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  • Arnaud Schwartz remplace Michel Dubromel à la tête de FNE

    Arnaud Schwartz remplace Michel Dubromel à la tête de FNE

    Lors de son assemblée générale qui s’est tenue le 4 avril, France Nature Environnement (FNE) a élu à sa tête Arnaud Schwartz. Le nouveau président, entré dans le mouvement en 2002 au sein de l’association Alsace Nature, était jusqu’alors secrétaire national de FNE qui regroupe près de 3 500 associations et 900 000 personnes. L’équipe du bureau a également été renouvelée en partie.

    Arnaud Schwartz remplacera Michel Dubromel qui a passé trois ans au poste de président et dont l’action a consisté à « renforcer la robustesse de France Nature Environnement, développer le lien avec l’ensemble des associations de la fédération et amplifier le dialogue avec les acteurs publics et privés », explique la Fédération. Qui ajoute : « Si cette élection s’inscrit dans la continuité d’actions déjà engagées, elle intervient également dans un contexte inédit de pandémie. Quels enseignements tirer des évènements en cours, quelles perspectives de changement pour notre société » ? Le nouveau président souhaite « proposer des alternatives globales et continuer de protéger la biodiversité face à une artificialisation croissante dans tous les territoires… en d’autres termes, agir ensemble pour faire de l’expression « vivre dans un monde vivable » une réalité », explique Arnaud Schwartz.

  • Ubitransport prévoit toujours 50 recrutements cette année

    Ubitransport prévoit toujours 50 recrutements cette année

    Audrey Bareille a rejoint en mars Ubitransport pour devenir la nouvelle directrice des Ressources Humaines. Cette ancienne de RATP Dev (pendant quatre ans, elle a été chargée des RH de huit filiales en Auvergne-Rhône-Alpes / Suisse) a été recrutée pour accompagner « l’hypercroissance » de la société, explique Ubitransport qui propose des solutions numériques pour gérer les transports (aide à l’exploitation, suivi de la fréquentation, information voyageurs, billettique…)

    Ubitransport, qui vient de créer ce département Ressources Humaines dirigée par Audrey Bareille, a mis tous ses salariés en télétravail et maintient son objectif de pourvoir 50 postes comme prévu cette année. « Les postes ouverts cette année concernent tous les métiers et les sites Ubitransport : R&D, fonctions support, commerce… sur Mâcon, Lyon, Cagnes-sur-Mer et Paris, en renforcement des équipes ou création de postes », précise l’entreprise dans un communiqué.

  • Gwendoline Cazenave rejoint le cabinet Oliver Wyman

    Gwendoline Cazenave rejoint le cabinet Oliver Wyman

    L’ancienne directrice de l’axe TGV Atlantique à la SNCF a rejoint le cabinet de conseils Oliver Wyman, au bureau de Paris, en tant que « partner ». Agée de 50 ans, cette experte de la mobilité a passé plus de 25 ans au sein du Groupe SNCF, où elle a notamment occupé des postes de gestion et finance, opérationnels et stratégiques. Gwendoline Cazeneuve est également, depuis 2016, administratrice du Conseil d’administration de l’Union Financière de France (UFF) et a été membre du Conseil de surveillance de Systra de 2016 à février 2020.

    « Elle aura pour mission d’accompagner les grands opérateurs européens de transport, tourisme et services dans leurs réflexions stratégiques et la conduite de leurs initiatives de transformation », explique le cabinet de conseils.

  • Quand le coronavirus entraîne la suspension des franchises ferroviaires britanniques

    Quand le coronavirus entraîne la suspension des franchises ferroviaires britanniques

    Instauré au milieu des années 1990 par le gouvernement conservateur de John Major, le système des franchises, qui délègue le service public ferroviaire britannique à des entreprises privées, est suspendu pour une période de six mois par un autre gouvernement conservateur. Soit une « renationalisation » de facto, provoquée par la propagation du coronavirus outre-Manche, qui, avant même les mesures de confinement adoptées par le gouvernement, avait déjà entraîné une baisse de 70 % de la fréquentation des trains, du fait des quarantaines volontaires et du télétravail.
    « Mon objectif absolu est de veiller à ce que les dessertes soient maintenues afin que les voyages essentiels pour faire face à cette crise puissent continuer de se faire ; ainsi, pour nous assurer que nos chemins de fer restent ouverts, nous donnons aux opérateurs ferroviaires des franchises accordées par mon ministère l’occasion de passer, à titre temporaire, des accords portant sur des mesures d’urgence. Ces accords suspendent les mécanismes financiers normaux des contrats de franchise, transférant au gouvernement tous les revenus et tous les risques », a déclaré Grant Shapps, secrétaire d’État aux Transports, dans son communiqué.
    Pour autant, cette suspension du système de franchises ne signifie pas la mise en place d’un nouveau modèle de gestion du secteur ferroviaire britannique. « Il s’agit d’une solution à titre temporaire, afin de prendre les mesures nécessaires pour protéger les dessertes actuellement effectuées, de manière économique et garantissant que les événements actuels aient l’impact le plus faible possible sur le chemin de fer à plus long terme », a précisé le secrétaire d’État aux Transports. En attendant, « les entreprises ferroviaires poursuivront leurs dessertes au jour le jour pour une somme modique et préétablie ».
    De plus, la suspension des franchises britanniques ne concerne pas les entreprises ferroviaires hors système des franchises, qu’il s’agisse des dessertes en open access sur le réseau ferré national (Hull Trains, Grand Central), de la navette aéroportuaire Heathrow Express ou d’Eurostar. Ces opérateurs n’en ont pas moins réduit la fréquence de leurs dessertes au strict minimum.
    P.L.

  • Vincent Ducrot succède à Andreas Meyer à la tête des CFF en pleine crise du Coronavirus

    Vincent Ducrot succède à Andreas Meyer à la tête des CFF en pleine crise du Coronavirus

    Directeur général des CFF depuis 2007, Andreas Meyer (58 ans) a été remplacé à la tête des Chemins de fer fédéraux suisses le 1er avril par Vincent Ducrot (57 ans). Au fils de cheminot passé par la Deutsche Bahn succède le dirigeant des Transports publics fribourgeois (TPF), qui avait quitté les CFF en 2011, après 18 ans de carrière.

    Un bilan mitigé

    Interrogé par l’ATS (Agence télégraphique suisse), Andreas Meyer met à son actif l’augmentation de 50 % du trafic voyageurs, le développement du secteur immobilier, l’assainissement de la caisse de pension et de CFF Cargo, mais aussi le maintien de la concession du trafic grandes lignes.

    Côté critiques, il reconnaît que des améliorations sont nécessaires au niveau de la ponctualité. Les problèmes « ont été clairement identifiés et des solutions sont en cours de réalisation », précise-t-il à l’ATS. Interrogé sur les reproches du personnel et des syndicats d’avoir perdu le contact avec eux, le DG sur le départ estime que « ces sentiments sont liés à la numérisation de l’entreprise » et l’instauration d’une nouvelle dynamique. Toutefois, « nous n’avons pas toujours bien su expliquer à notre personnel ce que nous faisions », reconnaît-il.

    Une reprise « en deux ou trois étapes »

    Prévue depuis septembre, cette succession s’effectue dans un contexte « relativement compliqué », selon les termes utilisés par le nouveau DG dans le cadre de sa conférence de presse inaugurale, retransmise par vidéo.

    Présenté dans le monde entier comme un cas modèle, le système ferroviaire suisse n’en est pas moins touché par les conséquences de l’épidémie de Covid-19. Pour faire face à une chute de la demande de l’ordre de 80 à 90 %, les CFF ont réduit leur offre d’environ 25 % en trois étapes. Mais pour Andreas Meyer, dans une interview publiée dans Le Temps, « il n’est pas exclu – et je l’espère – qu’il en reste des traces durables : cela pourrait par exemple être bénéfique pour une meilleure répartition des déplacements entre les heures de pointe et les heures creuses ».

    Tant l’ancien que le nouveau DG des CFF envisagent déjà la reprise après la crise actuelle. Si Andreas Meyer voit les défis à la lumière de la situation actuelle (chantiers interrompus, mises en service des trains à deux niveaux Bombardier Twindexx et du tunnel de base du Ceneri), son successeur voit vers l’avenir, ajoutant que « les gens auront de nouveau envie de sortir ». Mais il concède que « nous ne pouvons pas revenir à la normale en un seul coup ». « Nous attendons de connaître les règles du jeu du redémarrage de l’économie », estime Vincent Ducrot, envisageant une reprise « en deux ou trois étapes ».

    P. L.

  • LA SNCF va recourir au chômage partiel

    LA SNCF va recourir au chômage partiel

    C’est une situation inédite à la SNCF : pour la première fois de son histoire, l’entreprise nationale va recourir au chômage partiel pour une partie de ses salariés qui se retrouvent aujourd’hui sans travail. Elle l’a en effet indiqué aux organisations syndicales au cours d’une réunion organisée le 2 avril dernier. Contactée par VRT, la direction de la SNCF a confirmé que « le sujet est sur la table dans l’entreprise et les équipes RH y travaillent comme dans beaucoup d’autres grands groupes ».

    Après un lobbying des entreprises publiques, le gouvernement a en effet accepté d’inclure dans son ordonnance publiée au JO le 28 mars dernier « les salariés des entreprises inscrites au répertoire national des entreprises contrôlées majoritairement par l’Etat ». Sont donc éligibles des entreprises comme la SNCF, la RATP, EDF, GRDF…

    Selon plusieurs sources syndicales, la direction de la SNCF s’est engagée oralement à ce que les agents qui seraient mis en chômage partiel continuent à percevoir 100 % de leur rémunération, à l’exception des éléments variables de soldes (EVS) et des allocations généralement liés à des déplacements. Rappelons que le dispositif général prévoit des indemnités à hauteur de 70 % de la rémunération horaire brute, qui ne peuvent toutefois pas être inférieures au Smic.

    Une question traitée au niveau régional

    La direction de la SNCF souhaiterait également traiter le sujet au niveau régional, chaque établissement étant chargé de déterminer quels sont les cheminots à mettre en chômage partiel, explique Sébastien Mariani, le secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots. Le syndicaliste rappelle que « dans le cadre de l’assurance chômage, la SNCF est auto-assureur pour tous ses salariés, y compris pour les contractuels ». Ce qui permet de réduire les cotisations sur les fiches de paie, puisque l’entreprise est, en temps normal, très peu concernée par les mises au chômage, ayant une majorité de salariés au statut.

    Selon Didier Mathis, le secrétaire général de l’UNSA-Ferroviaire, il est normal que l’entreprise bénéficie d’une aide financière puisque c’est l’Etat qui fixe le niveau de service à assurer par les TGV. Des TGV qui roulent quasiment à vide…

    « Par ce dispositif, l’État prend en charge une partie des salaires versés par l’entreprise et l’exonère de charges sociales. Cela représente une aide importante au moment où l’entreprise connaît un coup d’arrêt de son activité« , explique la SNCF dans Temps Réel, un organe d’informations interne. « Avec 7 % pour les grandes lignes, 25 % en Ile-de-France et 16 % des TER, l’activité s’est, de facto, réduite », rappelle de son côté un porte-parole. D’où un nombre très conséquent d’agents sans travail, que l’entreprise se refuse pour le moment à communiquer. La direction a également demandé à chaque salarié de poser 5 jours de repos en avril « pour participer à l’effort de solidarité nationale« .

    Quant aux salariés des qualifications A à F, qui continuent à travailler, ils percevront une «indemnité compensatrice exceptionnelle de service restreint» permettant de compenser la perte des éventuels EVS (indemnités, primes, allocations) qui auraient été perçus s’ils avaient continué à assurer leur service habituel.

    La RATP aussi…

    La RATP va aussi demander à bénéficier du dispositif de chômage partiel selon l’UNSA RATP. Mais les agents de la RATP devraient percevoir 100 % de leur rémunération, indique Thierry Babec. Le secrétaire général de l’Usa-Ferroviaire évalue à 12 000 le nombre des absences chaque jour. Un chiffre qui couvre tous les types d’absences, notamment le chômage partiel mais aussi les arrêts maladie et pour gardes d’enfants, selon des chiffres qui lui auraient été communiqués par la direction. Contactée par VRT, la RATP n’a pas pu confirmer ces chiffres.

    Marie-Hélène Poingt

     

     

  • La Suède maintient les liaisons aériennes « socialement essentielles »

    La Suède maintient les liaisons aériennes « socialement essentielles »

    Alors que dans le reste de l’Europe, les aéroports se vident, faute de voyageurs, en Suède, où le confinement n’est pas obligatoire, le maintien de certains vols intérieurs a été rendu obligatoire « à titre provisoire » par le gouvernement, le 6 avril. Cette décision concerne en particulier les vols vers le nord du pays (comprenant la Laponie suédoise) et l’île de Gotland (au milieu de la mer Baltique), « afin de garantir des transports de personnes et de matériel socialement essentiels ». Sur les relations concernées, l’alternative à l’avion est le train de nuit vers le grand Nord (une quinzaine d’heures de temps de parcours) ou des traversées maritimes de trois heures environ vers Gotland.

    Tout comme les trains de nuit et liaisons maritimes citées ci-dessus, les liaisons aériennes garanties seront assurées dans le cadre d’une délégation de service public organisée par Trafikverket, l’agence nationale des Transports. Les contrats avec les compagnies aériennes seront d’une durée de cinq mois maximum, pour une valeur totale de 105 millions de couronnes (10 millions d’euros).

    À noter que Gotland et le nord du Norrland figurent sans doute parmi les régions les moins touchées d’Europe par le coronavirus (respectivement 12 et 81 cas au 6 avril), alors que Stockholm, avec plus de 3 100 malades déclarés, réunit près de la moitié des cas identifiés en Suède…

    P. L.

  • Jean Ghedira nommé directeur marketing et nouvelles mobilités de Keolis

    Jean Ghedira nommé directeur marketing et nouvelles mobilités de Keolis

    Patrick Jeantet, le PDG de Keolis, poursuit le remaniement de son équipe dirigeante en faisant venir d’anciens collaborateurs de SNCF Réseau dont il était précédemment le PDG. Après la nomination de Marc Berthod au poste de directeur de la Communication (lire : ici), c’est maintenant Jean Ghedira qui est attendu le 10 avril au poste de directeur exécutif marketing et nouvelles mobilités.

    Pour l’actuel directeur général adjoint Clients et Services de SNCF Réseau, 58 ans, c’est un retour dans une maison qu’il connaît bien puisqu’il avait été directeur de la communication de Keolis pendant neuf ans (à partir de 1999). Il reprend d’une part les fonctions de Thomas Barbelet, qui était également directeur de la communication et de la prospective, d’autre part les fonctions de Laurent Kocher, jusqu’alors directeur des nouvelles mobilités et qui quitte l’entreprise. Jean Ghedira intègrera le comité exécutif du groupe.

    Cette nomination pourrait inquiéter les concurrents potentiels de Keolis, qui n’a jamais caché son intention de prendre sa part dans l’ouverture à la concurrence ferroviaire. Dans le cadre de ses fonctions à SNCF Réseau Jean Ghedira était en effet chargé de prospecter les clients potentiels du rail. Il a été entendu le 30 mars par la commission de déontologie du système de transport ferroviaire, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’Autorité de régulation des transports (ART, ex-Arafer), qui en assure le secrétariat.

    Isabelle Delon reprend le poste de Jean Ghedira

    A SNCF Réseau, c’est Isabelle Delon qui reprendra le poste de Jean Ghedira. Directrice du programme d’ouverture du marché de transport ferroviaire depuis 2017, cette diplômée de l’ESCP a commencé sa carrière à la SNCF en 1991 en tant que chargée d’études marketing avant d’enchaîner des postes de responsables commerciales, directrice des ventes puis à la direction des ressources humaines.

    M.-H. P. 

  • Les start-up de mobilité frappées de plein fouet par la crise sanitaire

    Les start-up de mobilité frappées de plein fouet par la crise sanitaire

    Parmi les victimes de la crise sanitaire, les entreprises qui surfaient sur les nouvelles mobilités sont frappées de plein fouet. Les opérateurs de trottinettes en particulier ont vu la demande a baissé de 80 %, voire de 90 %. Si bien que la plupart d’entre eux ont cessé leur activité peu de temps après la demande du gouvernement de se confiner. Lime et Voi l’ont annoncé le 18 mars par un tweet.

    De leur côté, Bird et Jump (la filiale d’Uber de location de vélos électriques et de trottinettes) ont aussi suspendu leur offre. Jump a expliqué que c’était pour limiter les déplacements de la population et la transmission du virus.

    En revanche, Cityscoot – location de scooters en free floating, présent sur l’appli Uber depuis le partenariat signé en novembre 2019 – propose toujours ses 3 900 deux-roues dans Paris et dans une quinzaine de villes de la couronne, mais constate bien sûr une baisse d’activité très forte, qui entraîne la mise en chômage partiel de nombreux employés.

    Parmi les opérateurs privés de trottinettes électriques en libre-service, Dott, est le seul à poursuivre son activité pendant le confinement. Mais la start-up franco-néerlandaise a divisé sa flotte par deux pour ne garder que 1 000 trottinettes à Paris et 500 à Lyon.

    Les vélos toujours en service

    Autres acteurs du secteur à proposer un service, les opérateurs publics de vélos en libre-service. C’est le cas de V3 à Bordeaux, de Bicloo à Nantes, de Vélov’ à Lyon, et de Vélib à Paris. « Le service est toujours en activité avec des forces réduites parce qu’on a de l’absentéisme dans nos rangs », disait, quelques jours après le début du confinement, la société Smovengo qui exploite les vélos parisiens. Les locations sont passées de 85 000 avant le Covid-19 à 15 000 actuellement L’entreprise constate que 20 % des locations effectuées sont à destination ou au départ des centres hospitaliers de l’Île-de-France.

    Les VTC n’ont pas non plus arrêté les courses même si de nombreux chauffeurs ont préféré, dans les premiers jours du confinement, stopper leur travail par crainte d’être contaminés. Mais pour ces travailleurs indépendants qui ne perçoivent pas d’autres revenus, une reprise du volant n’est pas exclue, à mesure que le confinement se prolonge. Tous pointent bien sûr une « baisse d’activité » comme Uber et Kapten. Le fondateur et directeur général de Heetch, Teddy Pellerin, avance une chute de 80 %. Pour l’instant, le nombre de chauffeurs continuant à travailler se situe aux alentours de 25 %. Un chiffre qui leur permet de maintenir des courses.

    Une chute d’activité de 90 %

    Même constat dans le covoiturage que ce soit pour les trajets soit longue distance (Blablacar) ou limités au trajet domicile-travail (Karos ou Klaxit). « Aujourd’hui l’activité est entre 2 et 5 % de l’activité normale pour un mois de mars », affirme Nicolas Brusson, le directeur général et cofondateur et BlaBlaCar. Karos et Klaxit, quant à eux, assurent subir une chute d’activité de 90 %. « Le réseau de covoiturage s’est adapté assez naturellement », commente Nicolas Brusson. Le nombre d’annonces a baissé en même temps que le nombre de demandes. Les acteurs, en lien avec les autorités, ont aussi adapté leur fonctionnement en autorisant un conducteur à ne prendre qu’un seul passager. Si l’activité se poursuit chez BlaBlaCar, l’entreprise n’engrange plus de recettes puisqu’elle a supprimé sa commission sur les trajets réalisés.

    Par ailleurs, des services d’autopartage, comme Free2Move (PSA) à Paris qui devait démarrer en mars, ont décalé leur lancement. Seul Share Now (fusion en novembre de Car2Go de Daimler et de Drive Now de BMW) poursuit son activité. « Aujourd’hui, on fait tout ce qu’on peut pour maintenir notre service », explique Mathieu Bernasconi, responsable France de Share Now. « Mais chaque jour est différent », laissant suggérer un possible changement en fonction de la situation.

    La gratuité pour les soignants

    Malgré la baisse de la demande et donc de revenus, toutes les entreprises de transport qui travaillent encore proposent des réductions, voire la gratuité de leur service, au personnel soignant sur présentation d’un justificatif (l’AP-HP, qui gère 39 hôpitaux principalement en Île-de-France, emploie 100 000 personnes dont 67 900 personnels soignants, médecins et internes). Citons Vélib’ qui offre aux soignants les trajets de moins d’une heure (remboursés depuis le 17 mars quel que soit l’abonnement). Ou Uber qui renonce à sa commission sur sa plateforme dédiée, Uber Medics avec des courses proposées à -25 % du prix d’UberX. Ou encore Dott qui met à disposition du personnel hospitalier un code promotionnel lui permettant d’utiliser le service gratuitement. JCDecaux qui exploitent les vélos en libre-service pour le compte de villes ou communautés d’agglomérations (Lyon, Marseille, Amiens, Cergy-Pontoise, Nantes, Nancy, Mulhouse, Créteil, Besançon, Rouen et Toulouse) a annoncé un abonnement gratuit d’un an. La plateforme de covoiturage Karos offre le trajet aux personnels des centres hospitaliers an tant que passager, et finance les 10 centimes par passager aux conducteurs, avec un minimum de 3 euros par trajet et par passager. Virtuo, qui a vu son activité baisser de 80 %, met à disposition des soignants une centaine de ses véhicules pour qu’ils puissent se rendre à leur hôpital plus rapidement lorsqu’ils travaillent en horaires décalés et que l’offre de transports public a fortement baissé. Quant à Free2Move, même si le service est suspendu, il a annoncé sur les réseaux sociaux qu’une partie de sa flotte de véhicules électriques serait gracieusement prêtée au personnel hospitalier.

    Un atout : la mobilité sans le confinement

    Reste la question de la survie de ces entreprises après le confinement. Celles qui sont adossées à un grand groupe, comme les entreprises d’autopartage (Free2Move, Zity avec Renault, Share Now), bénéficieront de leur assise financière. Mais prévoient de décaler certaines opérations. Zity, par exemple, a mis en suspend toutes ses dépenses de marketing, y compris les campagnes de publicité, les décalant à la sortie du confinement.

    Les opérateurs de mobilité indépendants devraient avoir plus de difficultés. Déjà, au États-Unis, l’opérateur Bird a licencié, le 28 mars dernier, 406 collaborateurs par visioconférence. En France, beaucoup ont recours au chômage partiel pour leurs salariés, et prolongent les abonnements de leurs clients qui ont déjà payé, tout en bénéficiant de dispositions comme celles de la Ville de Paris qui a annoncé renoncé pour le moment à la redevance sur les trottinettes, les vélos et les scooters en free floating. Certains spécialistes imaginent qu’après le déconfinement, ces modes de transport à l’air libre devraient avoir plus de succès que les transports en communs fermés. Si leurs trésoreries tiennent jusque-là.

    Yann Goubin 

  • La ligne de la vallée du Rhin interrompue suite à une collision

    La ligne de la vallée du Rhin interrompue suite à une collision

    Un grave accident de train est survenu, le jeudi 2 avril vers 19 h 30, sur la ligne de la vallée du Rhin dans le Bade-Wurtemberg, dans lequel un conducteur de train de 52 ans est décédé, deux voyageurs (conducteurs routiers) ayant été blessés.

    Le train était remorqué par une locomotive BLS Cargo (filiale de la SNCF), mais il était sous la responsabilité de CFF Cargo International en parcours allemand, c’est-à-dire jusqu’à son entrée en Suisse, à Bâle. Près de la ville d’Auggen, entre Fribourg-en-Brisgau et Bâle, le train s’est encastré contre une partie en béton tombée d’un pont sur la voie ferrée et a déraillé. Ce train de type « route roulante » transportait dix camions et 11 personnes, dont les chauffeurs qui se trouvaient dans une voiture-lit.

    Quelques minutes plus tôt, un ICE de Fribourg avait parcouru la section vers le sud, ainsi qu’un train régional vers le nord. Si un ICE rapide était entré en collision avec la partie en béton, le nombre de morts et de blessés aurait été considérablement plus élevé. Le pont devait en fait être démonté le week-end suivant.

    Actuellement ce tronçon de ligne dans la vallée du Rhin comporte deux voies, en attente de l’achèvement de son quadruplement. Le trafic fret y est très important depuis des décennies, sur l’axe ferroviaire Gênes – Rotterdam (corridor Rhin – Alpes).

    Le trafic grandes lignes et régional sur la ligne entre Bâle et Fribourg a été interrompu, les trains grandes lignes venant du nord ont été limités à Fribourg, les trains régionaux en gare régionale de Müllheim.

    La superstructure de la voie ferrée, la caténaire et le système de sécurité sont endommagés, a déclaré un porte-parole de la Deutsche Bahn (DB). Après d’importants travaux de levage et de rétablissement de la voie, la ligne a été remise en service le 8 avril à 20 h 00, soit la veille de la date annoncée par la DB.

    Patrick Laval avec Jean-Georges Leturgie