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  • Philippe Massin, nouveau directeur financier international de Keolis

    Philippe Massin, nouveau directeur financier international de Keolis

    Keolis a annoncé le 26 novembre la nomination de Philippe Massin au poste de directeur financier international. Il succède à Nicolas Vandevyver et intègre à ce titre le comité de direction du groupe. Ancien directeur financier de SNCF Transilien, Philippe Massin avait rejoint Keolis en 2016 « pour assister le comité exécutif dans la conduite d’un programme interne de performance », explique un communiqué de Keolis. Il avait ensuite pris la direction de Keolis Meyer, filiale de bus basée en Essonne.

    De son côté, Nicolas Vandevyver devient directeur de l’audit interne du groupe. Il aura pour mission de renforcer les dispositifs d’audit interne et de les accroître à l’international.

  • « Il faut construire HS2 »

    « Il faut construire HS2 »

    Nos confrères du quotidien The Times ont pris connaissance d’une version préliminaire du rapport destiné au gouvernement britannique sur la ligne à grande vitesse HS2. Selon cette fuite qui tombe à point nommé, juste avant les prochaines élections générales, Doug Oakervee, l’auteur du rapport, recommande de construire dans son intégralité la ligne en Y destinée à relier Londres à Birmingham, Manchester et Leeds. Seuls quelques changements sont suggérés, comme une réduction de la capacité de la ligne à 14 trains par heure et par sens (contre 18 trains envisagés) ou le dimensionnement des futures gares. Selon la version préliminaire du rapport, annuler la HS2 causerait encore plus de retards en obligeant à étudier des solutions de rechange pour la poursuite du développement du réseau ferré britannique. Toutefois, le rapport conseillerait aussi de remettre en cause certains contrats de génie civil signés dans le cadre de la HS2.

    En pleine période électorale, l’association britannique du fret et de la logistique Freight Transport Association (FTA) fait pression pour la réalisation de la nouvelle ligne à grande vitesse. « En transportant 300 000 personnes par jour », selon la FTA, la première phase de la HS2 délesterait suffisamment le réseau classique britannique pour que ce dernier ait la capacité d’accueillir un trafic fret équivalent à 1 500 camions par jour.

    P. L.

  • Pourquoi la CFDT-Cheminots a aussi déposé un préavis de grève reconductible pour le 5 décembre.

    Pourquoi la CFDT-Cheminots a aussi déposé un préavis de grève reconductible pour le 5 décembre.

    Rémi Aufrère-Privel, son secrétaire général adjoint, s’en explique à VRT.

    Ville, Rail & Transports. Pourquoi avez-vous déposé un préavis de grève à partir du 5 décembre suite à votre dernière rencontre avec Jean-Paul Delevoye et Jean-Baptiste Djebbari ?

    Rémi Aufrère-Privel. Au cours des quatre réunions qui ont été organisées avec le haut-commissaire aux retraites, nous avons à chaque fois demandé la même chose. Mais nous n’avons obtenu aucune réponse sur le respect du contrat social qui comprend le régime spécial des retraites pour les 138 000 cheminots au statut.

    Les cheminots n’ont pas à assumer la responsabilité de la situation difficile résultant de la loi de 2018 qui a décidé de la fin des embauches au statut. Le régime des retraites des cheminots va devenir de fait un régime d’extinction : il s’éteindra lorsque les derniers cheminots au statut partiront à la retraite. C’est ce qui s’est passé pour les Charbonnages de France. Aujourd’hui, il ne reste plus que 350 ou 400 personnes de l’ex GDF qui relèvent encore du statut.

    Nous demandons un système similaire ou, si vous préférez l’application de la clause du grand-père même si nous n’aimons pas beaucoup cette formulation.

    Nous voulons aussi une réforme des retraites systémique (et non pas paramétrique) qui prenne en compte la pénibilité du travail. Toutes les formes de pénibilité (et pour tous les métiers) doivent être intégrées dans le futur régime.

     

    VRT. Qu’est-ce qui pourrait vous faire renoncer à la grève ?

    R. A.-P. Il y a une première ligne rouge : le respect du contrat. Ce serait la preuve que le gouvernement prend en compte nos demandes. Il serait alors possible que nous retirions notre préavis, mais bien sûr seulement après consultation de nos instances.

    Obtenir des mesures sur la pénibilité contribuerait aussi à la détente. Cela montrerait qu’il y a une vraie démarche pour aller vers la négociation. La CFDT exige maintenant des positionnements clairs. Il y a eu une quantité d’échanges mais on en est resté aux constats.

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • La RATP veut accélérer sur l’hydrogène

    La RATP veut accélérer sur l’hydrogène

    Après avoir signé un partenariat avec le constructeur Solaris pour tester début 2020 un autobus à hydrogène, la RATP annonce aujourd’hui un nouveau partenariat, cette fois avec le constructeur Caetano. Un bus à hydrogène avec la technologie embarquée de Toyota sera testé pendant deux mois vers la fin de l’année prochaine sur la ligne 185, en conditions réelles avec des voyageurs, explique la Régie. « Il sera remisé au centre de Thiais dans le Val-de-Marne », ajoute-t-elle.

    La RATP, qui a engagé un vaste programme de renouvellement de sa flotte vers des matériels plus propres (elle a annoncé en avril une commande de 800 bus électriques), affirme envisager l’hydrogène comme un « enjeu majeur » à l’avenir. Elle propose désormais aux constructeurs de venir tester dans des conditions réelles d’exploitation les matériels à pile à combustible qu’ils développent.

    M.-H. P.

  • Le métro automatique de Doha s’enrichit d’une ligne

    Le métro automatique de Doha s’enrichit d’une ligne

    En toute discrétion. C’est de nouveau sans tambour ni trompette qu’a été mise en service, le 22 novembre, la « ligne Or » du métro automatique de Doha, comme cela avait déjà été le cas le 8 mai dernier, lors du lancement de la première section du métro automatique de Doha – la « ligne rouge ». « Cette ligne longue de 14 km compte 11 stations et permet une correspondance avec la ligne rouge à la station Musheired », indique RATP Dev qui fait partie du consortium RKH Qitarat, aux côtés de Keolis et Hamad Group pour l’exploitation du métro de la capitale qatarie et du réseau de tramway de Lusail dont la mise en service est attendue en 2020. Un contrat de trois milliards d’euros au total, prévu pour durer 20 ans.

    M.-H. P.
  • Les scooters Coup rentrent au garage

    Les scooters Coup rentrent au garage

    C’est par un court message sur son compte twitter le 25 novembre que Coup, l’opérateur de scooters en libre-service et en free floating, a annoncé à ses abonnés la fin du service sans toutefois préciser la date exacte. Mais dans le même temps, la société indiquait dans un communiqué qu’elle « prévoit de cesser ses activités à Berlin et Tübingen (Allemagne) d’ici mi-décembre 2019 ». Ce qui laisse imaginer l’arrêt du service à Paris concomitamment.

    La filiale du groupe allemand Bosch lancée à Berlin mi-2016, qui exploite des scooters taïwanais Gogoro, justifie sa décision par un marché de la mobilité urbaine « extrêmement compétitif et les coûts élevés de maintien du service » – notamment l’échange de batteries et le service client – qui empêcheraient une viabilité économique sur le long terme.

    Elle laisse ainsi le champ libre à Cityscoot qui exploite 4 000 scooters à Paris, contre 2 200 pour Coup. Le 4 novembre Cityscoot avait annoncé un partenariat avec Uber lui permettant d’être présent sur les cartes de l’application de ce dernier aux côtés des vélos électriques orange fluo et des VTC.

    Coup était présent à Paris depuis juin 2017, où elle employait 25 personnes. En Europe, l’entreprise exploitait des scooters à Berlin, Tübingen et Madrid, avec 120 employés au total.

    Yann Goubin
  • La gare de Juvisy devient un pôle d’échanges

    La gare de Juvisy devient un pôle d’échanges

    Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, Jean-Pierre Farandou, président du directoire de la SNCF, et Jean-Benoit Albertini, préfet de l’Essonne et des élus locaux, ont inauguré ce matin le nouveau pôle d’échanges multimodal de Juvisy.

    Avec 120 000 à 130 000 voyageurs par jour, ce site est la septième gare la plus fréquentée de France. Une affluence qui s’explique par la correspondance entre les lignes C et D du RER, sans oublier six lignes d’autobus. A terme le tramway T7 terminus à Athis-Mons doit également y être prolongé.

    Mais cette gare vaste et complexe souffrait jusqu’à présent d’un manque de fluidité et de lisibilité pour les voyageurs. Avec plusieurs entrées côté Mairie, Campanile et Seine, une réorganisation des flux était devenue indispensable. La modernisation du pôle de la gare a commencé par la création d’un nouveau pont routier avec des passerelles dédiées aux piétons et aux vélos, au-dessus du très vaste faisceau de voies. L’ouvrage de 178 m de long pour un poids de 473 tonnes a été gruté à la faveur d’interruptions de trafic. Sa mise en place s’est accompagnée de la création une nouvelle rampe d’accès sur d’anciennes emprises ferroviaires.

    Large parvis et nouveaux accès

    Ce réaménagement a permis côté mairie de dégager l’espace d’un large parvis de 18 000 m2 à l’emplacement de l’ancienne gare des autobus. En complément, un nouveau bâtiment voyageurs a été créé alliant pierre meulière, bois et acier. Une station Véligo y donne directement accès. L’emprise des voies du T7 y est réservée.

    Sous le faisceau de voies, c’est un couloir de 107 m qui a été créé pour déboucher directement sous le nouveau bâtiment voyageurs. Ainsi, la gare devient traversante grâce à deux couloirs de correspondance et une passerelle au-dessus des voies. Elle possède désormais trois entrées, côté Seine avec deux accès, côté Campanile avec l’accès historique et côté Mairie avec deux accès. En complément, toute la signalétique a été repensée pour plus de lisibilité.

    Philippe-Enrico Attal

  • La RATP s’allie avec Getlink pour répondre à de futurs appels d’offres sur les TER

    La RATP s’allie avec Getlink pour répondre à de futurs appels d’offres sur les TER

    Chacun fourbit ses armes en vue de l’ouverture à la concurrence dans les TER qui devient possible à partir du 3 décembre.  L’union faisant la force, la RATP et Getlink (maison-mère d’Eurotunnel) ont décidé de créer une joint-venture qui sera détenue à 55 % par le groupe RATP et 45 % par Getlink. Sa naissance sera effective une fois obtenue les autorisations administratives, explique un porte-parole de la RATP. Mais c’est RATP Dev qui signera l’accord de partenariat, ajoute-t-il.

    Cette joint-venture aura une équipe dédiée, issue de salariés de ses deux maisons-mères. Et il est prévu qu’elle se dote d’une licence ferroviaire.

    Ce partenariat est jugé « logique et complémentaire » par les autres entreprises ferroviaires. Les deux nouveaux alliés l’expliquent par les synergies qu’ils entendent faire jouer entre eux. « RATP Dev est spécialiste de l’exploitation et de la maintenance du transport de voyageurs en France et à l’international, Getlink est un acteur majeur des infrastructures de mobilité, et est spécialisé dans la gestion, l’exploitation et la maintenance d’infrastructures, l’exploitation de services ferroviaires de navettes dans le tunnel sous la Manche et de fret en France et à l’international », indiquent-elles. La RATP peut aussi apporter son expertise dans le domaine de la billettique, tandis qu’Europorte dispose d’un centre de formation pour la conduite ferroviaire, un atout de taille dans la bataille à laquelle vont aussi se livrer les exploitants demain pour attirer les compétences.

    Un partenariat non exclusif

    Ce partenariat, qui n’est pas exclusif, vise avant tout à répondre aux appels d’offres que lanceront prochainement Grand Est et les Hauts-de-France, deux régions qui souhaitent expérimenter rapidement la concurrence. Il n’est pas du tout certain qu’il concerne aussi les autres régions, notamment les Pays-de-Loire, Sud-Provence Alpes-Côte d’Azur ou Aura (Auvergne-Rhône-Alpes), des régions qui devraient aussi lancer des appels d’offres pour leurs TER et pour lesquels la RATP ne cache pas son intérêt.

    L’ouverture à la concurrence dans les TER est prévue à partir de décembre 2019. Mais le temps de lancer toute la procédure (appels d’offres, choix des exploitants, mise en place des nouvelles conditions de transport), elle ne devrait pas être effective avant 2022 même pour les régions les plus actives.

    Marie-Hélène Poingt

  • Coup double pour Stadler aux Etats-Unis

    Coup double pour Stadler aux Etats-Unis

    Entre une commande record et l’annonce du premier projet de train à hydrogène aux Etats-Unis, Stadler a fait très fort outre-Atlantique à la mi-novembre.

    Le constructeur suisse a en effet signé avec MARTA, l’autorité des transports de la Métropole d’Atlanta, un contrat de « plus de 600 millions de dollars » pour la fourniture de 127 rames de métro à partir de 2023, assortie de deux options de 25 rames chacune. Pour Stadler, il s’agit non seulement de la première commande d’importance remportée dans le domaine du métro aux Etats-Unis, mais c’est surtout le plus important contrat jamais signé par le constructeur.

    Juste auparavant, Stadler avait annoncé une autre commande aux Etats-Unis, bien plus symbolique cette fois, mais qui marque l’entrée du constructeur dans le club du train à hydrogène. La San Bernardino County Transportation Authority (SBCTA), dans le sud de la Californie, a en effet commandé à Stadler une rame Flirt à pile à hydrogène, plus quatre en option. Ce premier Flirt H2 doit être mis en service régulier sur la ligne de Redlands (14 km) en 2024. Il s’agira alors du premier train à hydrogène aux Etats-Unis.

  • Lyon met en service sa sixième ligne de tramway

    Lyon met en service sa sixième ligne de tramway

    Le Sytral a inauguré le 22 novembre T6, la 6e ligne de tramway du réseau TCL et première ligne en rocade du maillage lyonnais. Alors que, jusqu’à présent, les lignes partaient en étoile du centre-ville vers la périphérie, la T6 relie le sud de Lyon (station Debourg) à Bron (station Hôpitaux Est-Pinel) en passant par les 7e, 8e et 3e – les arrondissements les plus peuplés de Lyon – et Vénissieux.

    Le tracé long de 6,7 kilomètres avec 14 stations s’impose dans le paysage urbain comme une voie verte engazonnée à 70 % et plantée de 650 nouveaux arbres de 40 essences, en plus des 230 arbres déjà existants. Trois stations sont en correspondance avec le métro (B et D), les bus et le tramway (T1, T2, T4, T5).

    L’opération a représenté un investissement total de 161 millions d’euros dont 12,7 millions pour le matériel roulant, sept rames qui devraient transporter à terme 24 000 voyageurs par jour. Une extension T6 Nord (5,5 km) est déjà prévue en 2024 vers le pôle universitaire La Doua à Villeurbanne.

    Claude Ferrero