’équité territoriale ».

    Satisfaction également du côté de la gare centrale de Strasbourg qui a vu sa fréquentation passer de 60 000 à 76 000 voyageurs par jour, soit une augmentation de 27 %. Le nombre d’abonnés à la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) a lui progressé de 20 %, pour atteindre 220 000 usagers. La ligne G de bus à haute qualité de service de Strasbourg, prolongée jusqu’au terminus Rotterdam, atteint 33 000 voyages quotidiens, contre 12 000 avant son extension mise en service en fin d’année 2023. Sur le plan environnemental, la totalité des 260 bus de la CTS est désormais électrique ou au Gaz GNV, et la concentration de dioxydes d’azote a pu diminuer de 42 % sur les principaux axes.

    Un tramway Nord toujours bloqué

    Pia Imbs et Alain Jund ont aussi reconnu le demi-échec du projet de tramway Nord censé relier Strasbourg à Schiltigheim. Promesse majeure du mandat en cours, il est bloqué depuis le 9 décembre 2024 par l’avis négatif de la commission d’enquête publique. Ce projet à 268 millions d’euros prévoyait la construction de cinq kilomètres de voies nouvelles en direction de Schiltigheim, assortie de nombreux aménagements en faveur des mobilités douces (vélos, piétons). La décision de la commission d’enquête publique et le retard qu’elle entraine, laissent planer des incertitudes sur le calendrier mais aussi la faisabilité. « Je n’accepte pas qu’on puisse pointer le tram Nord comme notre grande faille. Il est toujours aussi pertinent, et attendu. Une convention citoyenne est en cours, dont les propositions seront versées au mandat suivant« , propose Pia Imbs. « C’est un dossier très vaste, qui doit englober Strasbourg et la commune voisine de Schiltigheim, en intégrant le réaménagement de la place de Haguenau et de la place de la Gare. Sur la méthode, nous avons tiré les leçons« , reconnaît la présidente de l’Eurométropole.

    L’exécutif souligne la continuité d’autres chantiers : le tram Ouest, dont l’inauguration est prévue en novembre 2025, les lignes de bus Chron’Hop, le pôle multimodal des Halles (gare routière) et l’extension du Réseau express métropolitain (Reme), en partenariat avec le Conseil régional du Grand Est.

    La question du financement reste également sensible. « Il y a trois ans, la Première ministre Elisabeth Borne promettait 100 milliards d’euros d’investissements en faveur des transports en commun. A l’issue de la conférence sur le financement des transports clôturée avant l’été, les collectivités ont obtenu zéro. On marche sur la tête ! », estime l’écologiste Alain Jund.

     

     

  • Un pro de Bercy attendu chez Gares & Connexions

    SNCF Réseau a trouvé un remplaçant à Marlène Dolveck pour prendre la tête de SNCF Gares & Connexions. Il s’agit d’Alain Resplandy-Bernard, actuel directeur de la direction de l’immobilier de l’Etat à Bercy, dont la nomination est en attente du feu vert de la haute autorité pour la transparence de la vie publique.

    Depuis plus de cinq ans, le haut fonctionnaire était en charge de la gestion des 195 000 bâtiments soit 97 millions de mètres carrés occupés par des services publics : cités administratives, universités, casernes, gendarmeries. Selon les informations de Mobilettre, il devrait succéder à Marlène Dolveck, qui  a quitté le groupe ferroviaire au printemps pour rejoindre le géant du fret maritime CMA CGM au poste de vice-présidente exécutive.

    Au sein de la filiale de SNCF Réseau, Alain Resplandy-Bernard sera en charge de 3 000 gares, qui voient passer 10 millions de passagers et génèrent 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

    A la direction de l’immobilier de l’Etat, il portait le projet ambitieux de création d’une foncière interministérielle, destinée à percevoir des loyers de la part des administrations occupantes. Une solution qui doit permettre de mieux financer les projets de rénovation d’un parc valorisé 73,7 milliards d’euros d’actifs, dont 2,7 milliards d’euros à l’étranger.

    Nommé à la Cour des comptes à sa sortie de l’École nationale d’administration en 1998, le haut-fonctionnaire de Bercy, né en 1969, est passé à Matignon, comme conseiller technique de Dominique de Villepin et de Jean-Pierre Raffarin. Il a occupé les fonctions de directeur de la Fédération Française de Football, du PMU, a été commissaire aux comptes de l’ONU et de l’Unicef à New York et secrétaire général du CNRS.

  • Contrat belge: le nouveau recours d’Alstom compromis

    Contrat belge: le nouveau recours d’Alstom compromis

    Mauvaise nouvelle pour Alstom. Le recours en annulation déposé par le français dans le cadre du « contrat du siècle » des chemins de fer belges, était une nouvelle fois présenté au Conseil d’Etat belge, cette fois en référé. L’auditeur en charge du dossier a recommandé le rejet du recours déposé par le constructeur. L’avis définitif de la haute juridiction, qui suit généralement celui de ses auditeurs, est attendu dans les jours à venir.

    Alstom estime avoir été lésé dans la procédure d’adjudication de marché public lancée par la SNCB pour le renouvellement de sa flotte. En février, le contrat était attribué à la société espagnole CAF. Il porte sur la fourniture de la moitié du matériel roulant de l’opérateur d’ici 2032 soit 600 rames neuves, pour un montant estimé entre 1,7 et 3,4 milliards d’euros. La décision avait été suspendue par le Conseil d’État en avril pour « manque de transparence » mais maintenue le 23 juillet par la SNCB.

    Alstom conteste la méthode d’évaluation, modifiée en cours de procédure, à son détriment et au bénéfice de l’espagnol. L’auditeur a considéré que les méthodes de calcul de la SNCB ne laissaient pas apparaître d’erreurs d’appréciation flagrantes dans les analyses de la candidature soumise par Alstom, ni de « violation avérée des conditions de concurrence ».

    Le choix de CAF avait suscité de vives réactions de la part d’élus et de syndicats belges, inquiets pour l’emploi industriel. Alstom dispose en effet de deux centres d’excellence à Charleroi et d’un site de fabrication à Bruges (ex-Bombardier).  Une trentaine de militants syndicaux s’étaient d’ailleurs rassemblés mardi matin devant le siège du Conseil d’État à Bruxelles.

    Quatre associations belges se sont également associées au recours en annulation. Elles dénoncent l’implication de CAF dans les territoires occupés par Israël en Palestine en participant à l’extension du Jerusalem Light Rail, une ligne qui relie plusieurs colonies israéliennes en territoire palestinien.

    Mercredi 3 septembre, une nouvelle audience était prévue devant les conseillers néerlandophones, concernant un deuxième recours en annulation, introduit cette fois par l’allemand Siemens.

  • Gares parisiennes : une forte attraction immobilière

    Gares parisiennes : une forte attraction immobilière

    Le marché immobilier de bureaux plébiscite les surfaces situées à moins de dix minutes des grandes gares de la capitale, à l’exception de celles du Nord et de l’Est, selon une étude publiée cet été. 

    Centrales, accessibles, animées. Les grandes gares occupent une place de choix dans l’offre de bureaux de la capitale. Les surfaces situées à moins de dix minutes à pied des trains de la SNCF, soit 2,9 millions de m² et un peu moins de 20 % du parc tertiaire de la capitale, sont particulièrement recherchées.  « Elles peuvent favoriser le retour au bureau et le bien-être des salariés », souligne la nouvelle étude « Desk & the City », du cabinet de conseil en immobilier Newmark.

    Leur attractivité est d’autant plus forte que les sites d’une superficie supérieure à 1 000 m² sont peu nombreux dans les quartiers de gare. Les espaces de bureaux neufs sont plus rares encore, contrairement au segment des surfaces de seconde-main, notamment situées à proximité des gares de Lyon-Bercy et de Montparnasse. Ils ne représentent que 14 % de l’offre immédiatement disponible.

    Saint-Lazare, premier hub de la capitale

    La concentration est particulièrement forte autour de la gare Saint-Lazare (1,1 million de m²), premier hub de la capitale devant celui de Lyon-Bercy (761 000 m²) et de la gare Montparnasse (556 000 m²). Le quartier de Saint-Lazare, où 41 % des bureaux sont antérieurs à 1930, est celui où l’activité locative est la plus soutenue. Il concentre 45 % du nombre de prises à bail de bureaux supérieurs à 1 000 m² recensées depuis 2015. Il totalise aussi la plus grande part du volume de transactions (42 %) devant Austerlitz (21 %), où pourtant, neuf opérations de plus de 5 000 m² ont été enregistrées depuis 2015, dont six des dix plus grands mouvements recensés près des grandes gares de la capitale.

    Le quartier de Saint-Lazare est aussi celui où le profil des occupants est le plus varié : établissements financiers (Banque de France ou CIC), grands cabinets d’avocats (Gide Loyrette Nouel, Clifford Chance), industriels et luxe (Pernod Ricard, Chaumet, Hermès) et nouvelles technologies (Google, Fabernovel). Il concentre même à lui seul près de 70 % des sites de coworking existants près de grandes gares.

    Le parc de bureaux de ces quartiers va encore s’agrandir grâce à la livraison de plusieurs opérations de création et de restructuration. Au total, les mises en chantier de projets de plus de 5 000 m² représentent près de 400 000 m² à livrer sur la période 2025-2028. Près de 60 % sont encore disponibles. Cette offre future est très limitée près de la gare Saint-Lazare et bien plus fournie près des gares de Lyon (« Messager », « Quarter », « Scope ») et de 3 Montparnasse (« Upper », « New Station », « Rythme »).

    Les gares du Nord et de l’Est à la traîne

    Plusieurs de ces développements vont bénéficier d’une voirie encore améliorée et d’une offre commerciale enrichie. Le projet « Gare de Lyon Côté Seine » prévoit ainsi la requalification de la rue de Bercy, incluant la création de nouveaux commerces et services d’ici 2028. Dans le secteur Austerlitz, le développement de 25 000 m² de commerces et l’ouverture d’un hôtel 4 étoiles ambitionne, d’ici la fin de 2027, de transformer le quartier en « futur hub urbain shopping, événementiel et festif ».

    L’étude Newmark relève une autre particularité : la décorrélation entre la fréquentation des gares et l’intensité de leur activité locative. Illustration avec le quartier des gares du Nord et de l’Est. Plus grand hub de transport d’Europe, sur ces dix dernières années, il représente moins de 10 % des volumes achetés ou loués autour des sept grandes gares parisiennes.