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L’AFRA demande que le fret ferroviaire soit déclaré d’intérêt vital
Le transport routier n’est pas le seul maillon de la chaîne de transport, particulièrement sollicitée en ces temps de confinement. En effet, la filière de fret ferroviaire joue également un rôle vital dans « le transport massif de carburant, la circulation des caisses mobiles la nuit, le transport frigorifique des produits destinés à la grande distribution, ou bien des céréales pour la fabrication de la farine et du pain », comme l’a rappelé, le 23 mars, l’Association Française du Rail (Afra), qui rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF.
C’est pourquoi l’Afra demande que le fret ferroviaire soit « déclaré d’intérêt vital par le gouvernement ». Ce qui nécessite, selon l’association, « la mise en place de mesures spécifiques de sauvegarde telles que le maintien des circulations la nuit par SNCF Réseau, la mise à disposition de chambres pour le repos des conducteurs en repos hors résidence, et la fourniture de moyens de protection pour assurer la sécurité sanitaire des personnels des entreprises de fret ferroviaire ».
Assurer l’activité transfrontalière
On peut y voir une allusion aux mesures récemment prises en faveur des chauffeurs routiers sur les aires d’autoroutes en matière d’hygiène et de services. Par ailleurs, l’Afra juge impératif que « tout soit mis en œuvre pour assurer le maintien en toute sécurité de l’activité transfrontalière de fret ferroviaire ». Pour Pascal Sainson, président d’Europorte et de la Commission fret de l’Afra, « dans la crise sans précédent que nous vivons, l’activité de fret ferroviaire est stratégique pour éviter une rupture dans la chaîne d’approvisionnement des entreprises. Le gouvernement doit sans tarder adopter des mesures concrètes de sauvegarde en faveur des entreprises engagées dans le fret ferroviaire, pour assurer la continuité du service ».
P. L.
Après la crise, les contrats des opérateurs de transport public devront être rediscutés
Face à la crise, comment s’adaptent les réseaux en province ? « La situation évolue de jour en jour. Tout dépend des choix locaux », répond Frédéric Baverez. « Nous avons commencé à ajuster nos offres quand le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les établissements scolaires et des universités », ajoute le directeur exécutif France de Keolis.
La filiale de transport public de la SNCF s’est d’abord calée sur les plans de transport qu’elle met en œuvre durant les vacances d’été, période où les élèves ne vont plus en cours. Ce qui correspond en moyenne à une diminution de 30 % des transports publics dans les grandes villes.
Une fréquentation en baisse de près de 80 %
Puis, après la décision gouvernementale de confinement, la fréquentation des transports publics a chuté de 70 à 80 %. Du coup, les Autorités organisatrices des transports (AOT) ont demandé à leurs délégataires de réduire leur offre. De 50 à 60 % selon les collectivités, estime Frédéric Baverez. « Nous avons aussi modifié certaines dessertes, en particulier pour mieux desservir les hôpitaux. C’est une des demandes fortes des pouvoirs publics locaux pour permettre aux soignants de mieux se déplacer », précise-t-il.
Selon lui, les AOT veulent que les transports publics continuent à fonctionner. D’où son sentiment que le niveau de desserte minimal est désormais atteint, permettant d’assurer les déplacements nécessaires aux activités d’une importance vitale.
Une contestation systématique du droit de retrait
L’absentéisme, hétérogène d’une filiale à l’autre, n’a pas perturbé le maintien du service, puisque le niveau de l’offre a diminué, indique Frédéric Baverez qui continue toutefois à demander au gouvernement des mesures pour la garde des enfants des conducteurs puisque ceux-ci assurent selon lui une activité essentielle.
Par ailleurs, Keolis conteste systématiquement les droits de retrait que pourraient faire valoir ses salariés car ils ne sont pas justifiés, affirme Frédéric Baverez. En cas de retrait, les salariés ne sont pas payés. « Si un salarié veut le contester, il doit aller aux prud’hommes. Aucun ne l’a fait », précise-t-il.
Le dirigeant rappelle que les mesures de protection des salariés et des voyageurs ont été déployées conformément au décret du 19 mars et ont même été anticipées : les véhicules et les stations sont désinfectés, il n’y a plus de ventes à bord, les conducteurs sont protégés par un dispositif maintenant à distance les voyageurs (vitres anti-agressions, marquage au sol ou rubalise), ou encore les portes avant peuvent être fermées.
La majorité des agences commerciales est fermée, tandis que les services d’information à distance par Internet ou par téléphone sont renforcés. Enfin, le contrôle a été « adapté » avec des équipes de contrôleurs présents pour faire de la dissuasion et de l’assistance.
Des contrats à rediscuter
Lorsque la période de confinement sera terminée, viendra le temps des discussions entre AOT et opérateurs. « Il faudra discuter des conditions économiques de réalisation des contrats », note Frédéric Baverez. Avec près de 80 % de trafic en moins, les recettes vont s’en ressentir. « Ce cas de figure n’est pas prévu dans nos contrats. A la fin de la période, il faudra évaluer la diminution de l’offre, les mises en chômage partiel des salariés et les aides de l’Etat… », poursuit-il. L’incidence économique et financière sera forte. Il faudra donc innover car on n’avait jamais connu de telles conditions depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.
Marie-Hélène Poingt

Une catastrophe ferroviaire évitée de peu en Allemagne
En passant très tôt, le 20 mars, sur un grand pont ferroviaire près de Wiesbaden (Land de Hesse), le conducteur allemand d’un train à grande vitesse ICE sur la ligne Francfort – Cologne a ressenti des vibrations anormales. La Deutsche Bahn (DB) a immédiatement interrompu la circulation. Raison invoquée : un « acte de vandalisme ».
On a évité une catastrophe : les attaches qui solidarisent les fils de rails aux traverses avaient été démontées sur 80 mètres de voie. Le magazine Der Spiegel, qui a révélé l’affaire, rapporte que l’écartement des rails accusait déjà cinq centimètres de plus que la normale. Selon les experts, si la ligne n’avait pas été interrompue à temps, le prochain train aurait pu chuter de 50 mètres dans le vide.
Un Allemand de 51 ans mis en examen
La police a réussi à mettre rapidement la main sur l’auteur de ce sabotage. Il s’agit d’un Allemand de 51 ans qui venait de sortir de prison après une condamnation pour une affaire de racket. Mis en examen pour « tentative d’assassinat », il n’a pas toujours pas expliqué les raisons de son geste. L’enquête n’exclut pas des complicités.
Dans une lettre de revendication, adressée à chancelière Angela Merkel et à d’autres politiciens, il avait indiqué l’endroit exact du sabotage. Un indice qui a permis aux enquêteurs de retrouver rapidement sa trace et surtout sa voiture, dans laquelle se trouvaient des outils spéciaux pour le démontage des attaches de traverses.
La DB a pu réparer la voie sans dommage.
Christophe Bourdoiseau

Gratuité et lignes dédiées pour les soignants
Des mesures tous azimuts se mettent en place dans différents réseaux de transports pour faciliter les déplacements des soignants et de tous ceux qui occupent des métiers essentiels pour faire fonctionner notre société. La SNCF a ainsi annoncé le 23 mars que les personnels médicaux et paramédicaux (médecins, infirmiers, aides-soignants) pouvaient désormais utiliser gratuitement les trains grandes lignes.
La gratuité sur présentation de la carte professionnelle
« Cette gratuité est valable pour les trains TGV (InOui et Ouigo) et les Intercités sur stricte présentation de leur carte professionnelle ou attestation de leur employeur donnant droit de se déplacer, auprès des agents SNCF présents sur les quais et dans les trains », précise la SNCF dans un communiqué, en précisant qu’il s’agit « d’une décision de solidarité nationale du monde cheminot, lui-même sur le pont face à l’ampleur de l’épidémie Covid-19 ». Désormais, dans les TGV, seul un siège sur deux est occupé par une personne, dans le but de respecter les consignes de distanciation sociale.
Avant la SNCF, dès le 20 mars, la région Grand Est avait mis en place une mesure similaire de gratuité des transports publics (TER et bus interurbains) en faveur des soignants, leur demandant simplement de présenter un document justifiant de leur fonction. Cet exemple a ensuite été décliné par d’autres régions comme Sud, Auvergne-Rhône-Alpes ou Normandie qui offrent à partir du 24 mars la gratuité aux soignants dans tous les transports régionaux. La Normandie étend cette mesure aux pompiers, policiers et à tous les personnels mobilisés pendant la crise, sur présentation d’une attestation de l’employeur. La région annonce aussi suspendre le prélèvement annuel des abonnements TER et cars interurbains en avril.
Sur d’autres réseaux de transport public comme Tisseo à Toulouse ou Transville, le réseau du Valenciennois et du Hainaut, la gratuité s’applique aussi à tous pour faciliter les déplacements de ceux qui continuent de travailler.
20 lignes de bus exclusivement pour les soignants à Paris
D’autres transporteurs enfin ont revu leurs plans de transport pour coller, au mieux, aux besoins de déplacements des soignants. Ainsi, la RATP annonce le lancement à partir du 24 mars de 20 lignes de bus exclusivement réservées aux personnels soignants. La RATP et Ile-de-France Mobilités indiquent avoir travaillé avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour mettre au point ce service en fonction des besoins. Il est réservé exclusivement aux personnels hospitaliers, avec un intervalle de passage des bus toutes les 30 minutes sur chaque ligne.
« Ce service s’inscrit en complément de la continuité de service sur le réseau francilien qui a maintenu une offre, même réduite, pour permettre les déplacements des salariés », précise un communiqué de la RATP. Toutes les fiches horaires des lignes sont disponibles sur www.ratp.fr/personnels-hospitaliers.
Sur toutes les lignes, les mesures de précaution restent les mêmes, avec montée des voyageurs par l’arrière, porte-avant fermée, ou encore rubalise à l’arrière de la cabine de conduite.
M.-H. P.

Une étape importante s’achève pour le chantier de la gare Eole à La Défense
Première grande étape terminée pour la future gare de Eole à la Défense qui se situera à plus de 40 mètres de profondeur, sous le CNIT : les travaux lancés en 2017 pour créer la structure du bâtiment de la gare ont consisté à soulever les 60 000 tonnes du CNIT (soit cinq étages de bureaux, de boutiques et d’hôtels et trois étages de parkings) pour les placer sur des fondations provisoires, d’en construire de nouvelles, puis de redéposer le CNIT sur ces nouvelles fondations. Le tout en maintenant les activités en surface sans que personne ne se rende compte de l’ampleur du chantier sous terre. « C’est une étape fondamentale qui est quasiment terminée. Nous allons désormais pouvoir démarrer le creusement du volume de la gare », précise Xavier Gruz, le directeur du projet Eole-Nexteo.
Sauf que, du fait de la crise sanitaire, et comme c’est le cas de nombreux chantiers en Ile-de-France, les travaux sont désormais suspendus « pour au moins deux semaines », rappelle Xavier Gruz. L’objectif est maintenant de voir comment garantir la sécurité des salariés, alors que ce chantier a mobilisé entre 450 et 600 personnes.
Une des principales questions à résoudre est de faire respecter une distance d’au moins un mètre entre les uns et les autres. Certaines parties du chantier pourraient, peut-être, être plus facilement relancées que d’autres, même si pour le moment il est impossible de faire des prévisions. « Des discussions sont menées avec les différents groupements », précise le directeur du projet, sachant que, ajoute-t-il, pour SNCF Réseau la priorité actuellement est le maintien des circulations ferroviaires.
M.-H. P.

Les circulations de trains à un très bas niveau
Le nombre des trains en circulation a été abaissé progressivement. Depuis le 23 mars, il ne représente plus que 15 % du total pour les grandes lignes (TGV et Intercités, les trains de nuit ont été supprimés), et 30 % pour les Transilien. Sur les liaisons internationales, Thalys et Eurostar assurent 20 % des circulations.
Selon Didier Mathis, la baisse de la fréquentation est désormais très forte : « Dans la gare de Paris Saint-Lazare, on a constaté un taux de fréquentation de 10 à 15 % par rapport à d’habitude. Et même de 5 % en dehors des heures de pointe », indique le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire.
Dans les régions, le taux de TER en circulation atteint 25 % (dont 5 % assurés par car). En dehors de l’Ile-de-France, quasiment toutes les régions ont mis en place un plan de transport « pandémie », indique une porte-parole de la SNCF. Ces scénarios sont définis en amont avec le secrétariat d’État aux Transports pour être appliqués en cas d’urgence sanitaire, précise-t-elle.
Le transport ferroviaire de fret est moins impacté : 65 % des trains circulaient la semaine du 23 mars. Les plans de transport sont adaptés en fonction du personnel disponible, notamment des horairistes qui doivent, de surcroît, s’assurer de respecter les gestes barrière, notamment les distances de sécurité, ajoute le responsable syndical.
M.-H. P.
Rappel des mesures mises en place pour protéger les voyageurs et ses salariés, selon Didier Mathis :
- « Les contrôleurs sont chargés d’assurer prioritairement la sécurité dans les trains et de ne plus procéder aux contrôles.
- Le nettoyage est renforcé dans les trains, notamment les poignées de porte, les barres d’appui…
Les guichets seront fermés s’il n’est pas possible de respecter les consignes de protection et de respect des distances. - Des flacons de gel hydroalcoolique sont distribués aux agents, prioritairement à ceux qui n’ont pas accès à des points d’eau.
- Les acheminements d’agents sont aussi limités, à deux agents dans les taxis ou dans les voitures de service.
- Les formations et les recrutements sont stoppés pour tous.
- Report de trois mois de toutes les visites médicales « aptitudes ».
- Le télétravail est, bien sûr, appliqué lorsque c’est possible.
- Par ailleurs, les technicentres continueront à fonctionner uniquement pour assurer la maintenance des pièces essentielles au fonctionnement des trains en circulation.
Le même principe s’applique aux chantiers : tous les grands chantiers de RVB (renouvellement des voies) vont s’arrêter. Tous les sous-traitants vont donc se retrouver au chômage technique. Les chantiers seront également arrêtés en Ile-de-France. Seuls les chantiers nécessaires à la sécurité seront assurés. Des agents seront également maintenus sur site en cas d’incident ».

Les grands chantiers franciliens sont suspendus
La majorité des grands chantiers sont stoppés en Ile-de-France, notamment sur le réseau ferré (à l’exception des travaux nécessaires à la sécurité) et sur le Grand Paris Express.
Rappelons que le Grand Paris Express représente 150 chantiers –parmi lesquels 34 gares– comptant plus de quinze tunneliers, qui étaient, jusqu’à, il y a quelques jours, en phase de creusement ou en cours de montage. La Société du Grand Paris a décidé le 17 mars la suspension de travaux, après avoir consulté les entreprises qui réalisent les chantiers dont elle est maître d’ouvrage. Elle leur a demandé de se « concentrer sans attendre leurs moyens sur la mise en sécurité de leurs chantiers », a expliqué la SGP.
Selon un porte-parole, il s’agit de protéger la santé et la sécurité des compagnons, car il est très compliqué de respecter un mètre de distance sur les chantiers, et encore plus dans un tunnelier. La profession demande des garanties pour assurer la sécurité des salariés.
M.-H. P.

Occitanie. Services bus non effectués rémunérés, réseau toulousain gratuit
En Occitanie, la circulation des TER est réduite comme dans les autres régions, conformément aux directives du gouvernement et évoluera progressivement selon les besoins, en lien avec la SNCF. Sur le réseau d’autocars liO, un service minimum est assuré avec un maintien partiel des lignes à raison de 1 à 3 allers-retours par jour. Pour soutenir les entreprises de transport, la Région a annoncé que « les services liO non exécutés seront tout de même rémunérés sur la base des charges fixes intégrant notamment les salaires ».
A Toulouse, Tisséo a annoncé la mise en place, à compter de vendredi 20 mars et jusqu’à la fin de la période de confinement, de la gratuité des transports en bus, tram et métro ainsi que sur les services Mobibus, « afin de faciliter les déplacements des personnes qui travaillent dans les services vitaux, le confinement étant la règle pour tous les autres voyageurs ». Tisséo a estimé le 18 mars la baisse de la fréquentation du métro, tram et bus entre 90 et 95 %.
Catherine Stern
La Normandie abaisse ses dessertes TER à un niveau minimum
La Normandie a annoncé avoir réuni le 18 mars les équipes régionales de la SNCF et les services régionaux chargés de la mobilité « pour établir un plan de transport adapté à la situation de crise que traverse le pays du fait de l’épidémie de COVID-19 ».
Soucieuse de maintenir un nombre minimum de dessertes en train et en bus « afin que puissent être assurées les missions de service public », tout particulièrement celles des soignants, « ainsi que les activités essentielles à la vie du pays, en particulier l’industrie agroalimentaire, la fourniture d’eau, d’énergie et les commerces autorisés à poursuivre leur activité (magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac/presse et stations-service) », la région a décidé de ne plus faire assurer que 20 à 30 % des dessertes aujourd’hui, et environ 10 à 15 % à compter de jeudi.
Pour prendre en compte la baisse de fréquentation dans les trains, « un matériel moins capacitaire sera utilisé, plus adapté aux besoins et laissant en maintenance le matériel à grande capacité afin que la reprise habituelle du service ferroviaire puisse se faire le temps venu dans les meilleures conditions », souligne la région.
Hervé Morin, le président de la région, a également demandé à la SNCF d’étudier les modalités de remboursement des abonnés des TER normands. Sont notamment évoqués : un remboursement ou une suspension des abonnements pour la deuxième quinzaine de mars, voire pour le mois d’avril si la situation devait se prolonger.
M.-H. P.

Un TER percute trois agents, tuant l’un d’eux, blessant les autres
Un agent est mort et deux autres ont été blessés (dont l’un gravement) ce matin à 9 h 38, un peu avant Vendenheim (dans le Bas-Rhin), après avoir été percutés par un TER sur la ligne Nancy-Strasbourg. Les trois agents de SNCF réseau (de l’Infrapôle rhénan) étaient en tournée de sécurité sur les voies, nous a indiqué une porte-parole de la SNCF de la région Grand Est.
Selon la préfecture du Bas-Rhin, « un homme de 45 ans est décédé lors de l’accident », tandis qu’un « homme de 26 ans a subi des blessures graves et a été évacué par les pompiers », et que le troisième agent n’a été blessé que légèrement. Il est âgé de 39 ans selon les pompiers.
La dizaine de passagers transportés par le TER n’a pas été blessée.
L’enquête a été confiée à la police judiciaire. Une enquête interne est aussi lancée par la SNCF pour comprendre les causes de l’accident.