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Ratés dans la livraison de masques : Geodis s’explique
Le manque de masques est un sujet sensible. Leur livraison en est un autre depuis que Geodis, la filiale logistique de la SNCF, a été mise en cause pour des ratés lors de leur distribution.
Que s’est-il passé exactement ? Le 17 mars, l’État annonce la livraison de masques, issus de ses propres stocks, aux professionnels de santé qui exercent en « ville » : ce sont des médecins, des pharmaciens, des infirmiers, des kinés, etc. À la différence de leurs homologues qui travaillent à l’hôpital, ils doivent se rendre dans leur pharmacie de quartier pour récupérer des masques.
Pour approvisionner ces officines, l’État confie le travail à Geodis, une filiale de la SNCF. Mais de nombreuses pharmacies affirment n’avoir reçu aucun masque, tandis que d’autres se plaignent d’avoir réceptionné des quantités très faibles.
Un contrat signé avec l’Etat avant la pandémie
D’où des critiques sur le recours à Geodis alors que d’habitude, pour se faire livrer, les pharmacies s’appuient sur leur propre réseau d’approvisionnement. Ce réseau, perçu comme efficace, est construit autour de cinq entreprises de livraison réparties sur le territoire français.
Pourtant le choix de Geodis n’a pas été soudain. « Nous avons signé, bien avant la pandémie, un marché avec l’État (la Direction des achats de l’État pour être précis), pour effectuer des livraisons de tous types de marchandises. Et ce contrat court encore pour quelques années », explique Stéphane Cassagne, le directeur général Distribution & Express de Geodis. Il ajoute que l’entreprise est équipée pour la distribution médicale, possède des entrepôts adaptés, et compte parmi ses clients des laboratoires pharmaceutiques pour lesquels elle effectue des livraisons de médicaments.
21 000 pharmacies livrées en 72 heures
Pour la commande du 17 mars, « nous avons livré 21 000 pharmacies, en 72 heures », poursuit Stéphane Cassagne. Dans les jours qui suivent, certains représentants de pharmaciens font remonter les remarques de leurs adhérents qui ont reçu des commandes dont les contenus ne correspondaient pas aux bordereaux de livraison, d’autres dans des sacs en plastique. « Nous avons travaillé en urgence pour répondre à une urgence », explique Stéphane Cassagne. « Après avoir enlevé [NDLR : récupérer] le stock dans les cinq sites de l’agence Santé publique France, nous l’avons acheminé vers nos plateformes où il a fallu, dans le respect des mesures sanitaires évidemment, reconditionner les masques en petites quantités ce qui explique que des pharmaciens aient reçu des cartons qui semblaient avoir été ouverts, ou des sachets plastiques à la place de cartons. Ce sont des conditionnements auxquels les pharmaciens ne sont pas habitués, mais une fois, encore, il fallait faire vite ».
Le circuit habituel de distributions des officines évoque aussi des problèmes d’adresses dont ne disposait pas Geodis. « Nous avons utilisé la liste qui nous a été fournie », dit Geodis qui reconnaît qu’elle ne devait pas être « exhaustive ».
Combien de masques ont été livrés ? « Ce n’est pas une information qu’on peut vous donner », répond-on chez Geodis. C’est peut-être là que se trouve la clé. Trop peu de masques pour beaucoup de pharmacies. Le Premier ministre, dans l’une de ses allocutions quotidiennes, le 28 mars, avançait le chiffre de 40 millions de masques nécessaires par semaine pour le personnel médical.
Trouver des avions pour les masques venant de Chine
Après la livraison de mi-mars, Geodis a effectué une deuxième tournée, autour du 27 mars, cette fois à destination des plateformes de distribution qui fournissent les centres hospitaliers : 27 millions de masques pour 137 hôpitaux.
Mais le groupe de logistique s’est aussi vu confier un autre défi très important : trouver des avions pour transporter la commande de masques chinois passée par la France. Elle s’élève à six cents millions d’exemplaires, dont 74 millions de FFP2. Un premier avion-cargo est parti de Chine le 29 mars avec 10 millions de modèles à son bord. Un autre était prévu le 31 mars. Et deux autres devaient suivre. Or trouver des avions, des affréteurs, des plateformes est une gageure pour Geodis en ce temps de pandémie, et de plans de vols réduits.
Yann Goubin

La fréquentation des transports publics franciliens tourne autour de 10 % en moyenne
Depuis le 26 mars, l’offre de transport a été de nouveau réduite en Ile-de-France avec notamment le lancement du service à 6 heures du matin et la fermeture d’une cinquantaine de stations de métro et l’arrêt des métros et des RER à 22 heures. Des bus de substitution remplacent les RER après cette heure. Des Noctiliens circulent aussi la nuit. Sur la ligne 1, 50 % des circulations sont maintenues et l’offre sur les lignes de tramway atteint 40 % en moyenne.
Ce niveau de service prend en compte la chute de fréquentation dans les transports publics et la disponibilité des personnels, tout en permettant d’acheminer les personnes qui doivent absolument se déplacer.
5 à 6 % de fréquentation sur le réseau de la RATP
La fréquentation sur le réseau de la RATP est de 5 à 6 % par rapport à un jour normal et de 10 % environ sur les Transilien. « Nous maintenons des transports toute la journée sur tout le territoire et essayons de maintenir un niveau de service public permettant aux personnes de se déplacer pour leur travail », indique un porte-parole de l’autorité organisatrice des transports, IDFM. Selon lui, les phénomènes de pointe ont disparu. Et il précise : « L’offre de transport est adaptée au fur et à mesure, en fonction du niveau de fréquentation. Si on constate qu’il y a un peu plus de monde sur une ligne, on adapte immédiatement le niveau de service pour permettre de maintenir les distances entre les voyageurs ».
Le Passe Navigo remboursé en avril
Dans une interview accordée au Journal du Dimanche du 29 mars, Valérie Pécresse a annoncé qu’elle comptait rembourser intégralement le Passe Navigo, mais aussi le Navigo senior et la carte ImaginR à tous les abonnés, pour le mois d’avril. « Cela concernera aussi bien ceux qui achèteront un abonnement mensuel pour aller travailler aux fonctions essentielles du pays que ceux qui sont confinés chez eux et avaient acheté un abonnement annuel. Nous ouvrirons une plateforme début mai qui permettra de demander le remboursement de 75,20 euros pour le Passe navigo mensuel ou annuel (37,60 euros pour le Passe senior et pour ImaginR)« , a expliqué la présidente d’IDFM.
M.-H. P.

Coronavirus- Un guide des bonnes pratiques pour les entreprises ferroviaires du monde entier
Organe de coopération au niveau mondial, l’Union internationale des Chemins de Fer (UIC) ne s’intéresse pas qu’aux questions de technique ferroviaire. En particulier, dans le contexte actuel de l’épidémie mondiale de Coronavirus, les membres et partenaires de l’UIC échangent régulièrement des informations sur la situation et sur les mesures ou procédures préventives mises en œuvre, conscients que le transport ferroviaire contribue bien malgré lui à la propagation de la maladie.
C’est dans ce cadre que l’UIC a mis en place sa Task Force Covid-19, qui a tenu sa réunion de lancement par visioconférence dès le 5 mars. Depuis, les membres et organisations partenaires de l’UIC ont transmis des informations jugées pertinentes, qui se sont matérialisées par la publication d’un document UIC intitulé « Gestion du Covid-19 : Guide pour les acteurs ferroviaires, un ensemble de mesures possibles ».
L’UIC précise que les contributions reçues proviennent de pays aussi divers que l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, la Hongrie, l’Iran, Israël, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie ou la Slovénie.
Destiné à être actualisé pendant toute la durée de la crise sanitaire, le document peut être téléchargé (en version anglaise) sur le site de l’UIC (ici).
P. L.

Des malades du Grand Est embarqués dans le TGV sanitaire
Chargé de matériel médical, un TGV sanitaire a quitté la gare de Paris Est le 25 mars à 17 h 05, puis a passé la nuit à Strasbourg. Ce matin, de 6 heures à 11 heures, devait débuter la longue opération d’embarquement des malades. Vingt malades devaient arriver de plusieurs hôpitaux, notamment de Mulhouse, pour être acheminés vers des hôpitaux de l’ouest du pays moins touché par l’épidémie. A bord du train également, 50 personnes, personnels médicaux et logisticiens et un conducteur.
Visionnez ci-dessous les images du TGV sanitaire et l’embarquement des malades :
Et la seconde vidéo (trop lourde pour être intégrée directement sur notre site) : https://bit.ly/tgv-medicalise-26-mars_v2

Les premières images du TGV médicalisé qui évacuera des malades du Grand Est
C’est une première : comme le font les avions ou les hélicoptères, un TGV médicalisé est utilisé pour la première fois pour transporter des malades atteints du coronavirus.
Chargé de matériel médical, le TGV a quitté la gare de Paris Est le 25 mars à 17 h 05, puis a passé la nuit à Strasbourg. Ce matin, de 6 heures à 11 heures, devait débuter la longue opération d’embarquement des malades. Une vingtaine de malades devaient arriver de plusieurs hôpitaux, notamment de Mulhouse, pour être acheminés vers des hôpitaux de l’ouest du pays moins touché par l’épidémie. A bord du train également, 50 personnes, personnels médicaux et logisticiens, 2 agents ASCT et un conducteur.
Le TGV doit s’arrêter à Angers, où des malades seront réceptionnés puis répartis dans différents hôpitaux. Il gagnera ensuite sa destination finale : Nantes.
Un concept validé en mai 2019
Cette rame Duplex, qui sert habituellement au transport de voyageurs, est aménagée pour recevoir des brancards. Elle avait déjà servi lors d’un exercice de crise, le 21 mai dernier lors d’une simulation d’attentat réalisée avec les équipes du Samu. Il s’agissait alors de « valider le concept » et de transformer rapidement, en deux heures, une rame pour la rendre apte au transport de blessés et permettre leur évacuation de centre-ville à centre-ville, vers des « plateaux hospitaliers lourds », explique le directeur du Samu de Paris, le professeur Pierre Carli, dans une vidéo mise en ligne par l’AP-HP (voir : ici ).
L’exercice, baptisé « Chardon », avait alors mobilisé 400 personnes et nécessité un travail de presqu’un an, en partenariat avec la SNCF. « L’exercice Chardon revisite le concept du train sanitaire », indiquait alors le professeur Carli, qui évoquait aussi la possibilité d’utiliser ce TGV médicalisé pour d’autres types de scénario comme une épidémie…
Avantage du train, explique Lionel Lamhaut du Samu de Paris, « on peut mettre plus de patients » que dans les hélicoptères. De plus, « les patients ne bougent pas car il n’y a pas de décélération. Pour travailler, c’est mieux« , ajoute-t-il.
Visionnez ci-dessous les images de préparation du TGV sanitaire qui évacue des malades du coronavirus vers des hôpitaux de l’ouest de la France, et écoutez les explications de participants à cette première opération sans doute appelée à se renouveler si tout se passe bien :

Transdev engrange des résultats en hausse en 2019
Alors que les groupes de transport public ont considérablement réduit leurs offres de transport en cette période de crise sanitaire, Transdev a présenté le 24 mars ses comptes 2019 qui trancheront sans doute singulièrement avec ceux de cette année. La filiale de la Caisse des dépôts et de l’allemand Rethmann affiche des résultats en hausse après une année 2018 elle-même en demi-teinte qui avait été marquée par une perte de 96 millions causée, notamment, par des dépréciations d’actifs. Transdev avait alors décidé de se désengager de ses activités B to C (taxis, navettes d’aéroports, puis cars longue distance Eurolines-Isilines) pour se recentrer sur son cœur de métier au service des collectivités locales et des entreprises.
Une année de repositionnement
2019 est donc considérée comme « une année de repositionnement du portefeuille d’activités et de développement commercial », indique le groupe qui affiche un bénéfice de 45,7 millions d’euros et une hausse de son activité de 6,7 % (à plus de 7,4 milliards d’euros). La seule croissance organique atteint 3 %. « Nous avons cherché à poursuivre une croissance profitable et misons sur un mix d’activités plus durables », commente Thierry Mallet, le PDG du groupe.
En France, qui représente 38 % du chiffre d’affaires, Transdev a notamment remporté l’exploitation des réseaux de Dunkerque, Grand-Verdun, Royan, Guingamp-Paimpol, Sens ou Libourne, ainsi que le renouvellement de partenariats historiques avec les SEM de Nantes et de Limoges. « L’ensemble de ces marchés représente un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros, sur la durée des contrats », note l’opérateur.
Un appel aux collectivités locales
A l’international, citons les contrats d’exploitation des trains régionaux S-Bahn (RER) de Brême (Allemagne), d’une valeur de 1,5 milliard d’euros, le contrat de 757 millions d’euros, comprenant plus de 150 bus électriques, à Göteborg, en Suède, ou encore le contrat d’exploitation et de maintenance du tramway de Luas, le réseau de tramway de Dublin (Irlande), pour une durée de six ans.
Thierry Mallet ne se risque pas à faire des prévisions pour cette année. Et, bien qu’il estime que la stratégie adoptée met son groupe « dans la situation la meilleure possible pour affronter la crise », il demande aux collectivités locales leur soutien face à la chute vertigineuse du trafic passagers (et donc des recettes) pour passer ce cap difficile (lire aussi : ici).
Marie-Hélène Poingt
La SNCF réduit drastiquement les circulations de train
A partir de vendredi 27 mars, la SNCF va totalement interrompre la circulation des TGV Ouigo et maintenir seulement 40 circulations quotidiennes de TGV InOui (ce qui représente 7 % des circulations en temps normal). Jusqu’à présent, 90 circulations de TGV InOui étaient programmées chaque jour (soit 15 % des circulations normales). Les circulations des Intercités sont également ramenées à 7 %.
Les voyageurs qui ont laissé leurs coordonnées seront avertis et tous les billets annulés seront remboursés sans frais, précise la SNCF.
Cette décision répond à la demande des pouvoirs qui veulent limiter les déplacements des Français aux seuls titulaires d’une attestation de déplacements obligatoires. Et notamment éviter un nouvel exode de Parisiens tentés de partir à la campagne. Interrogé par le journal Le Monde, Jean-Baptiste Djebbari a expliqué qu’il avait demandé qu’à partir du 26 mars, « les réservations des grandes lignes soient bloquées pour le week-end afin d’éviter les dérives que nous avons connues« .
Selon le secrétaire d’Etat chargé des transports, l’offre de trains grandes lignes atteint désormais un niveau « plancher correspondant aux besoins essentiels de déplacements lointains de la population« . Et d’ajouter : « Nous procédons à une diminution rapide mais précautionneuse de l’offre. Il s’agit de faire les choses au mieux pour éviter les engorgements des quais et des trains« .
Un filtrage est organisé à l’entrée de toutes les gares, indique de son côté la SNCF qui précise que « seuls les voyageurs munis d’un billet, de leur attestation de déplacement dérogatoire et d’un justificatif de déplacement pourront monter à bord des trains ».
MH P

Des solutions au cas par cas pour les trajets domicile-travail en Occitanie
Depuis le 24 mars, l’opérateur liO TER Occitanie consulte, via un service téléphonique (0800 31 31 31) et un formulaire en ligne, les personnes qui doivent continuer à se rendre à leur travail. Son objectif est d’adapter au mieux le service de transports à leurs besoins, alors que l’offre TER a été réduite à 15 % du trafic normal et les bus liO entre 6 et 10 %.
« Celles et ceux qui ont l’obligation d’aller travailler quand les autres sont confinés doivent avoir des transports », affirme Jean-Luc Gibelin, le vice-président en charge des mobilités et des infrastructures transports de la région Occitanie. « C’est le rôle d’une collectivité et des transports en commun d’être à leur disposition. Mais plutôt que de faire de grandes annonces, nous avons voulu avoir une démarche pragmatique en demandant leur avis aux personnes concernées ».
Les solutions proposées seront décidées au cas par cas, selon les besoins qui auront été formulés, à partir du milieu de la semaine prochaine. Par ailleurs, la mensualité d’avril des personnes abonnées annuelles ne sera pas prélevée et des titres de transport gratuits (ou un remboursement) seront proposés aux personnes ayant l’obligation de se déplacer (personnels soignants et salariés des secteurs essentiels de l’économie).
Catherine Stern

Le premier TGV sanitaire va évacuer des malades du Grand Est
Il n’y a pas que des avions sanitaires qui peuvent évacuer des malades. Pour la première fois, un TGV médicalisé est utilisé pour transporter des malades atteints du coronavirus. Il les évacuera du Grand Est vers des territoires moins touchés par cette épidémie.
Chargé de matériel, le TGV doit quitter aujourd’hui la gare de Paris-Est pour rejoindre Mulhouse et Strasbourg. Il transportera demain une trentaine de malades vers des hôpitaux où il y a de la place dans l’ouest de la France.
Un concept validé en mai 2019
Cette rame Duplex, qui sert habituellement au transport de voyageurs, est aménagée pour recevoir des brancards. Elle avait déjà servi lors d’un exercice de crise, le 21 mai dernier lors d’une simulation d’attentat réalisée avec les équipes du Samu. Il s’agissait alors de « valider le concept » et de transformer rapidement, en deux heures, une rame pour la rendre apte au transport de blessés et permettre leur évacuation de centre-ville à centre-ville, vers des « plateaux hospitaliers lourds », explique le directeur du Samu de Paris, le professeur Pierre Carli, dans une vidéo mise en ligne par l’AP-HP (voir : ici ).
L’exercice, baptisé « Chardon », avait alors mobilisé 400 personnes et nécessité un travail de presqu’un an, en partenariat avec la SNCF. « L’exercice Chardon revisite le concept du train sanitaire », indiquait alors le professeur Carli, qui évoquait aussi la possibilité d’utiliser ce TGV médicalisé pour d’autres types de scénario comme une épidémie…
L’utilisation de ce TGV sanitaire est aujourd’hui une première en Europe, a de son côté affirmé le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui était interrogé le 24 mars à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité.
M.-H. P.

Plus que 10 % de voyageurs dans les réseaux de transports selon Transdev
Selon Transdev, qui présentait ce matin ses résultats 2019, la fréquentation actuelle des transports publics des réseaux français a baissé de 90 %. L’offre de transport a été réduite entre 50 et 30 % selon les réseaux. « Avoir 30 % de l’offre et 10 % de fréquentation permet de respecter les règles de sécurité barrière », commente Thierry Mallet, le PDG de Transdev.
Cette situation se répète partout dans les pays où l’opérateur de transport public est présent, que ce soit en Allemagne, au Portugal ou encore aux Etats-Unis, qui affichent tous des taux de fréquentation en berne. D’où une question cruciale : comment préserver le cash qui risque de fondre comme neige au soleil avec la perte des recettes passagers ? Et continuer à payer les salariés et les fournisseurs et ne pas mettre l’entreprise en difficulté ?
Pour faire face, les investissements ont été décalés, notamment tout ce qui concerne l’achat de matériels roulants, explique la filiale de la Caisse des dépôts (66 % des parts) et de l’allemand Rethmann (34 %). Mais surtout, des discussions ont déjà lieu avec les Autorités organisatrices des transports, clientes de l’opérateur. Pour le moment, les Autorités organisatrices envoient des signaux positifs, indique Thierry Mallet. « Elles continuent à nous payer. C’est un élément fondamental pour que nous tenions dans le temps », précise-t-il. Reste à savoir si ce sera toujours le cas si la crise dure…
Pour le patron du groupe, il est essentiel que les coûts des opérateurs puissent continuer à être couverts par les collectivités. Des paiements forfaitaires sont possibles. Mais, après, il faudra faire les comptes, voir ce qui peut être remboursé ou pas. Et s’il le faut, souscrire aux lignes de crédits mises en place par le gouvernement pour aider les entreprises à passer ce cap difficile.
Marie-Hélène Poingt