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  • Le vrai prix de la relance ferroviaire

    Le vrai prix de la relance ferroviaire

    C’est l’heure de vérité pour le ferroviaire qui attend son plan de soutien pour l’aider à passer la crise sanitaire. Au fil de l’été, quelques pistes ont été esquissées sur la teneur du plan de relance qui doit être présenté le 3 septembre. L’occasion pour le gouvernement de verdir son programme et de montrer dans quelle mesure il est réellement prêt à s’engager pour le transport ferroviaire.

    Les demandes du secteur sont très importantes, en particulier pour les marchandises, mais justifiées, selon les opérateurs de fret, par l’urgence écologique et la nécessité de relancer un secteur déficitaire, soumis à la rude concurrence de la route.

    Regroupés au sein d’une alliance baptisée 4F, ils ont listé les mesures à prendre sur les dix ans à venir et les ont évaluées à 14 milliards d’euros (lire ici) pour permettre un doublement de la part du ferroviaire de 9 à 18 %.

    De son côté, en juin, la seule SNCF évoquait une perte de chiffre d’affaires de quatre milliards d’euros liée à cette crise, manque à gagner qui se monte à cinq milliards si on inclut la crise sociale contre la réforme des retraites qui l’a précédée.

    Parmi les mesures les plus immédiates, le gouvernement a annoncé pour le fret ferroviaire, dès la fin juillet, la gratuité des péages en 2020, puis la division par deux des péages d’utilisation des infrastructures en 2021 « pour les entreprises qui opèrent sur le réseau national ». Pour l’Afra (association qui regroupe les concurrents fret de la SNCF), « cette annonce a le mérite d’être vertueuse en termes de relance : plus nous opèrerons de trains, plus nous pourrons gagner de l’argent. De plus, cette mesure va profiter à toutes les entreprises quelle que soit leur taille ». Et d’expliquer : « En théorie, les péages représentent 10 % des coûts fixes pour le ferroviaire. La suppression des péages nous permettra d’aligner nos prix sur ceux des poids lourds, puisqu’on sait qu’il peut y avoir une différence de prix de 8 à 10 % entre le fer et la route ».

    Le gouvernement a aussi indiqué travailler sur le soutien au wagon isolé, le renforcement de l’aide au transport combiné et l’accélération du lancement de nouvelles autoroutes ferroviaires. Trois autoroutes ferroviaires sont évoquées, Bayonne-Cherbourg, Sète-Calais, et la ligne Perpignan-Rungis que les pouvoirs publics souhaitent « inscrire sur un axe plus large qui irait d’Anvers à Barcelone », a indiqué Jean Castex, lors d’un déplacement fin juillet. Reste que ces annonces reprennent des projets déjà en cours, regrettent les opérateurs de fret.

    Les trains de nuit, un sujet abordé par le président de la République, devraient bénéficier de « l’ambition » affichée par le gouvernement. A ce sujet, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, évoque la possibilité « de relancer d’ici 2022 deux trains de nuit supplémentaires avec, pourquoi pas, un Paris – Nice pour commencer ». Avec les aides nécessaires pour rénover ou acquérir le matériel roulant… Enfin, pour les « petites lignes », le ministre pose le principe de distinguer « les plus utilisées », à « reprendre » par SNCF Réseau, de celles qui pourraient être reprises par les régions.

    En contrepartie de ses efforts, l’État attend que la SNCF « ait une performance économique, environnementale et sociale de haut niveau », sans « se remettre à fabriquer de la dette », avait rappelé fin juillet Jean-Baptiste Djebbari. Le ministre souhaite aussi « que d’ici dix ans, le réseau ferroviaire soit modernisé ». Un vœu pieux s’il n’est pas accompagné de moyens à la hauteur…

    M.-H. P.


    Fret SNCF lutte pour sa survie

    La nouvelle société anonyme Fret SNCF créée depuis le 1er janvier dernier lutte pour sa survie. Malmenée dès son lancement par la grève contre la réforme des retraites, puis la crise sanitaire, elle est déjà largement déficitaire alors que ses compteurs avaient été remis à zéro à sa naissance en janvier. Selon le journal Libération du 24 août, qui a pu consulter un document estampillé « confidentiel », la direction de l’entreprise envisage de supprimer une centaine d’emplois de conducteurs. Le sujet devait être abordé lors d’un CSE (Comité social d’entreprise) les 2 et 3 septembre. Pour Fret SNCF, l’hémorragie continue, puisqu’entre 2009 et 2019, quelque 8 000 postes ont été supprimés. Les conducteurs concernés par ces nouvelles mesures se verront proposer un autre poste dans le groupe (Grandes lignes, TER…).

  • La CGT-Cheminots appelle à la grève le 17 septembre

    La CGT-Cheminots appelle à la grève le 17 septembre

    La CGT-Cheminots a annoncé le 28 août avoir déposé un préavis de grève, à partir du 16 septembre 20 h jusqu’au 18 septembre 7h55. La première organisation syndicale de la SNCF, qui s’inquiète de la situation de Fret SNCF, demande dans une lettre envoyée à François Nogué, DRH du groupe (et publiée sur Twitter) de prendre des mesures pour « la réalisation d’embauches » et de « stopper les réorganisations comme cela a été fait au cours du premier semestre« .

    Elle s’inscrit ainsi dans la journée d’action décidée par la confédération CGT, à laquelle se sont aussi associés la FSU, Solidaires, et des organisations de jeunesse (UNEF, UNL, MNL, FIDL).

  • Une série d’incidents électriques perturbe fortement le réseau dans le sud ouest

    Une série d’incidents électriques perturbe fortement le réseau dans le sud ouest

    Quatre TGV, dont deux en UM (unités multiples), effectuant le trajet entre le Pays-Basque et Paris, ont été très longuement retardés, les 30 et 31 août, après une série d’incidents d’alimentation électrique au nord de Dax.

    Le 30 août, une rame double, partie d’Hendaye avec près de 3 h de retard, a été stoppée à Dax environ 45 minutes, puis à Morcenx, avant de repartir pour atteindre Ychoux (une cinquantaine de kilomètres plus au nord), où elle s’est de nouveau arrêtée, à cause d’une caténaire arrachée. Bloqués à Ychoux, les deux TGV en UM ont dû rebrousser chemin jusqu’à Morcenx vers 1h du matin où les passagers ont dû attendre un train de secours venu de Bordeaux. Ils ont pu repartir vers 7 h du matin, le 31 août, pour arriver après 11h du matin à Paris-Montparnasse.

    Un autre TGV, le 8546, qui devait quitter Hendaye à 17 h 55 et arriver à Paris-Montparnasse à 22 heures, est finalement parti à 18 h 30 avant se retrouver bloqué à Biarritz. Là, il a été couplé à un autre TGV qui n’avait pas pu partir comme prévu à 15 h 45. Ainsi jumelés les deux TGV sont repartis vers Hendaye, puisque la ligne avait été interrompue. Pour ses «445 voyageurs qui ont été acheminés à la gare de Hendaye durant la nuit, des cars ont été affrétés pour les conduire à Bordeaux où des places dans des TGV [ont été] mis à leur disposition afin qu’ils puissent rejoindre Paris» a expliqué la SNCF dans un communiqué, en précisant que de l’eau, des plateau repas et des masques chirurgicaux avaient été distribués.

    Pour les voyageurs ayant vécu les retards les plus importants, la SNCF a décidé de rembourser leurs billets à hauteur de 300 % (sous forme d’avoir) ainsi que tous les frais annexes qui auraient pu être engagés dans de pareilles circonstances (hébergement, taxi…).

    Le trafic devait reprendre après une remise en service de l’ensemble des installations, envisagée pour le 1er septembre, à la reprise de service. « Les voies pourraient rouvrir mardi matin mais les travaux sont assez conséquents. Soixante kilomètres de voies ont été endommagés, notamment au niveau des caténaires », a précisé le 31 août sur BFM-TV le ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari.

    La SNCF cherche désormais à déterminer les causes de ces défaillances. L’ensemble des trains ayant circulé sur la ligne vont être « auscultés » pour savoir si c’est un pantographe d’une des rames ou la caténaire qui est en cause.

  • Saint-Etienne Métropole étend son réseau vers l’ouest

    Saint-Etienne Métropole étend son réseau vers l’ouest

    Initiée l’année dernière, avec l’ouverture de son périmètre au nord, en direction des communes de Saint-Galmier, Andrézieux-Bouthéon et Veauche, l’extension du réseau de transports en commun de Saint-Etienne Métropole se poursuit depuis la fin du mois d’août. Mais vers l’ouest cette fois. Trois lignes ont ainsi été ouvertes en direction de Saint-Bonnet le Château, dans le cadre d’un accord de mutualisation avec le Département de la Loire, tandis qu’une quatrième a été créée au niveau métropolitain sur l’axe Firminy / Saint-Maurice.

    « Ces extensions correspondent à celle du périmètre de la Métropole. Il était naturel d’amener le réseau Stas (Société de Transports de l’Agglomération Stéphanoise) dans des communes qui font maintenant partie de la Métropole, explique Luc François, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge des Transports et des Mobilités. La question se pose maintenant de prolonger cette logique de coopération. C’est notamment le cas sur le secteur de Firminy, où nous pouvons sans doute engager un travail de coopération avec le Département limitrophe de la Haute-Loire. »

    Dans le même temps, Saint-Etienne Métropole en concertation avec Transdev, l’opérateur du réseau Stas, profite de la rentrée pour étoffer son offre de services. Après le lancement de Moovizy 1 en 2016, la collectivité ligérienne lancera une version plus complète de cette application à l’occasion de la semaine de la mobilité, du 16 au 22 septembre. « Il s’agit tout simplement du premier Maas complet de France, poursuit Luc François. Moovizzy 2 inclut désormais tous les modes de transport qui sont organisés sur la Métropole, y compris les taxis, le co-voiturage et l’autopartage. En fin de mois, les usagers recevront une seule facture de Transdev, qui regroupera toutes les sous-facturations. »

    Avant de déployer cette seconde version de Moovizy, Saint-Etienne Métropole et Transdev ont fait tourner une version beta entre juillet 2019 et janvier 2020. Quelque 200 beta testeurs se sont impliqués pour améliorer son ergonomie, débloquer des bugs et proposer des modifications. « Nous espérons élargir le public qui s’est déjà laissé séduire par Moovizy 1, avec 150 00 téléchargements et 25 000 utilisateurs actifs. »

    Enfin, Luc François a profité de son traditionnel point presse de rentrée pour dresser un premier bilan du déploiement des Trolleybus IMC (In Motion Charging). Après six mois d’activité, les 10 véhicules mis en service sur la ligne M7, au cœur de Saint-Etienne, semblent faire l’unanimité. « Confort, absence de nuisance sonore et réduction des émissions polluantes, tous les feux sont au vert. Nous attendons maintenant les 13 derniers véhicules que nous avons commandés, pour les mettre en service sur la ligne M3, qui va de Terrenoire à Saint-Étienne », conclut Luc François.

    Jacques Donnay

  • Crossrail : ouverture repoussée à 2022

    Crossrail : ouverture repoussée à 2022

    Jusqu’ici fixée à l’été 2021, la date d’ouverture de la section centrale de l’Elizabeth Line de Crossrail, le futur RER londonien, est désormais repoussée au premier semestre 2022. Les incertitudes liées à l’épidémie de COVID-19 ne sont pas étrangères à ce nouveau report de la mise en service de la traversée souterraine de Londres, entre la gare de Paddington (ouest) et Abbey Wood (est). Ce nouveau retard s’accompagne d’un renchérissement du projet estimé à 1,1 milliard de livres (environ 1,2 milliard d’euros) par rapport au montant de 17,6 milliards de livres fixé en décembre 2018.

    En attendant, une importante étape aura été franchie cet été par le projet de RER londonien, avec la livraison du dépôt de Plumstead par TSO, dans le cadre du groupement ATC (Alstom, TSO, Costain). Situé dans la banlieue est entre Woolwich et Abbey Wood, sur la rive sud de la Tamise, ce dépôt comprend trois bâtiments, 0,5 km de voies spéciales et 4,5 km de voies sur ballast, ainsi que 3,5 km de caténaires.

    P. L.

  • Premiers essais dans les tunnels de tram de Karlsruhe

    Premiers essais dans les tunnels de tram de Karlsruhe

    Le 4 août, c’est un tramway à plancher bas des Verkehrsbetriebe Karlsruhe (VBK, transports de Karlsruhe) qui a effectué la première circulation d’essai dans un des tunnels construits dans le cadre de la Kombilösung. Cette « solution combinée » a pour objectif d’apaiser la circulation en centre-ville par la construction de deux tunnels pour tramways – est-ouest (2 500 m) et nord-sud (900 m), formant un T à leur point de rencontre, au niveau de la place centrale (Marktplatz) – et un tunnel est-ouest pour la circulation automobile. En effet, dans la ville qui a vu naître le tram-train, de véritables « murs » de trams finissaient par rendre la vie difficile dans les rues piétonnières du centre…
    C’est dans le tunnel est-ouest sous la Kaiserstrasse qu’un premier tramway a circulé pour contrôler son inscription dans l’ouvrage d’art et le long des quais des nouvelles stations souterraines (de type métro). Les essais doivent suivre dans le tunnel nord-sud, entre la Marktplatz et le quartier au nord de la gare centrale. De plus, les différents types de matériel roulant (trams urbains et trams-trains) exploités par les VBK et le chemin de fer d’intérêt local Albtal-Verkehrs-Gesellschaft (AVG) sur le réseau de tram de Karlsruhe feront tour à tour l’objet de marches d’essais dans les nouveaux tunnels. Et pour ce qui est des circulations régulières dans ces tunnels, qui sont en construction depuis 2010, l’échéance actuellement envisagée est la fin 2021.

    P. L.

  • Nouveau train et nouveau centre de maintenance pour Centre-Val de Loire

    Nouveau train et nouveau centre de maintenance pour Centre-Val de Loire

    Double célébration le 25 août pour la région Centre-Val de Loire, qui a fait circuler entre Orléans et Blois la première de ses 32 rames Omneo Premium commandées à Bombardier, après avoir officiellement lancé la construction du nouveau centre de maintenance d’Orléans-Québec, destiné à assurer la maintenance de ces rames.
    Mises en service en février dernier par la Normandie sur ses relations vers Paris, les rames à deux niveaux Omneo Premium sont une version Intercités et apte à 200 km/h du Regio 2N de Bombardier, dont la région Centre-Val de Loire exploite déjà 14 rames en version à 160 km/h entre Paris, Chartres et Le Mans, ainsi que deux rames en version à 200 km/h avec les Pays de la Loire entre Nantes et Orléans. Au nombre de 32, les nouvelles rames sont quant à elles destinées à remplacer les trains Corail sur les relations Paris – Orléans – Tours, Paris – Bourges et Paris – Montargis – Nevers. Les Omneo Premium de la région Centre-Val de Loire se distinguent des rames « taille XL » normandes par leur livrée Rémi (appellation de l’offre unifiée de transports régionaux depuis 2019) soulignée de jaune et par leur longueur « L », moins importante (110 m).
    Lors de la première circulation, les intervenants ont mis l’accent sur la participation de fournisseurs locaux dans l’équipement des rames Rémi : Faiveley Transport (Saint-Pierre des Corps et Tours) pour les portes et le contrôle à bord, Barat SAS (Saint-Aignan-sur-Cher) pour les portes cabines, Stauff SA (Vineuil) pour les intérieurs, ADC Scortec (Saint-Cyr-sur-Loire) pour les convertisseurs et Cooper Capri SAS (Nouan-le-Fuzelier) pour les composants électriques.
    Relocalisation encore : c’est dans un nouveau centre de maintenance à mi-chemin entre les gares d’Orléans et des Aubrais que devrait être assurée à partir de 2022 la maintenance des nouvelles rames, en lieu et place de Saint-Pierre-des-Corps (qui est quand même dans la région), Montrouge, Trappes, Villeneuve et Masséna (Ile-de-France), Nantes (Pays de la Loire) et Nevers (Bourgogne Franche-Comté). Une première brique symbolique de ce nouveau centre orléanais a donc été posée le 25 août en présence des présidents Bonneau (pour la région) et Farandou (pour la SNCF). Et le choix du nom du centre de maintenance, Orléans-Québec, n’a rien à voir avec les origines de Bombardier !
    P.L.

  • Les transports de Montpellier gratuits le week-end

    Les transports de Montpellier gratuits le week-end

    Dès le 5 septembre, les habitants de la métropole de Montpellier pourront voyager gratuitement tous les week-ends à bord des bus et tramways du réseau TaM, a annoncé le 26 août, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. Cette mesure est la première phase de la mise en place de la gratuité des transports en commun pour les habitants de la Métropole. À cette occasion, Montpellier Méditerranée Métropole crée le Pass week-end gratuit, utilisable de manière simplifiée avec l’application mobile M’Ticket TaM.
    « Afin de ne pas léser les abonnés« , le tarif de l’abonnement sera également abaissé de 10 %, indique la métropole qui estime le coût de la première phase de cette nouvelle politique à 5,6 millions d’euros.
    Une démarche justifiée notamment par la volonté d’aller vers la transition écologique et de redonner du pouvoir d’achat aux habitants.
  • Nantes passe en zone 30

    Nantes passe en zone 30

    A partir du 31 août, la vitesse de circulation à Nantes passe à 30 km/h sur tout le territoire, hormis quelques axes accueillant notamment des lignes structurantes de transport en commun. Ce qui permettra de comptabiliser plus de 600 km de voies en « zone apaisée », souligne la ville.

    « Cette action est une étape importante du plan vélo-piéton annoncé en mai 2020 », explique-t-elle. L’objectif est de doubler le nombre de kilomètres de rues en zone piétonne, en section/zone 30 ou en zone de rencontre.

  • Marie-Ange Debon prend (enfin) les commandes de Keolis

    Marie-Ange Debon prend (enfin) les commandes de Keolis

    C’est la rentrée et Keolis a enfin une nouvelle patronne ! Depuis le 24 août, Marie-Ange Debon a en effet pris officiellement les commandes de Keolis, succédant à Patrick Jeantet évincé brutalement de son poste le 2 juin dernier.

    Si cette énarque et diplômée d’HEC n’est pas une spécialiste du secteur des transports publics, elle connaît bien en revanche le monde des collectivités locales, l’international et les mécanismes de contractualisation. Jusqu’en mars 2020, elle était en effet directrice générale adjointe du groupe Suez, où elle a successivement dirigé la division internationale et la division France. Auparavant, elle a été directrice financière adjointe puis secrétaire générale du groupe Thomson, devenu Technicolor.

    Son parcours professionnel l’a aussi conduit à France 3 où elle a été directrice générale adjointe, entre 1994 et 1998, après avoir été pendant quatre ans magistrate à la Cour des comptes. Enfin, elle est administratrice de sociétés cotées et vice-présidente du Medef International.