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  • La SNCF réduit son trafic grandes lignes à 30 %

    La SNCF réduit son trafic grandes lignes à 30 %

    Direction et organisations syndicales de la SNCF échangent régulièrement lors de téléconférences sur les mesures à mettre en place pour adapter les plans de transport et protéger voyageurs et salariés. Voici les principales mesures décidées le 17 mars, selon Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire :

    • Le plan de transport va être globalement abaissé à 30 % sur les grandes lignes d’ici le 19 mars, peut-être avant en fonction des réservations.
    • IDFM, l’autorité organisatrice des transports, a demandé un plan de transport abaissé à 50 % sur Transilien.
    • Les contrôleurs sont chargés d’assurer prioritairement la sécurité dans les trains et de ne plus procéder aux contrôles.
    • Le nettoyage est renforcé dans les trains, notamment les poignées de porte, les barres d’appui…
    • Les guichets seront fermés s’il n’est pas possible de respecter les consignes de protection et de respect des distances.
    • Le service de réservations via le 3635 devait fermer à midi. Il sera assuré par télétravail par ceux qui le peuvent, ce qui implique des temps d’attente allongés.
    • Les technicentres continueront à fonctionner uniquement pour assurer la maintenance des pièces essentielles au fonctionnement des trains en circulation.
    • Le même principe s’applique aux chantiers : tous les grands chantiers de RVB (renouvellement des voies) vont s’arrêter. Tous les sous-traitants vont donc se retrouver au chômage technique. Les chantiers seront également arrêtés en Ile-de-France. Seuls les chantiers nécessaires à la sécurité seront assurés. Des agents seront également maintenus sur site en cas d’incident.
    • Les acheminements d’agents sont aussi limités, à deux agents dans les taxis ou dans les voitures de service.
    • Les circulations de trains de fret sont maintenues au maximum pour approvisionner le pays.
    •   Les séjours en résidences sont limités au strict minimum. 
    • Les formations et les recrutements sont stoppés pour tous. 
    • Des flacons de gel hydroalcooliques sont distribués aux agents, prioritairement à ceux qui n’ont pas accès à des points d’eau.
    • Les restaurants d’entreprise doivent être fermés.
    • Report de trois mois de toutes les visites médicales « aptitudes ».
    • Le télétravail est généralisé pour ceux qui le peuvent et le confinement est de rigueur. 

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • L’appel au secours des autocaristes

    L’appel au secours des autocaristes

    L’épidémie de coronavirus a frappé de plein fouet tous les acteurs des transports terrestres, des VTC, aux taxis en passant par les loueurs de véhicules. Dès le 13 mars, la FNTV lançait un appel au secours des autocaristes effectuant du transport scolaire, estimant que la fermeture des établissements scolaires « est un coup de massue pour 100 % des 1 000 entreprises du secteur dont l’activité sera réduite à néant à compter de lundi ainsi que pour leurs 100 000 salariés ».

    L’organisation professionnelle demandait alors au gouvernement et aux Régions « un plan d’urgence pour la survie des entreprises », passant notamment par « l’assurance du paiement par les Régions de la totalité des prestations de transport scolaire dans des conditions dérogatoires exceptionnelles aux contrats existants », la mise en place d’un fonds de solidarité ou encore « la mise en place d’un plan de relance ambitieux pour anticiper la reprise d’activité qui aura lieu après la crise ».

  • Coronavirus. L’impact sur les transports

    Coronavirus. L’impact sur les transports

    Une période inédite s’est ouverte la semaine du 16 mars après la décision des pouvoirs publics de fermer les frontières extérieures de l’Union européenne et de l’espace Schengen et de demander aux Français de rester chez eux. Quelques jours auparavant, le gouvernement avait annoncé la fermeture des écoles, restaurants, hôtels, ainsi que des lieux publics pour tenter d’enrayer l’épidémie du coronavirus.

    Les transports en commun en agglomération étaient toutefois maintenus de façon à « permettre aux Français d’accomplir les déplacements strictement nécessaires. Chacun doit renoncer aux déplacements non essentiels, aux déplacements d’agrément » et se limiter à ceux liés « à la santé, l’alimentation » et au « travail lorsque le télétravail est impossible », a expliqué Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique.

    L’offre de transport public devait toutefois être progressivement réduite, de même que les transports de plus longue distance entre les agglomérations, par trains, cars et avions. « Mais tout le monde pourra retourner à son domicile, il n’y aura pas d’arrêt brutal et pas d’arrêt complet », a ajouté la ministre.

    Les transporteurs devront appliquer des mesures d’hygiène strictes. Le conseil des ministres devait adopter cette même semaine un texte obligeant les voyageurs à entrer par l’arrière quand ils prennent un bus. « Il y aura une rangée qui sera laissée libre entre le conducteur et les voyageurs, et puis nous inscrirons dans la loi l’obligation de désinfection quotidienne, au moins une fois par jour, de l’ensemble des véhicules de transport public, cela est tout à fait nécessaire, ça a été fait par l’Italie, cela fonctionne très bien et cela permet à la fois de rassurer ceux qui aujourd’hui opèrent les moyens de transports publics, et puis de rassurer la partie de la population qui nécessite encore les transports, notamment pour se rendre à leur travail, quand celui-ci est nécessaire« , a expliqué Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat charge des Transports interrogé le 17 mars sur LCI. 

    Dans le métro, les distances de sécurité sanitaire doivent être respectées et les mêmes opérations de désinfection sont prévues. « Nous mettons à disposition de l’ensemble des agents, des kits avec du gel hydro-alcoolique, de manière à ce que ceux-ci se sentent tout à fait sereins dans leur travail », a encore ajouté le secrétaire d’Etat. Des sanctions devraient être prévues pour les opérateurs de transports publics qui ne respecteront pas ces obligations. « Ils pourront se voir retirer leur agrément d’exploitation, c’est donc une mesure de contrôle et une possibilité de sanction tout à fait importante« , a indiqué Jean-Baptiste Djebbari. 

    Les transporteurs comme la SNCF et la RATP se préparent depuis plusieurs semaines à l’évolution de l’épidémie. La SNCF notamment a préparé des scénarios de continuité de l’activité en fonction de l’ampleur de l’absentéisme des agents et des directives gouvernementales et a mis en place une « task force » comprenant des spécialistes de la production, des ressources humaines ou encore des médecins. « Je réunis chaque jour, tant les opérateurs du transport terrestre, RATP, SNCF, que les opérateurs du transport aérien, pour piloter chaque jour l’offre que nous mettons à disposition des Français », a expliqué Jean-Baptiste Djebbari.

    Les plans de transport qui sont préparés peuvent s’apparenter à ceux appliqués au jour le jour, lors de périodes de grève, à cela près que l’absentéisme est beaucoup plus difficile à prévoir et qu’il faut continuellement s’adapter. Le 10 mars, Jean-Baptiste Djebbari disait s’attendre, lors du pic épidémique, à un absentéisme de l’ordre de 15 à 20 % des agents à la SNCF et à la RATP. Mais à ce moment-là, la France n’était pas encore passée au stade 3 de l’épidémie, ce qui a été le cas le 14 mars.

    Ces absences s’expliquent non seulement par les arrêts maladie, mais aussi par les arrêts pour garde d’enfants (15 % de l’effectif total de la SNCF au moment où nous bouclions le 16 mars) ou encore par des droits de retrait. Les fréquences devaient aussi être diminuées pour coller à la baisse de la fréquentation… sauf que la SNCF devait aussi adapter son offre pour permettre aux Français de rentrer de vacances, notamment sur l’axe alpin, après la décision des stations de ski de fermer. Et, alors qu’elle se préparait à réduire le nombre de circulations, elle devait aussi faire face, dans ses trains, à un afflux de Parisiens désireux de quitter la capitale et pour certains d’aller à la campagne pour fuir les mesures de confinement.

    Marie-Hélène Poingt


    A la SNCF, des mesures tous azimuts pour limiter les contacts

    Direction de la SNCF et syndicats échangent régulièrement sur les mesures à prendre pour tenter de limiter la propagation du virus.

    Voici quelques exemples de limitations donnés par Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire :

    – Le 16 mars, la SNCF envisageait de réduire de 50 % les équipes en binôme à l’escale et à l’accueil pour limiter les contacts.

    – Les contrôleurs sont chargés d’assurer prioritairement la sécurité dans les trains et de ne plus procéder aux contrôles.

    – Le nettoyage est renforcé dans les trains, notamment les poignées de porte, les barres d’appui…

    – Les acheminements d’agents sont aussi limités, à deux agents dans les taxis ou dans les voitures de service.

    – Les séjours en résidences sont également limités autant que possible dans les hôtels Accor ou Orfea.

    – Les formations et les recrutements sont stoppés sauf pour les agents de conduite et les aiguilleurs, deux métiers en tension.

    – Des flacons de gel hydroalcooliques sont distribués aux agents, prioritairement à ceux qui n’ont pas accès à des points d’eau.

    – Les restaurants d’entreprise doivent être fermés.

    – Report de trois mois de toutes les visites médicales « aptitudes ».

    – Le télétravail est favorisé pour ceux qui le peuvent et le confinement est de rigueur pour les plus vulnérables.

  • Espagne : Renfe retarde le lancement de « Avlo », son tgv low cost

    Espagne : Renfe retarde le lancement de « Avlo », son tgv low cost

    Tout était fin prêt. Cependant, en raison de l’état d’urgence proclamé par le Gouvernement espagnol face au coronavirus, Renfe a décidé, ce 15 mars, de reporter le démarrage de son TGV low cost « Avlo » prévu initialement pour le 6 avril prochain. Mais le dispositif et son esprit demeurent opérationnels.

    « Avec le service Avlo, nous visons les voyageurs de l’avion, et les personnes qui ne prennent jamais le train, affiche Alfonso Rodriguez, mais aussi, bien sûr, nos concurrents qui seront là dès la mi-décembre ». Avlo (Alta Velocidad low cost) ou le TGV low cost de Renfe devait normalement amorcer ses liaisons le lundi 6 avril, c’est-à-dire pour la Semaine sainte, période traditionnelle de vacances Outre-Pyrénées.

    Directeur du développement et des nouveaux produits de Renfe voyageurs, Alfonso Rodriguez résume : « Avlo, ce sera la grande vitesse pour tous ». Au terme de longues études de marché, Renfe a défini ainsi son nouveau champion à la robe pourpre qui démarre sur Madrid – Saragosse – Barcelone : la réservation obligatoire passe uniquement par le web avec une page spécifique très simple ; le billet nominatif est payé exclusivement par carte bancaire et les contrôles se font à l’accès sur le quai.

    Le billet est unique, donc sans aller-retour (en Espagne le coût du voyage est minoré s’il y a un retour). La fourchette des prix varie de 10 à 60 euros, selon l’heure de la journée et la date en classe touriste (sur un AVE classique Barcelone – Madrid, l’éventail va en semaine de 50 à 96 euros). Le tarif est de 5 euros pour un enfant de moins de 14 ans, « car nous voulons attirer les familles ». Entraînent un supplément : un bagage en plus, le choix de la place, la modification des dates du voyage.

    Le lundi 27 janvier, Renfe a mis en vente 10 000 billets à 5 euros à acquérir avant le 5 février. Entre ce 27 janvier et le 26 février, l’opérateur public a vendu 146 389 titres de transport sur Avlo. Ce qui permet à Alfonso Rodriguez de dresser un premier portrait de ce nouveau marché : « La demande est forte, surtout pour les vendredis et dimanche et en soirée. Elle provient de familles, de groupes et de couples, mais peu de personnes seules, sauf de jeunes ».

    Pour démarrer, Avlo doit assurer cinq liaisons par jour et par sens entre Barcelone et Madrid. Le trajet est abattu en 2 h 35 en moyenne quand un AVE direct requiert 2 h 30. Renfe a fait modifier des rames 112 de Talgo afin de les porter à 438 sièges (365 auparavant), elles sont désormais sans bar, ni première classe. Le convoi roulera à 300 km/h.

    A l’horizon premier semestre 2021, Avlo pourra compter sur les nouveaux trains 106 de Talgo dits « Avril » où la disposition des sièges 2+3 offre une capacité de 581 places. « La concurrence sera alors sur nos rails, avec des trains de 2 000 places », glisse Alfonso Rodriguez, en une allusion limpide au Duplex de la SNCF. Mais à cette date Renfe devrait avoir pris quasiment huit mois d’avance sur les autres opérateurs à savoir « Rielsfera-SNCF » et « Ilsa-Trenitalia ». Avant de passer à de nouvelles offres low cost, sans doute sur Madrid – Valence et Madrid – Séville, voire vers Alicante et Málaga.

    Vu le contexte créé par la pandémie dans la Péninsule début mars, Avlo démarrera plus tard. Mais Renfe précise que l’opération « ticket à 5 euros » n’est que différée, et les autres billets pourront être remboursés. Dans l’immédiat, l’opérateur public a décidé de réduire de moitié ses services ferroviaires, en particulier les liaisons AVE.

    Michel Garicoïx
  • Le renouveau du réseau de Nouméa

    Le renouveau du réseau de Nouméa

    Confrontée à un développement à grande vitesse depuis une vingtaine d’années, l’agglomération de Nouméa (en Nouvelle-Calédonie), aujourd’hui 180 000 habitants, a réorganisé son réseau de transport public pour l’adapter à la nouvelle donne. L’autorité organisatrice (SMTU), créée en 2010, a décidé de fusionner les deux réseaux historiques (Carsud et Karuïa) qui coexistaient jusqu’alors en lui donnant un nom unique, Tanéo (https://www.taneo.nc)

    Toutefois les deux opérateurs historiques, dont la délégation de service public a été renouvelée pour huit ans il y a un an et demi, continuent à exploiter leurs lots respectifs. « L’objectif était que les usagers aient le sentiment d’être transportés dans un seul et même réseau, en ayant accès à une billettique, une information, un service commercial et un système d’exploitation uniques », explique Christophe Lefevre, le directeur du SMTU.

    Des BHNS à 95 % en site propre

    Le nouveau réseau a été mis en service le 12 octobre dernier, en une nuit. L’occasion de lancer des BHNS : 22 Crealis Iveco Bus articulés de 18 mètres circulent désormais sur un parcours de 13,5 km, à 95 % en site propre, en desservant des stations rénovées. « Avec ce nouveau réseau, nous avons réalisé un saut de 10 ans et rattrapé notre retard », estime Christophe Lefevre.

    200 millions d’euros ont été investis, auxquels il faut ajouter 20 millions d’euros pour la billettique, le SAEIV et la radio.

    Actuellement, 25 000 voyageurs empruntent chaque jour le réseau. L’objectif est de rattraper les clients qui s’en étaient détournés au moment des travaux et d’attirer un trafic supplémentaire en transportant chaque jour 35 000 personnes. La SMTU espère aussi revenir à son -bon- taux de couverture des dépenses d’exploitation par les recettes commerciales (qui était de 50 % avant la mise en service) pour absorber les nouveaux coûts de fonctionnement.

    M.-H. P.

  • « Le système britannique n’est  pas parfait, mais il mérite mieux  que la commisération qui est  de règle en Europe continentale »

    « Le système britannique n’est pas parfait, mais il mérite mieux que la commisération qui est de règle en Europe continentale »

    Par Michel Quidort, président de la Fédération Européenne des Voyageurs (FEV).

    Le président de la FEV a souhaité réagir après la publication d’une tribune de Loïk Le Floch-Prigent dans le numéro VRT de décembre 2019.

    Michel Quidort (FNAUT).

    Monsieur Le Floch-Prigent (VRT de décembre 2019) considère que l’expérience ferroviaire britannique a été « un échec cinglant ». Il ignore manifestement les faits suivants :

    • selon les statistiques de l’UIC, le réseau britannique est aujourd’hui le second en Europe en matière de sécurité (les quelques accidents spectaculaires survenus il y a vingt ans étaient liés à un sous-investissement dans les infrastructures qui a largement précédé la réforme ferroviaire) ;

    • en une quinzaine d’années, la quasi-totalité du matériel roulant britannique a été renouvelée ;

    • le taux de satisfaction des voyageurs tourne autour de 80 % ;

    • le coût élevé des billets est une tradition qui relève d’un choix politique bien antérieur à la réforme ferroviaire, il caractérise aussi les transports urbains ;

    • tout retard supérieur à 15 minutes est automatiquement compensé financièrement par la compagnie ferroviaire concernée, pour les grandes lignes comme pour la banlieue de Londres. Et les voyageurs retardés sont dédommagés automatiquement ;

    • enfin, et c’est le meilleur critère, la fréquentation du réseau croît régulièrement, elle est passée de 761 millions de voyageurs en 1995 à 1 759 millions en 2018 ; quant au trafic de fret (hors charbon), il est passé de 55 millions de tonnes en 1993 à 70 millions en 2016.

    Un échec cinglant ? Le système britannique n’est pas parfait, mais il mérite mieux que la commisération qui est de règle lorsqu’on l’évoque en Europe continentale.

  • Le site de Saintes tourné vers le futur

    Le site de Saintes tourné vers le futur

    Saintes, ancienne région ferroviaire française, offre des espaces immobiliers et fonciers de premier ordre et bénéficie d’une riche culture ferroviaire. La Région Nouvelle-Aquitaine et la SNCF ont pour objectif de redonner à ce territoire les moyens d’un redéploiement industriel autour des matériels roulants du futur et du verdissement annoncé des trains.

    Un grand projet participant à la revitalisation de ce territoire vient de naître. Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, porteur de ce projet, et Gilles Mergy, directeur du réseau territorial de SNCF immobilier, ont signé le 31 janvier à Saintes, le protocole d’accord pour la construction d’un Ferrocampus.

    « C’est comme une université du ferroviaire, explique Bruno Maggioli, directeur du Technicentre Industriel Charentes-Périgord. Les transports intelligents du futur auront besoin d’avoir recours à des technologies émergentes de pointe pour favoriser le développement du transport en commun. A Saintes, l’on a pratiquement terminé la reconversion du site avec de nouvelles activités pour remplacer le Diesel des TER (batteries ou hydrogène). Nous espérons faire venir justement d’autres activités intéressées par ces nouvelles technologies. »

    Les études menées au cours de l’année 2019 ont permis de vérifier la pertinence de ce projet et de définir un positionnement stratégique susceptible de faire de Saintes et de son étoile ferroviaire, un centre d’expertise de portée européenne dans la rénovation et l’exploitation des voies ferrées régionales. Ce ferrocampus sera un lieu de formation continue initiale (Bac +3/Bac +5) et en alternance pour répondre aux besoins des nouveaux métiers du ferroviaire, notamment dans le domaine de la transition numérique et énergétique, mais aussi un lieu de mutualisation de moyens de test et d’expérimentation (plateaux techniques, laboratoires, espace innovations etc..). Enfin, profitant d’un positionnement stratégique unique en Europe, il sera également un lieu dédié à l’implantation d’activités nouvelles, en particulier dans la maintenance des équipements roulants.

    Bernard Chubilleau

  • SNCF Réseau va recruter 700 alternants

    SNCF Réseau va recruter 700 alternants

    SNCF Réseau a annoncé le 11 mars vouloir recruter 700 alternants dans les métiers de l’électricité, de la mécanique, du génie civil et de la gestion des circulations ferroviaires, avec l’objectif de leur proposer un CDI à l’issue de leur formation. Les besoins portent sur toute la France, même si l’essentiel des recrutements se fera pour l’Ile-de-France.

    Les profils recherchés sont très ouverts et les candidat(e)s peuvent se présenter quelle que soit leur formation initiale, généraliste ou technique. A condition d’avoir « un sens des responsabilités et de la sécurité », d’être « capables de travailler en situation tendue et aptes à retenir des procédures », précise le gestionnaire du réseau ferré.

    SNCF Réseau rappelle que deux solutions s’offrent aux candidats pour entrer dans l’entreprise en alternance : soit l’alternance classique (le candidat a une école et il recherche une entreprise d’accueil), soit l’alternance pilotée (SNCF Réseau propose des formations clés en main pour les métiers de la mécanique, de l’électricité, du bâtiment, du génie civil et de la circulation ferroviaire).

    « Les matières générales sont étudiées au sein d’une université ou centre de formation classique, les matières techniques au sein du Campus SNCF Réseau et la pratique est réalisée sur le terrain au sein de l’établissement dans lequel l’alternant est en poste », précise encore l’entreprise. Avec la perspective à l’issue du stage, d’être embauché en CDI dans 80 % des cas.

    Vidéo de présentation de lalternance pilotée campus Maintenance et Travaux :ici

     Vidéo de présentation de lalternance pilotée campus Circulation : ici

     

     

  • Céline Hallier, nouvelle cheffe de cabinet de Catherine Guillouard

    Céline Hallier, nouvelle cheffe de cabinet de Catherine Guillouard

    Céline Hallier a pris le 9 mars le poste de cheffe de cabinet de Catherine Guillouard, la PDG du groupe RATP.

    Âgée de 34 ans, titulaire d’un Master 2 en Communication publique à Sciences Po Lille, Céline Hallier a occupé des fonctions de direction de cabinet et de la communication au sein de collectivités territoriales pendant 8 ans, dont 6 auprès du maire d’Evry-Courcouronnes et président de l’agglomération Grand Paris Sud, regroupant 23 villes sur 2 départements. Depuis 2018, elle était la collaboratrice du député LREM de l’Essonne Francis Chouat.

     

  • Coronavirus. La SNCF propose aux voyageurs de reporter ou d’annuler leurs voyages sans frais

    Coronavirus. La SNCF propose aux voyageurs de reporter ou d’annuler leurs voyages sans frais

    La SNCF a annoncé le 9 mars avoir décidé de permettre aux  voyageurs de reporter ou d’annuler leurs déplacements en TGV ou en trains Intercité sans frais d’échange ou de remboursement jusqu’au 30 avril en raison de l’épidémie de coronavirus. La mesure s’applique également aux TER en correspondance.

    Tous les TGV et Intercités font l’objet d’un « nettoyage quotidien renforcé et minutieux depuis plusieurs jours déjà, afin d’éliminer au maximum les risques de contamination« , rappelle aussi la compagnie ferroviaire.